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Macaronette et cie
31 mai 2014

Navarin d'agneau printanier

Je sais la météo n'est pas forcément en adéquation avec la saison et le thème de ce billet, mais pourtant nous sommes encore bien au printemps ! Donc le navarin sera printanier.

Lorsque je parle de navarin en cette saison, certains m'ont fait la réflexion que c'était plus un plat qu'ils mangeaient en hivers. Il faut dire qu'il existe une multitude de recettes de navarin, qui n'est rien d'autre qu'un ragoût après tout, et plus précisément un ragoût cuit à brun.
On assimile souvent viande en ragoût avec la notion de plats d'hivers apportant du réconfort, de chaleur...

Il faut dire qu'autour du navarin, on trouve d'abord le navarin aux navets (d'où on dit qu'il tire son nom, lorsqu'on ne vous raconte pas la bataille de Navarin en Grèce pendant la guerre d'indépendance contre la flotte ottomane de 1827), puis un des grands classiques le navarin aux pommes (aux pommes de terre pour être plus précis)...
Mais on peut le faire un peu comme on le souhaite et l'aime, et ce même avec des fêves (qui seront cuites à part et rajoutées à la viande).

Plat traditionnel de la cuisine française, comme je le disais plus haut, mon navarin est printanier (aussi appelé "aux primeurs"), car c'est la meilleure période pour profiter de tous les petits légumes nouveaux : navets, carottes, petits oignons, pommes de terre....

Ici, ce n'est pas une recette de navarin accélèrée, mais la recette de base et traditionnelle, qui permet de garder les bonnes textures aux différents éléments qui composent le navarin printanier.

En effet, on peut faire cuire les pommes de terre, carottes, navets, petits pois et haricots en même temps que la viande mijote tranquillement au four, mais le souci c'est que tous ces éléments ne cuissent pas de la même manière et avec le même temps. Je ne dis pas que c'est mauvais à la maison, mais souvent un des ingrédients n'est pas cuit... ou tellement cuit qu'il se délite.
C'est dommage et ça gâche un peu le plaisir de ce savoureux plat.

Même si plus long à faire et qu'il faut s'armer de patience quand on a pas la batterie de cuisine d'un grand restaurant (mon nombre de casseroles ou russes étant assez limité), je préfére une cuisson individuelle de chacun des éléments, comme dans le Référentiel de cuisine....
et rien n'interdit de le réchauffer avant de le servir.  
                 

Navarin d'agneau printanier
        

Ingrédients

1,8 kg d'épaule d'agneau (mais vous pouvez utiliser du collier, de la poitrine... d'agneau)
400 g de navets (de préférence des petits navets nouveaux)
400 g de carottes
1 kg de pommes de terre (type BF15, charlotte...)
250 g de petits oignons nouveaux (ou des grelots à défaut)
150 g de haricots verts
400 g de petits pois frais non écossés (soit environ 100 g de petits pois - que vous pouvez prendre congelés)
3 oignons
3 gousses d'ail
1 bouquet garni (thym, laurier, branches de persil)
60 g de farine
145 g de beurre doux
40 g de concentré de tomate
3 cuil à soupe de sucre
Huile de tournesol
Sel
Poivre
quelques feuilles de persil plat lavées et ciselées

Si votre boucher ne l'a pas fait, désosser et couper l'épaule d'agneau en morceaux régulier d'environ 50 g.

Eplucher et laver les carottes, navets et pommes de terre.
Les couper en morceaux de même taille (ou les tourner en forme de pommes cocotte environ 4 -5 cm de haut).
Eplucher les oignons nouveaux et laisser un peu de bout.
Laver et effiler les haricots et les couper en tronçons de 5 cm de long.
Ecosser les petits pois.

Eplucher et ciseler les oignons grossièrement.
Eplucher, dégermer et écraser l'ail.

Préchauffer le four à 180-200°C

Dans une cocotte ou un rondeau, mettre de l'huile à chauffer avec 25 g de beurre
Dès que la matière grasse est chaude faire rissoler les morceaux d'agneau.

Dès que les morceaux de viande sont bien rissolés, les retirer et retirer la matière grasse
(en laisser un peu)
Faire revenir les oignons ciselés quelques minutes, puis remettre la viande.
Saupoudrer de farine, et mettre au four sans remuer pour torréfier la farine.

Ajouter le concentré de tomate et mélanger pour bien napper la viande.
Ajouter de l'eau froide afin de recouvrir la viande, et ajouter le bouquet garni et l'ail.
Porter à ébullition sur le feu avant d'enfourner pour 35 - 40 minutes.

Pendant ce temps préparer les légumes.

Mettre les pommes de terre dans une casserole avec du sel et de l'eau froide
et faite les cuire jusqu'à ce que le couteau ne reste pas dans la pomme de terre lorsque piquée.

Mettre les carottes dans une casserole avec de l'eau à mi-hauteur,
50 g de beurre, 1 cuil à soupe de sucre et du sel.
Recouvrir d'un papier cuisson et laisser cuire jusqu'à ce que les carottes soient cuites et glacées.

Faire de même pour les navets et les petits oignons nouveaux.
Les faire cuire séparément.

Faire chauffer de l'eau avec du sel dans une casserole,
dès que l'eau bout, mettre les haricots verts et les faire cuire.
Dès qu'ils sont cuits , les plonger directement dans de l'eau glacée (cela permet de conserver leur couleur)

Faire de même pour les petits pois.

Dès que la viande est cuite, retirer les morceaux d'agneau,
passer la sauce du navarin au travers d'un chinois ou d'un tamis.
Vérifier l'assaisonnement.

Mettre les morceaux de viande dans la sauce, puis y ajouter les légumes.
Réchauffer si besoin, et parsemer de persil ciselé.

Servir bien chaud.

 

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29 mai 2014

Fraises séchées

Travail, enfants, quotidien... en pleine révision et travaux pratiques à la maison, je n'arrive plus à faire mes billets... ils sont tous en attente pour des jours plus calme et qui me laisseront le temps d'écrire.

Alors juste pour le plaisir de petite gourmandise, dont j'avais trouvé l'idée sympa en feuilletant le magazine "Régal" de mai-juin.

C'est extrêmement simple à faire, il faut juste un peu de patience et de belles fraises sucrées et parfumées. C'est quasi pas une recette au final.

En fonction de la coupe des fraises, soit vous obtiendrez comme ici des chips de fraises (le temps de séchage au four est assez court), soit des morceaux de fraises séchées utilisables dans un dessert (mais le temps de séchage est bien évidemment plus long).

Une vraie gourmandise que j'ai juste eu le temps de photographier avant de me faire dépouiller... Tant pis pour la recette que je voulais faire avec.

Vous pourrez les manger tel que, les mettre dans vos céréales ou pour parsemer un dessert...
         

Fraises séchées
       

Ingrédients

Une belle barquette de fraises

Laver, sécher et equeuter les fraises.
Couper les en lamelles ou en 2 - 3 suivant leur taille.

Poser les morceaux de fraises sur des plaques de cuisson recouverte de papier cuisson.

 

Enfourner dans un four à 100°C au moins 1 heure pour les chips et beaucoup plus pour les fraises morceaux.
Si besoin n'hésitez pas à les retourner à mi-séchage.

 

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25 mai 2014

Ichigo no shōtokēki (イチゴのショートケーキ) ou le Fraisier Japonais

Mais qu'est-ce donc que cela ? Je pense que c'est la question qui vous serez venue si je n'avais pas complété le titre de mon billet. Et je vous comprend.

Ici rien d'étonnant, de particulier, de bizarre, juste la version japonaise du fraisier, soit apparemment l'un des gâteaux les plus populaires au Japon !

J'ai découvert la version japonaise du fraisier grâce à Midori, dont je remercie encore la gentillesse de m'avoir réservé une part de son délicieux fraisier afin que je puisse le tester.
Elle en avait préparé un pour la période d'Hanami (花見 "regarder les fleurs"), soit la période de floraison des cerisiers qui commence fin mars au Japon. Cette période s'achéve avec Hana Matsuri (soit la "fête des fleurs") qui célébre la naissance du Bouddha historique le 8 avril.
Une belle occasion pour découvrir ce délicieux gâteau.

Bien évidemment, je n'ai pas pu résisté à refaire cette version de fraisier à la maison :o) On est loin de la fête des fleurs, mais comme on trouve encore de belles fraises ce serait dommage de ne pas en profiter.

L'Ichigo no shōtokēki soit un gâteau éponge aux fraises, et donc pas assimilation appelé "fraisier japonais" est bien plus léger en bouche que le fraisier que nous connaissons avec sa fameux crème mousseline (crème pâtissière montée au beurre, que j'apprécie aussi bien évidemment).
Les points communs de ces 2 fraisiers sont :

- les fraises bien évidemment, et
- la génoise, dont la recette différe légèrement de la version française.

Ce qui change principalement c'est la crème, puisqu'ici il s'agit d'une simple chantilly sucrée.

Vous aimez les fraises - chantilly ? Alors vous aimerez sans aucun doute ce fraisier japonais, particulièrement aérien.
          

Ichigo no shōtokēki
        

Fraisier Japonais
          

Recette d'un site japonais.

Génoise

Ingrédients

3 oeufs
100 g de sucre
30 g de beurre fondu
20 g de lait
90 g de farine

Pré-chauffer le four à 180°C.

 Préparer un bain-marie (soit de l'eau bouillante dans une grande casserole),
et beurrer et fariner un cercle à entremets de 20 cm de diamètre.
Déposer sur une plaque recouverte d'une feuille de papier cuisson.

 Dans un bol de robot en inox ou un cul de poule,
fouetter légèrement les oeufs et le sucre, puis continuer au-dessus du bain marie,
et laisser chauffer jusqu'à une température de 47 - 50°C tout en continuant de fouetter.

 Lorsque cette température est atteinte, retirer le mélange du bain-marie,
et fouetter à l'aide d'un fouet électrique ou du fouet du robot, jusqu'à ce que le mélange augmente de volume et refroidisse.

Faire chauffer un peu le lait et y faire fondre le beurre.

 Ajouter l'intégralité de la farine tamisée, et incorporer la farine délicatement à l'aide d'une maryse.

 Lorsque la farine est incorporée, préléver un peu de pâte,
et mélanger cette pâte au beurre fondu dans le lait puis ajouter ce mélange à la pâte et incorporer délicatement.

 Verser dans le cercle beurré et fariné,
et faire cuire pour environ 20 mn (vérifier la cuisson au couteau)

Démouler et laisser refroidir sur une grille.

Sirop de punchage

Ingrédients

60 ml d'eau
30 g de sucre
du kirsch

Dans une casserole, mettre l'eau et le sucre, et amener le tout à ébullition quelques minutes.
Ajouter l'alcool, et laisser refroidir complètement.

Chantilly sucrée

Ingrédients

400 ml de crème liquide entière
40 g de sucre glace

Soit vous avez un robot et vous pourres mettre la crème bien froide et le sucre glace à monter ensemble.

Soit :
Mettre le récipient, le(s) fouet(s) et la crème au réfrigérateur au moins 1 heure avant utilisation.
Passé ce temps, monter la crème au fouet, puis ajouter le sucre glace pour serre la crème chantilly.

Montage

1 ou 2 paquets de fraises (ici des gariguettes)

Laver, essuyer et retirer les queues des fraises (sauf celles pour la décoration).

Découper la génoise en 3 disques.
Puncher (imbiber) le 1er disque avec du sirop.

Couvrir le disque du bas d'une couche de chantilly, et déposer des fraises coupées en 2 dessus et les enfoncer légèrement.
déposer le disque du milieu dessus et le puncher à son tour.

Déposer une couche de chantilly puis de nouveau des demi-fraises.
Déposer le dernier disque.

Recouvrir l'intégralité du gâteau de chantilly et le décorer.

 

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23 mai 2014

Une idée de petite sortie gourmande du week-end

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Village Fermier de Levallois

Du 23 au 25 mai 2014, Place de l'Hôtel de Ville de Levallois (92)

Les producteurs fermiers vous donnent rendez-vous Place de l’Hôtel de Ville à Levallois du 23 au 25 mai 2014. 
Ils seront une cinquantaine à vous présenter leurs produits originaux et de saison, 100% fermiers.
Venez profiter des beaux jours en vous baladant entre les stands des producteurs.... 

Bonne visite et bon week-end avec Pari Fermier !

22 mai 2014

Visite de la ferme de wasabi et tempura de feuilles de wasabi

Il y a des opportunités que l'on ne refuse pas. Elles sont de belles surprises qui aménent à découvrir en vrai des lieux atypiques et faire de très sympathiques rencontres.

Si vous me suivez, vous vous souvenez peut-être des quelques billets que j'avais consacré au wasabi frais. J'entends le vrai wasabi.

C'est à partir de ces billets, fait un peu au hasard de ma trouvaille du fameux rhizome dans le quartier japonais, qu'il m'a été donné de connaître et d'échanger avec Romain, responsable de la société Kuroshio.

Malgré ce nom à consonance japonaise, Kuroshio est une société française d'importation et vente de produits japonais atypiques, et de surcroit la seule à importer le wasabi frais en France. Il s'avère que j'aurais donc pu depuis longtemps acheter du wasabi frais !
C'est clair que là, la petite plante devient bien plus facilement trouvable pour ceux qui aiment les découvertes et les bonnes choses. Il va y avoir du wasabi frais dans ma cuisine :o)

De fil en aiguille, ou plutôt de mails en mails, Romain m'a proposé de venir visiter une ferme de wasabi se trouvant en Angleterre, la seule ferme en Europe où l'on cultive le wasabi (enfin en dehors des petites exploitations tests qui peuvent exister deci-delà).

Alors bien évidemment, j'ai dit oui sans hésiter, et rapidement pris mon billet d'avion pour Southampton.

Romain retrouvé à Orly, direction l'Angleterre. Tout de suite un très bon contact, Romain est passionné par les produits qu'il importe et vend, et très avide de transmettre et partager sa passion pour les bons produits.

Nous retrouvons à notre arrivée Gilles, un exploitant de tomates et de salicornes de Bretagne (La Breizh Salicorne) venu lui aussi faire la visite, quelques kilométres de voiture, plus tard nous voici au coeur de la campagne anglaise près de Bere Regis, dans le Dorset. Le temps est magnifique, ciel bleu et grand soleil... rien ne laisse supposer qu'ici, il y a une ferme de wasabi. On est très loin du Japon et de ses montagnes.

Arrivée sur site, j'avoue maintenant car je n'en ai rien dit sur le moment, j'ai eu un grand moment de solitude ! La veille, il a plu à torent... De plus, je viens de me souvenir que le wasabi pousse plus ou moins dans l'eau. Je n'ai pas forcément les chaussures adaptées pour une visite les pieds dans l'eau... Pense, pense, pense...
Mais c'était sans compter sur l'épatante organisation de nos hôtes britanniques, qui m'invitent à choisir une paire de bottes. De ces bottes qui vous permettent une balade dans une campagne détrempée et aux bords des rivières : hautes à souhait et surtout rembourées... donc plus aucun souci, ni solitude malgré mes collants :o)

Nous arrivons dans un champ où a été dressé un gigantesque barnum de réception, sous lequel les tables sont installées... Romain m'avait prévenu chefs à l'horizon, mais aussi des journalistes (ce qui m'a valu d'être mentionnée dans The Independent)... venus d'un peu partout pour découvrir le wasabi britanique.

Aux 4 coins du barnum sont installés des stands de dégustation : l'un pour une dégustation de différents sakés et d'huîtres accompagnées de wasabi, un autre pour le café et les desserts, un autre avec le chef du restaurant Kyoto Kitchen (Winchester) qui officie pour préparer des plats à base de wasabi sous toutes ses formes.

Mais sans plus attendre, James Harper nous invite pour la visite de l'exploitation...

A la base, c'est une ferme de culture de cresson depuis les années 1880, la plus grande d'Angleterre et l'un des plus grands exportateurs Européens de cresson. Quel rapport me direz vous entre le cresson et le wasabi ? Tous deux ont besoin d'eau, beaucoup d'eau et de qualité. Le lieu est donc tout indiqué.

Tout d'abord, on ne voit pas grand chose, le wasabi n'aime pas le soleil et préfére l'ombre et sa fraîcheur. Nous longeons donc de grands tunnels, que l'on appelle des ombrières. Ce ne sont pas des serres, mais de réels tunnels pour maintenir le wasabi à l'abri du soleil et surtout maintenir la fraîcheur venant de l'eau fraîche d'un ruisseau qui s'écoule en permanence et irrigue le wasabi.

On aperçoit deci-delà par des ouvertures les rangs de wasabi... avant d'atteindre l'entrée.

 

Entrée sous la grande ombrière, nous sommes clairement les pieds dans l'eau. Là j'apprécie les bottes :o) Les allées sont d'étroits "ruisseaux" où s'écoule l'eau. Il fait frais et le wasabi est planté dans de la caillasse.
J'avoue que tout ce wasabi donne envie.

Les explications de James confirment ce que je savais déjà et vous avais expliqué précédemment : beaucoup de produits à base de wasabi n'en contiennent que très peu voir pas du tout. Et pire encore, il nous explique que bien souvent aussi, lorsque le produit contient du wasabi, il se peut que ce ne soit même pas du wasabi du rhizome, mais de la poudre issue des racines !

Pour ceux qui ne le savent pas le rhizome d'une plante (soit le wasabi tel qu'il est vendu, idem pour le gingembre, le galanga...) n'est pas la racine de la plante, mais sa tige souterraine. Sur les photos ci-dessous, les racines sont les "tiges" faisant une sorte de chevelure sur le rhizome. C'est normalement un "déchet", une partie non noble.

 

J'apprends par la même occasion que tout se mange dans le wasabi : du rhizome aux feuilles en passant par la tige et les fleurs lorsque c'est la saison. Mais on testera tout cela lors de la dégustation après la visite.

Une partie des ombrières avait été ouverte pour l'occasion... le souci, c'est que sans ombrière, et même avec les pieds dans l'eau le wasabi souffre, et les feuilles n'ont plus la même vigueur. Mais dès qu'il est replacé à l'ombre, les feuilles reprennent de la vitalité.

 

Pour finir la visite, nous sommes invités à planter notre plant de wasabi dans une sorte de nurserie (enfin une future culture)...Pas besoin de creuser bien profond.

Il faudra attendre 2 ans pour qu'il ait une taille suffisante et pourvoir le récolter... Ce sera une nouvelle occasion pour revenir faire une visite de la ferme dans 2 ans. J'espère :o)
A suivre...

 

 

Merci à Romain pour la photo :o)

C'est maintenant le moment de la dégustation. Direction le barnum, qui fait penser à une "garden-party".

Chaque table est décorée d'un joli plant de wasabi, d'un plateau de fromages locaux (il n'y a pas qu'en France qu'on trouve du bon fromage - voilà c'est dit), de charcuteries, de saké pétillant (une découverte très intéressante)... et bien évidemment de wasabi.

 

Tout commence bien évidemment par la démonstration du rappage du wasabi avec le traditionnel oroshigane, planche de bois avec de la peau de requin dessus (il en existe aussi en métal).
C'est clair qu'on est loin de mon rappage à la microplane, cela donne une pâte plus fine et plus goûteuse.

 

Je ne vous parlerais pas des huîtres, apparemment le wasabi se marie bien avec les huîtres, mais comme j'en suis malheureusement devenue allergique depuis quelques années, je n'ai pas pu tester.

Bien évidemment, il n'y avait pas que des huîtres... Dans un des coins du barnum officie le chef du Kyoto Kitchen (restaurant japonais de Winchester), qui prépare des plats à base de wasabi... et pas qu'à base de rhizome.

Avec les feuilles, il réalise des makis, où la feuille d'algue est remplacée par des feuilles de wasabi marinées pour les attendrir.
A l'intérieur, on retrouve de la tige hachée, qui n'a quasi pas le goût du wasabi, mais un goût très végétal.
Et des fleurs de wasabi sur le dessus.

 

une salade fraîcheur de feuilles de wasabi et des tempura

 

du homard avec une sauce espuma sucrée au wasabi (un peu trop sucrée) et parsemé de fleurs de wasabi

 

et on finit naturellement par une glace au wasabi et une glace au cresson pour le dessert

Me croirez vous mais j'ai loupé la dégustation de saké ! Ce n'est que partie remise, car j'ai peut-être un plan pour faire un apprentissage autour du saké.

Voilà avant la recette... car un billet n'est pas ici sans une petite recette.

Je voudrais remercier Romain de Kuroshio, pour nous avoir guidé, renseigné, appris et fait découvrir le wasabi sous de nouvelles formes, et nos hôtes britanniques de la Wasabi Company : Jon, Dominic, Tom et James, pour leurs explications et cette intéressante et magnifique journée.           


           

Ayant découvert que les feuilles de wasabi se mangent... il fallait que je fasse tester cela à la maison.
Donc après les recettes au rhizome de wasabi des précédents billets sur le sujet, voici de nouveau le wasabi mais en feuilles.
        

Tempura de feuilles de wasabi
       

et sauce Ten-Tsuyu
          

Recette inspirée du livre "Le livre de la vraie Cuisine japonaise" éd Chêne

Ingrédients

Quelques feuilles de wasabi fraîches

110 g de farine de blé (T45)
40 g de maïzena ou farine de riz
1 jaune d'oeuf
150 ml d'eau glacée
quelques glaçons

160 ml de bouillon dashi froid (soit de la poudre de dashi diluée dans de l'eau bouillante)
40 ml de sauce soja
40 ml de mirin

huile de friture

Préparer la sauce en mélangeant : le bouillon, la sauce soja et le mirin.
Réserver au frais.

Laver et sécher soigneusement les feuilles de wasabi, et retirer les queues.
(à noter : les feuilles de wasabi se conservent dans un verre d'eau fraîche, comme des fleurs)

 

Faire la pâte à frire :
Mettre le jaune dans une récipient et incorporer l'eau glacée
Ajouter les glaçons, et incorporer la farine et la maïzena pas besoin qu'elle soit tamisée.
Il n'est pas nécessaire d'incorporer toute la farine.

Faire chauffer de l'huile de friture jusqu'à 165°C environ.

Couper les feuilles de wasabi soit en morceaux, soit en lannières.

 

Personnellement, je préfère en morceaux, car on a plus le goût de la feuille de wasabi.

Les tremper dans la pâte à frire.
Prélever des tas de feuilles entourées de pâte à frire et les plonger dans l'huile bien chaude.
Dès que c'est cuit déposer les tempura sur du papier absorbant.

A déguster de suite avec la sauce.

 

Bon c'est bien joli de parler de wasabi frais... mais vous allez me dire pas facile d'en trouver !

Où trouver du wasabi frais ?

Si vous recherchez du wasabi frais, des feuilles de wasabi... des produits dérivés autour du wasabi : n'hésitez pas à aller sur le site de Kuroshio.
Pour avoir commandé chez eux (notamment les feuilles de wasabi fraîches de la recette), ils sont sérieux, rapides si on prend en compte que ce sont des produits frais, et l'emballage est soigné (le produit arrive vraiment en bon état).

Pour info, ce billet n'est aucunement subventionné. Mes propos sont totalement libres.

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18 mai 2014

Tarte vert absinthe

Il y a des coups de coeur visuel et d'association amusante, que l'on peut avoir lorsque l'on feuillette un magazine de cuisine, et pour moi surtout lorsque c'est un magazine de pâtisserie.

Parfois on craque tellement, qu'il faut absolument tester la recette. Surtout lorsque cette recette, vous permet d'utiliser l'angélique fraîchement coupée du jardin. C'est tellement rare de trouver une recette qui utilise de l'angélique fraîche, qu'une telle recette ne peut finir qu'au dessus de la pile des "à faire".

C'est ainsi que je me suis lancée dans la réalisation de cette tarte vert absinthe de Claire Damon, chef pâtissier chez Des Gâteaux et du Pain, trouvée dans le magazine "Fou de Pâtisserie".
Verte de bout en bout sauf la pâte : angélique, citron vert-menthe et tomate verte. Cette dernière couche tomate verte rendait cette recette doublement intéressante.

Malheureusement, il y a des recettes, qui rien qu'à les lire vous font douter, et au final regretter de les avoir suivie à la lettre !

Franchement si c'est pour donner une recette : il serait bon de donner la bonne recette et avec des proportions adéquates, d'autant que la version originale de cette tarte est indiquée sur le site Des Gateaux et du Pain comme étant citron-basilic ! Encore un magazine beau esthétiquement, mais qui va dans la liste des magazines non fiables... Allez je retourne à ma lecture du "Journal du pâtissier" pour la peine.

Il m'a fallu m'y prendre à 2 fois pour avoir un résultat satisfaisant.
J'ai réalisé d'abord la recette en la suivant à la lettre, certains aspects de la recette relévent de la divination, ou de l'imaginaire. Autant dans le Journal du Pâtissier qui est un magazine profesionnel, on comprend que l'on ne donne que des quantités sans mode opératoire, autant dans un magazine grand public comme se veut "Fou de Pâtisserie", il est important d'être un peu plus détaillé, notamment sur les temps de prise des différentes crèmes.
Si vous n'avez jamais fait de pâtisserie... éviter ce magazine ! sauf j'en conviens pour les belles images.

Pourquoi avoir insisté ? Parce que les goûts étaient là, intéressant à souhait, et que j'avais vraiment envie que ça fonctionne... j'ai refait les recettes constitutives mais en les adaptant, ou plutôt en corrigeant les proportions... et parfois en les adaptant à mon goût.

Je vous mets entre parenthèse la recette tirée du magazine... ce qui vous laissera le choix.
        

Tarte vert absinthe

Pour 6 - 8 personnes

Pâte sucrée aux amandes
 
C'est ici la même recette que dans le magazine. Je pense que l'on peut expliquer ces proportions non arrondies, au fait que cela doit être la division d'une recette profesionnelle ne servant pas qu'à faire une tarte. Habituellement, je ne mets l'oeuf qu'après avoir mélangé les autres ingrédients dont la farine, mais cette nouvelle technique fonctionne bien aussi.

Ingrédients

117 g de beurre
81 g sucre glace
26 g de poudre d'amandes
1 g de sel de Guérande (ou d'autre provenance)
1 oeuf (moyen de 50 g)
196 g de farine

Crémer le beurre avec le sucre glace.

Incorporer la poudre d'amande et le sel, puis l'oeuf.
Incorporer rapidement la farine à la préparation sans trop travailler la pâte.

Envelopper la pâte dans un film alimentaire et la mettre au réfrigérateur pour 2 heures minimum.

Préchauffer le four à 160°C.

Abaisser la pâte sur une épaisseur de 2 mm et chemiser un cercle de 18 cm de diamètre.
Enfourner pour une vingtaine de minutes jusqu'à ce que la pâte soit bien blonde.

Laisser refroidir sur une grille.

Compotée d'angélique
      Le beurre dans la compotée d'angélique n'apporte rien, il est possible de s'en passer.
Ne vous inquiétez pas de la quantité d'eau et de sucre, une fois l'angélique ajoutée, elle rend de l'eau, ce qui permet de compoter tranquillement quelques minutes. A noter la recette n'indiquait pas d'éplucher l'angélique, mais moi je vous le conseille car les fibres de l'angélique sont dures et peuvent être désagréables en bouche, même coupées en tronçon.

Ingrédients

100 g d'angélique fraîche
8 g d'eau
25 g de sucre
(optionnel : 20 g de beurre)

Laver, éplucher et couper l'angélique fraîche en tronçons de 5 mm.

Faire cuire le sucre et l'eau jusqu'à une température de 120°C.
Ajouter l'angélique (et le beurre : optionnel) et laisser compoter quelques minutes à feu doux.

Réserver dans un récipient au frais et filmé jusqu'à complet refroidissement.

Crème citron vert - menthe
    La recette de Claire Damon présentée sur le site "Des Gâteaux et du Pain" mentionne une crème citron vert - basilic. Dans le magazine, c'est une recette de citron vert -menthe qui est donnée. Cette association marche plutôt bien.
Par contre j'ai divisé les proportions en 2 car avec la quantité indiquée j'ai pu remplir 2 tartes de 18 cm de diamètre (alors que c'est indiqué pour un seul cercle de 16 cm !).
J'ai aussi modifié légèrement la quantité de gélatine, car la crème est restée beaucoup trop fluide pour permettre une belle découpe de tarte.

Ingrédients

150 g d'oeufs entiers (300 g)
135 g de sucre (270 g)
120 g de jus de citron vert (240 g)
le zeste de 2 citrons vert (38 g de zeste)
20 g de feuilles de menthe (ici un mélange de menthe de Milly et menthe marocaine) (38 g)
2 g de feuilles de gélatine
65 g de beurre (135 g)

Faire ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau froide.

Dans une casserole, mélanger les oeufs, le sucre, le jus de citron et les zestes.
Faire cuire jusqu'à 85 °C.

Ajouter les feuilles de menthe préalablement lavées et séchées, et laisser infuser à couvert 5 mn.

Passer la crème au chinois (ou tamis fin), et ajouter les feuilles de gélatine bien essorées.

Laisser refroidir la crème jusqu'à 45°C et incorporer le beurre.

Réserver au réfrigérateur filmé.

Gelée de tomates vertes
 Personnellement, j'y ai ajouté un peu plus de sucre.

Ingrédients

160 g de jus de tomates vertes - compter 4 - 5 tomates vertes environ
20 g de sucre (10 g)
3 g de gélatine

Faire ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau froide.

Laver et mixer les tomates et les passer au tamis afin d'obtenir la quantité de jus.
Chauffer une partie du jus avec le sucre, et ajouter hors du feu la gélatine essorée.

Ajouter au reste de jus de tomate verte, et bien mélanger.
Couler dans un cercle d'une taille inférieur à votre cercle à tarte pour la pâte.

Pour obtenir un beau disque :
Prendre un cercle à tarte d'une taille en dessous de celui de la pâte
Déposer un film alimentaire et chemiser le cercle.
Déposer au fond un rond de papier rhodoïd, et autour un cercle de rhodoïd.

Mettre le cercle au congélateur et laisser prendre complément.

Montage

Ingrédient

Nappage neutre
Fleurs de décoration
Tige d'angélique confite

Sur le fond de tarte cuit à blanc, déposer une couche de la compotée d'angélique.
Même si la photo montre une belle couche : inutile de mettre tout car l'angélique à tendance à prendre le dessus.

Puis fouetter la crème citron menthe et la couler sur l'angélique, puis lisser la surface.
Laisser prendre 1 heure au réfrigérateur.

Poser le disque de gélatine de tomate verte, et laisser de nouveau quelques heures au réfrigérateur
ou mieux une nuit.

 

Avant de servir, napper de nappage neutre,
et décorer selon votre envie.

 

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15 mai 2014

Forêt noire revisitée

Lorsque l'on cherche une idée de dessert pour un repas ou un événement, on a parfois envie de sortir des recettes que l'on connaît, ou prendre un peu de celle-ci et celle-là. Bref, tout est prétexte à se faire plaisir et tenter de faire plaisir aux autres.

Au départ, comme j'avais une bouteille ouverte de purée d'abricot, je m'orientais vers un gâteau abricot... mais pas envie ! Et puis, m'est venue l'idée d'une forêt noire. C'est un bon moyen de réviser des bases en faisant un dessert de cuisinier (comme diraient certains que je connais), et c'est surtout rapide à faire.

Mais en réunissant les recettes de base : génoise chocolat, chantilly... cerises. Même si c'est très bon, finalement la forêt noire me semblait un peu tristoune.

Je me suis alors souvenue d'un dossier spécial "Forêt Noire" du "Journal du Pâtissier" (de Janvier 2013), le temps de le retrouver, le temps de saliver en le feuilletant devant toutes les recettes revisitées de forêt noire de grands pâtissiers... de prendre une idée là, une idée ici... et mon croquis était fait. On n'allait facilement la reconnaître, mais l'intérieur serait une surprise :o)

En effet, on est loin ici de la "Schwarzwälder Kirschtorte"de son nom allemand, puisque la forêt noire est un gâteau allemand, à l'origine constitué d'une génoise (en 3 couches) imbibée de kirsch et garni de cerises et de crème chantilly.

Beaucoup pensent que ce gâteau serait originaire de la région de la forêt noire, région située dans le land du Bade-Wurtemberg, au Sud-Ouest de l'Allemagne, et ce pour 3 raisons : i) les copeaux de chocolat qui décorent le gâteau rappelleraient la forêt noire, ii) le kirsch qui sert à parfumer la forêt noire est produit dans cette région, et iii) le costume traditionnel des femmes locales (robe noire, chemises blanches et pompons rouges) rappellent le fameux gâteau.

S'il est certain que la forêt noire est allemande, il est par contre moins certains qu'il soit de cette région en particulier...

Cependant autour de la forêt noire, on retrouve 2 noms de façon constante : Josef Keller et Erwin Hildebrand. Le premier aurait en 1915 présentait un dessert combinant chocolat, cerises et chantilly aromatisée au kirsch, mais rien ne dit que c'était déjà une forêt noire (mais rien ne dit le contraire non plus). Il faudra attendre Erwin Hildebrand pour enfin trouver une recette de la forêt noire publiée en 1934 dans un journal de pâtissier allemand.

En Allemagne, la forêt noire n'est pas un gâteau dont on rigole, c'est une affaire sérieuse, une institution. Tout gâteau ne peut pas se prévaloir de l'appelation de "Schwarzwälder Kirschtorte », il faut remplir les critères de la définition édictée en 2003. La définition officielle précise que :
« La Forêt-Noire est un gâteau au kirsch à la crème chantilly ou au kirsch à la crème au beurre, ou une combinaison des deux. La farce est composée de crème au beurre et/ou de crème chantilly, en partie de ganache et de cerises entières ou en morceaux.
Le kirsch ajouté lui confère un goût très prononcé.
Le fond est en génoise, claire et/ou foncée. La masse du fond foncé contient au moins 3% de cacao en poudre ou de cacao fortement dégraissé. Le fond peut aussi être confectionné en pâte brisée.
Le gâteau est masqué de crème au beurre ou de chantilly, et décoré de copeaux en chocolat.»

Avec une telle définition... et bien la recette qui va suivre n'est pas du tout une forêt noire :o)

Pour les idées : vous retrouverez ici le biscuit Sacher (emprunté pour l'occasion à la Sacher torte et pour lequel j'ai fait ma pâte d'amande maison) sur une idée de Lucien Gautier, la liqueur Cherry Peter Heering pour le sirop de punchage qui me vient d'une recette que j'avait faite de Jérôme Chaucesse.

Forêt noire ou pas, ce gâteau à bien plus et il est certain que je le referais :o)
           

Forêt noire revisitée
      

Pour 8 personnes

Sirop de punchage au Peter Heering

Ingrédients

75 ml d'eau,
100 g de sucre,
3 c. à soupe de liqueur de cerises Peter Heering (à défaut du kirsch)

Dans une casserole, mettre l'eau et le sucre, et amener le tout à ébullition.
Ajouter la liqueur et laisser refroidir complètement.
 

Biscuit Sacher
 
Recette de l'Encyclopédie du Chocolat

Ingrédients

200 g de pâte d'amande maison
135 g de sucre
5 jaunes d'oeufs
75 g d'oeuf entier
75 g de blancs d'oeufs
50 g de chocolat noir à 70%
50 g de beurre
50 g de farine
25 g de poudre de cacao amer

Préchauffer le four à 180°C

Faire ramollir la pâte d'amande au micro-onde, et y mélanger 70 g de sucre.
Ajouter les jaunes et les oeufs entiers un par un, en mélangeant à chaque fois.

Monter les blancs en neige et les serrer avec les 65 g de sucre restant.

Faire fondre le chocolat noir et y ajouter le beurre.
Incorporer une petite quantité de blanc en neige dans le chocolat,
puis ajouter le au mélange à base de pâte d'amande.

Incorporer délicatement la farine et le cacao tamisés, puis incorporer le reste de blanc en neige.

Beurrer un cercle à entremet de  de diamètre, le déposer sur une plaque couverte d'un papier cuisson,
y couler l'appareil à biscuit Sacher.

Enfourner pour 20 - 30 minutes.
Laisser refroidir sur une grille démoulé.

Une fois complétement froid couper le biscuit de la grandeur de votre cercle
puis couper en 2 couches.

Déposer une couche au fond de votre cercle de montage du gâteau
préalablement chemisé avec une bande de rhodoïd.
Imbiber le biscuit avec le sirop au Peter Heering.
Réserver l'autre couche de biscuit dans un film alimentaire.

Croustillant praliné

Ingrédients

20 g de chocolat au lait
100 g de praliné (pâte de praliné)
40 g de crêpes dentelles

Concasser les crêpes dentelles.

Faire fondre le chocolat au lait au micro-onde, et ajouter le praliné puis les crêpes dentelles.
Mélanger et étaler de suite sur le biscuit Sacher imbibé afin d'avoir une fin couche de croustillant praliné.

Réserver au frais.

Bavarois de cerise

Ingrédients

4 feuilles de gélatine
300 gr de purée de cerises (si vous faites votre coulis avec des cerises au sirop ne mettez que très peu de sirop)
quelques gouttes d'extrait d'amandes amère
50 gr de sucre
300 gr de crème liquide à 35 %

Quelques cerises au sirop pour la garniture

Mettre à ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau froide.

Faire chauffer 1/3 de la purée de cerises avec le sucre.
Lorsque la purée commence à bouillir, ajouter hors du feu les feuilles de gélatines bien essorées,  
puis ajouter le reste de la purée de cerises et les gouttes d'extrait d'amandes amer.
Laisser refroidir jusqu'à une température de 25°C.

Monter la crème liquide, et l'incorporer délicatement à la purée de cerise collée.

Garnir votre entremet avec la mousse de cerises (il devrait vous en rester un peu).
Déposer des cerises au sirop bien égouttées dans le bavarois à la cerise.

Déposer le 2ème cercle biscuit Sacher et imbiber le.
Réserver au réfrigérateur.

Crème chantilly

Ingrédients

200 ml de crème liquide entière
20 g de sucre glace

Soit vous avez un robot et vous pourrez mettre la crème bien froide et le sucre glace à monter ensemble.

Soit :
Mettre le récipient, le(s) fouet(s) et la crème au réfrigérateur au moins 1 heure avant utilisation.
Passé ce temps, monter la crème au fouet, puis ajouter le sucre glace pour serre la crème chantilly.

Dès que la chantilly est prête, décercler et retirer le ruban de rhodoïd de votre entremets.
Décorer votre gâteau en le recouvrant de chantilly,
et finir en disposant des cerises bien égouttées.

 

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12 mai 2014

Pâte d'amande maison

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La pâte d'amande, on connaît tous, mais il est rare d'en faire maison... et pourtant c'est tellement simple et rapide à faire.

Je ne sais pas pour vous, mais il m’arrive parfois de faire des recettes sur un coup de tête, ou lorsque je tente de créer un gâteau je fais un schéma, et je me lance sans vraiment savoir au final les recettes de base que je vais utiliser… d’autres fois, je me décide à faire des gâteaux un dimanche ou jour férié… Bref, toute occasion est bonne.

Mais voilà, le souci, c’est qu’entre le contenu de mes placards et les ingrédients d’une recette faite à l’improviste… et bien il peut y avoir un petit différentiel qui me fait pester quelques minutes… avant bien évidemment de trouver une parade. Car il y a toujours une parade, enfin presque toujours.

C’est comme cela que j’en suis venue de nouveau à faire de la pâte d’amande maison.

En effet, ce n'est pas le 1er billet où je vous parle de pâte d'amande faite maison, je vous avais déjà proposé une recette pour celle du gâteau de Pâques britannique le "Easter Simnel cake". Une pâte d'amande à base de blanc d'oeuf qui servait de garniture et de décoration pour ce gâteau. Le souci avec la pâte d'amande au blanc d'oeuf, c'est qu'elle se conserve peu de temps au frais (1 semaine dans une boîte hermétique au réfrigérateur) et qu'elle a tendance à s'assécher rapidement.

Cette fois-ci, c'est une toute autre recette à base de sucre cuit que je vous propose. Cette pâte d'amande se conserve mieux et bien plus longtemps (2 mois dans une boîte hermétique au réfrigérateur). Elle est en effet moins sensible d'un point de vu bactériologique. Son autre avantage c'est qu'elle séche moins et tient mieux en terme de texture... et je la trouve bien meilleure en goût aussi.

Lorsque je dis que c'est facile et rapide à faire, ce n'est pas une vue de l'esprit. Il suffit quasiment de réunir les ingrédients nécessaires et le tour est joué. L'important est surtout d'avoir des bonnes amandes ou à minima de la bonne poudre d'amande.

La recette de cette pâte d'amande est issue de l'Encyclopédie du Chocolat. Elle est à base de sirop à base de sucre, sirop de glucose et de miel.

Le sirop de glucose est un glucide obtenu par l'hydrolyse acide d'amidon de maïs ou de fécule de pomme de terre, ce qui donne un sirop épais et incolore. En lui-même, il n'a aucun intérêt gustatif. Le sirop de glucose n'a franchement pas de goût, par contre en confiserie ou pâtisserie, il évite le dessèchement et le croûtage des pâtes ou des confiseries.

On peut trouver du sirop de glucose sur le net ou dans les magasins spécialisés en produits pâtissiers, à noter que certaines enseignes grands publics en vendent.

Mais que faire si vous n'avez pas de sirop de glucose ? Vous pouvez vous en passer, mais la texture sera plus séche et la conservation plus courte aussi.

Cette pâte d'amande peut se faire cuire (comme vous le verrez bientôt dans un prochain billet), elle peut vous servir pour faire des bonbons, fourrer des fruits déguisés... et bien évidemment décorer vos desserts, comme je vous le montrerais plus loin avec ma technique pour les roses en pâte d'amande.

Lorsque vous en aurez fait maison, vous ne regarderez plus la pâte d'amande du commerce du même oeil, car maison c'est franchement bien meilleur si vous avez de la bonne poudre d'amande ou de bonnes amandes.
          

Pâte d'amande maison
        

Pour un pain d'environ 700 g de pâte d'amande

Ingrédients

40 g de miel d'accacias
20 g de sirop de glucose
9 cl d'eau
180 g de sucre
400 g de poudre d'amande blanches

Dans une casserole porter à ébullition le miel, le sirop de glucose, l'eau et le sucre.

Mixer la poudre d'amande dans un bol mixeur, et ajouter le sirop bouillant.
Mixer afin d'obtenir une pâte bien homogène.

 

Vous allez obtenir une pâte bien pâteuse et collante.
Travailler cette pâte sur un marbre ou un plan de travail recouvert d'un rhodoïd ou papier cuisson.

 

Lorsque la pâte va refroidir elle va prendre la texture classique de la pâte d'amande.

A conserver dans une boîte hermétique eu réfrigérateur. Elle se conserve 2 mois.

 
 

Roses en pâte d'amande
     

Cette technique peut aussi s'utiliser avec de la pâte à sucre.

Pour colorer la pâte d'amande, j'utilise un colorant gel, mais on peut la colorer avec du colorant poudre sans souci.
Par contre, je n'aime pas trop le colorant liquide qui humidifie trop la pâte.
Pour obtenir la couleur désirée, surtout ajouter le colorant petit à petit.
Ici, j'utilise un pique appéritif.
Il ne m'a fallu que 2 pointes de colorant pour avoir un rose très vif.

 

Etaler la pâte d'amande avec du sucre glace ou de la maïzena et découper des cercles de pâte d'amande.
Ici, j'ai fait mes pétales de 2 couleurs pour l'exemple.

Pour le coeur de la rose : 2 méthodes

1) soit on roule un cercle de pâte d'amande comme une cigarette russe (c'est la méthode que je préfére)
2) soit on fait un cône fin.

Entourer le cône ou le 1er cercle roulé petit à petit et en quinconce de rouleau de pâte d'amande.
Une fois l'épaisseur souhaitée obtenue (entre 6 à 8 pétales) pincer le bout de la rose.

Retourner et écarter les pétales pour lui donner du volume et la forme d'une rose.

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9 mai 2014

Breizh panna cotta et triskels de sarrasin

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Mais qu'est-ce que c'est que ce titre ?

La panna cotta est italienne, et n'a pas vraiment à voir avec la Bretagne. Certes c'est vrai... mais on peut s'amuser un peu, surtout lorsque l'idée vous est inspirée par un amuse-bouche dégusté chez un des meilleurs restaurateurs du Finistère, le chef étoilé Olivier Bellin.

Cela fait plusieurs fois que nous mangeons à l'Auberge des Glazicks à Plomodiern (Finistère), juste à côté du Menez Hom, soit les montagnes de Bretagne. Une adresse à ne pas manquer si vous passez dans la région. Et même qui vaut le détour.
C'est toujours un grand moment de bonheur et de plaisirs gustatifs, tant Olivier Bellin sait mettre en valeur les produits locaux au travers d'une cuisine raffinée et délicate.
Je le redis le Guide Michelin si vous me lisez : "Qu'attendez vous pour lui donner son 3ème macaron ?"

Bref ceci étant dit, la panna cotta que nous avions dégustée était une entrée salée : panna cotta blé noir, espuma de betteraves et zeste d'orange.

Ayant rapporté de magnifiques gariguettes en direct de leur lieu de production, je n'ai pas hésité à en faire une déclinaison sucrée. J'avoue, je suis aussi beaucoup plus bec sucré.

S'agissant du sarrasin, c'est le même que j'ai utilisé pour mes triskels de sarrasin que vous reconnaîtrez sans aucun doute.

Pour la panna cotta au sarrasin, j'avais dans une 1ère tentative laisser cuire le sarrasin dans la crème... c'est une erreur, car cela donne une crème plus qu'une vraie panna cotta. Déçue, j'ai fini par mee rabattre sur une version trouvée dans le magazine Saveur... reste que l'on ne sent pas tant que je le souhaitais le sarrasin !

Enfin ce fût tout de même un sympathique dessert.
          

Breizh panna cotta

         
et Triskels de sarrasin
       

Pour 4 à 6 ramequins suivant leur taille

Ingrédients

Pour la panna cotta au sarrasin

40 cl de crème liquide entière
20 cl de lait
20 g de farine de sarrasin / blé noir
3 feuilles de gélatine
20 g de sucre

1 barquette de gariguettes
4 ou 6 c. à soupe de coulis de fraises ou de fruits rouges

Triskels de sarrasin

Faire bouillir le lait, arrêter la cuisson et y mettre la farine de sarrasin à infuser.
Une fois complétement refroidi et filtrer le lait.
Vous allez obtenir un liquide crèmeux.

Faire ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau bien froide.

Porter la crème liquide à ébullition avec le sucre
hors du feu y ajouter la gélatine essorée et la dissoudre dans la crème.
Ajouter le lait au sarrasin et mélanger.

Répartir dans les ramequins et laisser prendre au réfrigérateur au moins 6 heures.

Lorsque les panna cotta ont prise, laver et essuyer les fraises.
Garder quelques belles fraises pour la décoration.
Couper 1 fraise par ramequin en 4, et les autres en dès.

Déposer une cuiller à soupe de coulis sur le dessus de la panna cotta et répartir les fraises coupées.
Décorer avec la fraise entière et les triskels de sarrasin.

   

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4 mai 2014

Triskels de sarrasin

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Après des vacances en Bretagne, j'ai eu envie de prolonger les vacances à la maison, avec de la farine rapportée du grand ouest, soit de la farine de sarrasin aussi appelée farine de blé noir.

Le sarrasin est un des emblêmes de la cuisine bretonne principalement au travers des galettes de blé noir, mais aussi le kig-ha-farz, le groux (sorte de bouillie), le pouloud (boulette cuite dans le lait)... et quelques autres recettes tournant souvent autour de ce que l'on appelle les farz de mannière générale.
On trouve aujourd'hui toutes sortes de produits à base de sarrasin, galettes bretonnes, pains (alors associé à une autre céréale)...

Il n'est pas rare en été de croiser un champs de sarrasin dans le campagne, bien que plus rare que les champs de blé ou de maïs.

En Bretagne, à l'origine c'était le blé des pauvres gens. On y dit que le sarrasin a été créé par le Diable, puisque noir ("Gwinzh du evel an Diaoul" - le sarrasin noir comme le Diable), alors que le blé a été créé par Dieu, car de couleur blanche. Bien des légendes entourent le sarrasin.
On trouve aussi le sarrasin entier dans les magasins bio, on le fait alors cuire comme le riz. C'est une céréale au goût prononcée qui change.

Malgré son nom de blé noir, le sarrasin ne fait pas parti de la famille du blé. Il fait parti de la famille des polygonacées, comme la rhubarbe ou l'oseille. Ne faissant pas partie de la famille des blés, il ne contient pas de gluten.

Sa fleur est blanche, légèrement rosée, et très mellifère. 

Au fur et à mesure du temps les grains apparaissent, ou plutôt les akènes, qui ont comme caractéristique d'être à trois angles. Elles ne contiennent qu'une seule graine.
Les tiges sont rouges. Ces tiges, ne donnent pas de paille ou de foin utile pour les animaux, car elles leur sont toxiques.

 

Contraiment à ce que son nom laisse entendre autre erreur, le sarrasin n'est pas originaire du Prochain-Orient, mais d'Asie du Nord-Est.

Et oui il n'y a pas qu'en Bretagne qu'on mange du blé noir ! On le retrouve dans l'alimentation asiatique, comme japonaise avec notamment les soba, mais aussi en Russie et en Pologne où on le cuit comme le riz entier ou concassé : "Гречи́ха" (grechikha) ou "каша" (Kasha), ainsi que dans la cuisine juive sous le nom de 'קאַשי".

A la base j'avais réalisé des tuiles de sarrasin, selon la recette du blog Saveur Passion, une très sympathique recette (photos ci-dessous), mais qui n'allaient pas avec le dessert que vous aurez dans un prochain billet.

 

Bref, je voulais une forme de triskel... Certes, on peut facilement trouver des moules en forme de triskels dans le commerce, mais je n'avais pas envie de ce type de gâteau, j'avais envie de retrouver le croquant des galettes.

Je suis donc repartie de la recette de tuiles, pour en faire une version sablée au sarrasin, permettant de lui donner la forme que je souhaitais. C'est comme cela qu'est née cette recette.

Pour le reste, ce sera l'occasion d'un autre billet...
        

Triskels de sarrasin
        

Pour une cinquantaine de triskels

Ingrédients

50 g de beurre fondu
120 g de farine de sarrasin / blé noir
50 g de sucre cassonade
50 g de miel
25 g blanc d'oeuf
1 pincée de sel

Mélanger ensemble les ingrédients : beurre fondu, farine de sarrasin, sel, miel, sucre et blanc d'oeuf.
Laisser reposer la pâte pendant 1/2 heure au réfrigérateur pour qu'elle reprenne un peu de texture.

Préchauffer le four à 190 °C.

Mettre la pâte dans une poche à douille et couper le bout (environ 0.3 cm)
Si la pâte est trop ferme laissez la revenir un peu à température ambiante.
Il faut qu'elle puisse sortir de la poche sous la pression.
Former les triskels (ici j'ai imprimé un modèle que je vous joins en fin de billet)
ou tout autre modèle, voir des langues de chat simplement.

Enfourner pour 5 - 6 minutes,
puis laisser refroidir sur une grille.

 

Gabarit des Triskels : triskel

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