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Macaronette et cie
oeuf
29 août 2014

Karjalan piirakka (tartes de Carélie)

Il y a des cuisines qu'on connaît peu ou pas du tout. Parfois, on les découvre au hasard d'une recherche sur internet n'ayant aucun rapport.

Je n'ai été que 2 fois en Finlande. Et encore, que dis-je ! uniquement à Helsinki pour le travail... autant dire que je n'y suis jamais allée. Je ne connais réellement de la Finlande, enfin d'Helsinki que l'aéroport, la route jusqu'à l'hôtel puis les bureaux de notre client là-bas, 2 ou 3 restaurants et la salle de réunion !

ça m'amuse parfois lorsque l'on me dit : "Waouh tu as te la chance de visiter tous ces pays ! De travailler à l'international...". C'est vrai que parfois ça permet de voir une ville si la mission n'est pas trop courte ou intense, mais la majorité des fois on ne voit réellement que l'aéroport et l'hôtel, et peut-être un quartier de nuit le temps de trouver un restaurant.

Bref, il n'empêche que cela donne envie parfois de voir un peu plus. C'est le hasard des rencontres, des discussions... Si les gens que vous avez croisé sont sympas, ça donne envie d'y retourner par soi-même... Mais encore faut-il pouvoir et avoir le temps. Mais là c'est une autre histoire.

Mais revenons à la Finlande.

De la gastronomie finlandaise, j'avoue que je ne connais quasi rien, sauf quelques fromages dont j'avais partagé avec vous ma découverte au travers d'un billet dédié, et la lecture parfois d'un blog d'une française en Finlande. Bref, donc pas grand chose.

Au détour d'une recherche sur la brioche vendéenne (sans rire :o)), je suis tombée sur une recette de dessert finlandais ! Et de fils en aiguille de traduction... sur une autre recette similaire mais salée.
Vous me suivez ? L'occasion de faire une repas finlandais biensûr.

Et pour ce faire, bien évidemment, je vais commencer par le salé avec des Karjalan piirakka accompagné de Minavoi, etbien d'autres choses.

Les Karjalan piirakka, appelées tartes de Carélie sont en faite des sortes de tartelettes à base de seigle fourrées de riz au lait salé, d'où leur autre nom de Riisipiirakka (soit tarte au riz). Il existe aussi des recettes où elles sont fourrées avec de la purée de pomme de terre, mais la majorité des recettes que j'ai trouvé sont à base de riz au lait salé.

Elles ont une forme ovale et longue, qui apparemment ressemble aux bâteaux de Carélie, une province entre la Finlande et la Russie d'où elles sont originaires.

La base de ces tartes est une pâte de seigle, que nous retrouverons pour la recette sucrée à venir. Cette pâte est étalée le plus finement possible afin d'être croustillante après cuisson.
Après cuisson, les Karjalan piirakka sont souvent badigeonnées de beurre fondu, voir carrément trempées dedans.

spécialité traditionnelle garantie (STG)Depuis 2002, elle bénéficie du label européen de "Spécialité Traditionnelle Garantie" (STG). Initialement appelée « Attestation de Spécificité », ce label fait référence à la composition d’un produit, à son mode de production ou de transformation de façon traditionnelle. C’est le moins connu des labels officiels européenne à côté e l'AOP et IGP.

L'avantage de ce type de dossier... c'est qu'il aide sur les recettes parfois dans les autres langues européennes (dont le français). D'après le dossier de STG, les premières mentions écrites des Karjalan piirakka remontent à 1686. Originaire de Carélie une province entre la Finlande et la Russie, les Karjalan piirakka se sont ensuite répandues sur le territoire Est de la Finlande avec les émigrés de Carélie.

Traditionnellement, elles sont servies réchauffées, et tartinées de Munavoi, un mélange fait d'oeufs durs et de beurre. On les accompagne aussi de toutes autres choses : fromage, jambon, saumon... comme des toasts ou des tartines.

Pour les recettes, je me suis donc aidée du dossier STG et de quelques sites finlandais (comme ici), dont je vous livre quelques liens qui vous permettrons de voir la technique de fabrication et surtout de façonnage... Là, j'ai encore un peu de boulot :o)
- karjalan piirakka traditionnels et une version facile avec une machine à pâte
- karjalan à la purée de pomme de terre

A noter, la cuisson des Karjalan piirakka nécessite un four très chaud, puisqu'on les cuit à une température de 250 ° à 300 °C pour qu'elles soient croustillantes. Vu la capacité de mon four, je me suis limitée à 250 °C. J'avais peur qu'au final ce soit sec, mais pas du tout.

Au final, c'est une recette très sympa qui change de la tartine traditionnelle.
             

Karjalan piirakka
         

 pour une douzaine de Karjalan piirakka

Ingrédients

130 g de riz à dessert (ou du riz japonais - en tout cas un riz amidonné)
200 ml d'eau
600 ml de lait entier
1 c à café de sel

200 g de farine de seigle
75 g de farine de froment
2 g de sel
12 g d'huile de colza
125 g d'eau froide
de la farine de seigle pour fariner la pâte et le plan de travail

du beurre fondu pour badigeonner après cuisson

Préparer le riz au lait salé :

Dans une casserole portée à ébullition l'eau et le sel
Ajouter le riz est laissé percer 5 minutes.
Ajouter le lait et laisser cuire jusqu'à évaporation quasi totale du liquide.

Laisser refroidir.

A ce stade, si vous voulez faire une variante avec une partie du riz au lait salé (250 g ici),
ajouter un oignon coupé en brunoise et revenu à la poêle et du poivre.

Préparer la pâte de seigle :

Mélanger la farine de seigle, de froment et le sel.
Ajouter l'huile de colza et l'eau et pétrir jusqu'à obtenir une pâte lisse et souple et qui ne colle pas.
Nota ajouter l'eau petit à petit, et si besoin en mettre un peu plus.

Préchauffer le four à 250 °C (voir plus)

Prendre un morceau de pâte et la passer dans une machine à pâte grosse épaisseur.
A l'aide d'un emporte pièce découper des cercles de pâtes.
Repasser les cercles de pâtes dans la machine à pain afin d'avoir une pâte fine.

Si vous n'avez pas de machine à pâte, faire des petites boules de pâte et les étaler en forme ovale,
le plus fin possible.

Déposer du riz au lait au centre de la pâte,
et rabattre la pâte tout au tour afin de former des barquettes.
Il faut que la pâte fasse tout autour des vaguelettes.
Là les vidéos que je vous ai mis devraient être plus parlante qu'un long discours, ainsi que les photos ci-dessous.

Déposer sur une plaque, et enfourner pour 10 - 15 minutes.

Sortie du four badigeonner généreusement de beurre fondu les Karjalan piirakka encore chaudes.

A déguster froid ou réchauffer à la poêle.

 

Pour accompagner les Karjalan piirakka, traditionnellement on fait du Minavoi, soit un beurre d'oeuf.

Comme son nom l'indique c'est un beurre ! Rien de bien difficile puisqu'il s'agit d'oeufs durs mélangés avec du beurre. J'ai trouvé beaucoup de recette sur internet où la quantité de beurre m'a un peu fait fuir, et au final j'ai utilisé les proportions de ce site.

C'est assez bon, et on peut l'utiliser comme base et déposer dessus du saumon fumé ou du jambon.
           

Minavoi
      

Ingrédients
       
3 oeufs durs
50 g de beurre salé
          
Ecraser le beurre ramolli et les oeufs durs ensemble pour obtenir la consistance d'une pâte à tartiner.
Ici, j'ai laissé des morceaux de blancs.
             
 
              
Voilà avec cette base de petits pains, vous pourrez les déguster avec tout ce qui vous plaira. Comme :
     
du Minavoi seul
        
 
           
du Minavoi et du jambon fumé
ou
Au saumon et crème de fromage de chèvre et crème fraîche
          

            
Ou simplement avec un morceau de fromage, comme ici avec du Roquefort
          

         
En gros faites vous plaisir :o)
          


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23 août 2014

Oeuf au plat des Johnnies

Allez un petit rappel pour ceux qui ne sauraient pas quoi faire ce week-end et auraient envie de faire un petit tour du côté du Finistère Nord, à Roscoff. Ce week-end, c'est la fête de l'oignon de Roscoff dont je vous ai parlé il y a quelques jours.

Pour l'occasion, une nouvelle recette à base d'oignon de Roscoff, toute simple et qu'en réalité a été réalisée par la petite lutine :o)

Cette recette est issue du livre de Jacques Thorel, "Le grand classique de la cuisine bretonne" (Ed Ouest France). Pour ceux qui ne sauraient pas ce que sont les Johnnies, je vous invite à aller lire mon billet sur l'oignon de Roscoff.

Des oeufs au plat qui changent.
           

Oeufs au plat des Johnnies
          

Pour 4 personnes

Ingrédients

8 oeufs
500 g d'oignons de Roscoff
6 tranches de lard
du beurre

Préchauffer le four à 180°C.

Tailler le lard en lardons, et éplucher et émincer les oignons.

Faire revenir les lardons dans du beurre, puis ajouter les oignons émincés.
Saler et poivrer.
Laissaire cuire une vingtaine de minutes. Ne pas faire brûler.

Disposer le mélange dans le fond de 4 ramequins (type plat à crème brûlée ou mini cocotte).
Casser 2 oeufs dans chacun des ramequins.

 

Faire cuire une dizaine de minutes au four.

Servir de suite avec des toasts et une petite salade.

  

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3 juillet 2014

Brioche "vendéenne"

Tout le monde connait peu ou prou la brioche vendéenne, celle que l'on raméne de vacances de Vendée. C'est une des brioches de nos régions les plus connues.

Il faut savoir que ne s'appelle pas "brioche vendéenne" toutes les brioches ! Juste après les Bergamotes de Nancy, la brioche vendéenne a été le 2ème produit de la classe "Produits de la boulangerie, pâtisserie, confiserie..", a obtenir en 2004 l'IGP (soit une Indication Géographique Protégée). Elle sera suivie par la suite en 2013 par la Gâche vendéenne.

En gros, même si j'ai respecté ici une recette conforme au cahier des charges de l'IGP, ma brioche n'est pas une brioche vendéenne puisque je ne suis pas dans la bonne zone géographique...
En effet, selon l'IGP ne peut porter la nomination de brioche vendéenne que les brioches faites selon le cahier des charges et surtout n'est donné qu'aux brioches fabriquées dans une zone allant de la partie sous la Loire des départements de Loire-Atlantique et Maine et Loire, dans les départements des Deux-Sévres et de Charente-Maritime.

Bref, reste que comme je n'en fait pas commerce, c'est tout de même une brioche vendéenne dans les régles de l'art.

La brioche vendéenne est souvent comparée avec la brioche parisienne, qui peut aussi se tresser. Mais certaines différences notables existent entre ces 2 types de brioche.

Tout d’abord, ce qui m’a étonné dans la recette de brioche vendéenne, c’est qu’elle contient beaucoup moins de beurre que la parisienne. Pour la brioche parisienne, on compte en général une quantité de beurre quasi égale à la moitié de la quantité de farine, alors qu’il y en a 3 à 4 fois moins dans la vendéenne. J’avoue avoir eu une doute sur la recette que j'avais trouvée et surtout sur le moelleux du résultat… Mais bien au contraire, le résultat a été une texture vraiment moelleuse.
Donc pour réduire le gras… j’opte pour le brioche vendéenne sans aucun souci.

Pour rester dans les régles, il faut ce qu'il faut ! J'ai ici utilisé un beurre d'Echiré, qui est un beurre AOP provenant des Deux-Sévres près de Niort. Il est fait par barattage traditionnel dans une baratte tonneau en bois. Bien évidemment, vous pouvez utiliser le beurre qu'il vous plaira, c'est l'avantage de la maison... on fait ce que l'on veut !

Pour continuer dans les différences... La brioche vendéenne est beaucoup plus sucrée que la parisienne. Il faut bien lui trouver un soit disant défaut !

De même contrairement à la parisienne, la brioche vendéenne est aussi aromatisée avec de l'alcool (eau de vie ou rhum en général). Bien évidemment, à la maison, libre à vous de parfumer vos brioches comme il vous plaît... Il faut savoir se faire plaisir :o)

Autre différence, la brioche vendéenne est bien plus longue à faire, puisqu’elle requière une pâte fermentée, soit un mélange de farine, eau et levure qui devra fermenter pendant au moins 15 heures.
Ici, il faut tout de même relativiser la longueur de la fermentation, car en préparant la pâte fermentée la veille, les 15 heures sont au final très vite passées… Mais c’est clair qu’on ne peut pas se lever un matin en souhaitant une brioche vendéenne pour le soir.

(Certes j’entends déjà mes amis boulangers ou pâtissiers me dire que pour une bonne brioche quelle qu’elle soit, il faut du temps pour donner de la force à la pâte… Oui, c’est absolument vrai et je le confirme… mais en cuisine de ménagère, on ne cherche pas forcément le parfait des brioches de boulanger, et on n’a pas forcément le même temps d’attente et le même matériel.
Allez j’avoue ! J’ai aussi tenté cette recette avec une pâte fermentée préparée 6 heures à l’avance… et le résultat est tout à fait convenable).

Bien évidemment, c’est là la méthode de la charte et je n’imagine pas que la recette traditionnelle d’origine, plus familiale ait été aussi longue à faire. (?)

Et oui car comme beaucoup de brioche devenue « boulangère », elle a pour origine des recettes familiales, comme le montre une superbe étude de Jean-Pierre Bertrand (auteur de l’ouvrage de référence en matière de traditions vendéennes « Pains et Gâteaux de tradition vendéenne » éd. Siloë).

La brioche est une vieille tradition en Vendée, qui découle de 2 traditions : le gâteau des fêtes pascales (comme l’est l’Alize Pacaude dont je vous ai déjà parlé) et le gâteau de noce (qui consiste en une énorme brioche d’une quinzaine de kilo offert aux mariés, et qui donne lieu à la fameuse danse de la brioche, et une version plus moderne car cela reste pratiqué pendant les mariages).

Avant la recette (car j’écris, j’écris… mais j’avoue que le sujet m’a pris du temps et de l'intérêt) une dernière chose :

Attention à ne pas confondre la brioche vendéenne et la gâche vendéenne. Certes ce sont des "brioches" au sens générique du terme, mais dans la gâche on met de la crème fraîche.
De plus, leurs formes ne sont pas similaires. La gâche est de forme ovale et scarifiée sur le dessus, alors que la brioche vendéenne est une brioche tressée, soit à 3 brins ou 1 brin (pour les plus doués), cuite en rond ou en long.
Et c'est pas moi qui le dit... c'est le dossier de l'IGP de ces 2 brioches.

Tout ceci est aujourd’hui normé par leur IGP… reste qu’à la maison, vous pourrez bien faire ce qui vous plait ;o)

La recette est adaptée de plusieurs recettes : pour la pâte fermentée, c'est une adaptation de plusieurs recettes trouvées deci-delà et pour les proportions de la recette globale, j'ai utilisé celles du site de Patisserie21.

Brioche vendéenne
      

pour 2 brioches

Pâte fermentée

Ingrédients

105 g de farine de gruau
84 g d'eau tiède
2 g de levure de boulanger
2 g de sel

Dissoudre la levure dans un peu de l'eau tiède.

Mélanger la farine et le sel, puis ajouter l'eau et le mélange levure-eau.
Pétrir quelques minutes.
Mettre dans un récipient fermé hermétiquement et laisser fermenter 15 heures au moins au réfrigérateur.

Vous aurez un peu plus de pâte fermentée que la quantité nécessaire pour la recette.

Pour la brioche

Ingrédients

550 - 600 g de farine de gruau ou de T55
135 g de pâte fermentée
90 g de sucre
8 g de rhum
6 g d'eau de fleur d'oranger
quelques gouttes d'extrait de vanille
8 g de fleur de sel (ici de Noirmoutier ;o))
90 g de lait entier
250 g d'oeufs
20 g de levure fraîche
125 g de beurre

Dans le bol du robot pétrisseur mettre
la farine, la fleur de sel, le sucre, la pâte fermentée, le lait, le rhum, la fleur d'oranger, la vanille et les oeufs.
Pétrir quelques secondes, puis ajouter la levure émiettée,
et pétrir quelques minutes à petite vitesse le temps que tous les ingrédients se mélangent.

Pétrir à vitesse moyenne pendant 15 minutes,
puis ajouter le beurre en morceaux et pétrir de nouveau 15 minutes à petite vitesse.
Votre pâte va faire le fameux "ploc ploc ploc" et se décoller du bord.

Bouler et mettre la pâte dans un récipient et la recouvrir d'un film alimentaire,
pour mettre à pointer 20 minutes à température ambiante.

Rabattre la pâte afin de lui faire perdre son gaz,
et la réserver quelques heures au réfrigérateur toujours recouverte par un film.
Sur cette étape au frais, vous pouvez laisser la pâte plus longtemps souvent les boulangers laissent une nuit entière.

Rabatre de nouveau et détailler la pâte 6 portions d'environ 200 g.
Aplatir les portions puis les replier en 3, et les rouler en boudins juste un peu plus longs que la longueur finale de la brioche.

   

Façonner une tresse en nattant 3 boudins.
Déposser dans 2 moules recouverts de papier cuisson.

Dorer à l'oeuf les brioches et les laisser pousser.

   

Préchauffer le four à 160 °C.

Dorer une 2ème fois les brioches (cela permet de leur donner une belle couleur).
Faire cuire environ 20-30 minutes, suivant votre four !
Réserver sur une grille pour les faire refroidir.

 

Et quoi de mieux pour accompagner une bonne brioche vendéenne, qu'une bonne confiture ?

Je tiens à le préciser cet article n'est aucunement sponsorisé...
C'est juste ici pour parler de bons produits fait par quelqu'un que je connais :o) et dont les confitures valent vraiment le détour.

Si vous cherchez des confitures originales, de qualité et qui ont le bon goût des fruits, je vous invite à faire un petit tour chez :

Les douceurs de Sandrine et Stéphan

Stéphan est Maître confiturier, et je ne vous ferais pas la liste des récompenses que ses confitures ont obtenues de façon bien méritée, mon billet n'y suffirait pas.
J'ai eu le plaisir de le rencontrer via notre curiosité autour du wasabi (il a d'ailleurs créé une confiture à base de wasabi), pour m'apercevoir par la suite que nous avions déjà un autre lien commun l'Ordre Culinaire International. C'est un passionné, qui a eu plusieurs métiers "de bouche", dont la boulangerie-pâtisserie, avant de se lancer dans la fabrication et création de confitures.

Ses confitures peuvent être classiques, exotiques ou originales. Il innove, il teste... en restant dans la fabrication artisanale et surtout l'utilisation de bons produits.

Ses confitures ont le goût des bons fruits, qui rappelent les saveurs d'enfance. On y goûte... et soit on finit le pot à la petite cuiller par pure gourmandise, soit on trépigne d'être de nouveau au petit déjeuner ou à 4 heure.

Alors n'hésitez pas.... surtout qu'avec ses confitures, on reste dans la région de la brioche vendéenne :o)

PS : Stéphan : merci pour ton conseil de cuisson de la brioche.

 

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30 juin 2014

oeufs farcis Chimay

Dans la lignée des gnocchis à la parisienne, dont je vous avais donné la recette il y a quelques temps, voici une nouvelle recette de hors d’œuvre chaud, sortie tout droit de la cuisine traditionnelle française.

Mais pourquoi cette appellation de « Chimay » ?

Le nom fait d’abord penser à la Belgique, puisque c’est le nom d’une ville belge, située en Wallonie dans la province du Hainaut et aussi le nom d’une fameuse bière belge, produite à l'Abbaye Notre-Dame de Scourmon à Chimay.

Et c’est bien là qu’existe un lien puisque cette ville est, on l'aura deviner, le berceau des Princes de Chimay.

De ce que l'on peut lire deci-delà, cette recette aurait été créée par un cuisinier (dont je n’ai pas trouvé trace) en l’honneur de la Princesse de Chimay. Mais quel rapport avec la cuisine française puisque tout confirme le lien avec la Belgique ?

Et bien la Princesse de Chimay n’est autre que Thérèse Cabarrus, plus connue sous le nom de Madame Tallien, une figure de la révolution française tour à tour surnommée "Notre-Dame de Bon Secours" pour avoir fait échapper des centaines de personnes à la guillotine sous la Terreur, puis "Notre-Dame de Thermidor" pour avoir incité son futur époux Jean-Lambert Tallien à participer au coup d’état contre Robespierre le 9 Thermidor an II, qui mit fin à la Terreur.
Après sa séparation avec Tallien, et plusieurs aventures plus tard pour résumer, elle épousera François Joseph de Riquet de Caraman, soit le Prince de Chimay, son dernier mari.

Avec cette histoire... il n'est pas étonnant que la France et la Belgique se disputent la pérénité de cette recette.

Reste que l'on trouve cette recette référencée tant dans les livres de référence de la cuisine française, que dans des ouvrages de cuisine régionale, notamment des Ardennes, et bien évidemment dans des livres de cuisine belge.

Bien évidemment loin de moi, de trancher la polémique... le but ici étant de donner la recette pour le plaisir gustatif :o) qui lui réconcilie en général tout le monde.

Mais qu’est-ce que cette recette ?

Il s’agit d’œufs durs, que l’on farcit à la façon des œufs mimosa avec un mélange des jaunes et d’une duxelle de champignon, généreusement nappés de sauce Mornay et gratinés au four. Le tout est servi chaud, et fait partie de ce que l’on appelle les hors d’œuvre chaud.
Que du léger si l’on peut dire, mais une bonne recette.

 La sauce Mornay, quant à elle, est une sauce dérivée de la sauce béchamel dans laquelle on a jouté du jaune d’œuf et du fromage râpé. Elle vaut son nom d’un des habitués du restaurant le Grand Véfour, notamment du marquis de Mornay.

J’avoue que je n’ai pas forcé ici sur le nappage avec la sauce Mornay, pour éviter que cela ne soit trop lourd, mais surtout pour garder le goût de la farce des œufs qui est vraiment très bonne.
Libre à vous de les recouvrir plus généreusement de sauce Mornay comme le veut la tradition. Tout étant ici comme toujours une question de goût.
             

Œufs farcis Chimay
        

Pour 4 personnes

Ingrédients

6 œufs

Pour la duxelle

400 g de champignons de Paris
50 g de beurre
50 g d’échalote
40 g de persil plat

Pour la sauce Mornay

35 g de beurre
35 g de farine
500 ml de lait entier
2 jaunes d’œufs
40 g d’emmenthal râpé + un peu pour la finition
de la noix de muscade

Sel
Poivre

Faire cuire les œufs, en les plongeant dans de l’eau bouillante pendant 9 minutes.
Passé ce temps, sortir les œufs de l’eau et les plonger dans de l’eau froide afin d’en arrêter la cuisson et de les faire refroidir.
Une fois froid, les écaler et les couper en 2.
Prélever les jaunes sans casser les blancs qui seront farcis, et passer les jaunes au tamis fin.
Filmer et réserver.

Pendant que les œufs cuisent, vous pouvez préparer la sauce béchamel.

Pour cela réaliser un roux blanc avec le beurre et la farine.
Faire fondre le beurre et y ajouter la farine en une fois, et mélanger.
Laisser cuire quelques minutes sans coloration.
Ajouter petit à petit en fouettant constamment le lait.
La sauce doit épaissir, puis assaisonner et ajouter de la noix de muscade selon votre goût.
Filmer et réserver (j'avoue je ne tamponne plus au beurre).

 Préparer la duxelle sèche.

 Eplucher et ciseler finement l’échalote.
Laver, sécher, effeuiller et ciseler le persil.

Hacher les champignons en duxelle, soit le plus fin possible.
Le mieux est au couteau, car on n’a moins de risque d’obtenir une bouillie,
mais on peut très bien utiliser un hachoir.

Dans une poêle, faire fondre le beurre et y faire suer les échalotes ciselées sans coloration.
Ajoute les champignons en duxelle et laisser réduire pour que toute l’eau de végétation soit évaporée.
Ajouter le persil ciselé et assaisonner.
Vous allez obtenir ce que l'on appelle une duxelle sèche.

Mélanger les jaunes tamisés à la duxelle sèche, et y ajouter 1 ou 2 belles cuillers à soupe de sauce béchamel.
Vérifier l’assaisonnement.

Mettre la farce dans une poche à douille cannelée en principe,
mais à vrai dire tout dépend de la quantité de nappage que vous mettrez dessus par la suite.
Si tout est recouvert, le cannelage n’a pas grand intérêt puisque ça ne se verra plus.
Farcir généreusement les demi blancs d’œufs.

Allumer le four en position grill.

Finir la sauce Mornay :
si besoin refaire chauffer la béchamel, et y ajouter les jaunes et le fromage râpé.
Assaisonner si besoin.

En principe, il faut beurrer les ramequins, mais j’avoue que je ne le fais pas.

Napper le fonds de 4 ramequins avec de la sauce Mornay,
et y déposer 3 demi œufs farcis par personne.
Déposer une cuiller à soupe de sauce Mornay sur les demi œufs farcis,
puis saupoudrer de fromage râpé.

Finir en faisant gratiner au four quelques minutes.

Déguster de suite.

 

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8 mars 2014

Petites crêpes à la farine de riz

Il y a quelque temps, j'ai reçu un paquet de test pour de la farine de riz bio de Bjorg.

J'avoue que je n'utilise que très rarement des farines autres que la farine de froment ou de sarasin. J'avais testé une fois de la farine de coco, mais sans grande conviction, car je n'en aime pas le goût, et j'ai aussi testé de la farine de chataîgne avec là plus de succès.

Bref, le paquet de farine de riz étant à la maison... il aurait été dommage de ne pas essayer de l'utiliser, voici une occasion qui tombe bien.

Ici loin de moi l'idée de faire une recette dite "avec ou sans gluten", car j'ai la grande chance de ne pas faire d'intolérance particulière, et de même pour mon entourage.

La farine de riz n'a pas la même réaction que la farine de blé, la pâte reste à mon goût "sableuse". Je m'explique, une fois la pâte réalisée, on sent très bien la granulosité de la farine de riz... et ça j'avoue que je n'aime pas. De plus, elle se mélange moins au liquide, il faut donc régulièrement re-mélanger la pâte lors de la cuisson des crêpes.
Cela s'explique bien évidemment par l'absence de gluten, qui ne donne pas la même élasticité à la pâte que la farine de blé. La conséquence, c'est que l'on ne peut pas faire ses recettes habituelles en remplaçant simplement la farine de blé par la même quantité de farine de riz, il faudra revoir certaine proportion d'autres ingrédients, comme celle des oeufs par exemple pour donner une texture plus proche.
C'est la raison pour laquelle ici, pour cette recette de crêpes, je me suis inspirée d'une recette toute faite, celle de Payette.

Lors de la cuisson, j'ai trouvé que la pâte était bien plus délicate à travailler, plus cassante et ce même après 1 heure de repos. Impossible de faire des crêpes bien fine. Est-ce du au fait que cette farine de riz est compléte ? J'avoue qu'il faudrait que je teste la recette avec une farine de riz plus fine pour le vérifier.

On peut aussi lire sur les sites diverses et variés, que la farine de riz rend les préparations plus légères. Personnellement, j'ai trouvé mes crêpes beaucoup moins souples et légères. 

S'agissant enfin du goût, il n'a rien à voir avec les crêpes à la farine de blé. Bon ça je m'y attendais ! Le goût n'est pas mauvais, mais j'avoue que je n'en ferrais pas des folies, et suis assez contente de ne pas avoir d'intolérance, car je serais aussi malheureuse qu'un régime sans sel.

Voilà pour mon petit retour d'expérience... qui n'est pas fini, car comme il me reste de la farine, j'essayerais en gâteau pour voir.
            

Petites crêpes à la farine de riz
      

Ingrédients

250 g de farine de riz complète
40 g de sucre en poudre
1 pincée de sel
3 oeufs
2 c à soupe d'huile de colza
1/2 l de lait entier

du beurre pour la cuisson

Dans un récipient mettre la farine, le sucre et le sel.

Battre les oeufs, et y ajouter l'huile et le lait.

Ajouter ensuite petit à petit, les liquides au ingrédients secs.
Lorsque la pâte est bien homogène et lisse, laisser la reposer 1 heure.

Faire chauffer une poêle à crêpe et la graisser régulièrement au beurre pour faire cuire vos crêpes.

Accompagner les crêpes avec de la confiture, du sucre, du chocolat...

 

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22 février 2014

Tartiflette mug cake

De retour de vacances de ski, on va prolonger les vacances à la maison avec une recette rapide et qui reste dans le ton des bons"petits" plats de montagne... enfin pas forcément bon pour la ligne ;o).

Comme chaque année, nous étions à Morzine pour la semaine, et bien évidemment nous avons rapporté du fromage et de la charcuterie en pagaille... enfin avec le temps on devient plus raisonnable, il faut bien l'avoue.

Pour ce midi, comme j'avais envie de faire quelque chose de super rapide, sans me casser la tête, en vidant les valisses, je suis tombée sur le Reblochon, et ça m'a donné envie de tartiflette... Vous me direz pas super rapide la recette !

Bref, le souci lorsque l'on rentre de vacances, c'est que le réfrigérateur est vide, le panier à légumes aussi, et qu'ayant roulé toute la nuit pour éviter les bouchons du retour, on n'a pas vraiment envie de sortir faire des courses... même pour 1 kilogramme de pommes de terre.
Reste alors d'oublier son idée de départ, de faire les fonds de placards pour voir ce que l'on va faire à manger... et de récupérer la seule et unique pomme de terre qui nous a gentillement attendu pendant les vacances... C'est peu pour faire une tartiflette !

Une pomme de terre, c'est pas grand chose, mais au final je repars sur mon idée de tartiflette, car une pomme de terre, c'est bien suffisant pour s'amuser à tenter des mugs cake tartiflette !

Le temps de faire cuire la pomme de terre à l'eau, de réunir quelques ingrédients... et c'est parti. Par contre, je n'avais aucune idée de ce que l'on met dans une tartiflette, mis à part les pommes de terre et le Reblochon... il faut dire aussi que je n'en ai jamais fait !

Hop le PC allumé, je recherche une recette pour m'inspirer. C'est là que je suis tombée sur la recette de Tartiflette présentée par Julie Andrieux, je note rapidement les ingrédients, le temps d'apprendre que la Tartiflette n'est pas une recette ancestrale, mais a été inventée dans les années 80 pour relancer la consommation du Reblochon... et bien je serais moins bête ce soir ;o)

Comme tartiflette vient du mot tartiflâ : pomme de terre en patois savoyard.... il va falloir que mon mug cake soit bien "pomme de terre", d'où l'idée de remplacer la farine de la recette de mug cake par de la purée en flocon.

On vide encore les sacs des vacances, le temps de récupérer le reste de salade et quelques restes de tomates cerises rapportaient des vacances... et c'est parti.
       

Tartiflette mug cake
      

Ingrédients

1 oeuf
2 c. à soupe de lait entier
3 c. à soupe de purée en flocon (type purée Mousline)
1 c. à soupe de farine
1 pincée de levure chimique
1 c. à café de vin blanc de Savoie
1/4 de petit oignon
huile d'olive
15 g de jambon cru ou noix de jambon
40 g de pomme de terre cuite et épluchée
30 g de Reblochon + une petite tranche pour la décoration
poivre, sel

Eplucher, émincer et faire revenir dans l'huile l'oignon jusqu'à ce qu'il devienne translucide.
Couper en petits dès la pomme de terre, le jambon et le Reblochon.

Dans un mug battre en omelette l'oeuf et le lait avec sel et poivre.

Ajouter les flocons de purée, la farine et la levure chimique et mélanger.

Ajouter ensuite le vin blanc, la pomme de terre, le jambon, le Reblochon et l'oignon.
Bien mélanger et faire cuire puissance maximum au micro-onde pendant 1 minute 30.
En laissant le mug dans le four à micro-onde, déposer la tranche de Reblochon sur le mug
et faire cuire de nouveau 30 secondes.

Laisser reposer quelques minutes et déguster.

Nota : le temps de cuisson au micro-onde peut varier de quelques secondes selon les micro-ondes.

 

Vos versions de cette recette :

une version méga gourmande chez "Oh la Gourmande"

Si vous étez à Morzine ou proche, ma bonne adresse pour les fromages, les yaourts et la charcuterie reste d'année en année L'Alpage, Route de Thonon. Les produits sont de qualité et c'est moins un attrape touriste que certaines boutiques du centre ville.
Depuis quelques années, ils ont aussi ouverts non loin de la boutique un restaurant "La ferme de la fruitière" : c'est juste à mon goût le meilleur endroit pour manger une bonne raclette, fondue, berthoud... et finir par une très bonne glace maison.

Quant aux poteries qui m'ont servi pour les photos de la recette... elles viennent aussi toutes de Morzine de la Poterie d'Aulps que je dévalise à chaque séjour.

Nota : ce billet n'est pas subventionné... c'est juste mes bonnes adresses.

Vos versions de ma recette :

Chez Oh la Gourmande - version avec allumettes de bacon

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28 décembre 2013

Cuisses de grenouille panées au poivre de Jamaïque et sauce barbecue maison

Petite idée apéritive de fête qui change.

Cette année en cherchant des idées pour le repas de Noël, je suis tombée sur des cuisses de grenouilles chez mon poissonnier préféré... et là pourquoi pas.

C'était quite ou double, tout le monde n'étant pas forcé d'aimer, certains pouvant avoir des réticences culino-intellectuelles pour ces petites bêtes, et ce même si in fine la chair de grenouille ressemble à celle d'une volaille.
Lorsque vous les achetez, une fois retirées de la baguette qui les tient les unes aux autres recroquevillées, elles ne sont pas prêtes à cuire. J'avoue que je ne comprends toujours pas bien l'intérêt de leur garder la colonne vertébrale ? puisque l'on ne conserve généralement que les cuisses.
Pas d'inquiétude, je vous ai fait un pas à pas pour les défaire.

Bref, ça se tentait... et je l'ai fait comme vous l'avez peut-être vu dans mon menu, et tout le monde a aimé, même mon ado !

La France est en Europe l'un des plus gros consommateurs de cuisses de grenouilles, devant l'Allemagne et la Suisse... Ce qui nous vaut le surnom semi-affecteux de nos amis britanniques de "Frogs"... et pourtant si on en croit certains articles de presse britanniques... les anglais ou tout au moins leurs ancêtres en consommaient bien avant les français... croa, croa, crao (c'est la fin de l'année j'ai le droit !).

Il n'y a pas qu'en Europe que l'on mange les batraciens, je me souviens en voir mangé lors de vacances au Québec, et nous en avons trouvé plusieurs fois lors de notre périple en Chine. On en mange aussi au Japon, mais là je préfère la méthode française de dégustation que celle des japonais... En effet, je préfére savoir l'animal mort qu'encore vivant et souffrant dans mon assiette. Dans ce cas, c'est moi qui fait de la réticence culino-intellectuelle.

Étonnamment, jusqu'à il y a quelques années, il n'y avait pas de raniculture en France, et la pêche en est extrêmement réglementée en raison de la diminution alarmante des espèces. Tout cela fait que les grenouilles de nos étals viennent principalement d'Indonésie et d'Asie. La grenouille est un batracien, qu'il est difficile d'éléver, enfin pas si difficile si on arrive à éviter qu'elles ne se mangent entre elles ! La bête en surpopulation dans un endroit limité, a en effet des tendances cannibales pour réguler sa population.
Depuis 2011, seulement, il s'est créé une raniculture dans le Sud de la France à Pierrelatte. Pourquoi pas on y trouve déjà la ferme aux crocodiles.

On consomme de la grenouille en France depuis le 16ème siècle. D'où cela est venu, je ne l'ai pas trouvé, mais on en retrouve tout un chapitre dans le "Grand dictionnaire de cuisine" d'Alexandre Dumas.

Bref, mais comment les faire ?

Bien souvent, on trouve des recettes persillées et ailées. Mais pour un début de repas de Noël, je ne me voyais pas avec des invités qui auraient eu un arrière goût d'ail et de persil pendant tout le repas.

D'où cette idée de les paner avec du poivre de Jamaïque, et de les accompagner d'une sauce barbecue maison.

Franchement une fois préparée... ça vous fait toujours penser à des cuisses de grenouilles ?
Quoiqu'il en soit n'hésitez pas au moins à tenter la sauce barbecue, car c'est une tuerie... que vous retrouverez sûrement pour d'autres recettes.
          

Cuisses de grenouille panées
   
au poivre de Jamaïque
    
et sauce barbecue maison
       

Sauce Barbecue maison
  Recette de Cécile "Torchons et Serviettes"

Ingrédients

1 oignon
1 gousse d’ail
1 c. à soupe d’huile d’olive
1 c. à café de thym séché
1 c. à café de cumin
25 cl de jus de pomme
3 c. à soupe de vinaigre balsamique
15 cl de ketchup
1 c. à soupe de sauce Worcestershire
1 c. à café de Savora
sel
poivre

Eplucher et hacher l'ail et l'oignon. Ecraser au pilon le thym et le cumin.

Faire revenir les épices, l'ail et l'oignon dans l'huile d'olive quelques minutes.

Ajouter le jus de pomme, le ketchup et le vinaigre balsamique.
Saler et poivrer et porter à ébullition.
Puis laisser mijoter à feu doux 10 - 15 minutes pour faire épaissir la sauce.

Laisser cette sauce refroidir, puis ajouter la Savora et la sauce Worcestershire.
Réserver.

Cuisses de grenouille panées au poivre de Jamaïque

Ingrédients

12 paires de cuisses de grenouilles
1 oeuf
4 c. à soupe de lait
de la farine
de la chapelure - ici un mélange de chapelure classique et de chapelure japonaise plus grosse pour plus de croustillant
sel
1 bonne c. à café de poivre de Jamaïque en poudre (ici passé au pilon, le poivre en grain étant bien meilleur)
de l'huile de friture
fleur de sel

Découper et préparer les cuisses de grenouilles selon le pas à pas ci-dessous :

 

D'abord il faudra retirer les cuisses de grenouilles de la baguette qui les maintient et les déplier.

Couper la colonne à la base des cuisses, et couper les pattes à la base du tibia (enfin le tibio-fibula)

 

Séparer les cuisses en coupant au milieu.
Là il va rester un petit morceau du bas de la colonne,
que vous retirez en coupant délicatement les chairs et cassant à la jointure de l'os.

C'est mieux pour les manger.

Séparer les chairs autour du tibia - il y a 2 muscles -
en prenant soin de ne pas couper jusqu'au bout afin qu'ils restent accrochés en haut du tibia.

 

Rabattre les muscles du tibia sur la cuisse - le tibia servira de manchon.

Assiette 1 : farine avec la moitié du poivre de Jamaïque
Assiette 2 : le mélange d'oeuf et de lait battu
Assiette 3 : la chapelure avec le reste de poivre de Jamaïque

Faire chauffer l'huile de friture.

Paner toutes les cuisses en les farinant, puis les trempant dans le mélange d'oeuf et enfin la chapelure.
Puis les faire frire quelques minutes (2 -3 minutes pas plus)
les retirer de l'huile et les déposer sur un papier absorbant.
Saler.

Servir de suite avec la sauce barbecue maison.

 

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6 décembre 2013

Mini quiches

Je ne sais pas si cela vous arrive parfois, mais moi c'est souvent le cas, je ne sais jamais quoi faire en entrée… Mais faut-il toujours avoir une entrée lors d'un dîner… sortons des conventions !

Vous me direz de nos jours, on est loin des repas conventionnels historiques avec double voir triple entrées suivies, d'un plat de poisson, puis de viande, de fromage et desserts…
Les repas étaient interminables, et s'arrêtaient quelques heures à peine avant le repas du soir, plus léger certes, mais j'ai des souvenirs de journées complètes d'agape, entrecoupée d'une pause jeu de carte, avant de se remettre à table pour finir les restes gargantuesques.

Petite fille, je m'ennuyais profondément, surtout lorsqu'on n'avait pas droit de sortir de table… quoi qu'à mon époque, les règles s'étaient déjà bien assouplies, et il est tout de même très rare que j'ai été consignée à table.

Aujourd'hui, lorsque l'on reçoit, même si le concept d'un repas à table : entrée, plat, dessert, est encore très au goût du jour, il n'empêche que cela disparait pour les "simples" repas entre amis ou entre famille proche, au profit de repas buffet ou d'apéritif dinatoire.

En tout cas, c'est le cas chez nous.

Bien souvent, je mêle apéritif et entrée… Cela ne conduit pas toujours à faire moins de cuisine, mais je maîtrise mieux mon temps et l'envie de faire.

J'ai quelque fois mis sur le blog quelques recettes de verrines, et j'en ai d'autres en réserve pour lesquelles il me faut du temps d'écriture.

Ici pas de verrine, mais un traditionnel : des mini quiches, qui je n'appellerais pas Lorraine, car par goût j'y ajoute de l'oignon, et j'y saupoudre généralement sur le dessus de l'emmenthal râpé. Je dis bien sur le dessus, car lorsque mes invités n'aiment pas le fromage, la migaine n'en contenant pas je n'ai pas besoin de changer de recette.
         

Mini Quiches
             

pour une vingtaine de mini quiches

Ingrédients

Pâte feuilletée : soit maison, soit 2 rouleaux de pâte feuilletée du commerce

Pour la migaine :

3 oeufs
200 g de lardons
½ oignon
4 bonnes cuiller à soupe de crème épaisse entière
poivre,
sel,
noix de muscade 
Option : emmenthal râpé

Pré-chauffer le four à 180 °C

Eplucher et ciseler le demi-oignon.

Faire revenir les lardons dans une poêle anti-adhésive.
Débarrasser et réserver dans un récipient.
Ne jeter pas toute la graisse, et y faire revenir les oignons ciselés.

Mélanger dans un bol les œufs, la crème, le sel, le poivre et la noix de muscade.
Y ajouter les lardons et les oignons revenus.

Etaler la pâte feuilletée,
et à l'aide d'un emporte pièce détailler des cercles de pâte pour faire les fonds de tartelettes.

Dans chaque fond de tartelettes, déposer une bonne cuiller à coupe de migaine.

Enfourner pour 25-30 minutes.

Déguster tiède, si besoin en réchauffant les mini quiches au four.

 

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31 octobre 2013

Colcannon cake, oeuf poché et sauce hollandaise - une recette irlandaise pour Halloween

Pour Halloween, pas de recette ensanglantée, il y en a plein partout sur la blogosphère de très sympa.

Ici, on va faire un plat typique irlandais servi notamment pour Halloween, soit le Colcannon (ou cál ceannann en gaélique), qui signifie "chou à tête blanche".

Le Colcannon est une recette irlandaise traditionnelle et rustique composée principalement de pommes de terre et de chou vert. C'est une recette économique préparée avec des légumes de saison. Il faut dire que pas de repas sans pomme de terre en Irlande.

On peut comparer le colcannon à la trinxat espagnole ou d'Andorre mais sans le lard, et avec une texture plus de purée.

On le sert toute l'année aujourd'hui, mais c'est un des plats que l'on retrouve généralement pour le repas de Saint Patrick ou pour Halloween. C'était donc l'occasion d'en faire.

Tradition d'Halloween, comme pour le Barmbrack cake, on sert le colcannon en y dissimulant des objets. Pour certains, on cache un anneau afin d'annoncer un mariage, dans ce cas la jeune femme célibataire qui trouve l'anneau, devrait trouvé rapidement un mari, et pour d'autres on y cache des pièces de monnaies propres (bien évidemment), et celui qui trouve la pièce sera touché par la chance et la fortune.

Ce plat est tellement traditionnel en Irlande, qu'il existe même une chanson irlandaise sur le Colcannon (chanson aussi appelée "Skillet pot" parfois): 

Did you ever eat Colcannon, made from lovely pickled cream?
With the greens and scallions mingled like a picture in a dream.
Did you ever make a hole on top to hold the melting flake
Of the creamy, flavoured butter that your mother used to make?

Yes you did, so you did, so did he and so did I.
And the more I think about it, sure, the nearer I'm to cry.
Oh, wasn't it the happy days when troubles we had not,
And our mothers made Colcannon in the little skillet pot.

Le Colcannon se sert en principe dans un plat creux, on y fait un trou au centre pour y verser de la crème ou y mettre du beurre, qui fondra par la chaleur. Il se sert alors en accompagnement de viande. C'est une bonne façon de faire manger du chou vert aux enfants ;o).

A noter aussi pour ceux qui n'aiment pas le chou, vous pourrez vous rabattre sur une variante irlandaise qui se prépare de la même façon mais uniquement avec des oignons, que l'on appelle Champ (brúitín en gaélique).

Ici, je me suis amusée à le faire façon Colcannon cake tel que trouvé sur le net, accompagné d’œufs pochés et d'une sauce hollandaise rapide. Une revisite vraiment très sympa et qui en fait un plat plus chic.
Ce qui ne nous a pas empêché de finir le Colcannon de façon plus traditionnelle pour accompagner quelques saucisses.

Pour la recette, je me suis basée sur la recette du livre "Irish Pub Cookbook" (éd Love Food) rapporté d'Irlande pour le Colcannon, et j'ai pris la recette de sauce du colcannon cake cité plus haut.

Un plat d'Halloween, mais surtout de saison qui permet de manger le chou vert différemment.
       

 Colcannon cake
       

œuf poché et sauce hollandaise
      

pour 4 personnes

Colcannon

Ingrédients

450 - 500 g de pommes de terre épluchées (type bintje - ou autres pommes de terre à purée)
40 g de beurre
5 cl d'eau
150 ml de crème liquide
1/2 choux vert (environ 300 gr de choux un fois émincé)
6 oignons nouveau - ou 2 oignons (ici des roses de Roscoff) et 2 tiges de ciboule
sel
poivre

farine
huile et beurre

Couper les pommes de terre en morceaux et les faire cuire environ 20-25 minutes dans de l'eau bouillante salée.

Éplucher et ciseler les oignons et la ciboule.

Défaire et laver les feuilles de choux, retirer le tronçon dur et émincer finement les feuilles.

Faire chauffer le beurre et l'eau dans une grande sauteuse.
Y mettre les oignons et laisser cuire quelques minutes, puis ajouter le chou émincé.
Saler et poivrer.
Remuer et couvrir quelques minutes, puis remuer de nouveau et couvrir de nouveau.
Il faut que le chou devienne tendre.

Faire chauffer la crème liquide.

Écraser les pommes de terre en purée et y ajouter la crème liquide chauffée.
Ajouter le chou vert cuit, et bien mélanger et rectifier l'assaisonnement.

On s'arrête là si on veut le manger traditionnellement.

A l'aide d'un cercle à pâtisserie, former des galettes de Colcannon,
et fariner les.

Faire chauffer de l'huile et du beurre dans une poêle, et y faire revenir et dorer les galettes de colcannon.

Oeufs pochés

Ingrédients

Compter 2 oeufs par personne - prendre des oeufs extra-frais
eau
vinaigre blanc (compter 5 ml / litre d'eau)

Remplir une casserole d'eau (environ 6 à 8 cm de hauteur) et faire bouillir.
Ajouter le vinaigre blanc et faire bouillir de nouveau.

Casser les oeufs dans des ramequins, et les verser un à un dans l'eau bouillante.
Baisser le feu afin d'avoir une eau juste frémissante

Compter environ 2 - 3 minutes de cuisson
Vérifier la cuisson le blanc doit être cuit, mais le jaune doit rester crémeux.

Sauce hollandaise

Ingrédients

2 jaunes d'oeuf
1 cuil à soupe d'eau
100 gr de beurre
sel
un filet de jus de citron ou du vinaigre
poivre
piment d'Espelette (option)

Faire décanter le beurre en retirant l'écume et le petit lait lorsque le beurre est fondu.

Dans une casserole à fond épais, mettre les jaunes et l'eau, et fouetter.
Mettre la casserole à feu très doux, et fouetter énergiquement afin de former un sabayon.
On peut aussi faire cette opération au bain marie.
Lorsque la température de l'ensemble atteint 60 °C retirer du feu.

Ajouter le sel et le jus de citron, et fouetter.
Incorporer progressivement le beurre décanté comme pour réaliser une mayonnaise.

Méthode rapide - non conventionnelle mais bien pratique : 

Mettre les jaunes et l'eau et le jus de citron dans un robot et fouetter à vitesse rapide.
Porter quasi à ébullition le beurre.
Sans arrêter de fouetter verser progressivement le beurre chaud sur les jaunes, et laisser monter.

Poivrer et ajouter du piment d'Espelette.
Vérifier l'assaisonnement.

Finalisation et montage

Dans une assiette, déposer une galette de Colcannon dorer à la poêle (dite "Colcannon cake")
poser un oeuf poché dessus (réchauffé rapidement dans l'eau bouillante quelques secondes si nécessaire)
puis napper de sauce hollandaise et saupoudrer de piment d'Espelette.

Servir de suite

 

S'il vous reste du Colcannon... quelques saucisses ou en accompagnement d'une viande ou d'un steak, c'est délicieux aussi.
     

Colcannon servi façon traditionnelle
       

 

La tradition veut que l'on fasse un petit puits sur le dessus pour y laisser fondre un peu de beurre.
        

Happy Halloween !
    

Salon du chocolat 2013

Porte de Versailles à Paris du 1er au 3 novembre

Si vous voulez m'y croiser... je tente ma chance au concours de pâtisserie des blogueurs
qui commence vendredi à 11h00 - bonne chance à tous les participants
Perso : je passe Samedi matin à 11h00

 

parchemin : Colcannon_cake,_oeuf_poché_et_sauce_hollandaise

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22 octobre 2013

La crème de Mémée

A voir le titre, vous aurez sûrement reconnu la recette de Danièle Mazet-Delpeuch, issue de son livre "Carnet de cuisine du Périgord à l'Elysée" qui a inspiré le film "Les saveurs du palais".

Je vous avoue que lorsque ce film est sorti dans les salles obscures, l'idée ne m'est même pas venue d'aller le voir... il ne m'inspirait pas, même si j'aime bien Catherine Frot en tant qu'actrice. Bof bof bof...
En fait, il a fallu attendre notre voyage en Chine de mars dernier et les films à voir dans l'avion pour que je le regarde. C'est vrai quoi, il faut savoir occuper plus de 10 heures d'avion, et c'est souvent lorsque je pars (enfin partais en mission) que je rattrape mon retard cinématographique.

Comme quoi il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis... Puisque j'ai beaucoup aimé ce film, et surtout l'histoire étonnante de Danièle Mazet-Delpeuch ! C'est vrai que cela a du bouleverser les habitudes des grands chefs ! Heureusement que tous ne pensent pas comme ça. J'avoue que j'aurais aimé poursuivre son aventure et savoir comment elle se débrouillait sur la base de Saint-Paul-et-Amsterdam (Antarctique) pour cuisiner. Mais là le film ne le dit pas...

Entre le résumé cinématographique et son histoire, j'ai donc décidé d'acheter son livre... encore un... afin de tester ses recettes, avec une cuisine plus de famille et de terroir. Et peut-être à la lecture, découvrir un peu de la suite de l'histoire, qui sait.

Bon je vous dirais que cette crème de Mémée est au final une crème pâtissière améliorée, ou plus aérienne puisqu'elle est montée aux blancs en neige. Par contre, c'est vraiment un dessert d'époque... soit beaucoup trop sucré à mon goût, et si je devais la refaire, je diviserais par deux la quantité de sucre.

Mais c'est une question de goût bien évidemment.

La crème de Mémée
         

Ingrédients

5 dl de lait entier
60 g de farine
4 oeufs
175 gr de sucre
1 bâton de vanille

Séparer les blancs des jaunes.

Faire bouillir le lait avec la gousse de vanille grattée (en laissant la gousse dans le lait).

En parallèle, fouetter les jaunes et le sucre et amener au ruban.
Incorporer la farine délicatement.

Retirer la gousse de vanille, et verser un peu de lait chaud sur le mélange
mélanger puis verser le reste du lait et mélanger de nouveau.
Remettre à cuire à feu doux et amener à ébullition en remuant constamment.

Monter les blancs en neige très fermes.

Incorporer les blancs en neige à la crème encore chaude.
Mélanger intimement de façon à ce que la crème chaude cuise les blancs.

J'avoue que là je manque de technique car il m'est resté quelques grumeaux ;o)
J'y ai mis quelques fraises pour l'agrémenter, mais d'autres fruits de saisons feront l'affaire.

 

parchemin :

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