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Macaronette et cie

4 octobre 2025

Poires au vin rouge aux épices et orange

Nous entrons dans la période automnale, et les pommes et les poires arrivent sur nos étals.
 

Comme il me restait du vin rouge d'un repas, et que nous n'en buvons pas particulièrement en dehors des repas avec des amis ou de la famille. L'envie m'est venue de faire un dessert d'antan, et d'enfance : les poires au vin.

Je crois que cela fait pas mal d'année que je n'en avais fait. En recherchant sur mon blog, ma dernière recette de poires au vin rouge... date de 2010 ^o^ (recette ici)
 

On ne connait pas vraiment l'origine des poires au vin, mais on parle souvent de "poire à la beaujolaise" en disant que c'est une recette type de Bourgogne. On trouve également des recettes de poire au vin sous le nome de "poire à la bonne femme" comme dans le "Dictionnaire des ménages" d'Armand Etienne Maurice Havet (où la poire est cuire sans être épluchée).


Mais il n'y a pas qu'en France, que cela semble être un dessert traditionnel, car on retrouve également des recettes de poire au vin en Espagne, notamment dans la région de la Rioja avec la recette de "Peras con salsa obispo" (poire à la sauce de l'évêque), et en Italie dans le Piémont avec le "pere al vino".

Bref j'imagine que partout où on trouve du vin et des poires, il doit y avoir des variantes de poire au vin ^o^
 

En principe les épices utilisés pour faire les poires au vin sont la cannelle et le clou de girofle, mais on trouve une ribambelle de recettes où on peut trouver du gingembre, de la cardamone,... 

Ici à la recette classique, j'ai ajouté de la vanille et de l'orange (jus et zeste). J'ai également épaissi la sauce avec un peu de maïzena car j'ai réduit la quantité de sucre.

Plus votre vin sera tannique et plus vos poires seront rouges.
 

Une recette toute simple... que je devrais faire plus souvent ^o^
 

Poires au vin rouge aux épices et orange
 

Ingrédients

6 poires (conférence)
600 ml de vin rouge
100 g de sucre
1 bâton de cannelle
2 clous de girofle
1/2 gousse de vanille
1 orange bio (zeste et jus - à défaut d'être bio vous ne mettez pas la peau mais que le jus)
1 c. à café de maïzena

 

Dans une casserole pouvant contenir les poires, mettre le vin, le jus de l'orange, quelques écorces d'orange, la cannelle, la vanille fendue et les clous de girofle.
Porter à ébullition.

 

Pendant ce temps, éplucher les poires en gardant la queue et en retirant l'oeil.
Les rincer à l'eau.

 

Lorsque le vin frémit mettre les poires à cuire dans le vin. 
15 mn d'un côté et les retourner et laisser cuire 15 mn de plus.
(Vérifier la cuisson des poires à l'aide d'un couteau, la poire doit se décrocher de la lame)

Une fois cuite, sortir les poires et les égoutter.
 

Passer le vin pour retirer les épices.
Diluer la maïzena dans 1 cuil à soupe d'eau froide.
Diluer dans le vin, et laisser cuire quelques minutes pour épaissir la sauce.

 

Servir tiède ou froid.
 

  

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Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Sandrine CHAUVIN alias Macaronette et Cie

28 septembre 2025

Moelleux à la tomate verte

C'est la fin de saison des tomates, les dernières tomates de mes pieds de tomate ne finiront pas de mûrir, et je trouve toujours dommage de les perdre.
 

Comme chaque année, c'est la période où pour ne pas gâcher (c'est à la mode ^o^), je prépare de la confiture, du chutney de tomates vertes, du ketchup, et quelques beignets. Une fois cela fait, je reste cependant en quête de nouvelle recette.
 

En recherchant des recettes sur des sites anglosaxons, je suis tombée sur un article qui parle de la toxicité des tomates vertes. Puis sur un site qui clamait haut de fort : "Ne tentez jamais de consommer des tomates vertes non mûres car elles contiennent de la solanine en grande quantité et sont donc toxiques." site qui par ailleurs proposé par contradiction avec cette phrase impérative, naturellement des recettes à réaliser avec des tomates vertes... Nous ne sommes naturellement pas à une contradiction près sur le web !
 

Bref, nous sommes à une époque où il faut vérifier et revérifier les informations que nous lisons sur internet.
 

Alors faut-il jeter immédiatement nos recettes à base de tomates vertes ? Qu'en penser ?
 

Et bien oui, la tomate, comme d'autres fruits ou légumes (aubergines, poivrons, pommes de terre…) contiennent bien des substances toxiques, dont la solanine, qui d'ailleurs a donné le nom à cette famille : les Solanacées.

Cette toxine est plus présente dans les tomates vertes (non mûres) que dans les tomates arrivées à maturité.

Cependant (sauf à avoir une allergie ou sensibilité forte à ces toxines), la quantité contenue dans ces légumes est assez négligeables. Il faudrait manger une quantité astronomique de tomates vertes pour s'intoxiquer.

ATTENTION : Je ne dis pas naturellement qu'il faut manger des tomates vertes - mais si comme moi vous ne voulez pas les faire perdre, et que vous n'en abusez pas.
 

Cette année au détour d'une balade sur la toile, je suis tombée sur une recette de moelleux à la tomate verte sur le blog de Cuisines et Dépendances !
 

Alors pourquoi pas tester.

 

Moelleux à la tomate verte

pour un moule à manquer de 20 cm de diamètre

Ingrédients :

320 g de tomates vertes mixées
230 g de sucre
90 g de poudre d'amandes
100 g de farine
2 œufs
20 ml d'amaretto

Préchauffer le four à 180°C.

Laver, épépiner et mixer les tomates vertes (inutile d'enlever la peau).

Dans un récipient, mélanger les ingrédients à l'aide d'un fouet.

Beurrer et fariner votre moule à manquer, et y verser la préparation.
J'ai parsemé le gateau d'amandes éffilées, mais c'est optionnel.

Enfourner et laisser cuire pendant 40 minutes.
Vérifier la cuisson au couteau.

  

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13 juillet 2025

Fraisier Coco

C'est la fin des fraises. Il arrive encore d'en trouver un peu mais clairement nous passons à la saison des fruits d'été.
 

Sur la base de recette de mon fraisier CAP traditionnel, voici une variante avec une génoise et une crème mousseline à la noix de coco.
La fraise se marie très bien avec la noix de coco.

 

Traditionnellement le fraisier se fait avec une crème mousseline, c'est la recette que j'ai tendance à faire. Mais vous pourrez le réaliser avec une crème diplomate avec une crème pâtissière à base de lait de coco. 
 

A noter que je ne mets pas que du lait de coco, car je fais généralement un mélange lait et lait de coco, mais il est tout à fait possible de faire la crème pâtissière qu'avec du lait de coco.
 

C'est la fin du printemps, alors on en profite -o^
 

Fraisier Coco
 

Sirop de punchage 
 

75 ml d'eau
100 gr de sucre
1 à 2 c. à soupe de liqueur de coco ou de rhum brun

 

Dans une casserole, mettre l'eau et le sucre, et amener le tout à ébullition quelques minutes.

Laisser refroidir complètement, et ajouter la liqueur.
 

Génoise Coco
 

150 gr d’œufs entiers
90 gr de sucre
80 gr de farine
15 g de poudre de noix de coco

 

Pré-chauffer le four à T°5 - 6 (180°C)
 

Préparer un bain-marie.

Dans un bol de robot en inox ou un cul de poule, fouetter légèrement les œufs et le sucre,
en continuant de fouetter mettre la cuve au bain marie,
et laisser chauffer jusqu'à une température de 47 - 50°C tout en continuant de fouetter.

Lorsque cette température est atteinte, retirer le mélange du bain-marie,
et fouetter à l'aide d'un fouet électrique ou robot,
jusqu'à ce que le mélange augmente de volume et refroidisse.


Pendant ce temps préparer une plaque recouverte d'un papier cuisson.

 

Lorsque le mélange a doublé-triplé de volume et qu'il fait un ruban.
Mettre l'intégralité de la farine tamisée et la poudre de noix de coco dessus,
et incorporer délicatement à l'aide d'une maryse.

 

Verser la pâte sur 1 plaque permettant d'avoir la taille des cercles.

Laisser cuire 10 mn.
 

Démouler, retirer le papier cuisson et laisser refroidir sur une grille.
 

Crème mousseline à la noix de coco
 

250 ml de lait de noix de coco
125 ml de lait
90 gr de jaunes d’œufs
70 gr de sucre
45 gr de maïzena
180 gr de beurre
1 c. à soupe de liqueur de coco

 

Porter le lait et lait de coco à ébullition.
 

Pendant ce temps, mélanger les jaunes d’œufs avec le sucre et la maïzena.
 

Lorsque le lait et lait de coco bouillent, verser le sur le mélange.
Mélanger et remettre à cuire sur le feu afin d'obtenir une crème pâtissière.

Compter 1 à 2 minutes de cuisson après le retour d'ébullition.
Hors du feu ajouter à peu près la moitié du beurre dans la crème, et mélanger.

 

Verser la crème pâtissière dans un récipient, et filmer au contact pour mettre au réfrigérateur.
 

Laisser la crème pâtissière refroidir jusqu'à environ 30°C (il ne faut pas que la crème soit froide).
Laisser le reste de beurre hors du réfrigérateur afin qu'il prenne la température ambiante.

 

Fouetter le beurre afin de le faire crémer (texture de crème) dans un bol de robot ou au fouet,
puis ajouter petit à petit la crème pâtissière et la liqueur de coco,
et fouetter afin de foisonner la crème mousseline.
Elle devrait avoir la texture d'une mousse.

 

Montage
 

Vous pouvez voir le montage plus détaillé sur le billet de mon fraisier classique
 

Ingrédients 
 

1 barquette de fraises
de la pâte d'amande

 

Laver les fraises et les essuyer.

Couper les plus belles et de même hauteur en deux, et chemiser votre cercle à entremets avec les fraises.

Tailler en petits morceaux quelques fraises.
 

Découper un 1er disque de génoise de la taille du fond du cercle moins l'épaisseur des demi fraises, et déposer le cercle au fond.
Imbiber le cercle de génoise du sirop de punchage.

 

Recouvrir les fraises de crème mousseline,
en insistant bien sur les trous et une fine couche de mousseline sur le biscuit
et recouvrir de fraises coupées.

 

Découper un 2ème cercle de génoise de la taille de l'insert,
le déposer sur l'insert, et l'imbiber de sirop de punchage.

 

Recouvrir d'une fine couche de crème mousseline, et lisser la surface.
 

Mettre le tout au réfrigérateur au moins pendant 3 heures.
 

Etaler de la pâte d'amande afin de recouvrir le haut du fraisier,
sans la découper déposer à l'aide du rouleau la coupe de pâte d'amande
et découper à la taille du cercle.

Retirer l'excédent de pâte d'amande et décercler le fraisier.
 

Décorer selon votre envie.

C'est un gâteau à garder au réfrigérateur avant de le manger
(cependant sortez le 1/2 heure avant la dégustation).

  

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6 juillet 2025

Thé à la fraise coréen - 딸기 차 (ttalgi cha)

Avant que la saison ne soit terminée, voici une recette de thé à la fraise façon coréenne.
 

Je vous avais déjà donnée la recette du Yuja Cha (유자차) ou le thé au citron coréen. Et bien ici, c'est la même technique, mais cette fois avec un fruit de saison : la fraise.
 

Comme le Yuja Cha, il n'a de thé que le nom -o^, puisqu'il ne contient pas de thé. C'est au final une préparation sucrée de fruits que l'on va laisser fermenté légèrement.

En Corée du Sud, on trouve une énorme variété de thé aux fruits : à la grenade que l'on appelle Seoglyu cha (석류 차), au jujube que l'on appelle Daechu-cha (대추차), au gingembre que l'on appelle Saeng-gangcha (생강차), à l'omijacha que l'on appelle Omija cha (오미자차)...

Le thé à la fraise est parfait tant pour les boissons chaudes que les boissons froides.
 

Comme le Yuja Cha, les coréens le boivent chaud, mais également avec de la limonade. Avec la limonade, la boisson prend le nom de 에이드 (prononcé : adé - comme la fin de limonade en anglais), et on en trouve de toutes sortes, fait avec un fond de thé au fruit et de la limonade. C'est très frais en été.
 

Le thé à la fraise coréen - 딸기 차 (ttalgi cha) se boit donc chaud, froid, avec de la limonade, ou du lait bien frais.
 

Une recette ultra simple.

 

Thé à la fraise coréen
 

딸기 차 (ttalgi cha)
 


Ingrédients :

500 g de fraises lavées, essuyées et coupées en morceaux
450 g de sucre
Le jus d'un 1/2 citron

 

Mettre les fraises coupées, et les écrasées légèrement
et ajouter le sucre et le jus de citron.

Mélanger


Répartir la préparation dans des bocaux stérilisés.
Fermer.

Laisser macérer 3 jours au réfrigérateur avant de pouvoir déguster.
 

  

Avec de l'eau chaude comme un thé, mais c'est très bon avec du lait ou comme en Corée avec de la limonade ^o^


 

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15 juin 2025

Charlotte aux fraises

Après l'Apple Charlotte de mon dernier billet, une recette plus classique pour nous.

Cela fait bien longtemps que je n'avais pas fait de biscuits à la cuiller. C'est à l'occasion d'une envie de mon mari pour son anniversaire pour une charlotte aux fraises, que je me suis remise à faire des biscuits à la cuiller.

Sans grande surprise, la charlotte que nous connaissons a été créée par Marie-Antonin Carême, dit le Chef des rois ou le Rois des chefs, qui officia chez Talleyrand, puis à la Cour d'Angleterre et à la cour du Tsar de Russie, comme cuisinier et pâtissier. Il est le créateur d'un bon nombre de desserts qui sont des classiques aujourd'hui.


Il crée la charlotte, comme nous la connaissons autour de 1800, lorsqu'il était Chef à la Cour d'Angleterre. Comme expliqué dans mon précédent billet, la légende veut qu'il se soit inspiré de l'Apple Charlotte (gâteau anglais à base de brioche ou pain de mie perdu beurré et de compote cuit au four et dégusté tiède) pour créer la charlotte. Il remplace la brioche ou pain de mie par des biscuits cuiller et remplace la compote par un bavarois. Il en fait un dessert froid, que l'on nommera à l'époque "Charlotte à la parisienne", puis qui sera rebaptisé "Charlotte à la russe" lorsqu'il officiera à la Cour du Tsar de Russie.

S'agissant du nom de Charlotte, le dessert anglais et sa version revisitée de Marie-Antonin Carême viendrait du prénom de la Reine Charlotte, femme du Roi Georges III... Bien évidemment si vous avez lu mon précédent billet, c'est l'une des versions de l'histoire -o^
.

 

Charlotte aux fraises
 

Pour un cercle à charlotte : 8 cm de hauteur et 20 cm de diamètre (6 - 8 personnes)

Biscuits à la cuiller

3 oeufs
100 gr + 25 gr de sucre
125 gr de farine
sucre glace

 

Pré-chauffer le four T°6 (180°C)
 

Dans un récipient, monter les jaunes avec 10 gr de sucre jusqu'à blanchiment.
 

Monter les blancs en neige et dès qu'ils sont bien montés.
Ajouter le reste de sucre progressivement et serrer les blancs en neige.
 

Incorporer les jaunes blanchis aux blancs en neige.

Puis ajouter la farine tamisée et incorporer délicatement.
 

Mettre la pâte dans une poche à douille avec une douille de 10.
 

Dresser sur une plaque recouverte de feuille de papier cuisson
d'abord un cercle du diamètre de votre cercle à entremets (ici de 20 cm de diamètre),

puis faire des bandes de la hauteur du cercle à entremets.
(
Aidez-vous en dessinant à l'arrière de la feuille de papier cuisson les limites pour pocher)

 

 Saupoudrer généreusement de sucre glace et laisser reposer 10 mn.

Saupoudrer de nouveau de sucre glace les bandes de biscuits, et enfourner et cuire pendant environ 10 mn.

Décoller de la feuille de cuisson et laisser refroidir.

 

Sirop pour imbiber
 

35 ml d'eau,
50 gr de sucre
Ajouter du kirch ou autre alcool ou parfum si vous le souhaitez

 

Dans une casserole, mettre l'eau et le sucre,
et amener le tout à ébullition, cela doit devenir sirupeux.
Laisser refroidir complètement.

 

Mousse à la framboise
 

3 feuilles de gélatine
180 g de coulis de fraises
25 g de sucre (si vous utilisez de la purée de fraises, donc moins sucrée la quantité de sucre sera alors de 40 g)
90 g de crème liquide
1 c. à soupe de mascarpone

75 g de blancs d'oeufs

des fraises
 

Mettre à ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau bien froide.
 

Faire chauffer 1/3 du coulis de fraises avec 10 g de sucre.
Lorsque le coulis commence à bouillir, hors du feu, ajouter les feuilles de gélatines bien essorées,  
puis ajouter le reste du coulis de fraises.
Laisser refroidir jusqu'à température ambiante.

Monter la crème liquide au fouet, et l'incorporer délicatement au coulis de fraises.


Monter les blancs en neige et les serrer avec le reste du sucre, et incorporer le tout au mélange délicatement.

 

Laver, essuyer et découper des fraises en morceaux et les mélanger à la mousse.
 

Montage :

Déposer le cercle à charlotte sur un plat de service.
 

Découper légèrement le bas des bandes de biscuit cuiller, et cercler l'intérieur du cercle à charlotte avec les bandes.
 

Découper à la taille du centre de la charlotte le biscuit cuiller en cercle, et déposer au fond du cercle.
 

Imbiber le biscuit du fond, et verser la mousse dans la charlotte.
Lisser la surface et réserver au réfrigérateur pendant au moins 4 h (voir une nuit).

 

Décoration : chantilly, fraises, biscuits cuiller, et divers fruits rouges
 

  

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8 juin 2025

Apple Charlotte... une tradition anglaise

Pourquoi donner un nom anglais à une recette?... Et bien, parce que c'est une recette traditionnelle anglaise ^o^... sauf si la vérité est ailleurs !

On lit un peu partout que l'Apple Charlotte est l'ancêtre de la Charlotte, dont s'inspira Marie-Antoine Carême, Chef des rois ou Rois des chefs, grand nom de la pâtisserie française du 19ème siècle pour créer la charlotte que nous connaissons.


De ce que l'on lit dans les articles de presse, l'Apple Charlotte aurait été créée à la fin du 17ème siècle par ou pour la Duchesse Charlotte de Mecklembourg-Strelitz, épouse de Georges III, Roi d'Angleterre et mère de la célèbre Reine Victoria. C'est même l'histoire que conte Pierre Liénard, ancien Directeur de la fameuse pâtisserie Stohrer à Paris (ici).

Créée à l'initiative de la Reine Charlotte avec le cuisinier de la cour d'Angleterre de l'époque, ce dessert rustique se voulait à la portée de tous. Il était à l'époque généralement fait avec des pommes, car la Reine Charlotte était la marraine des producteurs de pommes anglais.

 

Pour valider cette origine anglaise, les articles citent généralement 2 sources :
 

- le livre de John Mollard de 1802 "The Art of Cookery Made Easy and Refined". Il est vrai que l'on retrouve une recette de Baked Apple Pudding. Cependant la recette est assez loin de l'Apple Charlotte, dont l’appellation n'apparait pas non plus dans l'index des recettes !
La recette décrite consiste est la suivante : "Stew the apples as for a tourte or tartlets, and when they are cold add to them six eggs well beaten; put the mixture into a dish with puff paste round the rim, and bake it." Cela ressemble plus à ce que l'on appellerait chez nous une tarte normande en Apple pie mais sans la crème !

- un poème de Joel Barlow de 1793, "Hasty pudding" dont les vers mentionnent bien une Apple Charlotte qui ressemble en effet à la recette : "... The Charlotte brown, within whose crusty sides, A belly soft the pulpy apple hides; The yellow bread, whose face like amber glows...". Cependant c'est un poète et diplomate américain, né dans le Connecticut, certes à une époque où le Connecticut était britannique.
 

De mes recherches, c'est clairement une recette appréciée au Royaume-Uni et qui semble faire partie des classiques, mais rien n'en donne vraiment l'origine.
 

En cherchant plus loin, on retrouve des recettes de "Charlotte de pommes" dans divers ouvrages de cuisine de chefs français comme dans l'ouvrage "Le cuisinier impérial ou L'art de faire la cuisine et la pâtisserie pour toutes les fortunes" d'André Viard de 1806, ou celui de Mme Rosalie Blanquet "La cuisinière des ménages ou Manuel pratique de cuisine et d'économie domestique pour la ville et la campagne" de 1879. Ouvrages disponibles gratuitement sur le site de la BNF.
 

Alors qui croire ? Et qu'en penser ?
 

Personnellement, j'aime beaucoup l'histoire ou la légende de la Reine Charlotte... donc c'est celle que je garderai à raconter -o^

Anglais ou pas, il fallait que je teste ce dessert ^o^
 

Pour ce qui est de la recette, j'ai suivi la recette d'Anna Olson (chef américaine -o^, dont je vous met le lien vers la vidéo). Pour réaliser ce dessert, on utilise du pain de mie ou un pain brioché ou "egg bread", que l'on va beurrer.
On tapisse un moule à charlotte avec le pain et on met au centre des pommes. beaucoup de pommes. Ce gâteau est ensuite cuit pendant des heures afin d'avoir une croute croustillante et des pommes fondantes. Aujourd'hui avec une pré-cuisson des pommes comme dans la recette que je vous donne, on réduit de beaucoup de temps de cuisson au four.

 

S'agissant du egg bread, vous savez maintenant pourquoi je vous avais donné précédemment une recette maison ^o^. Naturellement, si vous n'avez ni l'envie, ni le courage de le faire maison, du pain de mie ou un pain brioché ferra parfaitement l'affaire.
 

Vous pourrez également changer les fruits... ou accommoder vos pommes avec des épices... Bref, c'est une recette à adapter selon vos goûts.
 

Je vous conseille de l'accompagner d'une crème anglaise, c'est vraiment top.
 

Enjoy !
 

Apple Charlotte
 

Pour un moule à charlotte

2 pommes Granny Smith
4 pommes type Chantecler, Belchard, Golden
60 g de beurre (pour beurrer le moule à Charlotte)
50 g de sucre
le zeste et le jus d'une orange bio
60 ml de confiture d'abricot

un pain de mie brioché ou un egg bread (recette dans le lien)
 

Éplucher, retirer le cœur et couper les pommes en morceaux.
 

Laver et prélever le zeste de l'orange, puis couper en zeste en julienne très fine.
Prélever ensuite le jus.

  

Dans une poêle, faire cuire les pommes à feu doux pour les ramollir.
Ajouter le sucre, le jus d'orange, les zestes et la confiture d'abricot,
et cuire les pommes jusqu'à ce qu'elles soient tendres.

   

Réserver.
 

Préchauffer le four à 190°C degré.
 

Trancher le pain de mie ou le egg bread, et retirer la croute.
Couper certaines tranches en triangles, puis d'autres en 2 pour obtenir des rectangles.
Dans une tranche couper un cercle un peu plus petit que le fond du moule à charlotte.

  

Beurrer généreusement le moule à charlotte.
 

Déposer le cercle de pain dans le fond, puis tapisser les bords avec les pains coupés en triangle.
Il ne doit pas y avoir de vide entre les tranches et elles doivent se superposer.

  

Tapisser ensuite le bords avec les tranches rectangulaires, en les superposant légèrement.

   

Une fois tapissé, verser les pommes dans le moule en les tassant bien.

   

Une fois rempli, poser un cercle de papier cuisson sur le dessus afin d'éviter de brûler les pommes.
Et couvrir le rebord avec du papier aluminium.

  

Faire cuire 30 à 40 minutes.

Passer ce temps, retirer le moule du four.
Retirer le papier cuisson et le papier d'aluminium.

Beurrer légèrement des tranches de pain afin de recouvrir les pommes,
et déposer les tranches de pain de mie ou egg bread sur les pommes.

Remettre à cuire pour 20 minutes.

Laisser refroidir dans le moule à charlotte pendant au moins 30 minutes avant de démouler.

Démouler sur plat de service.

Servir tiède avec une crème anglaise.

  

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1 juin 2025

Egg Bread ou pain de mie brioché maison

Voici une recette d'Egg bread, en préparation d'une autre recette que je mettrais en ligne prochainement. Il faudra donc être patient ^o^
 

Le Egg Bread est tout bonnement du pain de mie brioché par sa forme et par sa texture.
 

Pourquoi alors utilisé l'appellation anglaise ? Évidemment, cela fait plus smart ! A vrai dire pas vraiment ^o^, c'est juste parce que je me suis inspirée pour cette recette de recettes anglaises et américaines, qui utilisent cette appellation.

Donc si vous êtes curieux et avez envie de voir pourquoi je me suis tournée vers une recette anglo-saxon, cette appellation vous permettra de retrouver d'autres recettes et de vous faire votre avis.
 

Plus on se lance dans la fabrication de brioches ou assimilés, et plus on s'aperçoit que d'un pays à un autre, les ingrédients sont généralement les mêmes et finalement, c'est plus la forme ou quelques variantes dans les ingrédients qui font la différence.
 

Ici la forme de pain de mie s'imposait, comme vous le verrez dans la prochaine recette que je publierais. Il me fallait également une texture de pain de mie, mais plus sucré ou proche d'une brioche sans pour autant être une brioche. C'est comme cela que je suis tombée sur la recette de FrugalGirl, dont j'ai un peu adapté, je l'avoue, la fabrication à ma façon.
 

Bien évidemment, il ne sert pas que pour la prochaine recette... C'est un excellent pain de mie pour le petit déjeuner, grillé ou pas, et il est également parfait pour faire du pain perdu.
 

Que demander de plus ?

Et bien le tester ^o^
 

Egg Bread maison
 

Pain de mie brioché
 

Pour 2 pains de mie

700 g de farine t55
10 g de levure de boulanger déshydratée (ou 20 g de levure de boulanger fraîche)
315 ml de lait (voir un peu plus selon la texture de la pâte)
35 g de sucre
40 g de beurre non salé ramolli
1 c. à café rase de sel
2 œufs et demi (œuf moyen de 50 g) - garder le reste de l’œuf pour badigeonner vos pains

 

Faire chauffer la moitié du lait et y dissoudre la levure de boulanger.
Mélanger avec le reste de lait.

 

Dans un bol de robot, mettre la farine, le sel, le sucre, mélanger légèrement.
 

Verser le lait avec la levure et mettre les œufs.
 

Pétrir 5 minutes au robot.
Puis ajouter le beurre, et rectifier la texture de la pâte avec un peu de lait si besoin.
J'ai ici ajouté 10 ml de lait pour avoir une texture pâte souple, presque collante.

 

Pétrir pendant 15 minutes.
La pâte doit se détacher de la paroi.

 

Retirer la pâte du bol, et la travailler légèrement sur le plan de travail légèrement fariné.
Former une boule, mettre dans un cul de poule, couvrir et laisser pointer à température ambiante
pendant 30 minutes.

 

Rabattre la pâte et mettre la pâte à pousser dans une pièce tiède pendant 1 heure.

Beurrer vos moules.
 

Dégazer, couper la pâte en 2 pâtons
(ici selon la taille de mes moules 400 g et 800 g - mais cela va dépendre de vos moules).

 

Rabattre et plier en 3 pour former la pâte, et la mettre dans votre moule beurré.

  

Badigeonner du reste de l’œuf battu, et laisser pousser pendant au moins 1 heure dans une pièce tiède.
 

Four à 180°C (personnellement à 160°C)
Enfourner une fois que la pâte a doublée de volume pour 20 à 30 minutes.

Démouler et réserver sur une grille pour refroidir.
 

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30 mars 2025

Buuz (ᠪᠤᠤᠵᠠ ou бууз) - raviolis mongols

 

Un peu de salé, avec une recette testée en Mongolie : les Buuz (ᠪᠤᠤᠵᠠ ou бууз), qui sont des raviolis mongols à la viande, généralement préparé pour Tsagaan Sar, qui est la fête du nouvel an Mongol.

De la Mongolie, j'avoue que je ne connais pas grand chose, sauf Oulan Bator, sa capitale, que nous appelons communément "UB" (prononcé à l'anglaise) pour son nom en cyrillique de UlaanBaatar (Улаанбаатар). Je vous mets en fin de billet quelques photos de UB, qui n'est pas une ville très attractive il faut bien le dire, mais qui peut avoir des aspects surprenants pour un Européen.
 


Mais revenons à la recette.
 

On retrouve des recettes et versions de raviolis dans toute l'Asie et l'Asie Centrale. Mais cela n'a rien d'étonnant quand on regarde l'histoire de la région et les mouvements de population. Alors comme on peut le lire sur certains sites, c'est vrai que les buuz (ᠪᠤᠤᠵᠠ ou бууз) mongols ressemblent à certains Jiaozi (交子) chinois, aux mandu (만두) coréens, aux momo (མོག་མོག) du Tibet...་

En Mongolie, les buuz sont très répandus de là à dire que c'est un plat national, les opinions divergent. Pour certains mongols, les buuz ne sont pas un plat national mongol (un article intéressant si vous avez le courage de le traduire : ici - qui se base sur l'absence de culture de blés et donc de farine en Mongolie pour résumer très très rapidement), pour d'autres cela fait partie intégrante de la culture mongole.
 

J'avoue que je suis de l'opinion des seconds. Ce n'est pas parce que depuis la nuit des temps, il n'y a pas de farine en Mongolie (ou dans un pays), qu'une fois introduit dans le pays depuis des générations, un plat national ou local tout du moins ne peut pas être créé ou adopté.

Forte heureusement les détracteurs, ne parviennent pas à interdire ou éviter que les mongols pour leur jour de fête ne préparent des buzz pour leurs convives. Moment de convivialité pour un peuple de nomades.
 

Cette version de raviolis mongols est généralement préparée avec de la viande de moutons ou de yak ou de boeuf. L'idéale serait une viande un peu grasse, mais c'est compliqué de trouver une viande grasse par chez nous.

Ici j'ai utilisé de l'agneau, car difficile de trouver de la viande de moutons, même dans les boucheries magrébines (et ce malgré le Ramadan !). Je vous mets ici une vidéo de Bogi's Life, qui vous montrera le type de viande utilisée
 

Vous trouverez certaines recettes qui intègrent des légumes dans la farces. Cependant en Mongolie, il n'y a pas vraiment de culture maraichère, alors je suis restée sur une recette à la viande trouvée dans un livre de cuisine Mongole, et qui est assez similaire aux sites de Horseback Mongolia, qui propose une vidéo permettant de comprendre la fabrication, ou sur Nomin's Kitchen.
 

J'avoue qu'il y a encore pas mal de travail pour que mes buuz est une forme respectable -o^, mais je n'en fais pas des milliers comme dans les familles mongoles.

J'espère que vous aimerez.
 

Buuz - Raviolis mongols

 

pour environ 30 buuz

Ingrédients
 

pour la pâte

500 g de farine
250 ml d'eau tiède
1 pincée de sel
1 c. à café d'huile végétale

 

Pour la farce

500 g de viande de mouton ou de boeuf
1 gros oignon
2 gousses d'ail
sel et poivre
1 c. à soupe d'huile végétale
50 ml d'eau froide
optionnel :
1 c. à café de carvi ou cumin moulu
1/2 c. à café de paprika

Préparer la pâte :

Mélanger la farine et le sel, et ajouter progressivement l'eau tiède et l'huile en pétrissant.
Pétrir pendant 10 mn.

Couvrir la pâte et la laisser reposer 30 mn.
 

Préparer la farce :

Eplucher et ciseler l'oignon.
Eplucher et hacher l'ail.

Pour la viande vous pouvez soit la hacher (c'est ce que j'ai fait) soit la couper en tartare au couteau.
 


 

Dans un récipient, mettre la viande avec l'ail et l'oignon, et ajouter le sel, le poivre et le carvi.
Mélanger.
Ajouter ensuite l'huile et l'eau, et bien mélanger la farce.

 


 

Façonnage :

Couper la pâte en 3 ou 4 morceaux et faire des rouleaux de pâte.
Diviser la pâte en 30 morceaux d'environ 30 g.

Faire des boules et les écraser. Puis les étaler au rouleau, en insistant sur le bord des cercles de pâtes.
 

  
 

Déposer de la farce au milieu, puis façonner en pinçant les bords:
vidéo
 

  
 

Faire chauffer de l'eau et faire cuire les buuz à la vapeur.
Il faudra huiler légèrement le panier de cuisson vapeur et ne pas mettre les buuz trop près les uns des autres pour éviter de les coller.

 

Une fois cuit : à déguster avec un mélange de vinaigre noir et sauce soja.

Ils se mangent à la main - pas de baguettes en Mongolie ^o^
 

  


 

Et pour finir comme promis quelques photos prises à UB (Oulan Bator)
 

Place Gengis Khan (ancienne place Sukhbaatar) - avec le parlement mongol
 

Statue de Gengis Khan devant le parlement

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9 mars 2025

Monkey bread à la cannelle

Voici une recette que je n'ai pas faite depuis des années : le monkey bread ou pain de singe, aussi appelé "bubble bread" (pain bulles), "jumble bread" (pain fouilli), "pull-apart bread" (pain à démonter), "pinch-me cake" (gâteau tire moi), "pluck-it cake" (gâteau à démolir)... ou Hungarian coffee cake, soit "gâteau hongrois pour le café".

Ce dernier nom est me semble-t-il plus approprié. Il faut dire que cette brioche très populaire aux Etats-Unis, trouve ses origines en Hongrie. C'est une version américaine du Arany Galushka, spécialité hongroise de brioche formée de boules. Il faut dire que la  gastronomie américaine est empreinte des cuisines des émigrants qui constituent sa population américaine.
 

Je vous avais déjà proposé une variante originale de monkey bread à base de potiron. Mais cette fois, je vous propose une version beaucoup plus classique à base de cannelle.
 

Le monkey bread est une variante de pâte à brioche que l'on découpe en petites boules roulées dans du sucre et de la cannelle, et même du beurre, que l'on assemble dans un moule, type moule à kouglof (mais tout autre moule fera parfaitement l'affaire).

C'est caramélisé et parfumé à souhait.
 

Le truc amusant avec le monkey break, c'est qu'on ne le coupe pas comme un gâteau classique, on pique un morceau directement dans le gâteau.
 

Attention c'est assez addictif ^o ^
 

Monkey Bread à la cannelle
 

Ingrédients :

465 g de farine (type T 55)
53 g de sucre
1 c. a café de levure de boulanger sèche
1 c. à café de sel
28 g de beurre fondu
220 ml de lait tiède
60 ml d'eau tiède

Sucre cannelle :

100 g de sucre cassonade et de sucre brun
2 c. à café (ou moins selon votre goût) de poudre de cannelle
50 g de beurre fondu

Dissoudre la levure dans l'eau tiède.
 

Dans la cuve d'un robot mettre tous les ingrédients :
la farine, le sucre, le sel, le lait, l'eau et la levure.

 

Pétrir pendant 10 mn.
(si vous n'avez pas de robot, commencer à mélanger les ingrédients à la spatule,
puis pétrir la pâte jusqu'à ce qu'elle ne colle plus du plan de travail et de vos mains.
Cela prend bien plus de temps et le temps dépendant de votre pétrissage.)

 

Mettre la pâte dans un récipient, et couvrir.
Laisser pousser 1 h, la pâte doit doubler de volume.

 

Mélanger le sucre cassonade et brun avec la cannelle.

Beurrer généreusement votre moule à kouglof.
Et saupoudrer de sucre - cannelle dans le fond.

 

Étaler la pâte sur le plan de travail, et découper la pâte en petits morceaux.

Bouler les morceaux.
 

Les tremper un peu dans le beurre, puis dans le sucre-cannelle.
Les disposer dans le moule sans les serrer.

 

Laisser environ 2 cm avant le bord de votre moule.

Couvrir et laisser pousser pendant 1 heure.
 

Pré-chauffer le four à 170 °C.

Enfourner pour 30 à 35 mn.
Une fois cuit, démouler et laisser refroidir.

Glaçage :

100 g de sucre glace
2 c. à soupe de lait

Mélanger le sucre glace et le lait.

Glacer le Monkey bread.

  

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2 mars 2025

Cake au miel - citron et gingembre

C'est une recette qui a pas mal tournée sur la blogosphère fût un temps. Elle est clairement pour ceux qui aiment le miel, et veulent changer du pain d'épices (où n'aiment pas le pain d'épices). Toutes les recettes que j'ai trouvées, sont à peu près équivalentes sur les ingrédients de base, mais différent sur les parfums ajoutés pour accompagner le miel.
Ce qui ouvre toutes les perspectives possibles.

 

Personnellement j'ai choisi d'utiliser pour base la recette d'Edda, du blog "Un déjeuner de soleil", car je sais que ses recettes sont sûres et à mon goût. Quand on connait les personnes derrière les écrans, cela aide à choisir les recettes à suivre ^o^

 

Le goût de ce cake va dépendre du type de miel que vous souhaitez utiliser, et donc il sera plus ou moins marqué en goût. Ici j'ai utilisé un miel de la région parisienne : le miel de mon voisin, qui a quelques ruches dans la région dans le cadre d'une association.

Je trouve génial, ces initiatives de particuliers qui mettent des ruches dans leur jardin. L'avantage quand vous avez des arbres ou arbustes fruitiers, c'est que la pollinisation est assurée. J'avoue que c'est assez fascinant d'observer les abeilles butiner de fleurs en fleurs aux beaux jours.
Je vous mets en lien une petite vidéo d'un apiculteur qui explique ce qu'il faut savoir sur les abeilles, et y faire attention :
ici.

 

En plus du miel, il contient du thé. Donc libre à vous d'utiliser votre thé préféré, et de lui donner un parfum qui vous conviendra le plus.

 

Sa texture ressemble beaucoup au pain d'épices du Chef Christophe Michalak, dont je vous avais partagé la recette (voir le lien). Il est moelleux comme je les aime.

 

Je vous laisse avec ma version, mais faites vous plaisir ^o ^

 

Cake au miel, citron et gingembre

 

Moule de 20 cm (sur la photo le moule est un moule de 25 cm mais je trouve que cela fait un cake trop plat)

Ingrédients :

120 g de miel (de votre choix)
100 g de farine
50 g de poudre d'amandes
40 g de sucre (attention ne réduisez pas la quantité de sucre - c'est la quantité minimale pour sa texture)
200 ml d'eau
60 ml d'huile d'olive
du thé de votre choix - ici thé miel - gingembre
1 œuf
1 c à café de levure chimique
le zeste d'un citron bio
1 c. à soupe de gingembre frais râpé

Préchauffer le four à 170°C

 

Faire bouillir l'eau et faire infuser le thé (en 3 et 5 mn)
(le temps d'infusion va dépendre de l'intensité du goût souhaitée
mais attention ne pas laisser infuser le thé trop longtemps sinon il va devenir amer)

 

Dans un récipient tamiser et mélanger : la farine, la levure, le sucre et la poudre d'amandes

 

Une fois le thé infusé, prélever 90 ml de thé
(le reste du thé sera pour accompagner votre cake à la dégustation).
Mélanger le thé avec le miel, l’œuf, le gingembre râpé et le zeste de citron.

 

Verser la pâte dans un moule beurré et fariné de 20 cm de long.

 

Cuire pendant 30 à 40 mn (vérifier la cuisson au couteau).

Démouler et laisser refroidir sur une grille.

 

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