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Macaronette et cie
gingembre
15 septembre 2010

Jiaozi - Ravioli chinois et petite visite à Pékin

Comme promis, je ne peux résister à vous donner une petite recette chinoise.

Vous me direz : après une semaine en Chine, elle a encore envie de manger chinois !
Et bien oui.

La cuisine chinoise ne ressemble pas à ce que l'on trouve dans les restaurants dits "Chinois" en France. Mieux vaudrait parler de restaurant asiatique, parce que la plupart des plats qu'on y mange sont très loin de la cuisine réellement chinoise.
Typiquement les nems n'ont rien de chinois !

J'avoue qu'à chaque mission là-bas : c'est un vrai plaisir des papilles tant avec la cuisine des restaurants que la cuisine de rue.

Une des spécialités de Pékin en dehors du canard à la pékinoise (ici et qui n'a rien à voir avec le canard laqué de nos restaurants asiatiques) et du nord de la Chine, sont les raviolis à la viande que l'on appele Jiaozi (aussi ici).

Il n'y a pas une recette de farce à Jiaozi identique. On pourrait dire que chaque famille, chaque chef de restaurant a la sienne.
Certaines farces ne contiennent pas de légume, d'autres oui, telle que du choux chinois, d'autres encore contiennent un mélange de viande et de crevettes.
Personnellement, d'un endroit à un autre : je n'en ai jamais mangé des identiques.

On les mange accompagnés d'une sauce de vinaigre brun ou d'un mélange de vinaigre de riz et sauce soja.
La semaine dernière nous en avons beaucoup mangé, et j'avoue que je ne m'en lasse pas.

Alors comme il est difficile d'en trouver des vrais et des bons sur Paris : voici une petite recette aux parfums de ceux mangé à Pékin la semaine dernière.

Jiaozi - Ravioli chinois

jiaozi_3

Ingrédients :

Pour la pâte :

240 gr de farine,
100 gr d'eau environ

Pour la farce :

450 gr d'échine de porc haché,
3 cuil à soupe bombées de ciboule émincée,
sel,
poivre,
7 gr de gingembre,
huile de séame,
vin de riz

on peut y mettre aussi des crevettes en diminuant la quantité de viande de porc, ajouter de la coriandre fraîches, et du choux chinois (que l'on aura coupé très fin, blanchi à l'eau et bien presser pour enlever le jus).

Commencer en préparant la pâte :

Pétrir la farine avec l'eau pendant quelques minutes,
la mettre en boule, et
la laisser reposer 20 minutes.

Dans certaines recettes,
on met moitié d'eau chaude,
puis une moitié d'eau froide.
Personnellement, je mets l'eau à température ambiante.

Pendant ce temps, on va préparer la farce :

Hacher la viande de porc,
Eplucher et hacher le gingembre,
Laver et émincer la ciboule,
mélanger tous les ingrédients à la viande hachée.

Faire chauffer de l'eau dans une grande casserole.
On peut y mettre un cube de bouillon si on le souhaite.

Reprendre la pâte,
faire des petits boudins, et
couper le en morceaux épais.
Etaler au petit rouleau ces morceaux de pâtes avec un peu de farine,
afin d'obtenir des cercles de pâtes.

jiaozi_6

Dans le centre du cercle de pâte,
mettre une petite boule de farce.

Puis refermer les cercles :
soit en demi-lune,
soit en triangle comme sur le montage photo ci-dessous.

 

jiaozi_7

Pour cette dernière méthode, plier un côté que l'on soudera en le pinçant,
puis rabattre le bord restant sur le haut, et
pincer et souder de chaque côté.

jiaozi_8

Bien fariner la planche où vous les poser avant de les cuire
pour éviter qu'ils ne coulent.

Plonger les Jiaozi dans l'eau bouillante, et
les sortir lorsqu'ils sont remontés à la surface.

Les servir de suite bien chaud.

Pour la sauce :
compter 2 cuil à soupe de sauce soja et 1 cuil à soupe de vinaigre de riz.

jiaozi_2

jiaozi_4

parcheminJiaozi

Vos versions de cette recette :

Jiozi au porc, chou et gingembre du blog Au yéti gourmand

Cette petite recette étant donnée pour vous mettre dans l'ambiance, voici quelques photos de mes quelques heures de visite de Pékin, la semaine étant consacrée aux réunions sans fin avec notre client.

 

 

J'ai profité du dimanche après-midi de libre pour visiter le Temple du Ciel (Tian Tan) dans le sud de Pékin, édifié sous la dynastie Ming. Il servait à l'Empereur pour organiser des cérémonies afin d'assurer l'harmonie céleste dont il était responsable en tant que fils du ciel.

Les différents batiments se trouvent dans un immense parc (275 hectares) où se situent plusieurs "salles". Les chinois s'y retrouvent pour se balader, danser, chanter... mais aussi jouer aux cartes à l'ombre des passages couverts.

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Le batiment le plus connu est la salle des prières pour les récoltes (Qi Nian Dian) constitué d'un magnifique et immense batiment en forme de rotonde. Il est l'un des symboles de Pékin.

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Ce batiment est entièrement en bois, et construit sans un seul clou !

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Lorsque l'on quitte la cours de la salle des prières pour les récoltes, on empreinte le Pont Danbi long de 360 m.

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Ce pont mène jusqu'au mur des échos (lorsqu'il n'y a personne la légende veut que l'on peut entendre une personne qui murmure à l'opposé). Dans l'enceinte de ce mur se trouve un autre bâtiment de forme circulaire appelé la Voûte Céleste impériale (Huang Qiong yu), ainsi que des batiments de côté.

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Puis on passe à l'autel du ciel (Huan Qiu Tan) qui est le site des sacrifices impériaux. Il est composé de 3 étages en marbre blanc, qui accueillait les cérémonies du solstice d'hiver. Au centre de la dernière terrasse se trouve une pierre ronde sur laquelle les visiteurs chinois se font photographier, en faisant un voeu.

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Il y a ensuite le parc à visiter. On y croise des rassemblements de chinois vennant y chanter ou y danser. Pour ce qui est des rassemblements de chanteurs, on compte des dizaines de personnes avec ou sans leurs pupitres de chant, accompagnés d'orchestre : c'est extraodinaire.

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A d'autres endroits du parc, des chinois manient de gigantesques ou magnifiques cerf-volants à manivelles.

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Sortie du parc, je suis tombée sur un vendeur : mais impossible de savoir ce qu'il vendait. Après recherche, je pense que ce sont des jujubes ou dattes chinoises. Si quelqu'un peut confirmer ou me dire ce que c'est : je suis preneuse. Par contre, je ne vous dirais pas quel goût cela avait, ayant déjà mangé, je n'en ai pas pris.

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Et voilà pour mes quelques heures de visite : c'est court pour faire plus. Il faudrait au moins une semaine compléte pour visiter Pékin ! Je ne désespère pas un jour de pourvoir y aller pour des vacances en famille !

Maintenant quelques adresses sympas près du Marché de la soie (là où tous les touristes vont pour faire leur achat ! c'est surtout un attrape-touriste où il ne faut pas hésiter à diviser le prix par 3) :

D'abord une "pâtisserie" chinoise : Siena sur Guanghua Xili.

Cela n'a rien à voir avec ce que l'on connait.

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En plus, cette patisserie avait l'avantage d'être ouverte jusqu'à fort tard, ce qui m'a permis de tester certains de leurs gâteaux après le boulot. Et je dirais que pour certains, ils étaient forts bons.

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Certains gâteaux sont constitués d'une sorte de pâte sablé fourrée à la confiture et parfois avec un jaune d'oeuf (c'est la Chine !), d'autres ont des pâtes type génoise aromatisée (notamment les roulets verts sur la photo sont au thé vert avec des haricots rouges et une crème au centre - ce sont mes préférés)

Voici un restaurant, où nous avions déjà été et qui permet de manger des steaks pour mes collègues qui se lassent vite de la cuisine chinoise. A vrai dire si j'en parle : c'est qu'il s'agit d'un restaurant français - danois !

Il s'agit du Bleu Marine : 5 Guanghua Xili, south of Mexican Wave, Chaoyang District (en face du Marché de la soie).

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J'ai de nouveau retrouvé mes vendeurs de rue avec cette fois-ci de très bon fourrés aux carottes, soja et pâte de riz.... Hummmm ! Franchement, il ne faut pas hésiter à goûter : c'est cuit donc pas de souci.

Image1

Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie

3 juin 2010

Kai no sakamushi et quelques images de Tokyo

J'ai craqué sur des coques chez mon poissonnier. Elles ne me faisaient pas de l'oeil, mais si elles en avaient eu un, cela aurait été le cas !

coques

Dès que je les ai vu j'ai pensé à une recette que j'adore, mais dont je laisse la préparation à mon mari qui la réussit si bien !

C'est recette issue du livre "Les grandes traditions culinaires - Japon" (éd Time life). Outre de présenter les éternels sushi, maki, onigiri..., présente des recettes plus originales, comme celles que j'ai pu goûter au Japon.

Elle est faite à partir de coques et de saké.

Pour ceux qui ne connaissent pas ou ne sont pas coutumiers du saké.

Le saké pour les japonnais est assimilable au vin pour les français, ou à la bière.
Il est fabriqué à partir de riz fermenté et d'eau.

En France, la légende veut que le saké soit un alcool fort.
En fait, on le confond souvent avec le "Mei Kwei Lu Chew" que l'on sert à la fin d'un repas dans les restaurants asiatiques, qui lui est un alcool chinois à base de sorgho aromatisé à la rose à 40% vol. Alors que le saké est plus au alentour de 15% vol.

Il existe une multitude de saké au Japon, certains peuvent se boire chaud d'autres pas.

sak__temple

Barrils de saké offerts au temple de Hie jinjya Shrine - Tokyo.

Pour le saké, si on veut éviter d'acheter une grande bouteille : on arrive à trouver des cannettes en verre de saké dans les supermarchés asiatiques ou les épiceries japonnaises, qui font très bien l'affaire pour faire la cuisine.

sak__cup

Pour ce qui est de la recette du jour : elle est délicate et parfumée, à mi-chemin entre l'entrée et la soupe.
Et malgrè le côté fort du gingembre, à notre grand étonnement, notre fille en a repris 2 fois !

Kai no sakamushi
Coques au saké et au gingembre

Kai_no_sakamushi

Ingrédients :

Pour 4 personnes

800 gr de coques
12 brins de ciboulette
un morceau de gingembre frais (gros comme une noix)
20 cl de saké
2 cuil à soupe de sauce soja (japonaise de préférence - elle n'a pas le même goût que la sauce soja chinoise. La japonaise est celle utilisée pour manger les sushis.

Faire tremper les coques dans de l'eau salée pendant au moins 3 heures,
afin d'éliminer tout le sable.
Puis laver les à grandes eaux.

Nota : si certaines sont ouvertes : n'hésitez pas à les jetter
comme pour tous les coquillages (comme les moules...) il faut qu'elles soient vivantes.

Laver la ciboulette et couper la en tronçons de 5 mm.

Peler le gingembre et le hacher finement.

Verser le saké dans un faitout,
et ajouter les coques.
Laisser cuire à feu modéré et à couvert pendant environ 5 minutes.
Dès que les coques sont ouvertes : c'est cuit.
Ajouter la ciboulette, le gingembre et la sauce soja.
Agiter le faitout dans tous les sens, mais ne remuer pas à la cuillère.
Eliminer les coques qui sont restées fermes,
et servir de suite dans des bols chauds.

On peut utiliser d'autres coquillages pour réaliser cette recette : palourdes, praires, vénus ou des moules.

Kai_no_sakamushi_3

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Une petite visite à Tokyo pour finir.
Je n'ai que peu de photos de Tokyo, j'y suis allée pour le travail, donc pas le temps de visiter !

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Entre modernité, avec ces passages cloutés impropables, mais organisés.

tokyo

Et ses traditions, souvent cachées.

tokyo_2

Mais toujours avec raffinement.

parchemin Kai_no_sakamushi

13 janvier 2010

Mignon de porc au gingembre et à l'ananas

ça y est, je me lance !

 

La cuisine : ça m'amuse ! C'est un moment de détente, de plaisir et de partage.

 

Après avoir visiter de superbes blogs et sites de cuisine, avoir recueillie des recettes, des astuces, des idées....

 

J'ai envie à mon tour de vous faire partager mes expériences, mes découvertes et mes envies. Et de recevoir les avis et idées de tous ceux d'entre vous qui le voudront.

 

Pour ce lancement, je vous propose une recette sucrée-salée, pleine de saveur.

 

Assez facile et rapide. (Même si je suis très descriptive !!)

 

Mignon de porc

au gingembre et à l'ananas

 

mignon_porc_1

 

On commence cette recette en principe, la veille, en préparant un vinaigre de fruit de la passion. A vrai dire, on peut le préparer quelques jours avant.

Mais, lorsque je n'ai pas le temps, je le fais rapidement quelques heures avant !

 

Vinaigre de fruit de la passion 

 

Ingrédients : 

 

1 dl de vinaigre blanc d'alcool

3 à 4 fruits de la passion

Ouvrir et prélever la pulpe des fruits de la passion. 

 

Mettre la pulpe et le vinaigre dans un petit récipient que l'on peut fermer

ou dans un verre couvert d'un film alimentaire.

 

Laisser mariner 1 nuit au frais. 

 

La 2ème étape est la préparation d'une sauce à l'ananas

 

Sauce à l'ananas

 

Ingrédients :

 

100 g de beurre
1 oignon
1
échalote

1 gousse d'ail
½ ananas mûr

2 c à café de miel

1 morceau de gingembre frais
½ c à café de piment ou de piment d'Espelette

1 pointe de curry

1 dl de bouillon de volaille

 

Eplucher et couper l'ananas en petites lamelles. 

 

Eplucher et couper le gingembre frais en toutes petites lamelles.

 

Hacher l'oignon, l'ail et l'échalote.

Faire fondre le beurre dans une casserole,

et y faire revenir l'oignon, l'ail et l'échalote.

 

Ajouter l'ananas, le miel, le gingembre, le piment,

le curry et le bouillon de volaille.

 

Laisser cuire à feu doux et à couvert pendant 10 mn.

 

Avant la 3ème étape, on va s'occuper du vinaigre de fruit de la passion fait la veille ou préalablement.

 

Passer le vinaigre de fruit de la passion, afin d'enlever les pépins. 

 

La 3ème étape et dernière étape est la préparation de la viande

 

Préparation du filet mignon 

 

Ingrédients :

1 beau filet mignon
1 c à soupe d'huile
2 c à soupe de sucre de canne 
1
c à café de miel
Coriandre fraîche

Couper le filet mignon en morceau de 2 cm d'épaisseur.

 

Dans une poêle, faire un caramel avec l'huile et le sucre de canne.
(Attention, à ne pas le brûler, il faut juste qu'il soit brun.) 

 

Y faire revenir les morceaux de filets (5 à 10 mn), et 

les retirer, pour les faire égoutter sur une grille.

 

Déglacer* la poêle avec le vinaigre de fruit de la passion,

et laisser réduire. 

(* Déglacer : c'est faire fondre le résidu de cuisson,

ici de la viande, avec un liquide, et faire légèrement réduire).

 

Ajouter le miel et arrêter la cuisson.

 

Remettre les morceaux de viande,

et laisser chauffer quelques minutes.

 

Mettre dans un plat de présentation les morceaux de viande,

couvrir de la sauce de la poêle.

 

Entourer de la sauce à l'ananas. 

 

Option décoration : Parsemer de feuilles de coriandre fraîche.

 

Servir chaud avec du riz blanc.

 

Bon appétit !

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