Macaronette et cie

Et pourquoi pas vous donnez envie de cuisiner, et de partager mes recettes de cuisine, mes découvertes culinaires, mes envies, coups de coeur. La cuisine c'est le lieu le plus conviviale et de partage.

15 mars 2015

Vélouté de choux de Bruxelles

Je ne suis pas particulièrement fan de choux de Bruxelles, il faut bien l'avouer. Mais j'ai un amateur à la maison, qui avait même poussé le vice à en faire pousser dans le jardin. Une mini production maison, qui nous avons permis de voir la pousse de ce crucifère original et mal aimé (ou brassicacée de nos jours puisqu'il est de mode de changer en botanique les noms des plantes).

Alors lorsque c'est la saison, de temps en temps il m'arrive de faire des choux de Bruxelles cuit à la vapeur (5 minutes) puis légèrement revenus à la poêle avec des oignons et des carottes ou des châtaignes. Classique mais simple.
Ici, avec de la saucisse pour faire un plat complet.

Un matin en regardant la télé pendant le petit déjeuner (et oui ça m'arrive), je suis tombée sur Carine Teyssandier qui proposait un velouté de choux de Bruxelles et des inflorescences de choux multiples.
Je ne suis pas particulièrement fan de cette présentatrice culinaire, ni de ses recettes, celles que j'ai testées ne m'ayant jamais convaincu. Pourtant là j'ai gardé cette idée de velouté. Une façon originale de manger des choux de Bruxelles, d'autant qu'à en croire ses propos, le goût n'était pas celui des choux de Bruxelles.

Nous sommes en limite de saison pour les choux. C'est vrai le printemps arrive à grands pas (et je suis bien placée pour le savoir étant née le jour du printemps !). J'ai tout de même profité des derniers choux de Bruxelles corrects trouvé au le marché pour tester cette version en velouté.

Finalement cette recette toute simple m'a racommodée, s'il le faillait avec ce petit choux. Ce velonté a un joli vert céladon, assez étonnan, celui des porcelaines chinoises du même nom.

Quant au goût, étonnamment, ce n'est pas le goût des choux de Bruxelles habituel. C'est assez bluffant, on pourrait croire que cela n'en est pas si on n'est pas attentif au goût.

Ici je n'ai pas repris le recette proposée, qui aurait impliqué d'acheter 3 autres sortes de chou sans savoir quoi en faire. J'ai adapté avec quelques inflorescence de brocoli et des allumettes de jambon grillé.
A vous de faire votre propre adaptation, ce n'est qu'une recette après tout.
   

Velouté de choux de Bruxelles
      

pour 6 personnes

Ingrédients

1 kg de choux de Bruxelles
1/2 de lait entier plus ou moins suivant la texture souhaitée
1 c. à café de bicarbonate
huile d'olive
piment d'Espelette
sel

quelques inflorescence de chou : ici du brocoli,mais vous pouvez faire un mélange avec du chou-fleur, du chou romanesco ou tout autre chou à inflorescences
2 tranches de jambon (à remplacer par des allumettes de lards si vous préférez)

Retirer les 1ères feuilles des choux de Bruxelles, couper les choux de Bruxelles en 2 ou 4 suivant leur grosseur.

Porter à ébullition de l'eau dans une grande casserole avec du sel et le bicarbonate.
Lorsque l'eau est bouillante, y plonger les choux de Bruxelles et les laisser cuire 10 minutes.
Au bout de 10 minutes les sortir de l'eau avec une écumoire.
Garder l'eau de cuisson

Passer les choux de Bruxelles au mixeur en ajoutant le lait petit à petit jusqu'à la consistance souhaitée.
Assaisonner selon votre goût.

Couper des petites fleurettes de brocoli (et/ou de chou-fleur, romanesco...), les passer sous l'eau froide
et les cuire dans l'eau de cuisson des choux de Bruxelles quelques minutes (suivant le type de chou la cuisson va de 3 à 6 mn).

Couper les tranches de jambon en petites allumettes et les faire frire avec un peu d'huile dans une poêle.
Réserver sur un papier absorbant.
Faire revenir légèrement les inflorescences de brocoli dans la poêle de cuisson du jambon.

Déposer du velouté dans une assiette,
parsemer d'inflorescence de choux, des allumettes grillées de jambon et un filet d'huile d'olive.

  

Pour accompagner ce velouté, j'ai utilisé une huile d'olive vierge extra bio trouvée chez Des épices à ma guise : Oro del Desierto, une huile très fruitée et parfumée qui révéle le goût de ce velouté sans acidité.

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11 mars 2015

Gai dan jai au chocolat (鷄蛋仔) - Gaufres oeufs de Hong Kong version chocolat

Il y a bien lontemps de cela je vous avais donné la recette des Gai dan jai (鷄蛋仔) soit en cantonnais "petits oeufs" ou "eggette" ou "egg puff" en anglais.

Ces petites gaufres oeufs sont typiques de Hong Kong. Si vous aimez la street food (nouriture de rue), vous ne pourrez absolument pas y échapper... et il ne faut pas manquer une occasion pour découvrir cette gourmandise de rue, qui fait le bonheur des petits et des grands.
On peut en manger à toute heure en flanant dans les rues de cette ville si pleine de contrastes (si le coeur vous en dit je vous invite à 2 petites balades sur mon blog photo "Hong Kong et ses gratte-ciel et le "Hong Kong que je préfére loin des gratte-ciel").

Depuis que j'ai rapporté une poêle à gaufres oeufs de Hong Kong, avec les pancakes c'est sûrement une des gourmandises que l'on aime beaucoup pour les 4 heures d'après piscine avec mes filles... Même s'il est préférable de faire reposer la pâte 1 heure au frais (à vrai dire cela m'arrive de sauter cette étape si j'en fais sur un coup de tête...), c'est assez rapide à faire, et surtout ça plaît à tout le monde.

Il faut dire que ces petites gaufres oeufs ont tout pour plaire et jouer les addictives !

Cependant cela faisait un moment que je n'avais pas eu l'occasion de faire de ces petites gaufres de Hong Kong... Ma poêle à gaufres oeufs ayant mystérieusement disparue !

Je ne sais pas si cela vous arrive, mais j'ai du passer devant cette poêle un nombre incroyable de fois sans jamais la voir, j'ai pourtant pris d'autres ustensiles dans ce même placard... Désespoir : ma poêle était perdue :o( J'allais lancer un avis de recherche... Et puis soudain, biensûr au moment où on ne cherche pas l'objet perdu à tout jamais... Ben elle était juste à sa place ! Sagement ranger.

Bon vous me direz... c'est bien beau la recette, mais le moule est introuvable. C'est assez vrai (où alors hors de prix), mais rien ne vous empêche de faire cuire cette pâte dans un gaufrier classique :o) Vous n'aurez pas la forme, mais vous aurez au moins le goût :o)

Allez maintenant que j'ai retrouvé ma poêle : voici une version chocolat.

 

Gai dan jai au chocolat (鷄蛋仔)
 

Gauffres oeufs au chocolat
    

Ingrédients

130 g de farine
10 g de poudre de cacao
7,5 g de levure chimique
1 cuil à soupe de poudre à crème
28 g de farine de tapioca (à défaut de la fécule de maïs fait très bien l'affaire)
2 œufs
140 g de sucre
28 g de lait concentré non sucré
140 ml d'eau
28 g d'huile de colza ou neutre

Mélanger ensemble la farine, le cacao, la levure chimique, la poudre à crème et la farine de tapioca (ou fécule de maïs).

A part mélanger ensemble les œufs et le sucre, puis ajouter le lait concentré, l'eau et l'huile.
Ajouter petit à petit le mélange liquide au mélange sec, et bien mélanger.

Laisser la pâte au moins 1 heure au réfrigérateur.

Faire chauffer le moule à gaufres, et l'huiler légèrement.
Lorsque le moule est bien chaud verser de la pâte dans le moule et refermer.

Laisser cuire entre 2 à 3 minutes.

Déguster tiède.
Vous pouvez les saupoudrer de sucre glace ou verser du chocolat dessus, mais telle que c'est juste trop bon.

  

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08 mars 2015

Panna cotta à la noisette et compotée de kumquats

J'adore la panna cotta. C'est un pêcher mignon, si je puis dire. Même s'il n'y a rien de meilleur qu'une panna cotta vanillée avec un bon coulis de fruits rouges, je me laisse très facilement tenter par des panna cotta atypique.

Je voulais profiter des derniers kumquats trouvés. Nous ne sommes plus en plein coeur de la saison des agrumes et des kumquats, mais ce petit agrume me faisant craquer, je n'ai pas résisté. Généralement je les confit ou en pleine saison je les mange crus tels que - s'ils sont bien mûrs et de qualité, c'est un véritable délice.

En voyant mes derniers kumquats, je me suis souvenue d'un lait de noisette que j'avais acheté pour le tester. Une marque que je ne connaissais pas, et une envie soudaine malgré le fait qu'en général, je trouve les laits végétaux du commerce pas terrible. Là pour une fois, je suis tombée sur un lait de noisette correct avec le goût de la noisette.

La noisette se marie parfaitement avec les agrumes comme l'orange, la clémentine et le kumquats. Faites un creusois ou un gâteau au noisette avec un peu de compotée d'orange ou de kumquats, vous verrez c'est un délice.

Alors pourquoi pas en panna cotta :o)
A noter je sucre peu mes desserts et mes panna cotta, idem pour mes compotées d'agrumes pour en garder le côté acidulé. Si vous étes très sucrés ajouter 10 à 20 g de sucre en plus dans la panna et 30 - 40 g dans la compotée de kumquats. Question de goût bien évidemment.
           

Panna cotta à la noisette
  

et compotée de kumquats
 

pour 6 panna cotta

Ingrédients

500 ml de lait de noisette
250 ml de crème liquide entière
5 feuilles de gélatine
50 g de sucre
quelques gouttes d'extrait de vanille

125 g de kumquats frais
50 g d'eau
30 g de sucre

Faire ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau bien froide.

Porter la crème liquide et le lait de noisette juste à début ébullition avec le sucre et l'extrait de vanille.
Hors du feu y ajouter la gélatine essorée et la dissoudre dans la crème.
Répartir dans les ramequins et laisser prendre au réfrigérateur au moins 6 heures.

Laver et couper les kumquats en petits morceaux en enlevant les pépins.
Mettre les kumquats dans une casserole avec l'eau et le sucre
et laisser compotée (attention on ne veut pas une confiture - cela devrait prendre 20 minutes à feu doux)
Passer la compotée au mixeur plongeur, et laisser refroidir.

Répartir la compotée de kumquat sur les panna cotta noisette juste avant de servir.

 

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04 mars 2015

Entremets Cerise - amande et biscuit chocolaté

E si on revenait à de la pâtisserie traditionnelle ?

Voici un entremets que j'ai fait 3 fois, et qui a pas mal plu (même si j'en conviens il manque une côté croustillant que pourrait apporter une feuillantine chocolat blanc ;o) mais je suis rebelle car je ne voulais pas allourdir cet entremets et laisser une texture de mousse en bouche très légère).

Pas grand chose à vous raconter autour de cet entremets. Sauf à vous dire que pour la mousse à l'amande, il s'agit de la recette de Christophe Michalak, que j'ai piqué la recette chez Isabelle, qui l'avait récupéré chez Puce Bleue dont les blogs ne sont plus à présenter tellement ils regorgent de délicieuses recettes. Comme quoi les bonnes recettes font toujours le tour des blogs ;o)

J'espère qu'il vous plaira.
 

Entremets Cerise - amande
       

et biscuit chocolaté
       

pour un cercle de 22 cm de diamètre

Biscuit aux amandes chocolaté
    Recette Ecole Lenôtre

115 gr de poudre d'amande
115 gr de sucre glace
15 gr de farine
15 g de poudre de cacao
150 gr d'oeufs entiers
100 gr de blanc d'oeufs
15 gr de sucre semoule

Pré-chauffer le four T° 6 (190 °C)

Mélanger longuement la poudre d'amande, le sucre glace, le cacao, la farine et les oeufs entiers.

Monter les blancs en neige, et les incorporer délicatement à la pâte cacaotée,
puis faire légèrement retomber la pâte.

Sur 2 ou 3 plaques de cuisson recouvertes de papier cuisson, étaler la pâte en une fine couche,
afin de pouvoir découper 3 cercles de pâte à la grandeur de votre cercle à entremets.

Enfourner les plaques pour 5 à 7 mn de cuisson.
Sortir du four, et laisser refroidir en retournant la pâte sur une feuille de papier cuisson sur une grille.

Découper 3 cercles de la taille de votre cercle à entremets chemisé d'une bande de rhodoïd.
Déposer un des cercles de biscuit dans le fond de votre cercle.

Réserver les autres cercles dans du film.     

Sirop d'imbibation

Ingrédients :

75 ml d'eau
100 gr de sucre
2 cuil à soupe d'amaretto (pour insister sur le côté amande)

Dans une casserole, mettre l'eau et le sucre, et amener le tout à ébullition quelques minutes.
Et laisser refroidir et ajouter l'alcool.

Imbiber le biscuit du fond de votre gâteau.

Préparer les 2 mousses en même temps.

Bavarois de cerise

Ingrédients

2 feuilles de gélatine
150 gr de purée de cerises (si vous faites votre coulis avec des cerises au sirop ne mettez que très peu de sirop)
quelques gouttes d'extrait d'amandes amère
25 gr de sucre
150 gr de crème liquide à 35 %

Mettre à ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau froide.

Faire chauffer 1/3 de la purée de cerises avec le sucre.
Lorsque la purée commence à bouillir, ajouter hors du feu les feuilles de gélatines bien essorées,  
puis ajouter le reste de la purée de cerises et les gouttes d'extrait d'amandes amer.
Laisser refroidir jusqu'à une température de 25°C.

Monter la crème liquide, et l'incorporer délicatement à la purée de cerise collée.

Mousse à l'amande
      Recette de C. Michalak

Ingrédients

200 ml de lait d'amande
quelques gouttes d'extrait d'amande amère
6 g de gélatine (soit 3 feuilles)
200 g de pâte d'amande à 50 % d'amande (maison elle sera plus parfumée que celle du commerce - la recette ici)
400 ml de crème liquide à 35%

Faire ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau froide.

Couper la pâte d'amande en petits morceaux et la mettre dans un récipient l'extrait d'amande amère.

Porter le lait à ébullition et hors du feu ajouter la gélatine essorée, mélanger puis verser sur la pâte d'amande
et mixer la préparation au mixeur plongeur pour obtenir une préparation parfaitement lisse.  
Laisser refroidir jusqu'à une température de 25°C.

Monter la crème liquide, et l'incorporer délicatement au mélange d'amande collée.

Montage :

Sur le biscuit du fond du cercle déposer une couche de mousse cerise, puis une couche de mousse amande.
La couche de mousse amande doit être plus épaisse que la couche de cerise.
(Attention la photo du gâteau rond est trompeuse puisque non coupée et que j'avais trop insisté sur les bords.
Il faut vraiment que la couche d'amande soit plus épaisse car sinon la goût cerise l'emportera.)

Déposer un 2ème cercle de biscuit chocolaté et imbiber le.
Déposer une nouvelle couche de mousse cerise, puis une couche de mousse amande.
La couche de mousse amande doit être plus épaisse que la couche de cerise.
Déposer le 3ème cercle de biscuit chocolaté et imbiber le.
Finir avec une fine couche de mousse cerise.

Réserver au réfrigérateur jusqu'à prise compléte (au moins 12 heures).
Pour aller plus vite on peut le mettre au congélateur.

Pendant ce temps préparer la gelée du dessus.

Gelée neutre

Ingrédients

20 cl d'eau
50 gr de sucre
1 feuille de gélatine
du colorant framboise

Faire ramollir la gélatine dans de l'eau froide.

Faire bouillir l'eau et le sucre presque à une consistance de sirop, mais pas tout à fait.
Hors du feu ajouter la feuille de gélatine essorée, et laisser refroidir complètement.

Lorsque la gelée a presque prise, la verser délicatement sur le entremets
Attention, il faut vraiment que la gelée ne soit plus trop liquide et bien refroidi.

Remettre au frais pour au moins 4 heures.

Décoration chocolat blanc sur feuilles transfert et brodure avec les chutes concassées (rien ne se perd).

 

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28 février 2015

Yōkan (羊羹) et Kintsuba (きんつば)

Me voici de nouveau en Asie, pour une sympathique pâtisserie japonaise : le kintsuba (きんつば), qui dérive d'une autre pâtisserie japonaise traditionnelle que j'aime beaucoup : le Yōkan (羊羹).

Mais commençons par le début, car pour faire le kintsuba, il faut d'abord préparer du Yōkan (羊羹)

Si vous aimez les azuki, ces petits haricots rouges que l'on prépare souvent sous forme de purée sucrée appelée tsubu-an (粒餡) et ayant un goût et une texture proche de la crème de marron, vous aimerez le yōkan (羊羹), et sans aucun doute le kintsuba (きんつば).

 

Le yōkan (羊羹) est une pâte à base de purée sucrée d'azuki que l'on va gélifier à l'agar agar. C'est un peu la pâte de fruit façon japonaise, mais beaucoup moins sucrée.
Généralement à base de purée d'azuki, on parle alors de yōkan rouge, le yōkan peut aussi se préparer à base de haricots blancs. Cette base de pâte gélifiée d'azuki peut ensuite être agrémentée de marrons, ou parfumé au thé matcha, au marron, au kaki... On trouve aussi du yōkan à base de patate douce. Bref, une multitude de variantes existent.

Cette petite douceur japonaise ou wagashi (和菓子) nom donné aux pâtisseries traditionnelles japonaises, trouve sont origine en Chine, puisque ce sont des moines bouddhistes chinois qui ont introduit cette douceur au Japon au XIIème siècle. En Chine, il s'agit du xiǎodòu yánggēng (小豆羊羹 - d'où les mêmes idéogrammes/kanji dans les 2 langues). Vous trouverez une excellente recette de la version chinoise sur le blog Recettes d'une Chinoise de Margot-Zhang (un blog de vraie cuisine chinoise dont comme vous le savez je suis totalement fan).

Depuis le XIIème siècle, à l'époque Kamakura, époque où a été institué la collation entre les repas, on déguste le yōkan à l'heure du thé.

Généralement les yōkan que l'on trouve dans le commerce sont très gélifiés et plus translucides. Maison, ils sont moins gélifiés, plus riche en purée d'azuki, et c'est bien meilleur en général, même en utilisant de la purée d'azuki toute faite. De plus, comme toutes les pâtisseries japonaises, c'est peu sucré.

Vous pouvez faire le yōkan à partir des azukis secs, mais là j'ai préféré la facilité avec du tsubu-an déjà prêt que l'on trouve dans les supermarchés asiatiques ou les épiceries japonaises (ou sur le net).
      

Yōkan (羊羹)
        

pour 9 pièces

Ingrédients

600 g de pâte d'azuki sucrée ("tsubu-an" - 粒餡) - inutile de rajouter du sucre sauf si vous aimez lorsque c'est très sucré.
4 g de poudre d'agar-agar
150 ml d'eau

Dans une casserole porter à ébullition 150 ml d'eau et l'agar agar en remuant continuellement.
Lorsque cela commence à bouillir, baisser le feu et laisser cuire 2 minutes en mélangeant.

Passer la pâte d'azuki quelques secondes au micro-onde, et ajouter y la préparation à l'agar agar
bien mélanger.
Faire cuire 5 minutes au micro-onde, en arrêtant et mélangeant la préparation toutes les minutes.

Verser dans un cadre de pâtisserie type cercle à tarte (ici carré), filmer et laisser prendre au réfrigérateur.

 

Couper selon la forme que vous souhaitez c'est prêt à déguster avec un bon thé.
A noter la pâte de yōkan peut être moulée si vous préférez ou n'avez pas de cadre.

Se conserve 7 jours au réfrigérateur.

  

          
A partir de cette base de yōkan, on va pouvoir passer à la fabrication, d'un wagashi que j'aime encore plus que le yōkan : le kintsuba (きんつば).

Le kintsuba fait aussi partie des wagashi, soit des pâtisseries japonaises traditionnelles. Il s'agit d'une base de yōkan (羊羹) réalisée comme dans la recette ci-dessus, que l'on entoure d'une pâte à base de farine de riz gluant et de farine.
Je crois que c'est l'ajout de cette pâte autour du yōkan qui fait que je préfére cette version. D'autant plus qu'il est possible de parfumer la pâte d'enrobage au thé matcha qui donne un vrai plus en se mariant parfaitement bien avec la pate d'azuki.

Comme pour le yōkan, il existe des variantes de kintsuba à base de pâte de patate douce, et des variantes moins classiques comme à l'edamame... ou plus personnelle telle que celle au kabocha. En automne, on ajoute des marrons confits dans le yōkan (la pâtisserie japonaise suit généralement la saisonnalité des produits).

La recette que j'ai choisi est celle d'une japonaise du nom de Yukirinrin trouvée sur le site de cuisine japonais "Cookpad", qui donnent quelques unes de ses recettes en anglais :o). Je vous mets une petite vidéo ici qui montre la dernière phase de fabrication.
Cette recette est assez proche de celle que l'on trouve dans la bible en matière de cuisine japonaise : "Le livre de la vraie cuisine japonaise" (éd. Chêne).

On peut acheter des kintsuba enveloppés, et donc les manger refroidis, et les garder quelques jours, mais je vous avoue que c'est bien meilleur mangé frais, et même encore légèrement tiéde.

A noter : apparemment, le terme de kintsuba est aussi utilisé dans certaine région du Japon pour désigner une autre pâtisserie japonaise, le célébre Ōban-yaki (大判焼き) ou Imagawayaki (今川焼き), dont le célébre chef pâtissier Sadaharu Aoki nous délecte chaque année au Salon du Chocolat avec sa version Macaronyaki (fait uniquement pendant le salon :o(( - il va encore falloir attendre !).
Et pour la petite histoire, mais là je n'ai pas la recette... alors j'improviserais dans un prochain billet parce que cela me donne très très envie, il existe un site appelé kintsuba d'une pâtisserie japonaise, qui fait une version type pancake, à aller visiter rien que pour les photos de fabrication qui sont magnifiques.

Mais le terme est surtout principalement utilisé pour la version classique. Alors place aux kintsuba classiques, en 2 versions selon les goûts : version nature et version thé matcha (mes préférés, il faut bien le dire).         
         

Kintsuba (きんつば)
      

pour 9 pièces

Ingrédients

yōkan selon la recette ci-dessus

20 g de farine de riz gluant ("shiratamako" 白玉粉)
100 ml d'eau
50 g de farine
1 c. à soupe de sucre
1 c. à soupe d'huile neutre (type arachide)


en version thé matcha : il suffit d'ajouter une c. à café de thé matcha dans la pâte de riz gluant et farine

Préparer le yōkan comme expliqué ci-dessus.
Couper le Yōkan une fois pris au réfrigérateur en 9 morceaux égaux.

Préparation de la pâte d'enrobage :

Mélanger la farine de riz gluant avec 100 ml d'eau.
Ajouter la farine et le sucre, mélanger de nouveau, puis ajouter l'huile et mélanger.

Laisser reposer la pâte 20 minutes (astuce de la recette du chef Wataru Kawahara pour avoir une croûte fine)

Faire chauffer une poêle anti-adhéssive à feu moyen légèrement huilée.
Tremper un côté d'un carré de yōkan dans la pâte et déposer sur la poêle pour faire cuire cette face.

   

Procéder de la même manière avec les 5 autres faces.

C'est prêt.
Cela peut se déguster tiéde avec un bon thé ou froid... avec un bon thé aussi ;o)

 

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25 février 2015

Connaissez-vous le quinoa français ?..... et biensûr une recette : Quinoa façon chili ou quinoa à la mexicaine

Après une 1ère recette de quinoa en voici une 2ème, mais avec du quinoa « cultivé » en France, et plus exactement en Anjou.

Et oui, on cultive le quinoa en Anjou, j’en étais surprise moi-même lorsque j’ai appris cela, puisqu'avec les recherches que j'avais fait sur cette petite graine pour ma 1ère recette, j'avais lu partout qu'on ne pouvait le cultiver que dans les Andes. Alors lorsqu'on m'a parlé du quinoa français, bien évidemment il fallait que je teste.

Cela semble être une culture bien établie en France maintenant, pourtant encore peu connue. La variété cultivée en France est le chenopodium quinoa, la même que dans les Andes. De quoi aller faire un petit tout un de ces jours en Anjou pour voir cette culture de plus près lorsque l’occasion se présentera aux beaux jours.

 

A l’époque de mon 1er billet sur le quinoa, ma recette avait donné lieu à la maison à une discussion intéressante sur la culture du quinoa, ce qui m’avait amené à faire quelques recherches sur le sujet. D’autant que le quinoa est devenu assez commun dans notre alimentation, pour preuve on le trouve très facilement dans les rayons de nos supermarchés généralement dans le rayon bio ou équitable, et de plus en plus avec le boulghour et autres céréales. Cependant, je vous le rappelle le quinoa n'est absolument pas une céréale, c'est une herbacée :o)

Bio ou équitable, s’agissant du quinoa, comme je vous l’avais raconté dans mon précédent billet, le sujet a fait couler de l’encre. Et ce n’est pas près de s’arrêter.

Sur ce débat, je vous avais à l’époque invité à lire une étude intéressante sur la culture du quinoa, qui montrait que même si la culture du quinoa est équitable et de ce fait, fait vivre une multitude de petits producteurs locaux, sa popularité en Europe, et notamment en France (puisque nous sommes le 1er consommateur en Europe), en fait grimper la demande, ce qui pose une problématique écologique non négligeable, au regard de la culture intensive qui s’en fait pour répondre à la demande, dont résulte l’appauvrir des sols jusqu’à les rendre stériles.

Mais là n’est pas l’unique souci, la demande croissante et l’aubaine que nous Européens nous représentons pour ces pays avec notre fameux pouvoir d’achat (même si en baisse), a fait tripler pour les populations locales le prix du quinoa, aliment principal de certaines peuplades en Bolivie qui l'appellent « chisiya mama », soit « mère de tous les grains ».

Alors la culture française du quinoa serait-elle la solution miracle ? Bien évidemment, il n’y a pas de réponse parfaite à cette question… et loin de moi de prétendre détenir la vérité sur le sujet. Par contre, voici quelques pistes de réflexion.

Libre à vous de vous faire votre propre idée et philosophie sur le sujet car la réponse oui et non à la fois !

Oui, parce que cette culture locale va désintensifier la culture dans les Andes, ce qui peut faire espérer que les terres seront à moyen terme préserver.

De plus, si la demande européenne diminue, peut-être que les prix reviendront normaux localement, ce qui permettra de nouveau aux locaux de s’en fournir et donc de se nourrir.

Maintenant on pourrait opposer que la culture en Europe est moins bio qu’en Bolivie et qu'elle prend un part de marché aux producteurs des Andes ?

Pour les « bios extrêmes », il faut savoir qu’en France la culture n’est certes pas qualifiable de bio. Cependant même si elle n’est pas «certifiée bio », il s’avère qu’à ce jour aucun produit phytosanitaire n’est homologué pour cette culture. En conséquence à ce jour, on cultive le quinoa en France sans utilisation de produits phytosanitaires, ce qui revient à une culture à minima raisonnée, même si pas bio.
L’autre avantage écologique de cette culture plus proche de chez nous, même si elle n’est pas bio : c’est qu’elle évite le transport en avion, et réduit ainsi l’indice carbone. Et là, c’est important pour notre chère planète.

Cependant, reste un difficile dilemme : faut-il arrêter d'acheter du quinoa de Bolivie et couper une source de revenu aux producteurs locaux ou continuer d'en acheter avec le risque de stérilité des sols qui verront un jour cette culture s'éteindre. Et oui, le sujet demeure encore et toujours entier !
Enfin, faut-il mettre à mort une production naissante en France, qui pourrait permettre à certains agriculteurs de gagner leur vie ?

Comme quoi rien n’est parfait dans ce monde. Tout est une question de mesure. Personne j'aime bien l'idée d'acheter des produits venant de plus près et encourager les initiatives.

Sur ces considérations, je vous laisse avec une recette de quinoa aux saveurs d’Amérique Centrale que vous trouverez sur le net sous diverses appellations : quinoa à la mexicaine, chili de quinoa… que m’ont inspiré les diverses versions trouvées sur le net, notamment chez Peanut butter runner, La cuisine d’Anna et Olivia, Cooking Classy

Par contre je n'ai utilisé aucune de leur recette, j'ai en fait repris ma recette de Chili con Carne dans laquelle la viande est remplacée par le quinoa, avec un ajout de maïs pour la couleur.

Un plat qui plaira aux végétariens, qui remplaceront le bouillon de boeuf par un bouillon de légumes :o)
         

Quinoa façon chili
       

ou quinoa à la mexicaine
        

pour 4 personnes

Ingrédients

200 g de quinoa d'Anjou
1 oignon
1 poivron vert
1 gousse d'ail
1 boîte de tomates concassées
1 petite boîte de haricots rouges
1/2 boîte de maïs grain
1 c à café de cumin en grain
1 c à café de coriandre que l'on concassera
1 c à café de poudre de paprika doux
1 c à café d'origan
1 feuille de laurier
1/2 c à café de thym
de la poudre de chili - à vous de voir pour la quantité en fonction de la force que vous voulez donner à votre plat
1 cube de bouillon de boeuf
250 ml d'eau
1 morceau de sucre
quelques feuilles de coriandre fraîche
de l'huile d'olive
sel

Eplucher et ciseler grossièrement l'oignon.
Laver, essuyer, vider des pépins et couper le poivron en petits morceaux
Eplucher et hacher l'ail.

Faire chauffer un peu d'huile dans une cocotte, y faire revenir légèrement le cumin et la coriandre.
Ajouter l'oignon et le poivron et les faire suer quelques minutes sans les faire griller.

Ajouter le reste des épices, l'ail, les tomates concassées, l'eau, le cube de bouillon, le sucre et le quinoa.
Saler et laisser cuire environ 15 minutes à petit feu après reprise de l'ébullition,
puis ajouter le maïs et les haricots rouges.

Laisser cuire de nouveau 10 minutes - vérifier la cuisson du quinoa.
Parsemer de coriandre fraîche ciselé avant de déguster.

Vous pouvez ajouter à la dégustation un peu de fromage râpé dessus, si vous le souhaitez.

 

et pour fêter le retour de Charlie hebdo, le petit dessin de ce mercredi de Pierre Kroll

A lire dans le dernier Charlie Hebdo (jetez y un coup d'oeil au moins), l'article de Chahla Chafiq (comme quoi dans Charlie il n'y a pas que de la caricature, mais des textes bien écrits et intelligents).

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Posté par Totchie à 19:07 - Légumes - Commentaires [10] - Permalien [#]
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