Macaronette et cie

Et pourquoi pas vous donnez envie de cuisiner, et de partager mes recettes de cuisine, mes découvertes culinaires, mes envies, coups de coeur. La cuisine c'est le lieu le plus conviviale et de partage.

26 août 2015

Verrine Abricot-romarin, mousse vanille et crumble noisette

Voilà la type de dessert que j'aime à faire lorsque je n'ai pas le temps de faire un gâteau plus élaboré. Je vous avais déjà proposé une version panna cotta il y a quelque temps.

Ici c'est une version un peu plus élaborée, mais rien de bien compliqué.

Généralement, je fais les préparations préliminaires tranquillement la veille voir l'avant veille, et j'assemble ma verrine le jour J. Pendant les temps de repos ou refroidissement, j'ai le temps de voir mon film ou mon émission préférée ;o)

En répartissant l'élaboration des préparations, cela donne l'impression que ce type de dessert ne prend pas de temps.

Un dessert en fraîcheur pour profiter des derniers abricots :o)

 

Verrine Abricot-romarin,
   

mousse vanille et crumble noisette
       

 

pour 6 verrines

Mousse vanille

Ingrédients

250 g de lait entier
1 gousse de vanille
quelques gouttes d'extrait de vanille (pour intensifier le goût vanillé)
100 g de sucre
100 g de jaunes d'oeufs
6 feuilles de gélatine
250 g de crème liquide

Mettre les feuilles de gélatine à ramollir dans de l'eau froide.
Fendre la gousse de vanille et gratter les grains, et mettre le tout dans le lait.
Mettre le lait dans une casserole et porter à ébullition.

Pendant ce temps fouetter le sucre, l'extrait de vanille et les jaunes (inutile de les blanchir).
Lorsque le lait bout, le verser sur le mélange sucre-jaune, et mélanger.

Remettre dans la casserole et laisser cuire en remuant constamment jusqu'à la nappe ou 85°C.
Verser dans un récipient et ajouter la gélatine préalablement essorée.
Mélanger puis réserver pour refroidir.

Monter la crème liquide et l'incorporer délicatement à la crème anglaise vanillée.
Répartir dans les verrines, et réserver au moins 6 heures au réfrigérateur.

Compote d'abricots-romarin

Ingrédients

8 abricots
20 gr de cassonade
quelques brins de romarin (à mettre selon votre goût)
quelques gouttes de citron

Réserver au réfrigérateur pendant au moins 6 heures.

Laver, essuyer et couper les abricots en petits morceaux.
Laver et essuyer les brins de romarins et hacher les au couteau.

Faire chauffer dans une casserole le sucre avec quelques gouttes de citron
ajouter la moitié des morceaux d'abricots et faire compotée
Ajouter le romarin, puis en fin de cuisson le reste des abricots
cela permet d'avoir 2 textures ou presque car ils cuiront avec la chaleur de la compotée.

Lorsque la compotée est froide, répartir la compotée sur la mousse vanille prise.

Déguster frais.

Crumble à la noisette

Ingrédients

75 gr de farine (pour intensifier le goût, si vous en avez substituer 25 g de farine, par 25 g de farine de noisette)
65 gr de poudre de noisette
60 gr de beurre pommade

30 gr de sucre (un peu plus si vous préférez un crumble bien sucré - en général, je diminue bien le sucre)
1 pincée de fleur de sel

Préchauffer le four à T6 (180°C).

Dans un récipient, mélanger la farine, le sel, la poudre de noisette et le sucre.
Ajouter le beurre pommade en petits cubes et mélanger à la main de façon à former une pâte grumeleuse ou sableuse.

Réserver la pâte à crumble au réfrigérateur pour au moins 1/2 heure.
Répartir le crumble sur une plaque et faire cuire une dizaine de minutes.
Laisser refroidir.

Avant la dégustation parsemer du crumble sur la compoté d'abricot.

  

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22 août 2015

Cake rouge - saucisse italienne piquante, poivrons rouges et olives noires

Dans la série des cakes salés, voici le fabuleux cake rouge de mon mari ;o) un peu modifié suivant les ingrédients du placard.

J'aime beaucoup ce cake avec sa pâte de couleur rouge. Ici pas de colorant, juste du concentré de tomate, et le tour est jour.

En version cake ou version bouchée, il  est toujours très apprécié.

Voilà il est temps de profiter du jardin tant que le beau temps est là...
       

Cake rouge

saucisse italienne piquante,

poivrons rouges et olives noires
       

Ingrédients

100 g farine
50 g maïzena
3 oeufs
1 c. à café de levure chimique
100 g de lait
20 g d'huile d'olive
100 g emmenthal
100 g parmesan
1 poivron rouge
1 petite boite de concentré de tomate
sel
1 c. à café de poudre de paprika
de la saucisse piquante ou chorizo

Préchauffer le four à 180°C.

Laver et couper les poivrons rouges en dés.
Couper en cubes la saucisse italienne.
Couper les olives en 2 ou 3.

Mélanger la farine, la fécule de maïs, la levure chimique, la poudre de paprika et le sel.
Dans un autre récipient, mélanger les éléments liquides : œufs, lait et huile d’olive.
Mélanger progressivement le mélange liquide dans le mélange sec.

Ajouter dans le concentré de tomates et mélanger de nouveau, puis les dés de poivrons, de saucisse et les olives.
Mélanger.

Verser la préparation dans un moule à cake ou des moules à muffins, préalablement beurré et fariné.
Enfourner pour 45 - 55 minutes pour un cake et 15 minutes pour des muffins – vérifier la cuisson au couteau.
Démouler et laisser refroidir.

  

 

Et je ne sais pas vous, mais en Novembre je serais au Salon du Blog culinaire de Soisson.... Et vous ?

Les inscriptions sont ouvertes

Image sans légende

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19 août 2015

Valašský frgál - Tarte valaque (République Tchéque) - version poire (Hruščák) et version carotte (Mrkvák)

Puisque c’est encore la période des vacances, je vous propose une petite pause gourmande avec une recette d’un pays dont on voit peut de recettes ou spécialités sucrées : la République Tchèque.

Toujours dans mes recherches sur les recettes bénéficiant en Europe d’une IGP (Indication Géographique Protégée), j’ai découvert la recette de Valašský frgál. Ne me demandait pas comment cela se prononce, je serais bien en peine de vous le dire ;o) Mais cela avait l’air bon !

La Valašský frgál est une tarte à pâte fine levée recouverte d’une garniture et sur laquelle on a saupoudré une sorte de crumble.

C'est une spécialité de la Valašsko (Valachie morave) région dans le sud-est de la République Tchèque (à la limite de la Slovakie), et c’est en cela qu’elle a obtenue une IGP en 2013.

A l'origine, c’était une tarte faite pour les grandes occasions, comme les mariages, les baptêmes, Noël, Pâques… Dans les familles pauvres, c’était le dessert de Noël, dans les familles aisées c’était un dessert du dimanche.

Traditionnellement la garniture de cette tarte est à base de purée de poires séchées (attention pas de poires confites, mais bien séchées) bouillies et écrasées. Cela viendrait de la tradition de Valachie morave du séchage des fruits comme méthode de conservation et de la présence d’un poirier auprès de chaque maison dans la région.
Mais au travers du dossier de l’IGP, on apprend qu’il peut aussi y avoir des garnitures à la purée de quetsches, au fromage blanc, aux graines de pavot, à la pomme, à la myrtille, à l’abricot, à la noix ou à la noisette, au chou, à la carotte et même au chou-rave.

Cette liste vaudra bien de faire 2 tartes pour la peine :o)

On retrouve les 1ères mentions de recettes de Valašský frgál en 1826. C'est aussi l'époque où elle est devenue très populaire notamment à Prague.

Sur le net, pas facile de trouver une recette dans une langue connue, j’ai donc fait chauffer le traducteur afin de sélectionner la recette qui me disait le mieux et se rapprochait des indications du dossier de l’IGP. Ma recette s'inspire de celle du site Tchéque : Novinky, qui donnent différentes recettes de garniture.

On trouve deçi-delà des recettes avec des mélanges de garniture, parfois un peu à la manière des pizzas ou des tartes aux fruits composées, mais d’après le dossier de l’IGP, il n’est en principe utilisé qu’un seul type de garniture.

La taille de la tarte est aussi normalisée, car elle fait entre 30 à 32 cm de diamètre, soit la taille de la pelle qui servait à mettre le pain au four.

A la maison, bien évidemment rien n’interdit d’en faire des versions plus petites ou de la taille qui vous plaira tout simplement ! Les miennes faisaient environ 22 cm de diamètre ;o)

S’agissant de la garniture, elle doit représenter entre 42 à 48 % du poids de la tarte, ce qui en fait une tarte bien garnie.
       

Valašský frgál
          

Pour 1 tarte de 30 cm de diamètre ou 2 tartes de 22 cm de diamètre

Pour la pâte levée :
Certaines recettes ajoutent du zeste de citron dans la pâte, mais cela n’est pas conforme au dossier de l’IGP… maintenant à la maison, on fait comme on veut ;o)

Ingrédients

200 g de farine (type 45 ou un mélange de 1/3 T55 et 2/3 T45)
2 jaunes d’œufs
50 g de beurre doux ramolli
25 g de sucre
15 g de levure de boulanger fraîche
100 g de lait entier
1 pincée de sel

de l’œuf pour dorer les bords.

Dans un récipient, dissoudre la levure de boulanger dans le lait tiédi y mélanger un quart de la quantité de sucre.
Couvrir d'un film et laisser pousser pendant 20 à 30 minutes. La pâte va buller.

Dans le bol d'un robot avec le bras du pétrin, mettre la farine, le sel, le reste du sucre, les jaunes et le levain.
Pétrir à grande vitesse pendant 5 minutes afin que les ingrédients s'incorporent.
Lorsque les ingrédients sont bien mélangés ajouter le beurre mou et pétrir pendant 10 à 15 minutes à vitesse moyenne.

Mettre la pâte dans un récipient, filmer au contact et laisser pousser dans un endroit chaud pendant 1 heure environ.
Lorsque la pâte a doublé de volume, la dégazer, la bouler et la laisser pousser de nouveau 1 heure.

Pour le crumble :

Ingrédients

80 g de beurre
60 g de sucre en poudre
120 g de farine
Option un peu de sucre vanillé, du zeste de citron et de cannelle

Mélanger tous les ingrédients du bout des doigts afin d’obtenir une pâte à crumble.

Voici 2 recettes de garniture :

Garniture à la poire séchées (Hruščák)
         

J'ai ici quelques peu adaptée à mon goût la recette d'origine du site Novinky, qui était beaucoup trop sucrée à mon goût. Je vous mets cependant les quantités d'origine entre parenthèse.

Ingrédients

250 g de poires séchées (300 g)
20 g de pommes séchées
80 g de sucre (150 g)
100 g de confiture de prunes (ici de la mirabelle)
60 g de pain d’épice écrasé (100 g)
1 c. à café de poudre de cannelle
1/2 c. à café de poudre de clou de girofle
(anis étoilé - je n'en avais pas !)
1 c à soupe de rhum brun

Faire tremper les fruits séchés pendant trois heures dans de l'eau froide.

  

Les égoutter et les couper en petits morceaux, et les faire cuire comme une compote avec 40 g d'eau.

Une fois cuite passer au mixeur les fruits.
Ajouter à la purée obtenue la confiture de prune, le pain d’épice, le sucre, le rhum brun et les épices.
Laisser refroidir.
        

Garniture aux carottes (Mrkvák)
         

Lorsque j'ai lu le dossier de l'IGP, j'ai trouvé amusant les versions aux légumes sucrés. Alors j'ai voulu testé, et puis on fait bien du carot cake !

Ingrédients

350 g de carottes râpées fraîches
80 g de beurre (150 g)
20 g de sucre en poudre
1 c. à café d'extrait de vanille
1 c. à café de poudre de cannelle
1 c. à soupe de graines de pavot
1 c. à soupe de farine
1 pincée de sel

Eplucher, laver et râper les carottes.

Faire cuire les carottes avec le beurre, la vanille, la cannelle et le sucre.
Ajouter un peu d'eau si besoin.
En fin de cuisson mixer grossièrement.

Ajouter la farine et faire légèrement épaissir.
Puis ajouter les graines de pavot et laisser refroidir la préparation.
       

Finalisation des Valašský frgál

Dégazer la pâte, puis l’étaler sur une feuille de papier cuisson en un cercle de 30 cm de diamètre à la main
(ici 2 de 20 cm).

   

Répartir la garniture sur toute la pâte en évitant les bords.

   

Laisser pousser de nouveau pendant 30 minutes.
Préchauffer le four à 160°C.

Dorer à l'oeuf les bords et saupoudrer généreusement de pâte à crumble.

 

Enfourner pour 15-20 minutes.
Laisser refroidir sur une grille.

Valašský frgál version poire (Hruščák)

  

et version carotte (Mrkvák)

 

Je n'ai pas de photos de Valaquie, je n'y suis jamais allée ! mais je vous laisse avec quelques images de la maginifique Prague :o)

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14 août 2015

Cake courgette - petits pois - chèvre et menthe

Et si on faisait un peu de salé ?

J’avais à l’origine fait une version de cake aux petits pois pour finir un paquet de petits pois congelés. Ça sert bien les recettes de cake pour cela.

Au fil du temps et surtout des ingrédients du placard et du réfrigérateur, cette version de cake aux petits pois (et souvent lardons) a évolué pour arriver à cette version que j’aime beaucoup, et somme toute assez classique en terme d’association de goût.

Les lardons ont été remplacés progressivement par du fromage de chèvre, et la menthe est venue naturellement accompagner les petits pois et le fromage de chèvre.

La courgette, elle, a été introduite un jour de pénurie de petits pois… et est restée, car je trouve que cela en allège la composition et la texture, même si in fine la courgette n’apporte pas grand-chose en terme de goût.

Vous pouvez bien évidemment faire ce cake à la taille d’un cake classique, mais moi je préfère le faire en mini cakes, qui une fois coupé fait des bouchées apéritives sympa.
      

Cake
   

courgette, petits pois, chèvre et menthe
         

Ingrédients

100 g de farine
50 g de fécule de maïs
3 œufs moyens
1 c. à café de levure chimique
100 g de lait
20 g d'huile d'olive
100 g d’ emmenthal râpé
1 bûche de chèvre frais
100 g de petits pois congelés
1 courgette
une quinzaine de feuilles de menthe
1 pincée de sel

Préchauffer le four à 180°C.

Laver et couper la courgette en dés.
Laver, essuyer et ciseler les feuilles de menthe.
Couper le chèvre en morceaux.

Mélanger la farine, la fécule de maïs, la levure chimique et le sel.
Dans un autre récipient, mélanger les éléments liquides : œufs, lait et huile d’olive.
Mélanger progressivement le mélange liquide dans le mélange sec.

Ajouter dans la pâte les petits pois, les dés de courgette, les morceaux de chèvre,
les feuilles de menthe ciselées et l’emmenthal.
Mélanger.

Verser la préparation dans un moule à cake, préalablement beurré et fariné.
Enfourner pour 45 - 55 minutes – vérifier la cuisson au couteau.
Laisser refroidir avant de démouler.

  

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03 août 2015

Le cheesecake version japonaise : Sufurechīzukēki - スフレチーズケーキ (Cheesecake soufflé)

Encore et encore une recette japonaise :o) J'espère que vous n'en avais pas assez, car il va y en avoir encore quelques unes le temps de partager mes photos du Japon !

Cette recette n'a pourtant rien à voir avec le billet sur Kyoto que je vous propose sur mon blog photo ! Pourtant nous avions rapporté un gâteau de Kyoto, mais techniquement impossible à refaire à la maison, puisqu'il s'agissait d'un gâteau génoise cuit en rouleaux au thé matcha.
Ce type de gâteau se trouve partout au Japon, mais je n'ai jamais vu de fabrique. Dommage !

Je me suis donc mise à la recherche d'une recette de gâteau japonais... Et c'est comme ça que je suis tombée sur cette recette de cheesecake japonais : le Sufurechīzukēki (スフレチーズケーキ).

On est loin du cheesecake américain ou des gâteaux aux fromages que l'on trouve par chez nous ou dans les pays de l'Est. Mais il s'agit bien d'un gâteau à base de fromage. Littérallement, Sufurechīzukēki (スフレチーズケーキ) signifie : gateau soufflé au fromage (スフレケーキ - Sufurekēki : gâteau soufflé  (ケーキ - kēki : gâteau) + チーズ - chīzu : fromage)

Généralement je n'aime pas trop le cheesecake cuit. Je trouve que c'est souvent hyper bouratif et lourd. Pourtant là le cheesecake japonais, c'est tout le contraire.
Le cheesecake japonais se prépare comme un soufflé, d'où son nom d'ailleurs, ce qui lui donne une texture incomparablement ontueuse et aérienne en bouche. Pour un gâteau que je connais, on peut l'apparenter en terme de texture au tourteau fromagé, bien évidemment sans la croute noire et sans la pâte du dessous.

Je n'ai pas encore trouvé de site qui expliquent clairement d'où vient la version japonaise du cheesecake, et cette méthode de gâteau soufflé. La plupart des sites remontent l'histoire du gâteau au fromage aux Grecques, puis passe par la Pologne, avant de faire un tour aux Etats-Unis, pour arriver au Japon dans les années 60 avec les 1ères publications de recettes de gâteau au fromage.
C'est un gâteau très populaire au Japon.

La cuisson de ce cheesecake reste un mystère pour moi !

Je l'ai réalisé plusieurs fois, avec différentes recettes... et même en suivant à la lettre les vidéos ou les recettes, impossible de faire ce gâteau avec une surface lisse comme sur les sites japonais ! J'ai même modifié les proportions, les types de cuisson... Rien n'y fait !

Mais qu'importe à chaque fois, ce cheesecake a fait l'unanimité par sa texture hyper légère.

La recette que je vous mets ici et au final ma recette personnelle adaptée de mes diverses recherches et tests. Elle dérive notamment des sites suivants : Hiyoko syokudo, Cookpad, Onaka ponpon, Cuoca... et une vidéo). Certaines recettes sont à base de crème cuite, et après mes divers tests, je préfére cette version, plus que celles qui mélangent les ingrédients sans pré-cuisson.
Bien évidemment il y a un tas d'autres recettes dont 2 que je vais tester un de ces jours l'une sans lait et l'autre avec moins d'ingrédients.... à suivre donc ! 

En attendant j'espère que cette recette vous plaira :o)
          

Cheesecake japonais
         

スフレチーズケーキ
     

pour un moule de 20 cm de diamètre et une épaisseur de 8 cm
Diviser la recette par 2 si vous voulez une épaisseur moins importante mais dans ce cas utiliser un moule de 18 cm (il faut tout de même un peu de hauteur)

Ingrédients

300 g de cream cheese - type Philadelphia ou ricotta
200 g de lait entier
60 g de farine
20 g de fécule de maïs
1 pincée de sel
5 oeufs moyens (soit 100 g de jaunes d'oeufs + 150 g de blancs d'oeufs)
120 g de sucre
le jus d'un demi citron ou 1 c. à soupe d'extrait de vanille

Préchauffer le four à 180°C.

Faire chauffer le lait et dissoudre le fromage.

Battre les jaunes avec la moitié du sucre puis ajouter la farine et la fécule de maïs.
Ajouter au mélange de lait - fromage et refaire cuire quelques minutes pour que cela commence à épaissir.
Laisser refroidir quelques minutes.

Monter les blancs d’oeufs et ajouter petit à petit le reste de sucre.

Incorporer délicatement en 3 fois les blancs dans la première préparation précédente.

Beurre et chemiser un moule rond de préférence avec les bords droits en faisant en sorte que le papier dépasse en hauteur.
Baisser la température du four à 160°C et faire cuire au bain-marie pendant 15.

Puis baisser la température à 140 et laisser cuire encore 45 minutes.
Laisser refroidir le gâteau dans le four entreouvert.

(pour d'autres cuisson : 1h15 à 160°C : OK - 45 minutes à 180°C : à éviter)

  

Démouler et déguster avec des fruits rouges, compotés, caramel... tout ce qu'il vous plaira.
Moi c'est juste nature ;o)

  

En faisant plus fin le cheesecake avec la recette de Baking with Mi, voici le résultat

  

Et comme toujours pour accompagner mes billets de cuisine japonaise, un nouveau billet de mon périple japonais pour partager quelques photos du Pavillon d'or à Kyoto.

 Kyoto - Kinkaku-ji (金閣寺) ou Temple du Pavillon d'or

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30 juillet 2015

Tarta de Santiago

C'est l'été et mon blog est au ralenti... mais qu'importe.

Cela fait bien longtemps que j'avais envie de tester la fameuse Tarta de Santiago.

Cette tarte est une pâtisserie traditionnelle de Galice à base d'amandes, de sucre et d'oeufs (il n'y a pas de farine dans la recette traditionnelle). On la décore d'un glaçage sur lequel figure la croix de l'ordre de Saint-Jacques.

Depuis 2010, seules les Tarta de Santiago fabriquées dans la communauté autonome de Galice peuvent porter le nom de Tarta de Santiago lorsqu'elles respectent les règles de la recette traditionnelle. Afin de protéger ce patrimoine culinaire galicien, la Tarta de Santiago bénéficie depuis 2010 d'une IGP (Indication Géographique Protégée).
Cette IGP outre de protéger la tradition locale galicienne, permet aussi de différencier la Tarta de Santiago, d'un autre dessert espagnol s'y rapprochant : la Torta real (soit la "tarte royal") aussi à base d'amande.

Mais d'où vient cette Tarta de Santiago étant donné que l'amande n'est pas une production de Galice ?

La 1ère recette connue sous le nom de "Tarta de Santiago" date de 1577, dans le contexte de la visite de Don Pedro de Portocarrero à l'Université de Saint-Jacques de Compostelle. Il faudra attendre 1838 pour que d'autres recettes fassent référence, notamment celle dans le "Cuaderno de confiteria" (cahier de confiserie) de Luis Bartolomé de Leybar puis dans l’ouvrage d’Eduardo Merín intitulé "El confitero y el pastelero" (le confiseur et le pâtissier).

La croix décorant la Tarta de Santiago n'existait pas à l'origine de la recette. La croix de l'ordre de Santiago (Saint-Jacques de l'Épée - ordre militaire et religieux catholique) n'apparait qu'en 1924 à l'initiative du chef pâtissier de la "Casa Mora", pâtisserie traditionnelle de Saint-Jacques de Compostelle, qui en décora ses tartes. Jolie idée puisque cette décoration est restée, et a même été inscrite dans le dossier de l'IGP.

La popularité de cette tarte vient bien naturellement des pèlerins et touristes qui font le chemin vers Compostelle, pèlerinage à la cathédrale de Saint Jacques de Compostelle.

Traditionnellement, on dégute la Tarta de Santiago surtout au mois de juillet et la première semaine d'août lors des fêtes célébrant la Saint-Jacques (Santiago Apostol), soit le 25 juillet.

Pour être sûre de manger une vraie Tarta de Santiago (enfin sauf celles faites par les locaux, car il ne faut pas oublier qu'avant d'être une recette de pâtissier, c'était avant tout une recette des familles locales transmises de génération en génération), sur l'emballage, il doit apparaître le marquage suivant :

Un dernier point, sujet de discours ou de discussions culinaires : Selon les recettes, cette tarte est une tarte au sens propre avec un fond de tarte ou un gâteau aux amandes.

Là 2 écoles s'affrontent sur les différents blogs, sites... Chacun y allant de sa recette traditionnelle, sa vraie recette... Bref, l'encre coule et les claviers de PC s'échauffent.
L'avantage ici c'est que grâce au dossier de l'IGP, qui est la référence pour la sauvegarde de la recette traditionnelle de la Tarta de Santiago, on clôt le débat.

A la question de savoir si la vraie Tarta de Santiago a ou pas un fond : la réponses est qu'il existe deux présentations de base de la Tarta de Santiago, avec ou sans fond de tarte. Vous avez donc tous raison ;o)

Par contre, on ne met pas n'importe quel fond de tarte dans la vraie Tarta de Santiago ! Cela ne peut être qu'une pâte feuilletée ou une pâte brisée, et elle ne peut représenter plus de 25 % du poids total de la tarte. Le dossier de l'IGP est aussi très regardant sur la composition de ses fonds.

Bref, faites comme il vous plaît :o)

Ici ma tarte est sans fond et la recette basée sur les quantités du dossier de l'IGP. Rien que du bon quoi ;o)
        

Tarta de Santiago
      

Moule à tarte de 22 cm de diamètre

Ingrédients

264 g de poudre d'amandes
264 g de sucre
200 g d'oeufs (soit 4 oeufs moyens)
le zeste d'un citron bio
1 c. à café de cannelle en poudre

sucre glace

Préchauffez le four à 180ºC

Dans un récipient, mélanger le sucre, la poudre d'amande, la cannelle et le zeste de citron.

Fouetter les oeufs, puis les mélanger petit à petit au 1er mélange.

  Beurrer le moule à tarte (perso au fond du moule je mets un cercle de papier cuisson pour éviter les problèmes de démoulage)
Verser la préparation.

Enfourner pour 30 minutes.
Démouler, laisser refroidir puis placer le pochoir en forme de croix de Saint Jacques et saupoudrer de sucre glace.

   

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