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Macaronette et cie
12 mai 2015

Le Vanille-fraise : ceci n'est pas un fraisier !

C'est la saison des fraises, et on voit partout sur la blogosphère des fraisiers. C'est vrai que c'est tellement bon, un bon fraisier avec sa crème mousseline juste vanillée comme il faut et sa génoise. Finalement j'aurais peut-être du faire un fraisier !

En regardant mes photos, peut-être que votre 1ère remarque sera de vous dire : "Ok un fraisier... elle en a déjà proposé ! Encore !" Et bien non, ceci n'est pas un fraisier !
Si vous voulez la recette d'un vrai fraisier, vous la trouverez dans mon billet sur le "Fraisier pâtissier".

Ici, même si ce gâteau a la forme et le look d'un fraisier, même s'il s'en inspire en terme de goût, ce n'est pas un fraisier.

Il s'agit d'une envie d'entremets, avec une texture légère mais rappelant le fraisier, à base d'une génoise vanillée, d'une mousse vanille et d'une mousse fraise.
C'est beaucoup plus léger en texture, et bien moins gras que la crème mousseline.

Alors juste pour le plaisir des papilles et le plaisir de profiter de quelques belles fraises, et parce qu'on les a attendu longtemps :o)
     

Le Vanille - fraise
      

Pour 8 personnes
Cercle de 22 de diamètre

A prévoir pour le montage

des fraises - suffisamment pour faire le tour
de la pâte d'amande pour recouvrir le gâteau et pour la décoration

Sirop de punchage

Ingrédients

75 ml d'eau
40 g de sucre
1 c. à soupe de marasquin

Dissoudre le sucre dans l'eau et arrêter de chauffer dès que le sucre a disparu.
Laisser refroidir et parfumer au marasquin.

Génoise vanillée

Ingrédients

3 oeufs
45 g de maïzena
45 g de farine
70 g de sucre
1 pincée de sel
1 c. café d'extrait de vanille

Pré-chauffer le four T° 6 (180°C).

 

Séparer les jaunes des blancs.

 

Fouetter les jaunes avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse et double de volume.

Ajouter la farine et l'extrait de vanille, et l'incorporer.

 

Monter les blancs en neige ferme avec la pincée de sel.

Incorporer délicatement les blancs en 2 fois dans le 1er mélange.

 

Verser une partie de la pâte dans un cercle à tarte un peu plus grand que le moule à entremets
posé sur une feuille de papier cuisson.

 

Faire cuire 10 - 12 minutes, puis démouler et laisser refroidir.
Faire de même avec le reste de pâte.

Mousse à la fraise

Ingrédients

200 g de fraises fraîches (type marat de bois ou très parfumées)
40 g de sucre
15 ml d'eau
4 feuilles de gélatine
80 g de crème liquide

Faire ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau froide.

Laver, essuyer et couper les fraises en morceaux.
Dans une casserole, les faire légèrement compoter avec le sucre et l'eau.
Mixer pour obtenir un coulis (inutile que cela soit totalement lisse).

Hors du feu ajouter et dissoudre les feuilles de gélatine préalablement essorées.
Laisser refroidir.

Monter la crème liquide et l'incorporer au coulis de fraises.

Commencer le montage du gâteau :

Laver des fraises afin de faire le tour du cercle et les essuyer.
Chemiser un cercle de 22 cm de diamétre avec du rhodoïd.

Couper les de même hauteur en deux, et chemiser votre cercle à entremets avec les fraises.

Découper un 1er disque de génoise de la taille du fond du cercle moins l'épaisseur des demi fraises,
et déposer le cercle au fond.
Imbiber le cercle de génoise du sirop de punchage.

Verser la mousse de fraise au-dessus du biscuit imbibé.
Découper le 2ème cercle de génoise et le déposer sur la mousse à la fraise.
Réserver au réfrigérateur
(pas au congélateur sinon les fraises risquent de rendre leur eau à la décongélation).

Mousse vanille et fraises

Ingrédients

125 g de lait
50 g de sucre
50 g de jaunes d'oeufs
3 feuilles de gélatine
125 g de crème liquide
1 c. à soupe d'extrait de vanille
3 - 4 fraises

Mettre les feuilles de gélatine à ramollir dans de l'eau froide.

Mettre le lait et l'extrait de vanille dans une casserole et porter à ébullition.
Pendant ce temps fouetter le sucre et les jaunes (inutile de les blanchir).
Lorsque le lait bout, le verser sur le mélange sucre-jaune, et mélanger.
Remettre dans la casserole et laisser cuire en remuant constamment jusqu'à la nappe ou 85°C.

Verser dans un récipient et ajouter la gélatine préalablement essorée.
Réserver pour refroidir.

Monter la crème liquide et l'incorporer délicatement à la crème anglaise refroidie.

Continuer le montage du gâteau :

Déposer une fine couche de mousse vanille sur le biscuit.

Laver les fraises de la mousse vanille, les essuyer et le couper en petits morceaux.
Répartir les morceaux sur la mousse, puis couvrir du reste de mousse vanille.
Lisser la surface et réserver au réfrigérateur au moins 6 heures.

Décorer le dessus d'un cercle de pâte d'amande, et décorer la surface selon votre envie.

 

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 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie

6 mai 2015

Gaufres d'été - façon Christophe Michalak

De retour de vacances, vous imaginez bien que je n'ai pas encore eu le temps de cuisiner ou pâtisser, d'autant qu'il a bien fallu reprendre le boulot. C'est notre lot à tous :o)

Alors voici une recette de gaufres que j'avais testé il y a quelques mois (d'où la présence des dernières clémentines de la saison) : les gaufres d'été de Christophe Michalak. La recette provient de son émission "Dans la peau d'un chef", mais n'ayant pas vu l'émission c'est par les hasards du web que je suis tombée sur cette recette. Comme en général, j'aime bien ses recettes...

Cette recette se réalise quasi comme une pâte à chou, mais en beaucoup plus gras, et c'est le reproche que je ferrais à cette recette de gaufres. A une époque où on nous serine de ne pas manger trop gras, trop sucré... ce n'est pas forcément le type de recette que l'on attend. Bien évidemment, vous me direz il y a bien d'autres de gras dans le monde culinaire, l'important étant comme toujours d'équilibrer et de ne pas manger que cela.

Il va sans dire qu'en dehors de cet aspect hyper gras, qui n'en font absolument pas des gaufres d'été ou alors de fin d'été quand on commence les réserves pour l'hiver, ces gaufres sont assez bonnes.
Le gras comme bien souvent donne le moelleux (même si avec mon gaufrier je ne peux pas faire de gaufres épaisses quelle que soit la pâte) et un coté croustillant assez sympa.

Maintenant pour moins gras et plus simple, vous prenez votre recette préférée de pâte à choux et vous la passez au gaufrier. Vous obtiendrez des gaufres légères et très sympa aussi, et peut-être mieux que cette recette.

A noter la pâte ne peut pas attendre la cuisson (enfin tout est relatif dans ce monde), elle est cuite dès sa réalisation.
                  

Gaufres d'été
     

de Christophe Michalak
     

pour 8 petites gaufres

Ingrédients

170 g de lait
1/2 gausse de vanille
135 g de beurre
155 g de farine T45
2 g de fleur de sel (on peut en mettre moins bien évidemment chacun son goût)
15 g de sucre
75 g de blancs d'oeufs à température ambiante
du citron

Préchauffer votre gaufrier.

Dans une casserole porter à ébullition le lait, la gousse de vanille grattée et le beurre.

Une fois le beurre dissout, verser la farine petit à petit et mélanger progressivement.

Monter les blancs en neige avec le sel, le sucre et quelque gouttes de jus de citron.
Lorsque les blancs sont montés, les laisser se relâcher et les refouetter quelques secondes.

Incorporer les blancs en neige dans la 1ère préparation en trois fois.
Mettre la pâte (ou appareil) dans une poche à douille.

  

Faire cuire la pâte au gaufrier
(le mien est antiadhésif, ce qui m'a évité de rajouter du beurre pour beurrer le gaufrier)

A déguster selon son envie.

 

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18 avril 2015

Mug cake amande - abricot - et petite pause "vacancière"

Vous vous êtes vraisemblablement aperçus que mon blog tourne quelque peu au ralenti en ce moment. J'espère bien refaire vivre mon blog plus activement à mon retour de vacances.

Et oui, je vais profiter de ces vacances de printemps pour aller visite le pays du Soleil-Levant : soit le Japon. De quoi rapporter de belles images, des découvertes et de gourmandes et étonnantes recettes je l'espère.

En attendant, je souhaite bon courage à ceux qui travaillent
et de très bonnes vacances à ceux qui en prennent.

A bientôt

Et avant de partir une petite recette rapide et simple.

Vous me direz que ce n'est pas de la pâtisserie et c'est assez vrai. Mais après une expérience concluante de mug cake chocolat maison, et par manque de temps vous l'aurez compris, j'avais envie de réitérer l'expérience de gâteau tasse, mais avec une association et une variante plus personnelle.

J'avoue que c'était surtout pour finir mon pot de purée d'amande. Et puis parce qu'en vacances, on n'a pas forcément envie de faire de la grande cuisine.

Mug cake amande - abricot
         

Pour 1 à 2 mugs suivant leur grandeur.

Ingrédients

3 à 4 abricots secs moelleux
2 cuil à soupe de purée d'amande blanche
3 cuil à soupe de farine
1/4 cuil à café de levure chimique
2 cuil à soupe de sucre en poudre
1 oeuf
3 cuil à soupe de lait entier
amandes effilées

Mélanger la farine, le sucre et la levure.
Puis ajouter l'oeuf, la purée d'amande et le lait bien mélanger en évitant les grumeaux.

Ajouter les abricots secs moelleux coupés en petits morceaux, et mélanger de nouveau.

Verser dans un ou 2 mugs suivant leur taille,
saupoudrer de quelques amandes effilées, et mettre un morceau d'abricot en surface.

Faire cuire environ 1 minutes 30 à la puissance maximum de votre micro-onde.

Laisser refroidir quelques minutes avant de déguster.

On peut comme ici saupoudrer un peu de sucre et le caraméliser pour donner un aspect doré.

 


       

Excellentes vacances :o)

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30 mars 2015

Entremets Poire-caramel-chocolat ou le Michou

Cet entremets a été spécialement réalisé pour un anniversaire. Une belle occasion pour créer un gâteau, peut-être pas parfait, mais surtout pour faire plaisir. Alors quoi de mieux que de lui donner le pseudo de la personne en question.
Michou ce fût un plaisir de réaliser ce gâteau, et heureuse qu'il ait plu.

Comme nous ne l'avions pas goûté, je l'ai refais pour mon anniversaire ;o) et j'en suis assez contente. Vous me direz les associations de parfums choisis sont assez classiques.

A refaire pour une autre occasion.

Entremets Poire-caramel-chocolat
       

pour 8 - 10 personnes
cercle : 20 cm de diamètre

Dacquoise noisette-cacao

Ingrédients

110 g de blancs d'oeufs
40 g de sucre semoule
95 g de poudre de noisette
85 g de sucre glace
10 g de cacao amer en poudre

Monter les blancs en neige à petite vitesse, puis serrer avec le sucre semoule.

Tamiser ensemble la poudre de noisette, le cacao en poudre et le sucre glace.
Incorporer les blancs en neige.

Mettre la pâte dans une poche avec une douille de 11.
Sur une plaque de cuisson recouverte d'un papier cuisson ou un tapis de cuisson;
et former deux cercles de dacquoise de 18 cm de diamètre.
Avec le reste de pâte faites de petits biscuits.

Enfourner pour 2 mn à 200°C puis baisser la température du four à 170°C pour 10 - 12 minutes.

Démouler et laisser refroidir sur une grille.

Mettre un des cercles de dacquoise au fond d'un cercle à entremet de 18 cm chemisé d'un ruban de rhodoïd.

Réserver.

Croustillant praliné

Ingrédients

40 g de chocolat au lait pâtissier
150 g de pâte de praliné
85 g de crêpes dentelles concassées


Faire fondre le chocolat au lait et la pâte de praliné micro-onde,
et ajouter les crèpes dentelles.
Mélanger et tapisser de suite sur le fond de dacquoise avec une fin couche de croustillant praliné.
Réserver.

Gelée poire William

Ingrédients

3 feuilles et demi de gélatine
300 g de poires William au sirop
30 g de sucre

Mettre à ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau froide.

Mixer les poires William au sirop (sans le sirop) afin d'obtenir une purée de poire.

Faire chauffer la purée de poire et le sucre quelques minutes.
Hors du feu ajouter la gélatine bien essorée.
Laisser refroidir à température ambiante et dès qu'elle est refroidie la couler dans le cercle au-dessus du croustillant praliné.

Déposer le 2ème cercle de dacquoise noisette-cacao.
Réserver au congélateur.

Bavarois au chocolat noir
     Recette issue de l'Encyclopédie du Chocolat (éd Flammarion)

Ingrédients

35 gr de chocolat noir
1 et 1/2 feuilles de gélatine
115 gr de crème liquide entière bien froide

125 ml de lait entier
25 gr jaunes d'oeufs
60 gr de sucre

Hacher le chocolat au lait et le faire fondre au bain-marie ou au micro-ondes.

Faire ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau froide.

Dans une casserole mettre à chauffer le lait,
Parallèlement, fouettez dans un cul de poule le jaune d'oeuf et le sucre, jusqu'à ce qu'ils blanchissent.
Lorsque le lait frémit, verser en la moitié sur les jaunes blanchis, et mélanger.
Verser le reste du lait, et mettre le mélange dans une casserole, et remettre à cuire sur un feu doux.
Laisser cuire jusqu'à ce que la crème atteigne 85 °C ou à la nappe pour obtenir une crème anglaise.

Prélever 90 gr de crème anglaise pour poursuivre la recette.

Utiliser une petite partie des 90 gr de crème anglaise pour dissoudre les feuilles de gélatine,
préalablement essorées de leur eau,
pui ajouter le tout au reste de la crème anglaise.

Verser lentement un tiers du chocolat au lait fondu, et mélanger énergiquement en décrivant des petits cercles.
Incorporer ensuite un autre tiers de chocolat au lait fondu, puis le dernier tiers.

Monter la crème liquide en crème montée (soit presqu'en chantilly).

Lorsque le mélange de crème anglaise et chocolat au lait est environ à 45 / 50 °C,
incorporer délicatement un tiers de la crème montée.
Puis incorporer le reste de crème montée.

Verser le bavarois chocolat dans le cercle sur le cercle de dacuqoise, et remettre au congélateur.
Il devrait vous rester une épaisseur de 1/2 cm avant le haut du bord du cercle.

Mousse au caramel mou
  
Recette de Christophe Adams

Ingrédients

1 et 1/2 feuilles de gélatine
55 g de sucre
36 g de glucose
90 g de crème liquide entière
25 g de beurre salé
37 g de jaune d'oeufs
37 g de sirop 30°C baumé (16 g d'eau / 20 g de sucre porté à ébullition)
180 g de crème liquide entière

Faire ramollir la feuille de gélatine dans de l'eau froide.

Faire un caramel brun avec le sucre et le glucose.
Déglacer avec la crème liquide, et faire cuire à 107°C, puis laisser tiédir à 60°C.
Ajouter la gélatine essorée de son eau et le beurre. Réserver.

Faire chauffer le sirop 30°C baumé.
Dans un récipient fouetter les jaunes et verser le sirop sur les jaunes tout en fouettant.
Monter l'appareil à bombe en fouettant les jaunes et le sirop jusqu'à refroidissement.

Incorporer délicatement l'appareil à bombe au caramel.

Monter les 180 g de crème liquide presqu'en chantilly, et l'incorporer dans le 1er mélange.

Démouler l'intérieur de l'entremets constitué de la dacquoise, gelée de poire et bavarois chocolat.
Mettre ce début d'entremets au centre d'un cercle de 20 cm de diamètre chemisé d'un ruban rhodoïd.
Couler la mousse caramel sur les bords à l'aide d'une poche à douille et répartir le reste sur le dessus.
Lisser à la spatule - réserver au congélateur.

Glaçage à la gelée de sirop de poire William

Ingrédients

200 g de sirop de Poire Williams
2 feuilles de gélatine

Mettre à ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau froide.

Faire chauffer le sirop de poire, et hors du feu ajouter la gélatine bien essorée.
Laisser refroidir à température ambiante
et dès qu'elle est refroidie la couler au dessus de la mousse caramel, et laisser prendre.

Démouler l'entremets.

Décoration en chocolat noir

Tempérer du chocolat noir en respectant la courbe de température : chauffer au bain-marie à 50-55 °C, puis laisser refroidir à 28-29 °C, et remonter en température entre 31 - 32°C

Pour le tour : découper un ruban de rhodoïd à la dimension du diamètre de votre entremets,
et avec du chocolat tempéré dans une poche à douile ou un cornet, faire des zig-zags ou des cercles sur le ruban.
Laisser prendre quelques minutes, puis encercler votre entremets.
Dès que le chocolat et pris retirer délicatement le ruban.

Avec le reste du chocolat tempérer faite les décorations qui vous plaisent.

J'ai aussi mis quelques perles de poires au sirop pour décorer.

  

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Licence Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Sandrine CHAUVIN alias Macaronette et Cie

8 mars 2015

Panna cotta à la noisette et compotée de kumquats

J'adore la panna cotta. C'est un pêcher mignon, si je puis dire. Même s'il n'y a rien de meilleur qu'une panna cotta vanillée avec un bon coulis de fruits rouges, je me laisse très facilement tenter par des panna cotta atypique.

Je voulais profiter des derniers kumquats trouvés. Nous ne sommes plus en plein coeur de la saison des agrumes et des kumquats, mais ce petit agrume me faisant craquer, je n'ai pas résisté. Généralement je les confit ou en pleine saison je les mange crus tels que - s'ils sont bien mûrs et de qualité, c'est un véritable délice.

En voyant mes derniers kumquats, je me suis souvenue d'un lait de noisette que j'avais acheté pour le tester. Une marque que je ne connaissais pas, et une envie soudaine malgré le fait qu'en général, je trouve les laits végétaux du commerce pas terrible. Là pour une fois, je suis tombée sur un lait de noisette correct avec le goût de la noisette.

La noisette se marie parfaitement avec les agrumes comme l'orange, la clémentine et le kumquats. Faites un creusois ou un gâteau au noisette avec un peu de compotée d'orange ou de kumquats, vous verrez c'est un délice.

Alors pourquoi pas en panna cotta :o)
A noter je sucre peu mes desserts et mes panna cotta, idem pour mes compotées d'agrumes pour en garder le côté acidulé. Si vous étes très sucrés ajouter 10 à 20 g de sucre en plus dans la panna et 30 - 40 g dans la compotée de kumquats. Question de goût bien évidemment.
           

Panna cotta à la noisette
  

et compotée de kumquats
 

pour 6 panna cotta

Ingrédients

500 ml de lait de noisette
250 ml de crème liquide entière
5 feuilles de gélatine
50 g de sucre
quelques gouttes d'extrait de vanille

125 g de kumquats frais
50 g d'eau
30 g de sucre

Faire ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau bien froide.

Porter la crème liquide et le lait de noisette juste à début ébullition avec le sucre et l'extrait de vanille.
Hors du feu y ajouter la gélatine essorée et la dissoudre dans la crème.
Répartir dans les ramequins et laisser prendre au réfrigérateur au moins 6 heures.

Laver et couper les kumquats en petits morceaux en enlevant les pépins.
Mettre les kumquats dans une casserole avec l'eau et le sucre
et laisser compotée (attention on ne veut pas une confiture - cela devrait prendre 20 minutes à feu doux)
Passer la compotée au mixeur plongeur, et laisser refroidir.

Répartir la compotée de kumquat sur les panna cotta noisette juste avant de servir.

 

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4 mars 2015

Entremets Cerise - amande et biscuit chocolaté

E si on revenait à de la pâtisserie traditionnelle ?

Voici un entremets que j'ai fait 3 fois, et qui a pas mal plu (même si j'en conviens il manque une côté croustillant que pourrait apporter une feuillantine chocolat blanc ;o) mais je suis rebelle car je ne voulais pas allourdir cet entremets et laisser une texture de mousse en bouche très légère).

Pas grand chose à vous raconter autour de cet entremets. Sauf à vous dire que pour la mousse à l'amande, il s'agit de la recette de Christophe Michalak, que j'ai piqué la recette chez Isabelle, qui l'avait récupéré chez Puce Bleue dont les blogs ne sont plus à présenter tellement ils regorgent de délicieuses recettes. Comme quoi les bonnes recettes font toujours le tour des blogs ;o)

J'espère qu'il vous plaira.
 

Entremets Cerise - amande
       

et biscuit chocolaté
       

pour un cercle de 22 cm de diamètre

Biscuit aux amandes chocolaté
    Recette Ecole Lenôtre

115 gr de poudre d'amande
115 gr de sucre glace
15 gr de farine
15 g de poudre de cacao
150 gr d'oeufs entiers
100 gr de blanc d'oeufs
15 gr de sucre semoule

Pré-chauffer le four T° 6 (190 °C)

Mélanger longuement la poudre d'amande, le sucre glace, le cacao, la farine et les oeufs entiers.

Monter les blancs en neige, et les incorporer délicatement à la pâte cacaotée,
puis faire légèrement retomber la pâte.

Sur 2 ou 3 plaques de cuisson recouvertes de papier cuisson, étaler la pâte en une fine couche,
afin de pouvoir découper 3 cercles de pâte à la grandeur de votre cercle à entremets.

Enfourner les plaques pour 5 à 7 mn de cuisson.
Sortir du four, et laisser refroidir en retournant la pâte sur une feuille de papier cuisson sur une grille.

Découper 3 cercles de la taille de votre cercle à entremets chemisé d'une bande de rhodoïd.
Déposer un des cercles de biscuit dans le fond de votre cercle.

Réserver les autres cercles dans du film.     

Sirop d'imbibation

Ingrédients :

75 ml d'eau
100 gr de sucre
2 cuil à soupe d'amaretto (pour insister sur le côté amande)

Dans une casserole, mettre l'eau et le sucre, et amener le tout à ébullition quelques minutes.
Et laisser refroidir et ajouter l'alcool.

Imbiber le biscuit du fond de votre gâteau.

Préparer les 2 mousses en même temps.

Bavarois de cerise

Ingrédients

2 feuilles de gélatine
150 gr de purée de cerises (si vous faites votre coulis avec des cerises au sirop ne mettez que très peu de sirop)
quelques gouttes d'extrait d'amandes amère
25 gr de sucre
150 gr de crème liquide à 35 %

Mettre à ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau froide.

Faire chauffer 1/3 de la purée de cerises avec le sucre.
Lorsque la purée commence à bouillir, ajouter hors du feu les feuilles de gélatines bien essorées,  
puis ajouter le reste de la purée de cerises et les gouttes d'extrait d'amandes amer.
Laisser refroidir jusqu'à une température de 25°C.

Monter la crème liquide, et l'incorporer délicatement à la purée de cerise collée.

Mousse à l'amande
      Recette de C. Michalak

Ingrédients

200 ml de lait d'amande
quelques gouttes d'extrait d'amande amère
6 g de gélatine (soit 3 feuilles)
200 g de pâte d'amande à 50 % d'amande (maison elle sera plus parfumée que celle du commerce - la recette ici)
400 ml de crème liquide à 35%

Faire ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau froide.

Couper la pâte d'amande en petits morceaux et la mettre dans un récipient l'extrait d'amande amère.

Porter le lait à ébullition et hors du feu ajouter la gélatine essorée, mélanger puis verser sur la pâte d'amande
et mixer la préparation au mixeur plongeur pour obtenir une préparation parfaitement lisse.  
Laisser refroidir jusqu'à une température de 25°C.

Monter la crème liquide, et l'incorporer délicatement au mélange d'amande collée.

Montage :

Sur le biscuit du fond du cercle déposer une couche de mousse cerise, puis une couche de mousse amande.
La couche de mousse amande doit être plus épaisse que la couche de cerise.
(Attention la photo du gâteau rond est trompeuse puisque non coupée et que j'avais trop insisté sur les bords.
Il faut vraiment que la couche d'amande soit plus épaisse car sinon la goût cerise l'emportera.)

Déposer un 2ème cercle de biscuit chocolaté et imbiber le.
Déposer une nouvelle couche de mousse cerise, puis une couche de mousse amande.
La couche de mousse amande doit être plus épaisse que la couche de cerise.
Déposer le 3ème cercle de biscuit chocolaté et imbiber le.
Finir avec une fine couche de mousse cerise.

Réserver au réfrigérateur jusqu'à prise compléte (au moins 12 heures).
Pour aller plus vite on peut le mettre au congélateur.

Pendant ce temps préparer la gelée du dessus.

Gelée neutre

Ingrédients

20 cl d'eau
50 gr de sucre
1 feuille de gélatine
du colorant framboise

Faire ramollir la gélatine dans de l'eau froide.

Faire bouillir l'eau et le sucre presque à une consistance de sirop, mais pas tout à fait.
Hors du feu ajouter la feuille de gélatine essorée, et laisser refroidir complètement.

Lorsque la gelée a presque prise, la verser délicatement sur le entremets
Attention, il faut vraiment que la gelée ne soit plus trop liquide et bien refroidi.

Remettre au frais pour au moins 4 heures.

Décoration chocolat blanc sur feuilles transfert et brodure avec les chutes concassées (rien ne se perd).

 

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Licence Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Sandrine CHAUVIN alias Macaronette et Cie

 

28 février 2015

Yōkan (羊羹) et Kintsuba (きんつば)

Me voici de nouveau en Asie, pour une sympathique pâtisserie japonaise : le kintsuba (きんつば), qui dérive d'une autre pâtisserie japonaise traditionnelle que j'aime beaucoup : le Yōkan (羊羹).

Mais commençons par le début, car pour faire le kintsuba, il faut d'abord préparer du Yōkan (羊羹)

Si vous aimez les azuki, ces petits haricots rouges que l'on prépare souvent sous forme de purée sucrée appelée tsubu-an (粒餡) et ayant un goût et une texture proche de la crème de marron, vous aimerez le yōkan (羊羹), et sans aucun doute le kintsuba (きんつば).

 

Le yōkan (羊羹) est une pâte à base de purée sucrée d'azuki que l'on va gélifier à l'agar agar. C'est un peu la pâte de fruit façon japonaise, mais beaucoup moins sucrée.
Généralement à base de purée d'azuki, on parle alors de yōkan rouge, le yōkan peut aussi se préparer à base de haricots blancs. Cette base de pâte gélifiée d'azuki peut ensuite être agrémentée de marrons, ou parfumé au thé matcha, au marron, au kaki... On trouve aussi du yōkan à base de patate douce. Bref, une multitude de variantes existent.

Cette petite douceur japonaise ou wagashi (和菓子) nom donné aux pâtisseries traditionnelles japonaises, trouve sont origine en Chine, puisque ce sont des moines bouddhistes chinois qui ont introduit cette douceur au Japon au XIIème siècle. En Chine, il s'agit du xiǎodòu yánggēng (小豆羊羹 - d'où les mêmes idéogrammes/kanji dans les 2 langues). Vous trouverez une excellente recette de la version chinoise sur le blog Recettes d'une Chinoise de Margot-Zhang (un blog de vraie cuisine chinoise dont comme vous le savez je suis totalement fan).

Depuis le XIIème siècle, à l'époque Kamakura, époque où a été institué la collation entre les repas, on déguste le yōkan à l'heure du thé.

Généralement les yōkan que l'on trouve dans le commerce sont très gélifiés et plus translucides. Maison, ils sont moins gélifiés, plus riche en purée d'azuki, et c'est bien meilleur en général, même en utilisant de la purée d'azuki toute faite. De plus, comme toutes les pâtisseries japonaises, c'est peu sucré.

Vous pouvez faire le yōkan à partir des azukis secs, mais là j'ai préféré la facilité avec du tsubu-an déjà prêt que l'on trouve dans les supermarchés asiatiques ou les épiceries japonaises (ou sur le net).
      

Yōkan (羊羹)
        

pour 9 pièces

Ingrédients

600 g de pâte d'azuki sucrée ("tsubu-an" - 粒餡) - inutile de rajouter du sucre sauf si vous aimez lorsque c'est très sucré.
4 g de poudre d'agar-agar
150 ml d'eau

Dans une casserole porter à ébullition 150 ml d'eau et l'agar agar en remuant continuellement.
Lorsque cela commence à bouillir, baisser le feu et laisser cuire 2 minutes en mélangeant.

Passer la pâte d'azuki quelques secondes au micro-onde, et ajouter y la préparation à l'agar agar
bien mélanger.
Faire cuire 5 minutes au micro-onde, en arrêtant et mélangeant la préparation toutes les minutes.

Verser dans un cadre de pâtisserie type cercle à tarte (ici carré), filmer et laisser prendre au réfrigérateur.

 

Couper selon la forme que vous souhaitez c'est prêt à déguster avec un bon thé.
A noter la pâte de yōkan peut être moulée si vous préférez ou n'avez pas de cadre.

Se conserve 7 jours au réfrigérateur.

  

          
A partir de cette base de yōkan, on va pouvoir passer à la fabrication, d'un wagashi que j'aime encore plus que le yōkan : le kintsuba (きんつば).

Le kintsuba fait aussi partie des wagashi, soit des pâtisseries japonaises traditionnelles. Il s'agit d'une base de yōkan (羊羹) réalisée comme dans la recette ci-dessus, que l'on entoure d'une pâte à base de farine de riz gluant et de farine.
Je crois que c'est l'ajout de cette pâte autour du yōkan qui fait que je préfére cette version. D'autant plus qu'il est possible de parfumer la pâte d'enrobage au thé matcha qui donne un vrai plus en se mariant parfaitement bien avec la pate d'azuki.

Comme pour le yōkan, il existe des variantes de kintsuba à base de pâte de patate douce, et des variantes moins classiques comme à l'edamame... ou plus personnelle telle que celle au kabocha. En automne, on ajoute des marrons confits dans le yōkan (la pâtisserie japonaise suit généralement la saisonnalité des produits).

La recette que j'ai choisi est celle d'une japonaise du nom de Yukirinrin trouvée sur le site de cuisine japonais "Cookpad", qui donnent quelques unes de ses recettes en anglais :o). Je vous mets une petite vidéo ici qui montre la dernière phase de fabrication.
Cette recette est assez proche de celle que l'on trouve dans la bible en matière de cuisine japonaise : "Le livre de la vraie cuisine japonaise" (éd. Chêne).

On peut acheter des kintsuba enveloppés, et donc les manger refroidis, et les garder quelques jours, mais je vous avoue que c'est bien meilleur mangé frais, et même encore légèrement tiéde.

A noter : apparemment, le terme de kintsuba est aussi utilisé dans certaine région du Japon pour désigner une autre pâtisserie japonaise, le célébre Ōban-yaki (大判焼き) ou Imagawayaki (今川焼き), dont le célébre chef pâtissier Sadaharu Aoki nous délecte chaque année au Salon du Chocolat avec sa version Macaronyaki (fait uniquement pendant le salon :o(( - il va encore falloir attendre !).
Et pour la petite histoire, mais là je n'ai pas la recette... alors j'improviserais dans un prochain billet parce que cela me donne très très envie, il existe un site appelé kintsuba d'une pâtisserie japonaise, qui fait une version type pancake, à aller visiter rien que pour les photos de fabrication qui sont magnifiques.

Mais le terme est surtout principalement utilisé pour la version classique. Alors place aux kintsuba classiques, en 2 versions selon les goûts : version nature et version thé matcha (mes préférés, il faut bien le dire).         
         

Kintsuba (きんつば)
      

pour 9 pièces

Ingrédients

yōkan selon la recette ci-dessus

20 g de farine de riz gluant ("shiratamako" 白玉粉)
100 ml d'eau
50 g de farine
1 c. à soupe de sucre
1 c. à soupe d'huile neutre (type arachide)


en version thé matcha : il suffit d'ajouter une c. à café de thé matcha dans la pâte de riz gluant et farine

Préparer le yōkan comme expliqué ci-dessus.
Couper le Yōkan une fois pris au réfrigérateur en 9 morceaux égaux.

Préparation de la pâte d'enrobage :

Mélanger la farine de riz gluant avec 100 ml d'eau.
Ajouter la farine et le sucre, mélanger de nouveau, puis ajouter l'huile et mélanger.

Laisser reposer la pâte 20 minutes (astuce de la recette du chef Wataru Kawahara pour avoir une croûte fine)

Faire chauffer une poêle anti-adhéssive à feu moyen légèrement huilée.
Tremper un côté d'un carré de yōkan dans la pâte et déposer sur la poêle pour faire cuire cette face.

   

Procéder de la même manière avec les 5 autres faces.

C'est prêt.
Cela peut se déguster tiéde avec un bon thé ou froid... avec un bon thé aussi ;o)

 

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Licence Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Sandrine CHAUVIN alias Macaronette et Cie

 

14 février 2015

Génoise citron - pavot

Faut-il vraiment la Saint Valentin, pour se faire un petit plaisir à 2 ? Je vais être un peu à contre-courant sur ce coup là parce que nous n'avons rien fait de spécial pour la Saint Valentin, trop occupés à préparer l'anniversaire d'une de nos lutines ;o)

Cependant un excédent de pâte à gâteau, une bonne bouteille de champagne de vignerons... et le tour est joué pour passer un petit moment de repos sympa après le repas.

En fait, c'était surtout l'occasion de découvrir grâce aux Champagnes de Vignerons, que je remercie de leur gentillesse, une petite sélection de champagne : un Brut Rosé de Bauchet père et fils et Grand cru de Paul Clouet.

Vous l'aurez deviné avec le ralentissement de mon blog... je manque de temps pour me mettre derrière les fourneaux ces temps-ci. Alors pour une petite pause sympa à 2, je nous suis fait un petit gâteau tout simple, sans chichi, mais du goût et du moelleux. Un gâteau à partager rien qu'à deux :o)

Ce gâteau n'est autre que le gâteau au citron et pavot de ma copine Annabelle, qu'elle a gentiment partagé sur son blog "Gâteaux à croquer".  Citron - pavot : rien que ces 2 ingrédients et je craque !

Pour ceux qui étaient au salon du blog, c'est la recette qu'elle avait utilisé pour son gâteau décoré au couleur du Salon du Blog de Soisson. Et oui sous les gâteaux décorés, il y a parfois de très bonne recette. A faire avec ou sans décoration.
        

 Génoise citron - pavot
              

Pour un petit moule à kougloff

Ingrédients :

150 g de farine
125 g de sucre
1/4 sachet de levure
60 ml d’huile neutre type colza ou arachide (bien évidemment ça marche aussi avec de l'huile d'olive pour parfumer)
60 ml de lait
2 œufs moyens
le jus d’1/2 citron (ici du citron de Sicile bio)
le zeste d'un 1/2 citron (non traité ou mieux bio)
1 c. à café de graines de pavot

Préchauffer le four à 160°C

Monter les oeufs avec le sucre jusqu’à ce que la préparation double de volume et soit bien crémeuse.

Ajouter petit à petit et délicatement : la farine avec la levure tamisée, puis l’huile et le lait
puis enfin le jus du demi citron, le zeste et le pavot.

Verser dans un moule graissé et fariné ou un cercle de pâtisserie.
Faire cuire environ 40 minutes.

Démouler et laisser totalement refroidir.
A la dégustation saupoudrer éventuellement de sucre glace.

 

Ici, le champagne rosé BAUCHET

Attention l'abus d'alcool est dangereux pour la santé.

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1 février 2015

Pankēki (パンケーキ) et Hottokēki (ホットケーキ) : les pancakes japonais

Il y a quelques jours, je suis tombée sur un article de Mamina sur les pancakes japonais ("ou pas !" comme elle le dit si bien, car il n'y a pas de lait ribot dans les pancakes japonais, mais parfois on trouve de la crème ou du yaourt dans certaines recettes)... Bref, il n'en fallait pas moins pour me lancer dans la recherche d'une bonne recette.

Quelques questions plus tard auprès de nos connections japonaises (merci au collègue de mon mari et à mes collègues japonaises)... Et après nous avoir expliqué que c'était compliqué de parler de pancake en tant que tel... Je me suis retrouvée avec 2 noms japonais (de quoi étoffer mon japonais) : pankēki (パンケーキ) et hottokēki (ホットケーキ).

Mais qu'est-ce donc ?

Vous l'aurez compris au Japon, il existe plusieurs façons de faire les pancakes. L'une proche de ceux que nous connaissons : les pankēki (パンケーキ) et une version très différente qu'on trouve sous le nom de hot cake : les hottokēki (ホットケーキ).
Enfin, ou vice versa ! Car lors de mes recherches sur les sites japonais, les 2 noms sont souvent utilisés indistinctement. Donc pankēki (パンケーキ) et hottokēki (ホットケーキ) même combat en japonais :o)
Par contre ici, je ferais la distinction entre les 2 noms, comme quand on m'a expliqué la différence, ce qui permettra plus facilement de retrouver les recettes.

Quoi qu'il en soit, dans les 2 cas, ce sont des "pancakes" épais, voir très épais puisqu'ils peuvent atteindre 4 cm de haut. Leur pâte a une texture de génoise, ce qui les rend assez différents des pancakes que nous connaissons qui sont en réalité la version américaine.

Mais revenons à nos pancakes japonais.

Que ce soit, les pankēki (パンケーキ) ou les hottokēki (ホットケーキ), ils se mangent de la même façon, avec un dé de beurre et du sirop... Bien évidemment après on y met ce que l'on souhaite : chantilly, chocolat, fruits, crème pâtissière....
            

Les pancakes japonais
      

1ère recette : Pankēki (パンケーキ)

Je vais commencer par la recette des pankēki (パンケーキ) (enfin hottokēki (ホットケーキ)), qui sont plus proche des pancakes que nous connaissons, même si plus épais.
On peut les faire cuire comme nos pancakes, et là il sera difficile de les avoir épais, ou utiliser des cercles huilés afin de les avoir bien épais.

Le souci des sites japonais, enfin ceux sur lesquels je suis allée (j'ai regardé des dizaines et dizaines de recettes ! Pour arriver à trouver a peu près une similitude entre différentes recettes), c'est que bien souvent, il faut utiliser de la farine toute prête :o( !

 

On trouve de ses sachets dans les superettes japonaises. Par contre c'est assez cher !

Alors autant vous donner une recette simple et faisable avec des ingrédients que l'on trouve facilement à la maison ;o). Pour cela, j'ai fait un mix entre 2 recettes l'une trouvée sur le site en anglais de La fuji mama et la 2ème sur un site japonais Cookpad.
            

Pankēki (パンケーキ)
       

Pour 8 - 10 pankēki

Ingrédients

2 oeufs
200 ml de lait entier
1 c. à café d'extrait de vanille
40 g de beurre fondu
200 g de farine
8 g de levure chimique
40 g de sucre

Dans un récipient, fouetter ensemble les oeufs, le lait, l'extrait de vanille et le beurre, jusqu'à ce que cela mousse.

Ajouter la farine, la levure et le sucre, et bien mélanger.

Laisser reposer 15 minutes.

Faire chauffer une poêle ou mieux une billig, à basse température.
Si vous souhaitez des pankēki épais, utiliser des cercles à tartelettes bien huilés.

 

Déposer une louche de pâte sur la poêle ou billing (ou dans les cercles posées sur la poêle / billig)
Laisser cuire jusqu'à ce que la surface soit cuite.
Retourner quelques minutes juste pour marquer l'autre face.

Servir avec du beurre et du sirop d'érable.

  


          

2ème recette : Hottokēki (ホットケーキ)

Contrairement aux pankēki (パンケーキ) qui sont vraiment très proches des pancakes que nous connaissons, les hottokēki sont d'une génoise cuite à poil et à vapeur... euh pardon à la poêle et à la vapeur ;o)

Généralement ils sont cuits dans des moules de 4 cm de haut. Dans les vidéos ou sites japonais que j'ai visité, il semble que l'emballage d'une brique de lait soit la façon la plus commune de les faire cuire à la maison. Mais on trouve aussi des formes achetables dans le commerce.
Ici, j'ai juste utilisé mes cercles à pâtisserie chemisés avec du papier cuisson.

Comme les pankēki, les hottokēki se mangent traditionnellement avec un dé de beurre et du sirop... Après, il existe des variantes (chantilly, chocolat, fruits, crème pâtissière....) et libre là aussi à vous de les accommoder selon votre envie.

Comme souvent c'est assez compliqué de trouver une recette japonaise sans sachet tout prêt...  Mais quand on cherche, on trouve toujours. La recette qui va suivre est celle de la vidéo de Cook Kafemaru.
C'est une recette légèrement différente de la 1ère puisque là le blanc et battu en neige et la pâte contient du yaourt. De même la méthode de cuisson change puisque l'on va cuire à couvert.
Cette recette est aussi utilisée pour faire une gâteau "génoise" à la poêle.

Après test, j'aime bien les 2 recettes. Les textures sont proches, mais le résultat quelque peu différent malgré tout.
         

Hottokēki (ホットケーキ)
      

Pour 2 pancakes de 4 cm de haut et 8 cm de diamétre

Ingrédients

1 oeuf
20 g de sucre glace
60 g de lait entier
20 g de yaourt nature
10 g de beurre fondu
75 g de farine
5 g de levure chimique
1 pincée de fécule de pomme de terre

Séparer le blanc du jaune.

Blanchir le jaune avec le sucre glace.
Ajouter le lait entier, le yaourt et le beurre fondu et bien mélanger.

Ajouter ensuite la farine et la levure tamisée.

Monter le blanc en neige bien ferme et serrer avec la pincée de fécule de pomme de terre.Incorporer le blanc en neige dans la pâte délicatement.

Dans des cercles à pâtisserie chemiser de papier cuisson et possés dans le fond du poêle pouvant être couverte,
répartir la pâte.

 

Couvrir et laisser cuire à feu très doux environ 10-15 minutes.

 

Dès que la surface est cuite, démouler et retourner pour marquer l'autre face.

Servir avec du beurre et du sirop d'érable.

 

Pour finir si vous étes à Tokyo et que vous cherchez de bonnes adresses, il y a cet article d'Amelie Marie in Tokyo. Pour le moment, je n'ai pas été à ces adresses, mais je les garde précieusement pour mon voyage d'avril :o)

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28 janvier 2015

Crêpes à la farine de châtaigne

Et pourquoi ne pas faire des crêpes ?

C'est vraiment ça en plus c'est bientôt la Chandeleur me direz-vous... Oui, mais les crêpes c'est bon tout le temps :o)  Rien de meilleur que de ressortir les vieilles recettes de famille, comme les crèpes de la Tante Marinette, qui me font dire que mon blog à bien changer depuis toutes ces années... je n'ai même pas pris le temps d'en fêter les 5 ans !

Cette année, après les crêpes à la farine de riz de l'année dernière qui m'avaient peu convaincu (peut-être la recette ?), sur la base de ma bonne vieille recette des crêpes de la Tante Marinette, j'ai eu envie de tester les crêpes à la farine de châtaigne.

J'aime beaucoup la châtaigne (ou les marrons), alors pourquoi pas tester la farine de châtaigne. Bien évidemment ici l'histoire n'est pas de faire une recette sans gluten (nous avons la chance de ne pas être intolérant au gluten, et il n'est pas question pour nous de suivre la mode actuelle de la cuisine sans gluten, vous trouverez pour cela des sites dédiés bien mieux documentés et capables de fournir des recettes sans gluten).

La farine de châtaigne est élaborée à partir de la chair de châtaignes, qui ont été séchées, puis décortiquées (retrait du péricarpe et du tan), puis passer au four avant de les moudre pour obtenir une farine très fine.
Elle est légèrement beige et à l'odeur caractéristique de la châtaigne crue.

C'est une farine qui ne contient pas de gluten, ce qui fait que la pâte 100 % à la farine de châtaigne n'aura pas autant d'élasticité que la farine de froment. En conséquence, en général, on ne met que 30 % de farine de châtaigne dans les recettes.
On la trouve généralement au rayon bio ou dans les magasins bio.

Ici, j'en ai mis beaucoup plus pour réellement avoir un parfum, qui reste malgré tout assez discret, mais très agréable. Il faut dire que l'on peut avec les crêpes se permettre moins de gluten, ce n'est pas comme si je faisais une pâte feuilletée ;o).

Les crêpes au résultat sont joliment colorées, elles sont brun - marron clair.

Une version de crêpes qui changent. A refaire.
       

Crêpes
      

à la farine de châtaigne

    

Pour une dizaine de crêpes

Ingrédients

75 g de farine de froment (T45 ou T55)
150 g de farine de châtaigne
25 g de sucre (voir plus si vous aimez les crêpes bien sucrées)
1 pincée de sel
1/2 c. à café d'extrait de vanille
2 oeufs
500 ml de lait entier (ou mieux si vous souhaitez des crêpes plus légères remplacer 125 ml sur les 500 ml de lait par de la bière)
Optionnel : 100 ml de lait avant la cuisson
30 g de beurre fondu

 Mettre la farine de froment et de châtaigne dans un saladier avec le sucre et le sel.
Ajouter les oeufs et l'extrait de vanille, et commencer à mélanger au fouet.

Ajouter petit à petit les 500 ml de lait (ou le lait et la bière) en mélangeant bien.
Ajouter ensuite le beurre fondu et bien mélanger.

Laisser reposer 1 heure minimum.
Au bout d'une heure, si vous trouvez la pâte trop épaisse ajouter les 100 ml de lait/bière supplémentaire (ou moins).

Confectionner les crêpes à la poêle ou à la billig (comme je vous l'avez montré ici)

A déguster telles que ou avec de la confiture, ou de la crème de marrons ;o)

 

 

Et comme toujours à la maison, pour une bonne confiture, je les prends chez l'ami Stéphan. Ici sa confiture de cassis, qui va merveilleusement bien avec le parfum du marron.
Elle est acide juste ce qu'il faut, sucré en parfait équilibre pour laisser tout le parfum du fruit.

 

Les confitures de Sandrine et Stéphan

Bon le souci, c'est que mes lutines ont fini le pot !!!

Nota : ici pas de sponsorisation, juste un petit coup de pousse pour un ami artisan confiturier qui le mérite.

Et bien sûr pour finir le petit dessin de la semaine :o).
Cette fois, un dessin de Fabb sur des propos qui m'a outrée ! Dès fois il y en a qui ferait mieux de refléchir avant de parler.

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