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Macaronette et cie
carotte
13 novembre 2013

Velouté de champignons

J'avais à l'origine acheté des petits champignons de Paris pour faire à la grecque... mais la météo m'a donné envie de transformer mes petits champignons en velouté, bien chaud et réconfortant avec cette météo qui a tourné au froid.

Une recette toute simple comme souvent les recettes de soupe ou de velouté peuvent l'être.

Pour rendre ce velouté plus onctueux... une touche de beurre en fin de mixage... que du bonheur pour un repas de soir.

ça a tout de même du bon le mauvais temps à l'heure des repas.
       

Velouté de champignons
       

Pour 2 personnes

Ingrédients

400 g de champignons de Paris
1 petite carotte
1 ou 2 échalotte(s)
1/4 de morceau de tige de céleri branche
huile d'olive
1 cuil à café de jus de citron
1/2 cube de bouillon de poulet
eau
sel
poivre
25 g de beurre

Eplucher, laver et couper en dés la carotte et le morceau de céleri branche.
Eplucher et couper grossièrement l'échalotte.
Laver les champignons sous l'eau froide, couper le bout des queues, et couper les en petits morceaux.

Dans une casserole verser un filet d'huile d'olive,
et y faire revenir quelques minutes les carottes et l'échalotte.
Ajouter les champignons avec le jus de citron.

Lorsque les champignons ont commencé à brunir légèrement,
ajouter de l'eau environ 400 ml, et le demi cube de bouillon de poulet.

Faire mijoter pendant une vingtaine de minutes.

Saler et poivrer
et passer au mixer afin d'obtenir un velouté très fin.Ajouter le beurre et monter le velouté au beurre.

Servir bien chaud.

 

parchemin :

drapeau_anglaisEnglish version of recipe :

 

N'oubliez pas que ce week-end à Soissons c'est le Salon du Blog

J'y serais notamment pour faire une démo dimanche
avec ma copine Annabelle

 

http://www.salondublogculinaire.com/wp-content/uploads/2013/11/affiche-SBC6-fb.jpg

 

J'espère vous y retrouver :o)


Pour tout savoir sur les démo c'est ici.

 

N'hésitez pas à laisser un commentaire pour donner votre avis,
ou liker sur FB ou twitter si ce billet vous a plu.

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30 juin 2013

Sauce salade aux sésames japonaise

Cela fait un moment que ce billet est prêt (depuis l'an passé à vrai dire), mais je n'ai jamais eu le temps de le partager. Alors comme je viens récemment de refaire de cette délicieuse sauce, j'en ai profité pour ressortir mon brouillon, et  enfin le publier.

La première fois que j'ai mangé de cette sauce, c'était à titre de test. Un collègue de mon mari lui avait apporté un bocaux de sauce réalisée par sa femme japonaise afin de voir ce que nous en pensions... Et là, j'avoue que notre avis a été plus que positif.

A tel point que j'en ai demandé la recette.

Comme je vous l'expliquais cette recette de sauce m'a très gentiment été donnée, et je la remercie encore de m'avoir dévoilé sa recette, et encore plus de me permettre de la partager ici.

Des sauces aux sésames dans les magasins japonais de Paris vous en trouverez des tas, c'est clair. Des plus ou moins réussies. Mais une fois que vous aurez goûté celle-ci... Vous arrêterez d'acheter celle du commerce quelle qu'elle soit.

Cette sauce est un délice qui accompagne autant les germes de soja, que les carottes rapées, que la salade verte... En gros, je suis devenue une inconditionnelle.

Pour la faire, j'utilise des graines de sésames grillées que je trouve dans les magasins coréens ou japonais du quartier près de Pyramides, ils ont un goût très sympa. Mais vous pouvez utiliser des graines de sésame non grillées, que vous grillerez un peu au four quelques secondes afin d'en développer le goût. Attention surtout à ne pas les brûler, cela va très vite.

Maintenant, je vous laisse la tester.
           

Sauce salade aux sésames japonaise
      

          
Ingrédients

30 g de sésames grillées
1/2 oignon
1/2 carotte
1 morceau d'ail
350 ml d'huile (ici de colza, car neutre en goût)
100 ml de vinaigre blanc
100 ml de sauce soja japonaise
30 - 50 g de sucre

Hacher finement l'oignon, la carotte et l'ail.

Puis ajouter l'huile, le vinaigre, la sauce soja, les sésames grillées et le sucre
et mixer jusqu'à l'obtention d'un mélange homogène.
Tous doit être finement mixer.

Conserver au réfrigérateur dans une bouteille ou un bocal bien fermé.
A conserver 1 à 2 semaines.

Ici avec une salade de pousses de soja, quelques carottes rapées et de la salade émincée accompagnée de crevettes.
         

               

parchemin :  

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20 juin 2013

Tartelettes courgette-carotte et jambon de Parme

Cette tarte courgette - carotte fait le tour des magazines et de la blogosphère depuis pas mal de temps, et à chaque fois que je la croise, elle me donne envie... alors comme il me restait un peu de pâte feuilletée maison, c'était la bonne occasion de la faire.

Cette fois-ci, et je ne sais plus comment je suis arrivée sur sa page qui date maintenant de l'an passé, j'ai revu cette tarte via le blog de Dorian... et j'ai beaucoup aimé qu'il y ait ajouté du jambon.
Par contre en ouvrant le réfrigérateur pas de jambon d'Aoste ! Donc direction mon italien préféré du marché pour lui demander des tranches de jambon de Parme, qui fait tout aussi bien l'affaire.

J'ai choisi ici de faire mes tartelettes dans mes cercles à entremet afin d'avoir des tartelettes plus hautes qu'avec les cercles à tartelettes.

Le plus difficile ici est le départ du tourbillon de légumes et jambon, mais une fois le centre fait... il ne reste plus qu'à entourer au fur et à mesure de lamelles en intervertissant les couleurs jusqu'au diamètre interne des tartelettes... dommage que je n'ai pas eu de courgette jaune.

Pour avoir tester une tartelette sans migaine (mélange d'oeuf et de crème), je trouve que même si le côté tourbillon ressort moins, mieux vaut un peu d'appareil à quiche pour donner un côté moelleux sympa.
          

Tartelettes courgette-carotte
     

et jambon de Parme
      

           
Pour 4 tartelettes
 
Ingrédients :

de la pâte feuilletée (comme toujours maison chez moi)
2 courgettes
2-3 carottes
1 œuf
30 g de crème liquide
sel
poivre
une pointe de muscade
 
Etaler la pâte feuilletée et faire 4 cercles de pâte de 3 cm de plus que le diamètre de vos cercles à entremet.
Foncer la pâte feuilletée dans chacun des cercles et réserver au réfrigérateur.
 
Eplucher les carottes, les laver, essuyer et couper les en lamelles fines à la mandoline.
Laver et essuyer les courgettes et couper les aussi en lamelles fines à la mandoline.
 
Faire blanchir les lamelles de légumes dans de l'eau bouillante une dizaine de seconde,
puis plonger les dans l'eau froide pour arrêter la cuisson.
Sécher les lamelles dans du papier absorbant.
 
Couper les lamelles de légumes dans le sens de la longueur afin d'avoir des bandes
de la hauteur des bordures de votre pâte feuilletée.
Enlever le gras du jambon et couper les en bandes de la même hauteur que les légumes.
 
Préchauffer le four à 180°C
 
Mélanger dans un bol l'oeuf, la crème liquide, le sel, le poivre et la muscade.
Répartir la migaine entre les tartelettes, et remettre au frais.
 
Poser l'une sur l'autre une lamelle de carotte, une de courgette et une de jambon
et enrouler le tout.
Mettre le "tourbillon" obtenu debout, puis entourer le tour à tour
de lamelles de courgette, carotte et jambon jusqu'au diamètre interne de votre tartelette.
Déposer ce rouleau à l'intérieur de la tartelette.
Et procéder de la même manière pour les 3 autres tartelettes.
 
        
 
 
Enfourner pour 20 -25 minutes.
Déguster chaud.
        

 


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26 janvier 2013

Kare udon au boeuf

Si vous vous souvenez je vous avais présenté il y a quelque temps le Riz au curry japonais, en évoquant la possibilité de faire ce plat avec des udons. Et bien voici, ma recette de Kare udon, soit une sorte de soupe de udon au curry.

Les udons sont une des sortes de pâtes de couleur blanche et assez épaisses, faites à base de farine de blé, d'eau et de sel, que l'on trouve communément au Japon, mais aussi en Corée. Elles sont avec les soba (ces dernières faites à base de sarazin), les pâtes les plus populaires au Japon.
Il semble qu'elles proviendrait d'une adaptation japonaise de pâtes chinoises, appelée cū miàn (粗麵), et introduites au Japon par des prêtes bouddhistes au IXème siècle. En tout cas, ces deux types de pâtes se ressemblent beaucoup.

On les trouve fraîches ou déshydratées, et il en existe de différentes tailles, plus ou moins facile à trouver. En France, on arrive à en trouver dans certains rayons exotiques, mais le plus simple est bien évidemment d'aller dans un magasin asiatique pour en trouver.
Mais attention, dans les magasins chinois, ce que l'on appelle les udons n'est pas totalement similaire aux udons japonaises qui sont plus épaisses et rondes.
   

      
En faisant cette recette, j'ai improvisé à partir de celle de Riz au curry que je vous avez donné, n'ayant pas trouvé sur le net ou dans mes livres de recette de Kare udon qui me donne vraiment envie.
J'y ai ajouté des morceaux de boeuf finement coupés et grillés, afin d'en faire un plat totalement complet.

Il est apparemment possible d'y mettre avant le service un jaune d'oeuf cru sur le dessus que l'on mélange avant de manger.
                         

Kare udon au boeuf
 

        
Pour 2 personnes

Ingrédients

150 de boeuf coupé en lamelles fines (poire ou merlan)
1 paquet de udon (250 gr)
2-3 champignons (idéalement des shiitakes que l'on trouve en supermarché asiatique, à défaut j'utilise des cèpes congelés)
1 belle carotte
1 belle pomme de terre
1 oignon
1 tablette de curry roux japonais
de la ciboule ciselée
huile de colza
sel
de l'eau
    

Peler et couper grossièrement l'oignon.
Eplucher, laver et couper en morceaux la carotte et la pomme de terre.

Dans une cocotte mettre un peu d'huile, et y revenir légèrement l'oignon.

Ajouter ensuite les légumes : carottes, pommes de terre et champignons,
recouvrir de 500 ml d'eau, et laisser cuire environ 20 minutes.
  

       
Ajouter le roux de curry japonais, et laisser mijoter encore 5 - 10 minutes.

Rajouter environ 250 ml d'eau, et porter à ébullition, puis ajouter les udons.
(voir plus si besoin, il faut qu'il y ait de la sauce, même après la cuisson des udons.
En principe, ce plat ressemble à une soupe.)
Laisser cuire 9 minutes environ les udons (en ajoutant de l'eau bouillante si besoin).
Il faudra bien surveiller la cuisson afin d'éviter que le plat ne s'asséche,
et rajouter de l'eau chaude autant que de besoin.

Dans une poêle faire chauffer de l'huile de colza, et y faire revenir et griller les lamelles de viande de boeuf.
Saler.

Répartir la préparation aux udons dans de grandes assiettes creuses, déposer les morceaux de viande sur le dessus,
et parsemer de ciboule ciselée.

Servir de suite.
     

   

         
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3 janvier 2013

Gigot de 7 heures

Voici un plat que j'ai déjà eu l'occasion de faire pour un Noël, et que j'ai refais cette année pour le réveillon.

La recette me vient d'une amie, qui nous avait préparé ce plat pour un autre réveillon. Elle est issue d'un de ses livres de recettes, mais j'ai oublié (et oublié de nouveau) de lui en demander le nom (dommage, car elle a aussi une recette de blanquette à tomber).

C'est une cuisson lente et à basse température de la viande, comme celle pour la joue de boeuf, dont je vous avais parlé : ici. Ce type de cuisson à basse température, même si elle est longue, a pour avantage de rendre les viandes dites "dures" tendre et goûteuse.

Mais vous me direz : le gigot d'agneau n'est pas vraiment une viande dure !
C'est tout à fait vrai. De mes recherches, il semble que le plat d'origine était fait avec du mouton ou autre viande d'animal un peu "âgée" (des vielles carnes quoi !). On retrouve d'ailleurs une recette bien plus compliquée de gigot de 7 heures sous le nom de gigot de mouton de 7 heures dans "Le cuisinier Durand - Cuisine du Midi et du Nord" (1863 de Charles Durand).

On attribue des origines auvergnates à la recette du gigot de 7 heures en assimilant au gigot à la brayaude, qui est aussi un plat de viande mijoté longuement.

Toujours est-il qu'avec cette cuisson, la viande devient tendre au point que l'on peut manger le gigot de 7 heures à la cuiller, d'où son autre nom de "gigot à la cuiller".

C'est un plat rapide à faire, même si long à cuire, sachant pendant les 7 heures de cuisson, seul votre four va travailler ! Et tellement bon, qu'il en vaut la peine.
       

Gigot de 7 heures
   

       
Pour 6 personnes

Ingrédients

1 gigot raccourci et coulé de 2,5 kg
2 carottes
2 oignons
1 branche de céleri
1,5 l de bouillon de poule
1 petite boîte de concentré de tomates
10 grains de poivre
2 cuil à soupe d'huile
2 ou 3 couenne de lard
4 cuil à soupe d'eau de vie (ici du cognac)
6 gousses d'ail
1 branche de thym
1 feuille de laurier
4 à 6 fines tranches de lard fumé
1 cuil à soupe de fécule de pomme de terre
4 cuil à soupe de Madère

Eplucher, laver et couper les carottes en morceaux.
Peler et couper les oignons en rondelles.
Laver et couper la branche de céleri en morceaux.

Faire chauffer le bouillon de poule, et y delayer le concentré de tomate.
Mettre les grains de poivre dans une mousseline.

Préchauffer le four T°3 (120°C)

Dans une cocotte assez grande et allant au four, faire chauffer l'huile,
et y faire revenir sur toutes les faces le gigot d'agneau.

Retirer le gigot et vider l'huile.
Tapisser le fond de la cocotte avec la couenne, et poser le gigot dessus.

Faire chauffer l'eau de vie, et flamber le gigot.

Entourer la viande avec les légumes, et l'ail lavée mais non pelée.
Ajouter le thym, le laurier et le nouet de poivre, recouvrir du bouillon.
    

   

Recouvrer le gigot des tranches de lard fumée, et refermer la cocotte.
Faire cuire le gigot au four pendant 7 heures.
     

  

Egoutter le gigot, et le placer sur un plat de service que l'on réserve au chaud.

Filtrer le jus et les légumes dans un chinois, en pressant bien les légumes et le lard.
Perso, je garde les carottes et le lard pour le plat.

Dégraisser le jus de cuisson, et le faire réduire de moitié.
Diluer la fécule dans le Madère et la verser dans la sauce afin de la lier.

Servir le gigot nappé de sauce.

 


  
        
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14 décembre 2012

Soupe de pois cassés

ça fait un moment que je n'ai pas mis de salé sur le blog... alors cette fois, ce billet sera salé :o) même si je sais que beaucoup d'entre vous m'attendent plus sur du sucré.

Même si je mets encore des gâteaux d'automne, il n'empêche que je suis bien d'accord avec certains d'entre vous pour dire que c'est l'hivers ;o)... Les températures descendent en flèche, et j'avoue que l'on a du mal à se réchauffer, surtout avec l'humidité ambiante.

La solution : une bonne soupe des familles, à l'ancienne.
Celle qui réchauffe, qui tient au corps pour faire un repas complet, qui rappellent nos mamies, qu'on mange sous le plaide.... En disant cela, je pense à une soupe que je mangeais à l'école et chez mon arrière grand-mère dans la Creuse : la soupe de pois cassés.

A l'école, dans la Creuse... je peux me targuer d'avoir des origines de pas mal de coin en France lorsque je regarde l'arbre généalogique de la famille, avec des régions plus affectives que d'autres pour y avoir passé ou y passer du temps... Bref, l'année de maternelle que j'ai passé dans la Creuse, lorsqu'il y avait de la soupe de pois cassés, elle était si bonne qu'on léchait l'assiette pour la rendre propre. Et ce afin d'aller voir la dame de service en prétextant ne pas en avoir eu ! 
Bien évidemment, j'ai peine à croire qu'elle ne connaissait pas le subterfuge ;o), mais comme on mangeait bien... elle nous re-servait :o)

Les pois cassés ne sont rien d'autres que des pois, secs et auxquels on a enléve l'enveloppe. Frais, il s'agit de nos fameux petit pois.
Chose que j'ai appris en faisant ce billet, c'est que le petit pois, j'entends le pois frais, n'est devenu un légume classique sur les tables qu'à partir du XVIIème siècle avec les modes de conservations modernes ! Avant on le conservait uniquement sous forme de pois cassés, donc séchés.

Frais ou sec, je l'adore le petit pois, et cette soupe est idéale en ce moment.
       

Soupe de pois cassés
    

Recette du livre "Soupe du jour" d'Anne-Catherine Bley (éd Marabout)        

Ingrédients

300 gr de pois cassés
1 carotte
1 poireau
1 oignon
thym, laurrier
sel
poivre
1,5 l d'eau (n'hésitez pas à en ajouter si cela devient trop épais)
huile d'olive

Eplucher et émincer l'oignon.
Retirer la 1ère feuille, et les extrémités du poireau, et émincer le.

Eplucher, laver et couper grossièrement la carotte.

Dans une grande casserole, faire revenir l'oignon et le poireau dans de l'huile d'olive.

Ajouter 1,5 l d'eau environ, et porter à ébullition,
puis ajouter les pois cassés, la carotte, le thym et le laurrier.
Laisser cuire 30 à 40 minutes, jusqu'à ce que les pois cassés soient bien tendres.
N'hésitez pas à en ajouter si cela devient trop épais

Retirer la branche de thym et la feuille de laurrier,
et mixer la soupe.

Accompagné de lard fumé grillé.
      

   

                
parchemin
 :  soupe_de_pois_cassés

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18 septembre 2012

Risotto au fenouil et carotte

Sur la même base de recette que le risotto aux asperges vertes que je vous avais donné dans un précédent billet, voici une nouvelle version faite avec les légumes trouvés sur le marché ses derniers jours.

En fait, j'aime beaucoup le fenouil, et ce risotto devait être purement au fenouil... mais je trouvé la couleur tristoune, alors j'ai ajouté de la carotte qui s'associe bien avec le fenouil.
Et puis, je me suis souvenue d'une salade vite fait que ma belle-mère nous fait de temps en temps qui méle fenouil et orange... hop quelques suprêmes d'orange en plus.

Enfin, je me suis souvenue d'un(e) de vous qui avait réalisé le risotto aux asperges, et y avait ajouté du bacon ou lardons grillés. C'est la touche finale qu'il me fallait (Merci !).

Et voilà, il est tout de même plus sympa comme cela...
            

Risotto au fenouil et carottes

accompagné de suprêmes d'orange


           

     
Pour 3 personnes

Ingrédients :

250 gr de riz arborio
1 beau fenouil
1 belle carotte

750 ml d'eau
1/2 cube de bouillon de poulet
5 cl de vin blanc sec
1/2 oignon
2 cuil à soupe d'huile d'olive
du beurre
50 gr de mascarpone
40 gr de parmesan râpé
sel
poivre
2 tranches de jambon de parme

Couper le jambon de parme en allumettes fines.

Nettoyer le fenouil et couper la chair en petits cubes.

Conserver les parties tiges et les morceaux non tendres,
les mettre dans une casserole avec de l'eau et le 1/2 cube de bouillon,
et faitre bouillir l'eau.

Eplucher, laver et couper la carottes en brunoise grossière.

Faire revenir à la poêle d'abord les carottes, puis lorsqu'elles sont tendres, les dés de fenouil
le tout dans l'équivalent d'une bonne cuil à soupe de beurre.
Réserver.

Eplucher et hacher finement l'oignon.

Dans une casserole large à fond épais, faire revenir l'oignon dans l'huile d'olive,
puis ajouter le riz et laisser cuire 2 minutes en remuant constamment.
Faire attention de ne pas faire brûler le riz.

Mouiller au vin blanc, et laisser le s'évaporer.
Saler.

Ajouter petit à petit le bouillon chaud, en remuant de temps en temps,
et en ajoutant du bouillon lorsque le riz a bien imbibé le bouillon.
Il ne faut pas mettre tout le bouillon d'un seul coup.
L'opération prend environ 13 -15 minutes.

Il faut que le riz reste al dente, mais qu'il soit cuit, et que l'aspect soit crémeux.
Il ne doit pas être liquide, mais pas sec non plus.

Pendant ce temps faite revenir pendant 2 minutes les têtes d'asperges dans du beurre.

Faire risoler dans un peu d'huile les allumettes de jambon de parme

Lorsque le riz est cuit, rectifier l'assaisonnement.
Puis ajouter hors du feu le mascarpone, le parmesan, le poivre et les légumes.
Mélanger et laisser reposer 2 minutes.

Servir de suite.

Le risotto se mange de suite, il est beaucoup moins bon réchauffé.
          

   

                    
parchemin :  

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5 septembre 2012

Queue de boeuf aux carottes caramélisées

J'ai parfois des envies de "triperie", entendu au sens large du terme, mais pas toujours évident d'en trouver ou même d'avoir le temps de les cuisiner pour certains (dont le temps de préparation peut prendre des heures !).

Depuis la maladie de la vache folle, ces produits sont souvent tombés en désuétudes (il n'existe quasi plus de commerces dédiés à la triperie), ou peu connus... ou bien même nous rappellent des souvenirs d'enfance douleureux, lorsque nos parents nous contraignaient, soit disant pour notre bien, à avaler du foie, de la cervelle... et autres.

Mais on grandit, et nos goûts changeant, on s'aperçoit que finalement, certains de ces morceaux ne sont pas si mauvais que cela, une fois bien préparés.
Et puis ces produits commencent à ré-apparaître sur les étales de nos magasins, en ayant un avantage considérable : leur prix ! Ces sont en général les morceaux les moins chers (sauf pour certains comme le ris de veau...).

On appelle "triperie" ou "abats", les parties non nobles de l'animal (enfin non noble c'est facile à dire lorsque l'on voit le tarif du ris de veau !). Les abbats ne se limitent pas uniquement aux trippes, mais vise aussi toute une ribambelle de morceaux ou d'organes des aninaux.

On les classes en deux catégories en général :

- les abats dits blancs, qui regroupent : les tripes, les oreilles, les pieds, la tête, la cervelle, la moelle épinière (appelée amourette), fraise et l'estomac (ou gras-double), et

- les abats dits rouges, qui regroupent : le mou, le coeur, la mamelle, les testicules (appelés animelles - c'est clairement plus vendeur ;o)), le foie, les joues, la langue, le museau, le ris, les rognons et la queue.

Et c'est de cette dernière qu'il va s'agir pour cette recette  : la queue de boeuf
          

          
Avant cette recette,  je crois que je n'en avais jamais mangé... ou alors j'étais trop petite pour m'en souvenir. Mais comme cela fait un moment que j'en voyais dans une chaîne de boucherie pas trop mauvaise... Je me suis lancée.

Cette recette m'a été inspirée d'un des rares livres de cuisine traitant des abats, intitulé "La cuisine des abats" de Dominique Dumas (éd. Sud Ouest). Livre que j'ai trouvé dans une station essence ! et qui s'est avéré pas mal du tout.

La recette d'origine est avec des navets, mais comme toujours lorsque je souhaite faire manger des légumes à mes enfants... mieux vaut mettre des légumes qu'elles mangent. J'ai donc remplacé les navets par des carottes.

La viande de la queue de boeuf est assez grasse, et contient pas mal de parties gélatineuses. C'est assez bon, et j'en referrais volontier.
          

Queue de boeuf

aux carottes caramélisées
           

           
Pour 4 personnes

Ingrédients

1 queue de boeuf coupée en morceaux
6 carottes
1 oignon
1 cube de bouillon de boeuf (bio)
50 cl d'eau
4 cuil à soupe de miel
1 citron
de la coriandre fraîche et ciselée (l'équivalent de 2 cuil à soupe)
huile
beurre
un peu de farine
sel
poivre

Eplucher et couper en 4 l'oignon.

Eplucher, laver et couper en gros morceaux les carottes.

Fariner les morceaux de queue de boeuf,
et les faire dorer dans une cocotte avec de l'huile et du beurre préalablement chauffés.

Lorsque les morceaux sont bien dorés, salé, poivré
et mouiller avec l'eau et le cube de bouillon de boeuf émiété.
Ajouter les carottes et l'oignon, couvrir et laisser mijoter à feu doux pendant 1 heure.

Retirer les carottes et réserver les.

Poursuivre la cuisson de la queue de boeuf pendant 1 heure,
puis à découvert afin que le bouillon réduise quasi complétement.

La viande de la queue doit s'effilocher.
Cela prendre environ 1 heure de plus.

Presser le citron et mélanger le jus avec le miel.

Lorsque le bouillon est bien réduit (quasi en fin de cuisson),
faire revenir les carottes dans une poêle avec du beurre.
Lorsque les carottes sont bien chaudes, ajouter le mélange citron-miel
et faite cuire jusqu'à ce que la sauce devienne sirupeuse.
Ajouter enfin les morceaux de queue.

Servir bien chaud en parsement de coriandre fraîche ciselée.

Accompagner de purée ou de pâtes.
         

   

  
parchemin
 :    Queue_de_boeuf_aux_carottes_caramélisées

drapeau_anglaisEnglish version of recipe :   Oxtail_with_caramilized_carrots
          

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27 août 2012

Coquelet ensoleillé cuit en bouillon à l'ananas et gingembre

En juin dernier, on m'a proposé de participer au Concours Ariaké 2012 organisé par Ariaké et 750 gr sous la présidence de Joël Robuchon... J'avoue que je n'ai pas longtemps hésité à dire oui (bien que je sois plus sucrée que salée, j'adore les challenges).

Ce concours ouvert à 50 bloggeurs sélectionné, a pour but de créer une "recette originale et alléchante" à base d'un des bouillons de la gamme Ariaké. Vous aurez donc de ci-delà en plus de celle de ce billet que je présente au concours (les dés sont jettés), quelques recettes issues de mes différents essais.

Il existe 5 saveurs de bouillon à infuser Ariaké : volaille, boeuf, crustacés, coquillages et légumes. Ce sont des bouillons à boire ou à cuisiner, qui sont issus de recettes de Joël Robuchon avec des produits 100 % naturel.

Pas facile de choisir parmi ses bouillons, je l'avoue !

En tout cas, maintenant que je les ai utilisé à multiples reprises afin de créer une recette pour le concours, je dois dire qu'ils sont en effet très bon, et ce, même à boire tel que. Et je confirme leur pub : "C'est aussi simple que le thé !"

J'avoue que ce fût un exercice amusant, reste à savoir si cette recette plaira. En tout cas, c'est celle qui a la plus convaincue à la maison.
C'est déjà ça de pris ;o)
          

Coquelet ensoleillé
      

cuit en bouillon à l'ananas et gingembre

 

      
Pour 4 personnes

Ingrédients

2 coquelets
1/2 ananas Victoria
1 sachet de bouillon de volaille Ariaké
330 ml d'eau bouillante
2 cuil à soupe de gingembre frais émincé et coupé en batonnets
2 cuil à soupe de miel
1/2 oignon blanc
1 gousse d'ail
huile d'olive
2 carottes
4 asperges vertes
piment d'Espelette
sel
4 cuil à soupe de grosses perles de tapioca
1 cuil à café de fécule de pomme de terre
beurre demi sel
        

Faire cuire les grosses perles de tapioca dans de l'eau.
Temps de cuisson : environ 15 minutes - il faut qu'elles ne soient pas totalement moelles, al dente.

Préparer le bouillon, en mettant le sachet dans l'eau bouillante et laisser infuser peandant 5 à 10 minutes à feu doux.
Remuer de temps en temps

Dessosser les coquelets afin de récupérer les cuisses et arrière-cuisses, les blancs et les ailes.

Eplucher et émincer l'oignon.
Eplucher et émincer l'ail.

Eplucher et couper en lamelles, puis en batonnet le gingembre frais.

Eplucher et retirer les yeux de l'ananas.
Puis passer l'ananas à la mandoline afin d'obtenir entre 3 et 4 tranches fines d'ananas par personne.
Couper en lamelles, puis en batonnet le reste de l'ananas (soit l'équivalent d'un quart d'ananas).

Dans une cocotte, mettre un peu d'huile à chauffer,
et y faire revenir les oignons.

Lorsqu'ils deviennent translucides, saisir les morceaux de coquelets de chaque côté.

Ajouter ensuite le gingembre, l'ail, le miel et les batonnets d'ananas.
Assaisonner : sel et piment d'Espelette.
Mélanger et mouillet avec le bouillon.

Couvrir et laisser cuire une vingtaine de minutes.
Les coquelets étant découpés en morceaux, la cuisson est assez rapide.

Pendant ce temps, éplucher, laver et couper les carottes à la mandoline.
Laver et retirer les feuilles des asperges, casser la partie dure,
et passer les asperges dans le sens de la longue dans la mandoline.

Faire chauffer une poêle.

Retirer les morceaux de coquelets, et réserver dans un plat chaud.

Mixer le bouillon avec les ingrédients, puis le filtrer dans une casserole,
et le faire chauffer (attention, il ne faut pas le faire réduire trop)
Mélanger la fécule de pomme de terre avec 1 ou 2 cuil à soupe d'eau froide,
puis l'ajouter à la sauce afin de la faire épaissir.
Rectifier l'assaisonnement si besoin.

Parallélement faire revenir dans un peu de beurre les tranches d'ananas,
puis les carottes, puis les asperges,
et en décorer des assiettes chaudes.

Faire dorer rapidement les morceaux de coquelets, et les disposer dans l'asiette.

Napper généreusement de sauce, et disposer des perles de tapioca
(l'équivalent d'un quart de la quantité).
Saupoudrer d'un peu de piment d'Espelette.

Servir de suite (avec le reste de sauce dans une saucière).
       

                   
parchemin :  Coquelet_ensoleillé_cuit_en_bouillon_à_l'ananas_et_gingembre

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4 juillet 2012

Taboulé des Incas

Cela fait un moment que je n'avais pas ressortie le livre de Cléa, sur le Quinoa (éd. La plage), et d'ailleurs une éternité que je n'avais pas acheté du quinoa.

Et puis dernièrement pour finir un vieux paquet de quinoa rouge, j'ai racheté du quinoa blanc... ce qui a amené à table, une vieille discussion (pourtant toujours d'actualité).

Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est le quinoa, et bien le Chenopodium quinoa (de son petit nom latin) est une plante herbacée, qui pousse sur les plateaux de Bolivie ou du Pérou majoritairement. On dit que les Incas l'appelaient « chisiya mama », qui signifie « mère de tous les grains ».
Mais le quinoa n'est en aucun cas une céréale (comme le blé, l'avoine...)

En fait, le quinoa est une plante très riche en protéines, et qui constitue de ce fait la base de l'alimentation des populations des plateaux de l'Altiplano.

Pour pousser cette plante a besoin de très peu de chose, mais d'altitude (au-delà de 2000 m d'altitude) et de conditions climatiques que l'on ne retrouve apparemment que dans les Andes. Je vous mets ici un lien vers un documentaire photographique de l'IRD (Institut de Recherche et de Développement) sur la culture du quinoa, que je trouve très parlant.

Il existe plusieurs variétés de quinoa, sachant qu'en France vous en trouverez 2 en vente : le quinoa rouge et le quinoa blanc (ce dernier étant le plus commun chez nous) - vous trouverez le rouge dans les magasins bio en général.
         

     
Le quinoa est souvent vendu sous le label du "commerce équitable", puisqu'il n'est apparemment pas possible de faire pousser facilement le quinoa ailleurs que sur les plateaux de l'Altiplano. On parle même de rente "bio-équitable" s'agissant de sa culture.

Cependant, je vous invite à lire une très intéressante étude sur la culture du quinoa, qui fait s'interroger sur nos consommations.
En effet, même si la culture du quinoa est équitable et de ce fait, fait vivre une multitude de petits producteurs locaux, la popularité en Europe du quinoa, et notamment en France (1er consommateur de quinoa en Europe), en a augmenté la demande, et donc pose une problèmatique écologique.
La culture en est devenue plus intensive que la culture limitée à l'alimentation de la population locale, et qui dit intensif dit appauvrissement du sol (voir stérilité totale d'après cette étude), ce qui risque de poser problème sur le long terme.

Alors un bien pour un mal ?

Difficile dilemme : faut-il arrêter d'en acheter et couper une source de revenu aux cultivateurs locaux ou continuer d'en acheter avec le risque de stérilité des sols qui verront un jour cette culture s'éteindre.

Un billet que je ne fais pas sans m'interroger, car comme beaucoup de consommateur il m'arrive d'en acheter (et bien d'autres produits du même type d'ailleurs). 

On dit que le bio, l'équitable : c'est mieux, c'est responsable... et on dénigre d'autres produits non bio ou utilisant des ingrédients pas totalement sains pour notre santé.... Sans ouvrir la polémique ou le débat ;o), et sans vouloir donner de leçon (car sinon elle est d'abord pour moi), voici une recette pour y réfléchir.
            

Taboulé des Incas
          

          
Ingrédients

250 gr d'un mélange de quinoa rouge et blanc
le jus d'un citron et demi
6 cuil à soupe d'huile d'olive
1 bonne poignée de raisins secs
1 botte de persil plat
quelques feuilles de menthe
4 oignons nouveaux
4 belles tomates
1 carotte râpée
sel
poivre
      

Avant de la faire cuire, rincer la quinoa sous l'eau froide (cela permet en d'en retirer l'amertume).

Mettre la quinoa dans une casserole avec un quantité d'eau équivalente à celle pour la cuisson du riz.
Et faire cuire environ 10-15 minutes.
Elle doit rester légèrement croquante.

Egoutter la quinoa et la laisser refroidir.

Laver et couper les tomates en petits dès en retirer les pépins.

Eplucher, laver et râper la carotte.

Eplucher et couper  en brunoise les oignons nouveaux.

Laver, essorer et ciseler le persil plat et la menthe.

Dans un saladier mettre tous les ingrédients
(quinoa, tomates, carotte, oignons, menthe, persil et les raisins secs)
et ajouter le jus de citron, l'huile, le sel et le poivre.

Goûter et resctifier en jus de citron si besoin, ainsi qu'en sel et poivre.

Servir bien frais en entrée.
         

    


         

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