750 grammes Tous les blogs Top blogs Cuisine Tous les blogs Cuisine
Tous nos blogs cuisine Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Macaronette et cie
22 mai 2014

Visite de la ferme de wasabi et tempura de feuilles de wasabi

Il y a des opportunités que l'on ne refuse pas. Elles sont de belles surprises qui aménent à découvrir en vrai des lieux atypiques et faire de très sympathiques rencontres.

Si vous me suivez, vous vous souvenez peut-être des quelques billets que j'avais consacré au wasabi frais. J'entends le vrai wasabi.

C'est à partir de ces billets, fait un peu au hasard de ma trouvaille du fameux rhizome dans le quartier japonais, qu'il m'a été donné de connaître et d'échanger avec Romain, responsable de la société Kuroshio.

Malgré ce nom à consonance japonaise, Kuroshio est une société française d'importation et vente de produits japonais atypiques, et de surcroit la seule à importer le wasabi frais en France. Il s'avère que j'aurais donc pu depuis longtemps acheter du wasabi frais !
C'est clair que là, la petite plante devient bien plus facilement trouvable pour ceux qui aiment les découvertes et les bonnes choses. Il va y avoir du wasabi frais dans ma cuisine :o)

De fil en aiguille, ou plutôt de mails en mails, Romain m'a proposé de venir visiter une ferme de wasabi se trouvant en Angleterre, la seule ferme en Europe où l'on cultive le wasabi (enfin en dehors des petites exploitations tests qui peuvent exister deci-delà).

Alors bien évidemment, j'ai dit oui sans hésiter, et rapidement pris mon billet d'avion pour Southampton.

Romain retrouvé à Orly, direction l'Angleterre. Tout de suite un très bon contact, Romain est passionné par les produits qu'il importe et vend, et très avide de transmettre et partager sa passion pour les bons produits.

Nous retrouvons à notre arrivée Gilles, un exploitant de tomates et de salicornes de Bretagne (La Breizh Salicorne) venu lui aussi faire la visite, quelques kilométres de voiture, plus tard nous voici au coeur de la campagne anglaise près de Bere Regis, dans le Dorset. Le temps est magnifique, ciel bleu et grand soleil... rien ne laisse supposer qu'ici, il y a une ferme de wasabi. On est très loin du Japon et de ses montagnes.

Arrivée sur site, j'avoue maintenant car je n'en ai rien dit sur le moment, j'ai eu un grand moment de solitude ! La veille, il a plu à torent... De plus, je viens de me souvenir que le wasabi pousse plus ou moins dans l'eau. Je n'ai pas forcément les chaussures adaptées pour une visite les pieds dans l'eau... Pense, pense, pense...
Mais c'était sans compter sur l'épatante organisation de nos hôtes britanniques, qui m'invitent à choisir une paire de bottes. De ces bottes qui vous permettent une balade dans une campagne détrempée et aux bords des rivières : hautes à souhait et surtout rembourées... donc plus aucun souci, ni solitude malgré mes collants :o)

Nous arrivons dans un champ où a été dressé un gigantesque barnum de réception, sous lequel les tables sont installées... Romain m'avait prévenu chefs à l'horizon, mais aussi des journalistes (ce qui m'a valu d'être mentionnée dans The Independent)... venus d'un peu partout pour découvrir le wasabi britanique.

Aux 4 coins du barnum sont installés des stands de dégustation : l'un pour une dégustation de différents sakés et d'huîtres accompagnées de wasabi, un autre pour le café et les desserts, un autre avec le chef du restaurant Kyoto Kitchen (Winchester) qui officie pour préparer des plats à base de wasabi sous toutes ses formes.

Mais sans plus attendre, James Harper nous invite pour la visite de l'exploitation...

A la base, c'est une ferme de culture de cresson depuis les années 1880, la plus grande d'Angleterre et l'un des plus grands exportateurs Européens de cresson. Quel rapport me direz vous entre le cresson et le wasabi ? Tous deux ont besoin d'eau, beaucoup d'eau et de qualité. Le lieu est donc tout indiqué.

Tout d'abord, on ne voit pas grand chose, le wasabi n'aime pas le soleil et préfére l'ombre et sa fraîcheur. Nous longeons donc de grands tunnels, que l'on appelle des ombrières. Ce ne sont pas des serres, mais de réels tunnels pour maintenir le wasabi à l'abri du soleil et surtout maintenir la fraîcheur venant de l'eau fraîche d'un ruisseau qui s'écoule en permanence et irrigue le wasabi.

On aperçoit deci-delà par des ouvertures les rangs de wasabi... avant d'atteindre l'entrée.

 

Entrée sous la grande ombrière, nous sommes clairement les pieds dans l'eau. Là j'apprécie les bottes :o) Les allées sont d'étroits "ruisseaux" où s'écoule l'eau. Il fait frais et le wasabi est planté dans de la caillasse.
J'avoue que tout ce wasabi donne envie.

Les explications de James confirment ce que je savais déjà et vous avais expliqué précédemment : beaucoup de produits à base de wasabi n'en contiennent que très peu voir pas du tout. Et pire encore, il nous explique que bien souvent aussi, lorsque le produit contient du wasabi, il se peut que ce ne soit même pas du wasabi du rhizome, mais de la poudre issue des racines !

Pour ceux qui ne le savent pas le rhizome d'une plante (soit le wasabi tel qu'il est vendu, idem pour le gingembre, le galanga...) n'est pas la racine de la plante, mais sa tige souterraine. Sur les photos ci-dessous, les racines sont les "tiges" faisant une sorte de chevelure sur le rhizome. C'est normalement un "déchet", une partie non noble.

 

J'apprends par la même occasion que tout se mange dans le wasabi : du rhizome aux feuilles en passant par la tige et les fleurs lorsque c'est la saison. Mais on testera tout cela lors de la dégustation après la visite.

Une partie des ombrières avait été ouverte pour l'occasion... le souci, c'est que sans ombrière, et même avec les pieds dans l'eau le wasabi souffre, et les feuilles n'ont plus la même vigueur. Mais dès qu'il est replacé à l'ombre, les feuilles reprennent de la vitalité.

 

Pour finir la visite, nous sommes invités à planter notre plant de wasabi dans une sorte de nurserie (enfin une future culture)...Pas besoin de creuser bien profond.

Il faudra attendre 2 ans pour qu'il ait une taille suffisante et pourvoir le récolter... Ce sera une nouvelle occasion pour revenir faire une visite de la ferme dans 2 ans. J'espère :o)
A suivre...

 

 

Merci à Romain pour la photo :o)

C'est maintenant le moment de la dégustation. Direction le barnum, qui fait penser à une "garden-party".

Chaque table est décorée d'un joli plant de wasabi, d'un plateau de fromages locaux (il n'y a pas qu'en France qu'on trouve du bon fromage - voilà c'est dit), de charcuteries, de saké pétillant (une découverte très intéressante)... et bien évidemment de wasabi.

 

Tout commence bien évidemment par la démonstration du rappage du wasabi avec le traditionnel oroshigane, planche de bois avec de la peau de requin dessus (il en existe aussi en métal).
C'est clair qu'on est loin de mon rappage à la microplane, cela donne une pâte plus fine et plus goûteuse.

 

Je ne vous parlerais pas des huîtres, apparemment le wasabi se marie bien avec les huîtres, mais comme j'en suis malheureusement devenue allergique depuis quelques années, je n'ai pas pu tester.

Bien évidemment, il n'y avait pas que des huîtres... Dans un des coins du barnum officie le chef du Kyoto Kitchen (restaurant japonais de Winchester), qui prépare des plats à base de wasabi... et pas qu'à base de rhizome.

Avec les feuilles, il réalise des makis, où la feuille d'algue est remplacée par des feuilles de wasabi marinées pour les attendrir.
A l'intérieur, on retrouve de la tige hachée, qui n'a quasi pas le goût du wasabi, mais un goût très végétal.
Et des fleurs de wasabi sur le dessus.

 

une salade fraîcheur de feuilles de wasabi et des tempura

 

du homard avec une sauce espuma sucrée au wasabi (un peu trop sucrée) et parsemé de fleurs de wasabi

 

et on finit naturellement par une glace au wasabi et une glace au cresson pour le dessert

Me croirez vous mais j'ai loupé la dégustation de saké ! Ce n'est que partie remise, car j'ai peut-être un plan pour faire un apprentissage autour du saké.

Voilà avant la recette... car un billet n'est pas ici sans une petite recette.

Je voudrais remercier Romain de Kuroshio, pour nous avoir guidé, renseigné, appris et fait découvrir le wasabi sous de nouvelles formes, et nos hôtes britanniques de la Wasabi Company : Jon, Dominic, Tom et James, pour leurs explications et cette intéressante et magnifique journée.           


           

Ayant découvert que les feuilles de wasabi se mangent... il fallait que je fasse tester cela à la maison.
Donc après les recettes au rhizome de wasabi des précédents billets sur le sujet, voici de nouveau le wasabi mais en feuilles.
        

Tempura de feuilles de wasabi
       

et sauce Ten-Tsuyu
          

Recette inspirée du livre "Le livre de la vraie Cuisine japonaise" éd Chêne

Ingrédients

Quelques feuilles de wasabi fraîches

110 g de farine de blé (T45)
40 g de maïzena ou farine de riz
1 jaune d'oeuf
150 ml d'eau glacée
quelques glaçons

160 ml de bouillon dashi froid (soit de la poudre de dashi diluée dans de l'eau bouillante)
40 ml de sauce soja
40 ml de mirin

huile de friture

Préparer la sauce en mélangeant : le bouillon, la sauce soja et le mirin.
Réserver au frais.

Laver et sécher soigneusement les feuilles de wasabi, et retirer les queues.
(à noter : les feuilles de wasabi se conservent dans un verre d'eau fraîche, comme des fleurs)

 

Faire la pâte à frire :
Mettre le jaune dans une récipient et incorporer l'eau glacée
Ajouter les glaçons, et incorporer la farine et la maïzena pas besoin qu'elle soit tamisée.
Il n'est pas nécessaire d'incorporer toute la farine.

Faire chauffer de l'huile de friture jusqu'à 165°C environ.

Couper les feuilles de wasabi soit en morceaux, soit en lannières.

 

Personnellement, je préfère en morceaux, car on a plus le goût de la feuille de wasabi.

Les tremper dans la pâte à frire.
Prélever des tas de feuilles entourées de pâte à frire et les plonger dans l'huile bien chaude.
Dès que c'est cuit déposer les tempura sur du papier absorbant.

A déguster de suite avec la sauce.

 

Bon c'est bien joli de parler de wasabi frais... mais vous allez me dire pas facile d'en trouver !

Où trouver du wasabi frais ?

Si vous recherchez du wasabi frais, des feuilles de wasabi... des produits dérivés autour du wasabi : n'hésitez pas à aller sur le site de Kuroshio.
Pour avoir commandé chez eux (notamment les feuilles de wasabi fraîches de la recette), ils sont sérieux, rapides si on prend en compte que ce sont des produits frais, et l'emballage est soigné (le produit arrive vraiment en bon état).

Pour info, ce billet n'est aucunement subventionné. Mes propos sont totalement libres.

 N'hésitez pas à laisser un commentaire pour donner votre avis,
ou liker sur FB ou twitter si ce billet vous a plu.

Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie.

20 avril 2014

Koulourakia (κουλουράκια) - biscuits de Pâques grecques

Heureusement c'est encore le week-end de Pâques !

La maison est décorée d'une ribambelle de petites décorations de Pâques trouvées de ça et là. Chez nous, pas de tradition liée à la culture ou la religion, mais chaque Pâques, nous nous sommes fait notre propre tradition, qui est de décorer la maison, un peu comme on la décore à Noël, mais avec des décorations dédiées à Pâques bien évidemment, dont un petit arbre de Pâques. J'avoue je suis une fana de cette fête :o) d'où mes recherches sur les traditions de Pâques.

A l'origine pour Pâques, je voulais tester une spécialité finlandaise, mais faute d'avoir trouvé un des ingrédients nécessaires... ce sera peut-être pour l'année prochaine.

Bref, après un repas pas forcément dans la tradition de Pâques, mais plus dans le ton des révisions ;o), et après avoir fait la chasse aux oeufs de Pâques dans le jardin, sous le peu de soleil que nous avons eu ce dimanche, le soleil s'étant caché trop rapidement, il ne restait plus qu'à trouver une sympathique occupation autour de Pâques.

C'est comme cela que je me suis souvenue du mail reçu de ma copine Sandrine qui vit en Grêce, et qui naturellement faites Pâques, le même jour que moi cette année ! Comme je vous l'avais raconté dans mon billet sur la Kozounak bulgare, cette année chose rare, la Pâques orthodoxe tombe le même jour que la Pâques catholique.

Mais qu'y a-t-il en Grêce comme spécialité de Pâques ? Pas le temps de demander à ma copine... il y avait urgence, les lutines étaient sur les starting blocks de la cuisine. Alors direction, le site de référence "En direct d'Athènes", c'est là que j'ai trouvé une recette de Koulourakia (κουλουράκια), des biscuits typiques et traditionnels de Pâques en Grêce :o)... il n'y avait plus qu'à.

C'est assez amusant, et peu étonnant en même temps puisque 2 pays de traditions orthodoxes, mais les traditions grecques ressemblent assez aux traditions bulgares : brioches avec la Kozounak en Bulgarie et la Tsoureki en Grêce, les commémorations, l'agneau et la bataille d'oeufs, que l'on appelle "tsougrisma (τσούγκρισμα) en Grêce, avec les fameux oeufs rouges (ça l'an prochain j'essaie d'en faire !).

Et bien évidemment ces petits biscuits de Pâques, dont j'ai repris la recette de Mary. Traditionnellement apparemment, en Grêce, ces biscuits sont fait avec les enfants avant le week-end de Pâques, en forme de S ou de tresse, ou toute autre forme.

Une recette qui vaut vraiment la peine d'être essayée, car elle donne des petits biscuits délicieux... que je ne me contenterais pas de faire ces biscuits que pour Pâques. Vous les retrouverez sûrement un de ces jours ;o) tellement ils sont excellents.
       

Koulourakia
   

(κουλουράκια)
     

pour 25 biscuits

Ingrédients

200 g de sucre
2 oeufs
125 g de beurre pommade
55 ml de lait
60 ml de jus d'orange pressée bio
le zeste de la demi orange
500 - 600 g de farine
2 c. à café de levure chimique
quelques goûtes d'extrait de vanille
1/2 c. à café de bicarbonate de soude
1/2 c. à café de sel
1 oeuf pour la dorure

Crèmer le beurre pommade et le sucre, et y ajouter les oeufs un à un en mélangeant à chaque fois.
Ajouter ensuite le lait, le jus, l'extrait de vanille et le zeste d'orange, et mélanger.

Dans un autre récipient, mélanger toutes les ingrédients secs.
Puis ajouter petit à petit les ingrédients secs au 1er mélanger jusqu'à obtenir une pâte maléable.
Filmer la pâte et laisser la reposer une heure au réfrigérateur.

Préchauffer le four à 180°C.

Diviser la pâte en 25 (voir plus) de morceaux.
Modeler les biscuits, et les déposer sur une plaque graissée ou une feuille de papier cuisson.
Les dorer à l'oeuf battu et les enfourner pour 20-25 minutes jusqu'à ce qu'ils soient dorés.

Laisser refroidir sur une grille et les conserver dans une boite hermétique.

 


          

A tous une très bonne Pâques
     

N'hésitez pas à laisser un commentaire pour donner votre avis,
ou liker sur FB ou twitter si ce billet vous a plu.

 

By the way...

 

Sandrine a sorti sa nouvelle collection de sacs "été". N'hésitez pas à y jetter un oeil.

20 % du prix de vente est reversé à une association "Sourire de l'Enfant"

 

image7

 

 

Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie.

6 décembre 2013

Mini quiches

Je ne sais pas si cela vous arrive parfois, mais moi c'est souvent le cas, je ne sais jamais quoi faire en entrée… Mais faut-il toujours avoir une entrée lors d'un dîner… sortons des conventions !

Vous me direz de nos jours, on est loin des repas conventionnels historiques avec double voir triple entrées suivies, d'un plat de poisson, puis de viande, de fromage et desserts…
Les repas étaient interminables, et s'arrêtaient quelques heures à peine avant le repas du soir, plus léger certes, mais j'ai des souvenirs de journées complètes d'agape, entrecoupée d'une pause jeu de carte, avant de se remettre à table pour finir les restes gargantuesques.

Petite fille, je m'ennuyais profondément, surtout lorsqu'on n'avait pas droit de sortir de table… quoi qu'à mon époque, les règles s'étaient déjà bien assouplies, et il est tout de même très rare que j'ai été consignée à table.

Aujourd'hui, lorsque l'on reçoit, même si le concept d'un repas à table : entrée, plat, dessert, est encore très au goût du jour, il n'empêche que cela disparait pour les "simples" repas entre amis ou entre famille proche, au profit de repas buffet ou d'apéritif dinatoire.

En tout cas, c'est le cas chez nous.

Bien souvent, je mêle apéritif et entrée… Cela ne conduit pas toujours à faire moins de cuisine, mais je maîtrise mieux mon temps et l'envie de faire.

J'ai quelque fois mis sur le blog quelques recettes de verrines, et j'en ai d'autres en réserve pour lesquelles il me faut du temps d'écriture.

Ici pas de verrine, mais un traditionnel : des mini quiches, qui je n'appellerais pas Lorraine, car par goût j'y ajoute de l'oignon, et j'y saupoudre généralement sur le dessus de l'emmenthal râpé. Je dis bien sur le dessus, car lorsque mes invités n'aiment pas le fromage, la migaine n'en contenant pas je n'ai pas besoin de changer de recette.
         

Mini Quiches
             

pour une vingtaine de mini quiches

Ingrédients

Pâte feuilletée : soit maison, soit 2 rouleaux de pâte feuilletée du commerce

Pour la migaine :

3 oeufs
200 g de lardons
½ oignon
4 bonnes cuiller à soupe de crème épaisse entière
poivre,
sel,
noix de muscade 
Option : emmenthal râpé

Pré-chauffer le four à 180 °C

Eplucher et ciseler le demi-oignon.

Faire revenir les lardons dans une poêle anti-adhésive.
Débarrasser et réserver dans un récipient.
Ne jeter pas toute la graisse, et y faire revenir les oignons ciselés.

Mélanger dans un bol les œufs, la crème, le sel, le poivre et la noix de muscade.
Y ajouter les lardons et les oignons revenus.

Etaler la pâte feuilletée,
et à l'aide d'un emporte pièce détailler des cercles de pâte pour faire les fonds de tartelettes.

Dans chaque fond de tartelettes, déposer une bonne cuiller à coupe de migaine.

Enfourner pour 25-30 minutes.

Déguster tiède, si besoin en réchauffant les mini quiches au four.

 

parchemin :

drapeau_anglaisEnglish version of recipe :

 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie

24 février 2014

Carrés au citron bergamote

Cela fait un petit moment que les carrés au citron reviennent régulièrement sur les blogs, et en général je les remets sur la liste des recettes à faire et à tester. Mais cette fois, ils ne sont pas juste restés sur la liste...

Mon mari ayant trouvé des bergamotes bio (enfin le citron bergamote ou limonette de Marakech) au marché près de chez nous, j'ai donc pris l'occasion pour tester les carrés, d'autant que le citron bergamote est un de mes agrumes préférés avec le yuzu.

Les carrés au citron appelés "Lemon squares" ou "Lemon bars", spécialité américaine, sont des petits carrés (mais ça vous vous en doutiez vu leur nom) ayant à la base une texture de pâte sablée, un peu comme les shortbreads, et sur lequel on ajoute à mi-cuisson une crème de citron. A la cuisson les deux textures se mélent et on obtient plus au moins 3 textures : un biscuit sablé, une crème citron et un mélange des deux.

Apparemment cette recette aurait été créée par la société américaine "Betty Crocker Inc." dans les années 60, période de popularité des "bars". On en retrouvera la recette à la même période dans le célèbre "Betty Crocker's Cooky Book" éditée pour la 1ère fois en 1963. Le problème de la recette de ce livre, c'est qu'il est alors nécessaire d'avoir un sachet de la célébre marque... Bref !  En plus, d'après ce que j'ai pu lire Betty Crocker n'existe pas, c'est juste un nom commercial.

Il me fallait donc trouver une recette qui me donne vraiment envie, sans ingrédients spécifiques et créée par une vraie personne... et c'est là que je me souvenue avoir vu cette recette dans le livre de Martha Stewart "Biscuits, sablés, cookies".

J'ai donc repris ici la recette de Martha Stewart en y apportant 2 petites adaptations.
D'abord j'ai rajouté du zeste dans la pâte sablée pour plus de goût. Ensuite j'ai réduit la quantité de sucre de sa crème de citron, et ce pour 2 raisons, i) parce que les recettes de ce livre sont souvent beaucoup trop sucrées à mon goût, et ii) parce que la bergamote est moins acide que le citron.
Bon j'avoue... je me rends... contrairement à la recette je n'ai pas congelé mon beurre. J'avoue que je ne vois pas trop l'intérêt, et puis j'avais pas le temps de le congeler.

Le résultat est plutôt pas mal pour une première, même si je pense qu'un peu plus de crème citron et moins de pâte aurait été un plus... mais c'est peut-être parce que j'adore le citron.
         
        
Carrés au citron bergamote
         
         
             
Ingrédients
        
Pâte sablée :
170 g de beurre
250 g de farine
1/2 c. à café de sel
75 g de sucre glace
le zeste d'un citron bergamote.
       
Garniture crème citron bergamote :
4 oeufs
180 g de sucre en poudre
45 g de farine
185 ml de jus de citron bergamote
60 ml de lait entier
le zeste d'un citron bergamote
sucre glace
      
Dans un récipient mélanger ensemble la farine, le sel, le zeste de citron bergamote et le sucre glace.
Râper le beurre dessus avec une râpe à gros trous, et pétrir du bout de doigts afin d'obtenir une pâte sableuse.
         
  
           
Beurrer un moule de 20 x 30 cm et mettre une feuille de papier cuisson sur le fond du moule.

Répartir la pâte sablée au fond du moule et l'aplatir à la main.
Mettre le moule avec la pâte 15 minutes au congélateur.
           
          
Préchauffer le four à 180°C.

Enfourner pour 18 minutes jusqu'à ce que la pâte soit légèrement dorée.
         
Pendant le temps de cuisson préparer la crème de citron bergamote.
Dans un récipient fouetter ensemble les oeufs, le sucre, la farine, le zeste de bergamote et le sel.
Puis ajouter le jus de bergamote et le lait, et mélanger de nouveau au fouet.
       
         
Une fois passé le 1er temps de cuisson, verser la crème de citron bergamote sur la pâte encore chaude.
Baisser le four à 160°C et remettre à cuire de nouveau immédiatement pour 18 minutes.
        
Laisser refroidir quelques minutes avant de démouler sur une grille.
Laisser refroidir complètement, saupoudrer généreusement de sucre glace,
puis couper en carrés de 5 x 5 cm.
         

 
           

 Pour info à ceux qui recherchent du citron bergamote (enfin le citron bergamote ou limonette de Marakech) :

en général, j'en trouve chez mon primeur bio sur le marché à côté de chez moi
Mais on en trouve aussi à Naturalia et chez les revendeurs de légumes et fruits bio.

N'hésitez pas à laisser un commentaire pour donner votre avis,
ou liker sur FB ou twitter si ce billet vous a plu.

Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie.

2 février 2014

Poffertjes

C'est la Chandeleur et donc la période des crêpes et je n'y échappe pas avec mes lutines à la maison... mais cette année, j'ai envie de partager avec vous une recette qui me rappele mes études aux Pays-Bas : les poffertjes.

Mais qu'est-ce que c'est encore que ce nom bizarre et imprononçable ? Enfin, vous avez l'habitude ici de croiser des noms bizarres et en voici donc un nouveau.

Les poffertjes sont des mini crêpes ou pancakes cuits dans une poêle spéciale à alvéoles, qui ont plus ou moins la taille de petits blinis. C'est une spécialité néerlandaise.

Aux Pays-Bas, on trouve souvent des petits stands dédiés à la fabrication des poffertjes. On vous les vend sur une petite plaque en carton généreusement saupoudrés de sucre glace, et une touche de beurre que l'on laisse fondre... et il ne reste plus qu'à les manger à l'aide d'un pique.

C'est tellement connu qu'une chanson de Lorraine Bowen ("Crumble song") a été détournée pour faire une chanson néerlandaise sur les poffertjes (ça date mais c'est drôle ;o))

On les compare souvent aux æbleskiver danois, mais la recette et surtout la poêle pour les faire n'est pas du tout la même. Les æbleskiver sont des boules alors que les poffertjes sont plus plates.
A la rigueur, il vous sera plus facile de faire des poffertjes même sans la poêle spéciale en faisant cuire des petits tas sur une poêle à crêpes classiques, mais pour les æbleskiver ce ne sera pas possible, car ils ont vraiment la forme de boule.

La recette d'origine des poffertjes comporte un mélange de farine de blé et de farine de sarasin, et j'avoue qu'en recherchant plusieurs recettes sur le net, on trouve généralement une composition à moitié - moitié, mais on trouve aussi beaucoup de recettes comportant uniquement de la farine de blé... je dirais que c'est à vous de voir selon votre goût.
Vous trouverez certaines recettes contenant de l'oeuf et d'autres non... là aussi les recettes différent sur cet ingrédient.

Bref après avoir testé plusieurs recettes, j'ai au final adopté la recette trouvée sur un site néerlandais Yummy in my Tummy !, qui n'utilise que de la farine de froment, et qui en texture et goût m'a rappelé les poffertjes que j'ai mangé là-bas. J'ai donc adopté cette recette, mais j'utilise aussi celle plus élaborée du pâtissier Roger Van Damme, qui contient de la crème en plus et que je vous mets aussi.
Pour les cuire et leur donner leur forme particulière, j'ai utilisé un appareil bon marché acheté il y a quelques années lors d'un arrivage spécial à Lidl. J'avoue que l'appareil n'est pas le plus performant du monde, et que rien ne vaut une poêle à poffertjes, mais on fait avec ce que l'on a.

Ces petites crêpes sont juste addictives, petites sucrées, on en mange une, puis une autre, puis encore une autre... bref au final ça passe tout seul, et on s'est gavé sans vraiment s'en rendre compte !
          

Poffertjes
        

pour une quarantaine de poffertjes

Version 1 : sans oeuf

Ingrédients

150 g de farine (mélange en fonction de votre goût de farine de blé et de farine de sarasin)
7 g de levure de boulanger fraîche
30 - 40 g de sucre
250 ml de lait entier
quelques gouttes d'extrait de vanille
1 pincée de sel

du beurre fondu pour la cuisson
sucre glace

Faire chauffer un peu de lait et dissoudre dans le lait tiède la levure et 1 c. à soupe de sucre.

Dans un récipient mettre la farine, le sucre, l'extrait de vanille et le sel.
Ajouter le lait avec la levure aux ingrédients secs, et mélanger.
Puis ajouter le reste du lait et mélanger.

Version 2 : plus riche

Ingrédients

300 g de lait entier
15 g de levure fraiche de boulanger
1 oeuf
15 g de sucre en poudre
1 pincée de sel
100 g de crème épaisse
250 g de farine
50 g de beurre fondu
de l'extrait de vanille

Dans un récipient, mettre le lait, l'oeuf, le sucre et la levure et mélanger.
Ajouter la farine et le sel, puis mélanger de nouveau en faissant attention de ne pas former de grumeaux.

Ajouter ensuite la crème, l'extrait de vanille et le beurre fondu, et mélanger.

La suite est commune aux deux recettes :

Lorsque la pâte est homogène et sans grumeaux, couvrir ou filmer le récipient
et laisser pousser pendant 1 heure à température ambiante.
La pâte doit doubler de volume et buller.

Faire chauffer la poêle ou l'appareil à poffertjes,
bien beurrer les alvéoles et déposer une cuiller à soupe de pâte dans chaque alvéole.
Laisser cuire quelques minutes, puis retourner à l'aide d'un pique.

 

Lorsque les poffertjes sont cuits, saupoudrer les généreusement de sucre glace.
Manger de suite.

Nota : Normalement il manque une chose essentielle ici : un morceau de beurre à faire fondre dessus...
mais on va tenter de rester light ;o)

 

Et pourquoi ne pas les accompagner d'un lait anisé ?
Ici des blocs de sucre à l'anis rapportés des Pays-Bas, et que l'on fait fondre dans du lait chaud ;o)
L'une des boissons favorite lorsque j'étais étudiante à Leiden.

N'hésitez pas à laisser un commentaire pour donner votre avis,
ou liker sur FB ou twitter si ce billet vous a plu.

Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie.

11 décembre 2013

Entremets Passion - Cassis

Toute occasion est bonne pour faire un dessert... et bien souvent lorsque des amis nous invitent à dîner, je propose d'apporter le dessert. Alors voici le dernier dessert que j'ai réalisé.

Je ne sais pas si cela vous arrive mais parfois lorsque j'utilise du coulis ou de la purée de fruit, les conditionnements étant trop important pour un gâteau, je me retrouve soit à congeler le reste, soit à me demander quoi faire avec.
La question subsidiaire étant de savoir quoi associer avec tel ou tel parfum, et surtout quel équilibre entre les différents parfums.

Pour cela, je me suis posée une règle : pas plus de 2 parfums de mousse et un parfum pour le biscuit si ce dernier n'est pas nature ou à l'amande. Reste par la suite à jouer avec les textures : mousse, gelée de fruit et biscuit.
Cela reste clairement classique.

Ce qui m'amuse aussi avec les entremets, c'est que c'est souvent la surprise, est-ce que mes couches sont droites, est-ce que ce sera joli, est-ce qu'une des mousse ne va pas prendre le pas sur l'autre... ? Souvent on ne le découvre qu'à la coupe et à la dégustation, et c'est là que l'on se dit que telle couche aurait été mieux sur ou sous le biscuit, que les couleurs ne tranchent pas assez...
Bref, on monte son gâteau et on verra bien.

En tout cas ici le mariage passion-cassis fonctionne bien. Pourtant j'avoue avoir eu des doutes car ce sont deux fruits assez acidulés, mais le biscuit amande adouci au final l'acidité des 2 fruits.

Tout cela pour dire qu'il faudrait que je passe aux desserts de la fin d'année maintenant ;o)
             

Entremets Passions - Cassis
     

Pour un gâteau de 24 cm de diamètre et un petit individuel

Biscuit aux amandes décoré
   
Recette Ecole Le Nôtre

Pâte à décors

Ingrédients :

50 g de beurre doux ramolli
50 g de sucre glace
50 g de blanc d'œufs
50 g de farine du colorant (ici lie de vin)

Malaxer le sucre glace avec le beurre, ajouter la farine, puis le blanc d'œufs.

Colorer la pâte selon votre envie,
mettre la pâte dans une poche à douille et couper le bout afin d'avoir un petit trou.
Dessiner selon votre envie : ici des zigzags arrondis et des points

Mettre la plaque au congélateur afin que la pâte à décors congèle.

Biscuit aux amandes

Ingrédients :

175 g de sucre glace
175 g de poudre d'amandes tamisées
45 g de farine
225 g d'œufs entiers
150 g de blancs d'œufs
25 g de sucre semoule

Préchauffer le four à 180°C (T° 5-6)

Battre le sucre glace, la poudre d'amande, la farine et les œufs entiers ensemble pendant quelques minutes.

Monter en parallèle les blancs en neige avec le sucre en poudre.
Et incorporer les blancs en neige au 1er mélange.

Etaler une couche de biscuit aux amandes sur la plaque recouverte de pâte à décors congelée.
Puis enfourner pour 10 minutes environ.

Sur 2 autres plaques recouvertes de papier cuisson avec le reste du biscuit,  
faire 2 biscuits assez larges afin de permettre de découper deux cercles de pâte du diamètre de cercle à entremets
moins l'épaisseur du biscuit décoré.
Puis enfourner pour 10 minutes environ.

Laisser refroidir.

Découper des bandes dans le biscuit décoré d'environ 1 cm moins haut que votre cercle à entremets.
Et deux cercles de biscuit nature pour faire le fond et le centre de l'entremets.

Sirop pour imbiber

Ingrédients

75 ml d'eau,
100 g de sucre,
2 cuil à soupe de liqueur de votre choix : ici du rhum brun

Dans une casserole, mettre l'eau et le sucre,
et amener le tout à ébullition.
Ajouter l'alcool et laisser refroidir.
   

Gelée de cassis

Ingrédients

3 feuilles et demi de gélatine
200 g de purée de cassis
30 g de sucre
60 g de grains de cassis (congelés ici)

Mettre à ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau froide.

Faire chauffer la purée de cassis avec les cassis congelés et le sucre quelques minutes.
Hors du feu ajouter la gélatine bien essorée.
Laisser refroidir à température ambiante et préparer la mousse de cassis.

Mousse au cassis
     
Recette "L'encyclopédie des desserts" (éd Flammarion)

Ingrédients

2 feuilles et demi de gélatine
150 g de purée de cassis
25 g de sucre
150 g de crème liquide à 35 %

Mettre à ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau froide.

Faire chauffer 1/3 de la purée de cassis avec le sucre.
Lorsque la purée commence à bouillir, hors du feu, ajouter les feuilles de gélatines bien essorées,  
puis ajouter le reste de la purée.
Laisser refroidir jusqu'à une température de 25°C.

Monter la crème liquide en chantilly, et l'incorporer délicatement à la purée de cassis.

1 ère partie de montage

Garnir le cercle à entremets d'une feuille de rhodoïd (ce n'est pas obligatoire mais ça aide au démoulage).
Entourer l'intérieur du cercle de bande de biscuit décoré coupé à environ 1 cm de moins en hauteur.
Découper un cercle de biscuit aux amandes pour faire le fond de l'entremets
et le glisser sur le fond et imbiber le biscuit de sirop.

Avec un autre cercle plus petit (ici 20 cm de diamètre) dans lequel on aura glissé un ruban rhodoïdµ
Déposer au fond une couche de mousse cassis
(quasi l'intégralité il ne doit vous rester que de quoi faire le fond du petit entremets individuel)

Découper l'autre biscuit à la taille du cercle intérieur et déposer le sur la mousse cassis.
Imbiber de sirop, puis déposer dessus la gelée de cassis.
(Idem il ne doit vous rester que de quoi faire une couche dans l'entremets individuel)

Faire saisir le tour au réfrigérateur toute une nuit ou au congélateur quelques heures.

 

Mousse au fruit de la passion

Ingrédients

4 feuilles et demi de gélatine
300 g de coulis de fruit de la passion
50 g de sucre
300 g de crème liquide à 35 %

Mettre à ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau froide.

Faire chauffer 1/3 du coulis de fruit de la passion avec le sucre.
Lorsque le coulis commence à bouillir, hors du feu, ajouter les feuilles de gélatines bien essorées,  
puis ajouter le reste de coulis.
Laisser refroidir jusqu'à une température de 25°C.

Monter la crème liquide en chantilly, et l'incorporer délicatement au coulis de fruit de la passion.

1 ère partie de montage

Finir de garnir l'entremets avec la mousse de fruit de la passion
et lisser le dessus.
Réserver au réfrigérateur quelques heures ou remettre au congélateur.

Nappage

Ingrédients :

60 gr d'eau
25 gr de sucre
1 feuille de gélatine
colorant alimentaire (ici un mélange de crème et orange)

Mettre la feuille de gélatine à ramollir dans de l'eau très froide.

Dans une casserole faire chauffer l'eau et le sucre.
Hors du feu, ajouter la gélatine ramollie dans l’eau froide, et laisser refroidir.

Lorsque le nappage a refroidi, recouvrir l'entremets d'une fine couche.

Décorer selon votre envie.

 

parchemin :

drapeau_anglaisEnglish version of recipe :

N'hésitez pas à laisser un commentaire pour donner votre avis,
ou liker sur FB ou twitter si ce billet vous a plu.

 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie

16 février 2014

Fénétra - spécialité Toulousaine

Voici un gâteau qui malgré mes passages à Toulouse m'a totalement échappé ! Et à tout vous dire, en interrogeant des Toulousains... personne ne semble connaître ce gâteau.

Cependant en voyageant sur le net, j'ai pu trouver quelques sites de pâtissiers locaux (ici), qui en font... donc au moins visuellement, j'ai eu un aperçu de ce à quoi ce gateau pouvait ressemblait.

D'après le site de La Dépéche : le Fénétra serait "un gâteau dont l'origine remonte aux Romains qui le consommaient durant la fête des morts et dont le nom provient des Feretralia, manifestation qui se déroulait en mars. Les Toulousains se rendaient alors en procession à la grande nécropole du sud de la ville. Au 18e siècle, cette fête devient procession festive, avec des jeux et plusieurs spectacles de rue. Sans oublier un repas familial durant lequel les Toulousains consomment le fenetra, devenu un dessert très apprécié."

D'ailleurs ne fête-t-on pas le "Grand Fénétra" le dernier week-end de juin à Toulouse ?

Bref, l'idée d'abricot et de citron associé dans une tarte couverte d'une sorte de dacquoise amande me donnait bien envie.

J'ai fait 2 essais de ce gâteau en testant des recettes sur le net, et au final, je me suis fait ma variante surtout pour la garniture du dessus, qui n'était pas assez sucrée à mon goût (même avec la confiture !).

Bien évidemment en cette saison impossible de trouver de beaux abricots frais pour faire de la confiture maison... alors j'ai utilisé de la confiture du commerce pas trop sucrée.
Par contre, pour le citron là pour le coup nous sommes en plein dans la saison... alors vous devinez la suite bien évidemment.

Un gâteau très plaisant que j'aurais bien plaisir à refaire très vite :o)

Fenetra

Pour 6 personnes

Citron confit

Ingrédients

1 citron jaune bio de préférence ou non traité
le jus d'un citron
120 g de sucre
1 verre d'eau environ

Laver et essuyer le citron, et couper le en tranche d'environ 2 mm d'épaisseur.
Mettre les tranches à blanchir dans l'eau 3 fois
(mettre les tranches dans une casserole avec de l'eau et porter à ébullition.
Jetter l'eau et recommancer 2 autres fois)

Mettre les tranches de nouveau dans une casserole avec le sucre et l'eau
porter à ébullition et ajouter le jus du citron.
Laisser confire à feu doux (le liquide doit devenir bien sirupeux sans caraméliser)

Réserver

Pâte sablée aux amandes

Ingrédients

125 gr de farine T55
75 gr de beurre mou à température ambiante
1 gr de sel
50 gr de sucre glace
15 gr de poudre d'amandes
La moitié d'un oeuf entier moyen (voir un peu plus - pour l'ajouter progressivement le battre)

Dans la cuve d'un robot avec la feuille sablé la farine avec le beurre et le sel
mélanger jusqu'à obtenir une consistance sableuse.

Ajouter ensuite le reste des ingrédients, et mélanger rapidement afin d'obtenir une pâte homogène.

Envelopper la pâte dans un film étirable,
et mettre au réfrigérateur pour au moins 2 heures.

Pré-chauffer le four à 180 - 200 °C

Etaler la pâte sur une épaisseur d'environ 3 mm,
et froncer un cercle à tarte de 20 ou 22 cm de diamètre poser sur une feuille de papier cuisson.

Piquer la pâte avec une fourchette,
et mettre une feuille de papier cuisson dessus sur laquelle vous déposerez des billes de céramique ou des haricots.

Enfourner pour 10 minutes.
Laisser refroidir légèrement

Garniture

Ingrédients

de la confiture d'abricot (de préférence pas trop sucrée)
120 g de blancs d'oeufs
100 g de sucre
70 g de poudre d'amande
25 g de farine
du sucre glace pour saupoudrer

Monter les blancs en neige,
lorsqu'ils sont presque montés les serrer en y ajoutant progressivement le sucre.
Lorsque vous avez obtenir une texture de meringue française,
incorporer délicatement la farine et la poudre d'amande tamisée.

Mettre la pâte dans une poche à douille et faire un boudin de pâte sur tout le tour du fond de tarte.

Déposer une bonne couche bien généreuse de confiture d'abricot
puis parsemer la confiture du citron confit préalablement coupé en morceaux.

Recouvrir le tour de la pâte meringuée.
Saupoudrer de sucre glace et enfourner pour 15 minutes.

Sortir du four pour saupoudrer de nouveau légèrement de sucre glace.
Re-enfourner pour 15 minutes de plus.

Si vous le souhaitez vous pourrez décorer le Fénétra, mais apparemment il se sert tel que.

 

parchemin :

drapeau_anglaisEnglish version of recipe :

N'hésitez pas à laisser un commentaire pour donner votre avis,
ou liker sur FB ou twitter si ce billet vous a plu.

 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie

17 janvier 2014

Macarons thé Matcha

Voici les 1ers macarons fait il y a quelques temps lorsque j'avais fait ma liqueur de yuzu. Le yuzu étant un citron japonais, il me fallait des macarons dans le ton.

Je vous avoue qu'ils m'ont donné pas mal de difficulté pour en réussir la cuisson... et je n'ai toujours pas encore réussi à dompter mon four. Un 1/3 de la fournée n'a pas été cuite malgré plus de 30 minutes de cuisson (du délire !), un autre 1/3 trop cuit et décoloré... car comme cela ne cuisait pas, j'avais augmenté la température... et il a fallu une 3ème fournée pour avoir un résultat à peu près correct... mais pas parfait.
Je maudis encore le jour où un four vous lache.

Bref passons, et revenons à ma recette.

Comme je le disais en introduction, il me fallait des macarons japonisant, ils ont donc été au thé Matcha.

Pour ceux qui ne connaissent pas le thé Matcha (抹茶 en japonais), il s'agit d'une des variétés de thé vert moulu très très finement. C'est celui utilisé au Japon pour la cérémonie du thé ou chanoyu (茶の湯).

Attention à ne pas le confondre avec le thé vert en poudre que vous pourrez trouver dans les supermarchés asiatiques, le thé Matcha est beaucoup plus fin et parfumé en goût.
Outre la cérémonie du thé, c'est un thé très utilisé pour parfumer des recettes, dont les desserts : glaces, chocolats, gâteaux...
On le trouve souvent en petit conditionnement et assez cher, mais son parfum est si intense qu'heureusement il n'en faut pas beaucoup pour avoir un parfum prononcé.

J'ai donc réalisé des coques vertes, et parfumais ma ganache à ce thé que j'affectionne beaucoup en pâtisserie. Mais je vous avoue que je serais curieuse de voir si on peut aromatiser la coque et les fourrer à un autre parfum... à suivre lorsque le four sera dompté.
      

Macarons thé Matcha
       

pour une vingtaine de petits macarons

Coques de macarons
   Recette de Stéphane Glacier

Ingrédients

150 g de poudre d'amande
150 g de sucre glace
55 g de blancs d'oeufs
du colorant gél ou poudre : ici mélange de couleur anis et vert feuille

150 g de sucre
37 g d'eau
55 g de blancs d'oeufs

Tamiser le sucre glace et la poudre d'amande,
s'il reste des morceaux trop gros les mixer rapidement pour les affiner

Mélanger le mélange de tant pour tant (sucre glace - poudre d'amande) avec le blanc d'oeuf et le colorant
pour obtenir une texture de pâte d'amande.

Cuire le sucre et l'eau jusqu'à 118°C
Monter les autres 55 g de blancs en neige à partir du moment où le sirop atteint 110°C

Verser le sirop à 118°C sur les blancs en neige et continuer de fouetter jusqu'à refroidissement.

Incorporer la meringue italienne dans la pâte d'amande en 3 fois.
Macaronner de façon à obtenir une masse brilliante et souple.

Dresser à la douille sur des plaques recouvertes de papier cuisson.
Laisser croûter 1/2 heure.

Cuire pendant environ 12 mn à 150° C - 160°C

Laisser refroidir les coques sur une grille.

Ganache au thé Matcha

Ingrédients

150 g de chocolat blanc
75 g de crème liquide entière
1 à 2 cuil à café de poudre de thé Matcha (suivant l'intensité de goût souhaité)

Couper le chocolat blanc en petits morceaux ou le râper.

Dans une casserole, mettre la crème liquide à chauffer et porter le tout à ébullition.
Ajouter et dissoudre le thé Matcha.
Si vous ne voulez pas de piquer dans la ganache passer ensuite la crème au tamis
et re-porter à ébullition.

Verser de suite, la moitié de la crème chaude sur le chocolat blanc.
Bien mélanger, puis verser le reste de crème.

Réserver jusqu'à complet refroidissement.

Mettre au réfrigérateur ou même au congélateur quelques heures.

Lorsque la ganache est bien froid, la fouetter quelques secondes afin d'obtenir une crème montée ferme.

Fourrer les macarons.
Laisser les 24 à 48 heures au frais avant de les déguster, ils seront bien meilleurs.

  

parchemin :

drapeau_anglaisEnglish version of recipe :

 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie

22 octobre 2013

La crème de Mémée

A voir le titre, vous aurez sûrement reconnu la recette de Danièle Mazet-Delpeuch, issue de son livre "Carnet de cuisine du Périgord à l'Elysée" qui a inspiré le film "Les saveurs du palais".

Je vous avoue que lorsque ce film est sorti dans les salles obscures, l'idée ne m'est même pas venue d'aller le voir... il ne m'inspirait pas, même si j'aime bien Catherine Frot en tant qu'actrice. Bof bof bof...
En fait, il a fallu attendre notre voyage en Chine de mars dernier et les films à voir dans l'avion pour que je le regarde. C'est vrai quoi, il faut savoir occuper plus de 10 heures d'avion, et c'est souvent lorsque je pars (enfin partais en mission) que je rattrape mon retard cinématographique.

Comme quoi il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis... Puisque j'ai beaucoup aimé ce film, et surtout l'histoire étonnante de Danièle Mazet-Delpeuch ! C'est vrai que cela a du bouleverser les habitudes des grands chefs ! Heureusement que tous ne pensent pas comme ça. J'avoue que j'aurais aimé poursuivre son aventure et savoir comment elle se débrouillait sur la base de Saint-Paul-et-Amsterdam (Antarctique) pour cuisiner. Mais là le film ne le dit pas...

Entre le résumé cinématographique et son histoire, j'ai donc décidé d'acheter son livre... encore un... afin de tester ses recettes, avec une cuisine plus de famille et de terroir. Et peut-être à la lecture, découvrir un peu de la suite de l'histoire, qui sait.

Bon je vous dirais que cette crème de Mémée est au final une crème pâtissière améliorée, ou plus aérienne puisqu'elle est montée aux blancs en neige. Par contre, c'est vraiment un dessert d'époque... soit beaucoup trop sucré à mon goût, et si je devais la refaire, je diviserais par deux la quantité de sucre.

Mais c'est une question de goût bien évidemment.

La crème de Mémée
         

Ingrédients

5 dl de lait entier
60 g de farine
4 oeufs
175 gr de sucre
1 bâton de vanille

Séparer les blancs des jaunes.

Faire bouillir le lait avec la gousse de vanille grattée (en laissant la gousse dans le lait).

En parallèle, fouetter les jaunes et le sucre et amener au ruban.
Incorporer la farine délicatement.

Retirer la gousse de vanille, et verser un peu de lait chaud sur le mélange
mélanger puis verser le reste du lait et mélanger de nouveau.
Remettre à cuire à feu doux et amener à ébullition en remuant constamment.

Monter les blancs en neige très fermes.

Incorporer les blancs en neige à la crème encore chaude.
Mélanger intimement de façon à ce que la crème chaude cuise les blancs.

J'avoue que là je manque de technique car il m'est resté quelques grumeaux ;o)
J'y ai mis quelques fraises pour l'agrémenter, mais d'autres fruits de saisons feront l'affaire.

 

parchemin :

drapeau_anglaisEnglish version of recipe :

 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie

6 novembre 2013

Petits biscuits vanille-fraises

Ce genre de petits biscuits est toujours l'occasion rêvé de laisser des petites mains s'exercer à la cuisine :o)

Et oui, même si j'ai donné un coup de main à leur réalisation, certains ingrédients étant bien trop haut dans les placards pour être accessibles à ma petite lutine haute comme plusieurs pommes (c'est que ça grandi bien plus vite qu'on ne le croit), ces petits biscuits ont été réalisés par une des mes filles. C'est donc son billet :o)

La recette de base des biscuits est la même que j'utilise habituellement, juste aromatisée vanille - fraise, comme les glaces qu'aiment les enfants !

Elle voulait les emporter à l'école... mais c'était sans compter sur sa maman, qui voulait d'abord en faire quelques photos pour un joli billet que je lui dédie. A vous dire la vérité, elle en a aussi fait des natures pour l'école ;o) et ceux-ci sont restés à la maison... trop bons !

La reléve est assurée.
          

Petits biscuits vanille-fraises
       

Pour environ 40 biscuits

Ingrédients :

300 gr de farine
2 gr de levure chimique
125 gr de beurre ramolli
100 gr de sucre
1 oeuf
1 pincée de sel
1 gousse de vanille
quelques gouttes d'extrait de vanille
100 gr de fraises séchées

Couper les fraises séchées en petits morceaux quasi émincées.
Couper en deux et gratter la gousse de vanille

 Mélanger le beurre ramolli, le sucre, l'oeuf, l'extrait de vanille et les grains de vanille.

Ajouter la farine, le sel, la levure et les fraises.
Pétrir la pâte afin d'obtenir une pâte bien homogène, et mettre au frais au moins 1 heure.

Préchauffer le four T°6.

Etaler la pâte et découper des biscuits avec un emporte-pièces, et déposer les
 sur une plaque de cuisson recouverte d'un papier de cuisson.

Enfourner 12 mn, et laisser refroidir sur une grille.

Ils se conservent dans une boîte en métal de préférence.

 

parchemin :

drapeau_anglaisEnglish version of recipe :

 

N'hésitez pas à laisser un commentaire pour donner votre avis,
ou liker sur FB ou twitter si ce billet vous a plu.

 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie

4 septembre 2013

Mug cake ou gâteau tasse... enfin le gâteau cuit en 1 minute 30 dans une tasse !

Voici une expérimentation qui s'est avérée bien gourmande au final lorsque fait maison.

On est loin ici de la grande pâtisserie, c'est plus une douceur rapide de réconfort, pour un café improvisé entre copines, pour amuser les enfants ou pour étudiant n'ayant qu'un micro-onde.

Je suis toujours très sceptique de la cuisson au micro-onde. J'avoue préférer mon four traditionnel, même si en ce moment ce dernier est plutôt en train de rendre l'âme. 
Malgré tout, je suis curieuse... alors je n'allais pas passer à côté du mug cake ou gâteau tasse, que l'on voit partout sur la blogosphère.

Pour commencer ce billet, il faut que je vous raconte mon essai de préparation toute faite. Je ne citerais pas la marque, mais vous la reconnaîtrez vraisemblablement sur la photo.

Tout d'abord, je ne suis absolument pas acheteuse de préparations toute faite, dont le rayon ne fait que grandir dans les supermarchés. Et j'avoue que je ne comprends pas cet engouement pour ces produits. D'abord parce que généralement ce n'est pas bon (et là c'était l'horreur), mais surtout parce que c'est hors de prix.
A l'heure où tout le monde se plaint en permanence de la vie trop chère : là pour le coût c'est vendu à prix d'or !

Le sachet de préparation de gâteau minute coûte au alentour de 1,50 euros (pour être exacte 1,41 euros dans le supermarché près de chez moi) ! En faisant le calcul et en utilisant comme vous le verrez dans ma recette des éléments pas forcément de base et sans prendre les produits 1ers prix : le prix de revient pour un gâteau minute avec les produits de base à la maison est de 0.70 centimes d'euros, soit moitié moins cher ! Et encore ce produit n'est pas le plus cher de la gamme des tout fait puisqu'il fait parti des produits d'appel !

Bref ce rapport qualité/prix étant fait, me voici à faire cette préparation. J'avoue que c'est hyper simple à faire : lait plus la poudre de la préparation - mélanger : c'est fini.
A ce stade, l'odeur est à peu près celle du lait en poudre, mais à la cuisson l'odeur se transforme et devient nauséabonde. J'avais l'impression de nettoyer la semelle de mon fer à repasser !
Sorti du micro-onde, l'aspect est bof, et bien au antipode de l'image sur le paquet... vous me direz pas vraiment de surprise !

 

Quant au goût... et bien nous avons partagé une cuiller à café à quatre... et jetter le reste. Bref, c'était immangeable. On dira chacun ses goûts.

Cette expérience étant faite, je ne mourais pas idiote (même si je m'en doutais). Cela m'a confirmé que les préparations toutes faites ne sont pas pour chez moi !
           

Maintenant entamons le vrai billet, avec une vraie recette :o) toute simple.

Comme je le disais en préambule, je suis peu cuisine et cuisson au micro-onde, question d'habitude. Mais avec des bons produits pourquoi pas, et ce mug cake m'intriguait depuis quelque temps.

Le mug cake est un gâteau pour les presser, ceux qui ne veulent absolument pas pâtisser, mais cherche un plaisir sucré ou une idée rapide à faire. Le concept dont j'ignore l'origine, sauf qu'il viendrait d'outre-atlantique, est simple : de la pâte à gâteau et une tasse à thé ou mug en anglais... et une cuisson d'1 à 1 minute 30 au micro-onde. Le tour est joué, la question est alors de savoir si c'est bon.

Vous trouverez des tas et des tas de recettes de mug cake plus ou moins "élaborées" et longue... enfin allant de 3 à 6 minutes de préparation : cuisson comprise ;o)

En ce qui me concerne, j'avais repéré il y a pas mal de temps, la recette tout chocolat de Epicurean, qui donne les 5 bonnes raisons pour faire un mug cake en 5 minutes. 

Après plusieurs réalisations, il s'est avéré que les quantités de la recette sont plus pour 2 mugs, sinon ça déborde de tous les côtés, un vrai vésuve dans le micro-onde ! Et là le bénéfice de la rapidité se perd, dans le temps de nettoyage du micro-onde ;o)

La sceptique que je suis à trouver le résultat très sympa. C'est bien chocolaté et moelleux (plus que les recettes avec le cacao en poudre - mais encore là c'est une histoire de goût).

Cet essai concluant me fait dire que je tenterais bien prochainement une variante plus personnelle. Comme quoi, je suis convaincue par le concept :o)
        

Mug cake au chocolat
         

Pour 1 à 2 mugs suivant leur grandeur.

Ingrédients

50 gr de chocolat noir de couverture
20 gr de beurre
3 cuil à soupe de farine
1/4 cuil à café de levure chimique
3 cuil à soupe de sucre en poudre
1 oeuf
3 cuil à soupe de lait entier

Faire fondre le chocolat et le beurre au micro-onde, et mélanger.
Réserver.

Mélanger la farine, le sucre et la levure.
Puis ajouter l'oeuf et le lait bien mélanger en évitant les grumeaux.

Ajouter le chocolat fondu, et mélanger de nouveau.

Verser dans un ou 2 mugs suivant leur taille,
et faite cuire environ 1 minutes 30 à la puissance maximum de votre micro-onde.

Laisser refroidir quelques minutes avant de déguster.

 

A noter : sur la photo de gauche, le dernier mug est plus rempli et ce avec seulement 2/3 de la préparation
Pour les deux autres : j'ai mis la moitié de la quantité de la recette.


       

parchemin :

drapeau_anglaisEnglish version of recipe : 

 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie

6 juillet 2013

Gai daan jai (鷄蛋仔) ou les gauffres oeufs de Hong Kong

Et si on repartait virtuellement en Asie ?

En mars dernier, nous étions en voyage en Chine, où nous finissions notre périple par la ville moderne de Hong Kong. J'avais envie de faire connaître à ma petite famille, cette ville entre tradition et modernité loin des stéréotypes que l'on peut en connaître au travers des magazines et des émissions télé.

J'avoue que je n'ai pas eu le temps de découvrir la cuisine hongkongais. Je ne suis jamais restée plus de 2 jours à Hong Kong. Dommage !
Cependant si vous y passer un jour, vous pourrez y trouver des villages de pêcheurs (comme à Lei Yue Mun à l'est de la ville et accessible en métro par la station Yau Tong) où on mange de délicieux poissons et crustacés fraîchement pêchés, et que l'on cuisine pour vous comme vous le souhaitez. C'est excellent et l'endroit vaut vraiment le coup de s'y attarder loin des bousculades du centre ville et des hauts buildings.

Mais Hong Kong, c'est aussi la street food (soit la nourriture de rue), dont on peut profiter à tout moment de la journée et fort tard, et qui permet de visiter en toute liberté.

On trouve des échoppes un peu partout aux pied des immeubles : petites échoppes ou carrément tout un angle d'immeuble dédié à la street food, vous en avez pour tous les goûts. Brochettes en tout genre, tofu, dim sum... du salé, du sucré... On trouve de tout. Le week-end, ces échoppes sont prises d'assaut.

Là vous n'échapperez pas aux petites gaufres en forme d'oeufs dont il est question dans ce billet.

On les appelle Gai daan jai (鷄蛋仔) (soit en cantonnais "petits oeufs") ou "eggette" ou "egg puff" en anglais.
Nature ou au chocolat la plupart du temps, c'est vraiment une des petites gourmandises de rue, qui fait le bonheur des petits et des grands, et que l'on mange à toute heure.
Il existe d'après mes recherches des vendeurs de Gai daan jai, qui les font encore de manière traditionnelle au feu de bois, mais je n'ai jamais eu l'occasion d'en croiser lors de mes divers séjours à Hong Kong. La plupart du temps, elles sont faites dans des gaufriers oeufs électriques.

 

Il se dit qu’elles auraient été inventées dans les années 50 par un épicier de Hong Kong qui ne voulait pas perdre ses oeufs cassés. Il aurait ainsi ajouté de la farine et du sucre, et fait cuire la préparation dans un moule en nid d’abeille destiné à la cuisson des oeufs de caille.

Je vous mets un lien sur un article du blog Le Gastronome parisien, qui donnent quelques adresses à Hong Kong où on mange les meilleurs Gai daan jai, et apparemment on peut aussi retrouver des revendeurs à Londres et dans les grandes villes américaines... mais pourquoi pas à Paris ? Une idée à lancer peut-être ?

Bien évidemment lorsque nous sommes passés dans le quartier des ustensiles de cuisine de Hong Kong, il était hors de question pour moi de ne pas rapporter un petit moule à Gai daan jai dans ma valise :o) après il ne resterait plus qu'à rechercher une recette sur le net.

S'agissant de la recette, j'ai pris celle trouvée sur le blog de Christine's recipes, qui est quasi la seule recette qui existe sur le net, car tous les autres sites et blogs sans le dire bien souvent, utilisent cette recette. Le résultat est clairement très proche de ceux manger à Hong Kong.

La particularité de la pâte des Gai daan jai est qu'elle est faite avec du lait concentré. On y trouve aussi de la farine de tapioca, que l'on trouve en supermarché asiatique assez facilement, mais que vous pourrez remplacer par de la fécule de maïs sans problème.

 

Vous me direz... c'est bien beau la recette, mais le moule est introuvable. C'est assez vrai (où alors hors de prix), mais rien ne vous empêche de faire cuire cette pâte dans un gaufrier classique.
             

 

Gai dan jai (鷄蛋仔)
        
       

Gauffres oeufs de Hong Kong
 
     

           
Ingrédients

 

140 g de farine
7,5 g de levure chimique
1 cuil à soupe de poudre à crème
28 g de farine de tapioca (à défaut de la fécule de maïs - Maïzena)
2 œufs
140 g de sucre
28 g de lait concentré non sucré
140 ml d'eau
28 g d'huile de colza
2 gouttes d'essence de vanille
       

Mélanger ensemble la farine, la levure chimique, la poudre à crème et la farine de tapioca.

 

A part mélanger ensemble les œufs et le sucre, puis ajouter le lait concentré, l'eau et l'huile.

 

Ajouter petit à petit le mélange liquide au mélange sec.
Puis parfumer avec l'extrait de vanille.

 

Laisser la pâte au moins 1 heure au réfrigérateur.

 

Faire chauffer le moule à gaufres, et l'huiler légèrement.

 

Lorsque le moule est bien chaud verser de la pâte dans le moule et refermer.

 

 


Laisser cuire entre 2 à 3 minutes.

 

 

Déguster tiède.
Vous pouvez les saupoudrer de sucre glace ou verser du chocolat dessus, mais telle que c'est juste trop bon.
         

 

 

           
Pour ceux que cela intéresse, je publie en même temps que cette recette, un billet sur mon blog photo consacré à quelques photos de Hong Kong sur le thème des immeubles.

Dont voici un petit aperçu :

île de Hong Kong pris depuis Kwoloon.

Hong Kong depuis Victoria Peak

Pour retrouver plus de photos de Hong Kong : c'est ici.

parchemin :

drapeau_anglaisEnglish version of recipe : 

 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie

3 juillet 2013

Tarte briochée aux pêches - Atelier Pêches, Nectarines et abricots de nos Régions chez 750 g

Suite à l'atelier autour des Pêches, Nectarines et Abricots de nos Régions organisé à l'Atelier de 750 g à Paris, voici une nouvelle recette autour de ces délicieux fruits, et quelques photos de l'atelier pendant lequel j'ai eu la chance de cuisine avec une super équipe.

Comme je vous l'avez expliqué, nous devions lors de cet atelier créer 2 recettes : une salée et une sucrée dont je vous donne les liens en fin de billet. Comme nous étions 4, autant multiplier les recettes pour vous faire profiter des fruits de saison.

J'avoue que les pêches m'ont rappelé une recette, souvenir d'enfance que j'ai revu dernièrement chez Iza.

Lorsque j'étais petite, je partais tous les étés au fin fond de la Creuse, passer les vacances d'été chez mon arrière-grand mère. Vacances à la campagne, à faire chanter les coqs, des bêtises et largement taquinner la vieille grand-mère qui me passait tous mes caprices. Il faut dire que lorsque vous étes l'arrière petite fille, on vous laisse tout passer, et bien au-delà du raisonnable.
Je le vois aujourd'hui, avec mes propres filles et ma grand-mère, soit leur arrière grand-mère.

Au programme des vacances d'été... pas grand chose, juste ce qu'il faut pour ravir une gamine de quelques années. On est bien loin des occupations des enfants de notre époque, qui au bout de 5 minutes d'une activité ne penser qu'à passer à autre chose. 
De mes vacances d'été, c'était "Martine à la ferme" : potager géant, ramassage de haricots, petits pois, framboise, groseille, cassis... et des heures de préparations où je tentais d'aider pour que mon arrière grand mère fasse ses conserves de l'année... C'était la gloire d'aller nourrir les lapins, les poules... ramasser les oeufs, aller chercher le lait de l'autre côté de la rue à la ferme, et jouer à la fermière.

Les gamins des voisins étaient soit des copains du bourg, soit pour certains comme moi, ils venaient passer les grandes vacances en famille.

C'était aussi un souvenir des jours où, comme tous les gamins, on veut pas manger... et que mon arrière grand-mère faisait sa fameuse "soupe au chocolat" avec du pain ou de la brioche dedans... qu'est-ce que l'on ne ferrait pas pour faire manger ces sales moufflets !

En parlant brioche, je ne me souviens plus du nom du boulanger de l'époque, mais ce dont je me souviens c'était ses gâteaux. Je n'utiliserais pas le terme de pâtisserie... Non, car c'était de vrais gâteaux de boulanger comme on les aime, et on n'en trouve plus ou très (trop) rarement aujourd'hui (et surtout dans nos villes).

Et là j'ai des souvenirs de ces tartes et tartelettes briochées... surtout celle avec les cerises en bocaux.

Alors maintenant que je sais faire la brioche, de voir les jolies tartes briochées chez Iza, m'a donné envie de faire resurgir de beaux souvenirs d'enfance gourmande et de les partager à la maison.

Une tarte briochée pour le plaisir des joies d'enfance... et un de mes fruits préférés d'été la pêche.
            

Tarte briochée aux pêches
         

          
Ingrédients :

Pour la pâte à brioche
      Recette issue d'un sujet CAP de 2011 - il vous en restera un peu

250 gr de farine de gruau (ou à défaut de la farine T 45)
5 gr de sel
25 gr de sucre
10 gr de levure de boulanger fraîche
150 gr d'oeufs entiers (soit environ 3 oeufs - à noter que vous aurez besoin du reste pour dorer, voir si pas assez d'un autre oeuf)
125 gr de beurre à température ambiante

2-3 cuil à soupe de pistaches hachées
4 pêches
2 cuil à soupe de sucre

Dans le bol du robot pétrisseur mettre la farine, le sel, le sucre et les oeufs.
Pétrir quelques secondes, puis ajouter la levure émiettée,
et pétrir 4-5 minutes à petite vitesse le temps que tous les ingrédients se mélangent.
              Puis pétrir à vitesse moyen pendant 15 minutes,
ajouter le beurre et pétrir de nouveau 15 minutes à petite vitesse.
Votre pâte va faire le fameux "ploc ploc ploc" et se décoller du bord. Elle doit être souple.

Mettre la pâte dans un récipient et la recouvrir d'un film alimentaire,
et mettre à pointer 20-30 minutes à température ambiante.
Rabattre la pâte afin de lui faire perdre son gaz et qu'elle retrouve sa taille de départ.
et la réserver au minimum 1 heure au réfrigérateur toujours recouverte par un film.
               
Rabatre de nouveau et prélever un peu plus de la moitié de la pâte.
Bouler cette portion de pâte et l'étaler au rouleau avec un peu de farine.
La déposer sur le fond d'un moule à tarte préalablement beurré.

Saupoudrer de pistaches hachées, et laisser pousser à température ambiante pendant 1h-1h30.

Faire bouillir de l'eau dans une grande casserole,
plonger les pêches préalablement lavées dedans pendant 1 ou 2 minutes.
Pêler les pêches et les couper en 6 tranches.
Laisser les refroidir.

Préchuaffer le four T°6 (180°C)

Lorsque la pâte a bien poussé,
saupoudrer le fond de tarte briochée avec le sucre, et déposer les tranches de pêches.
Saupoudrer de nouveau de pistaches.

Enfourner pour 20-25 minutes.

Démouler et laisser reroidir sur une grille.
Même tiède avec une boule de glace vanille... c'est trop bon.
         

 

 

Comme promis, en prime, bien évidemment quelques photos de l'atelier Pêches, Nectarines et Abricots de nos Régions chez 750 g, pour lequelle j'étais accompagnée d'une super équipe :
          

 constituée de MargotCricri et Angélique, bien accompagnée ici par Chef Damien :o)
  

          
Notre mission faire 2 recettes avec les fruits de nos Régions :
"Abricots de nos régions" et "Pêches de nos régions"
      


    

Crédit photos : Sylvain Bertrand / Macaronette

  
Et nos réalisations dont vous retrouverez les recettes sur les blogs de l'équipe :

Chez Les petites douceurs de Cricri : Canard à la sauce d'abricot et abricots et asperges poêlés

Chez Palais des Lys : Carpaccio de nectarines, sauce à la menthe et financier

Bien évidemment comme il n'y avait que 2 recettes de créer lors de l'atelier, Margot en a profité pour nous concocter une recette aux notes asiatiques avec les Abricots de nos régions, que vous retrouverez sur son blog Recette d'une chinoise : Perles de coco aux abricots.

 Et n'oubliez pas les fruits de saison : pêches, nectarines, abricots

à découvrir sur les sites des "Abricots de nos régions" et "Pêches de nos régions"

 

Billet sponsorisé
               
parchemin :

drapeau_anglaisEnglish version of recipe : 

 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie

11 juin 2013

Ensaimadas

Allez pour fêter la victoire de Rafael Nadal... (J'avoue je l'aime bien ce joueur de tennis - et 8 fois Rolland Garros ! Waouh la classe !) ...voici une viennoiserie espagnole typiquement de l'île de Majorque, soit les Ensaimadas.

Les Ensaimadas sont une sorte de brioche feuilletée en forme d'escargot qu'apparamment (car je ne suis jamais allée à Majorque...), on ne peut pas louper lors d'un séjour sur l'île.
On en trouve aussi une version en Amérique Latine notamment au Pérou, et apparemment une aussi aux Philippines.

Leur nom vient de "saïm", qui signifie saindoux en catalan. Le saindoux est un des ingrédients traditionnels des ensaimadas, comme notre beurre de tourage, c'est lui qui va permettre de faire "feuilleter" la pâte.

Sur l'origine des ensaimadas, 2 versions (pas étonnant !) : on dit que ce sont les arabes qui auraient introduits une pâtisserie similaire aux Xème siècle. Mais d'un autre côté, on ne trouve trâce des ensaimadas qu'à partir du XVIIème siècle dans la littérature espagnole, époque où ils étaient confectionnés pour certaines célébrations sur l'île.

La technique de fabrication consiste à faire une pâte type pâte à brioche avec ou sans oeufs suivant les recettes (là aussi il y a des variantes sachant que la majorité que j'ai trouvé sont plus sans oeuf), de l'étaler très finement de l'enduire généreusement de saindoux et de la rouler en forme d'escargot.
Comme un film ou des images sont souvent plus parlant que de longues explications écrites, outre les photos de la préparation que je vous mets dans le billet, je vous mets ici quelques liens vers des vidéos :  une d'un boulanger local qui montre comment faire, et une autre ici.

Pour la recette, j'ai pris les ingrédients et quantités du blog Trop Chou !, par contre je n'ai pas suivi exactement sa méthode. Je voulais une pâte avec plus de force et d'élasticité comme dans les vidéos.
Surtout ici prenez bien de la farine T 45 ou de gruau, donc ayant beaucoup de gluten, sinon la pâte sera moins élastique et donc moins étirable.

Une belle viennoiserie dont la texture est légère. A refaire sans hésiter.
         

Ensaimadas
      

Pour 4 ensaimadas

Ingrédients

300 g de farine T45 ou de gruau
12 g de levure de boulanger
115 g d’eau tiède
1 œuf
60 g de sucre
½ cuil à café de sel
1 cuil à soupe d’huile d’olive
100 g de saindoux à partager en 4
sucre glace

Mélanger la farine, le sucre, l’huile d’olive et le sel dans le bol du robot avec le crochet du pétrin.
Ajouter l'eau et l'oeuf, et commencer à mélanger 1 minute à peine
Ajouter la levure émiettée, et pétrir à vitesse moyenne 4-5 minutes.
Puis à vitesse lente pendant 10 minutes.

Retirer la pâte du bol du robot,
et laisser la pointer dans un cul de poule filmée au contact à température ambiante pendant 25-30 mn.
Puis la rabattre, et la remettre dans le cul de poule filmée et au réfrigérateur pendant 1 à 2 heures

Sortir le saindoux du réfrigérateur pour qu'il soit à température ambiante.

Sortir la pâte et la diviser en 4 portions égales.
          

 

Huiler ou graisser le plan de travail, et étaler une des boules de pâte en long
puis étirer la pâte à la main en un grand rectangle.
         

 

C'est là qu'il est important d'avoir pris une farine riche en gluten soit de la T45 ou de la farine de gruau,
car cela permet d'avoir une pâte élastique.
Pour étirer la pâte il faudra le faire progressivement, car elle doit être très fine,
et il est très facile de faire des trous dedans ! donc allez y avec douceur.

Une fois étirée finement,
étaler 1/4 de la quantité de saindoux dessus à l'aide d'une spatule ou à la main.
Rouler la pâte pour obtenir un boudin, et former un escargot.
           

 

Déposer l'escargot obtenu sur une plaque légèrement cirée ou beurrée.

Procéder de la même mannière avec les 3 autres boules de pâtes.

        

      
Mettre à pousser au moins 1 à 2 heure en fonction de la température de votre pièce.
Perso, je mets mes plaques dans ma salle de bain avec le chauffage, et en remplissant le lavabo d'eau bouillante.
Mais on peut faire plus simplement dans le four avec une casserole d'eau bouillante.
Attention à ce que la température ne soit pas supérieure à 32 °C.
    

Préchauffer le four à 180°C.

Enfourner pour environ 15 minutes.
Déposer sur une grille, saupoudrer généreusement de sucre glace
        

 

et laisser refroidir.
    

 

 

Vos versions de la recette

Ensaimadas plus gourmands avec pâte à tartiner chez Les souvenirs de Shahïn et Myriam


parchemin :

drapeau_anglaisEnglish version of recipe : 

 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie

5 juin 2013

Toad in the Hole

Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire de "crapaud dans le trou" (littéralement "toad in the hole") ? Juste une histoire de plat salé pour changer du sucré ?

Non promis, ce n'est pas la recette des crapauds à la hongkongaise... quoi que lorsque nous étions à Hong Kong, sur les étals des poissonniers, on trouvait de beaux gros crapauds bien dodus. Mais on n'a jamais réussi à en manger !
Vous me direz, par chez nous, on mange bien des cuisses de grenouilles par chez nous.

Bref, rien de tout cela ici, le Toad in the Hole est en fait un plat anglais typique. Ah la cuisine britannique... il fallait bien qu'elle refasse une apparition sur mon blog.
Et j'avoue que rien que le nom de ce plat me plaît beaucoup :o) ça me fait rire.

Le Toad in the Hole est un plat typique d'Angleterre qui a une base similaire au Yorkshire pudding, sorte de clafoutis nature et salé à base de lait, d'œufs, de farine et de sel, qui accompagne un plat de viande par exemple. Mais dans le Toad in the Hole, on ajoute à cette pâte de base des saucisses, ce qui en fait une sorte de clafoutis de saucisses.

Pas de crapauds donc... mais alors pourquoi ce nom étrange ?

Et bien là comme toujours, il y a je pense, autant d'histoires que de recettes, des plus farfelus au plus probables.

Certains font remonter le Toad in the Hole au Moyen-âge, à des époques de pénuries et de disettes, qui auraient dans certaines régions poussé les gens à manger des grenouilles et des crapauds
D'autres racontent que le nom remonterait à la fin du 18ème siècle, et viendrait d'un jeu portant le même nom que l'on trouvait dans les pubs, où l'on mangeait ce plat.
On trouve des histoires plus simple, selon lesquelles on aurait donné ce nom de crapaud dans le trou, car lorsqu'à la cuisson les saucisses sortent de la pâte, elles ressemblent à des têtes de crapauds bien gluants sortant d'un trou ou flottant dans une mare.

Bref, ici pas de toad (crapauds) mais des saucisses.

Parmi toutes les recettes que vous pourrez trouver, celle que je préfère de mon côté, c'est bien évidemment celle de Jamie Oliver, (mon chef chouchou britannique), avec un ajout dernièrement trouvé dans le livre de Pippa Middleton (oui la soeur de l'autre célèbre), soit le fait d'entourer les saucisses de jambon de Parme.

En principe, le Toad in the Hole est un plat rustique, qui se mange avec une purée de pommes de terre, mais j'avoue que perso... une salade verte, c'est bien meilleur ;o)
             

Toad in the Hole
      

       
Pour 4 personnes

Ingrédients

285 ml de lait
115 g de farine
une pincée de sel
3 oeufs

3 - 4 cuil à soupe d'huile de tournesol ou d'olive
8 belles saucisses de porc
8 tranches fines de jambon de Parme
4 brins de romarin frais (du jardin)

2 oignons rouges
2 gousses d'ail
5 gr de beurre salé
6 cuil à soupe de vinaigre balsamique
1 cube de bouillon de boeuf ou de bouillon de légume
de l'eau

Préchauffer le four à 220 - 240 °C

Préparer la pâte en mélangeant la farine, le sel, le lait et les oeufs.
Réserver.

Tourer les saucisses avec le jambon de Parme, dont on aura enlever le gras.

Mettre une bonne dose d'huile au fond d'un plat à gratin,
et enfourner le plat pour faire chauffer l'huile.

Lorsque l'huile est bien chaude déposer les saucisses dans le plat.
Enfourner pendant 10 minutes.

Préparer pendant ce temps la sauce,
Eplucher et émincer les oignons et éplucher  l'ail et la hacher.

Mettre du beurre à fondre dans une casserole
et faire revenir les oignons et l'ail jusqu'à ce qu'ils deviennent translucides.
Ajouter le vinaigre, le cube de bouillon et mouiller avec de l'eau.
Laisser cuire jusqu'à quasi réduction du jus de cuisson.
         

     
Après 10 minutes de cuisson des saucisses, ajouter des brins de romarins,

et verser la pâte dans le plat.
Enfourner pendant au moins 20 minutes sans ouvrir le four.
     

  

Le temps de cuisson du Toad in the hole, la sauce devrait être finie.

Servir le tout de suite avec une salade ou une purée de pommes de terre.

  

parchemin :

drapeau_anglaisEnglish version of recipe : 

 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie

2 juin 2013

Gâteau magique au chocolat

Lorsque j'ai vu le nom de ce gâteau sur le blog de Chic, chic, choc...olat, j'avoue que je me suis demandée de quoi il s'agissait. Et comme elle en a fait 3 versions différentes... Là pas d'hésitation, il fallait que je teste.

Mais qu'est-ce qu'il a de magique ce gâteau ? On remue le nez, comme Samantha (de Ma sorcière bien-aimée), et hop il apparaît ?

Et bien non, même s'il fait le tour de la blogosphère sous le nom de Gâteau magique, Tarta magica ou Magic cake..., il n'a rien de magique. Il n'apparaîtra pas dans votre cuisine sans quelques ingrédients de base, un peu de préparation et quelques tours de fouet.

En fait c'est le résultat après cuisson qui est étonnant.

Super simple à faire (en l'occurrence c'est ma fille qui l'a fait), on obtient une pâte à la texture d'une pâte à crêpe, soit très liquide. J'avoue que j'ai hésité à ce stade à rajouter de la farine... mais non, il fallait tester et suivre la recette... je me retiens :o)
Par contre à la cuisson, la pâte se partage en 3 couches avec 3 textures différentes. En gros : 3 gâteaux en 1... c'est là toute la magie de ce gâteau.

3 couches donc :
- une 1ère couche avec une texture de flan ferme
- une 2ème très moelleuse et fondante, un peu crémeuse, et
- une 3ème très aérée comme un gâteau au chocolat plus classique.

Ici, je confirme ce que disait Carine, ne prenait pas un moule trop grand pour avoir un gâteau assez épais, et que les différentes couches soient bien identifiables à la dégustation.

A manger frais... et à refaire car c'est une recette bien gourmande.
    

Gâteau magique au chocolat
      

Pour un moule à manqué de 22 ou 25 cm

Ingrédients

4 œufs (à température ambiante)
150 g de sucre
1 cuil à soupe d'eau froide
125 g de beurre
70 g de farine
45 g de cacao amer
1 pincée de sel
500 ml de lait entier
quelques gouttes de jus de citron


Préchauffer le four à 160°C.

Faire fondre le beurre et le laisser tiédir.
Faire légèrement chauffer le lait.
Réserver.

Séparer les jaunes des blancs.

Fouetter les jaunes d'œufs avec le sucre et l'eau jusqu'à obtenir un mélange homogène légèrement blanchi.
Ajouter le beurre fondu tiède et mélanger de nouveau.
Tamiser sur le mélange la farine, le cacao et le sel au dessus de la préparation et mélanger de nouveau.
Enfin ajouter le lait tiède et bien mélanger.

Monter les blancs avec quelques gouttes de jus de citron en neige ferme.
Incorporer délicatement les blancs au 1er mélange en trois fois.
La pâte va être assez liquide, et c'est normal.

Verser le mélange dans un moule préalablement beurré et fariné.
  Faire cuire pendant environ 50 minutes (avec un peu plus suivant votre four).

Laisser refroidir avant de démouler.
Saupoudrer de cacao et/ou de sucre glace et réserver au frais.
         

  

       
Vos versions de la recette :

Chez 4'ine - Déco, patines et c...
        

parchemin :

drapeau_anglaisEnglish version of recipe : 

 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie

19 avril 2013

Pub.... Moelleux au citron

Macaronette qui se met à faire de la pub ? C'est nouveau ?

Non, ça m'arrive parfois... J'avoue là un peu.  Allez parce là j'ai envie, un peu par partie pris aussi.... Vous comprendrez en lisant la suite.

Tout d'abord ici le but n'est pas de critiquer les blogueurs qui font la promotion des marques, produits ou enseignes sur leur blog. Je serais très mal placée puisqu'il m'arrive de le faire (comme ici !).

Pour certains, cela leur permet de découvrir des produits, pour les plus chanceux d'obtenir des produits, du matériel, des équipements gratuitement, ou même de gagner un peu d'argent. Et là si tout le monde s'y retrouve, je ne peux que cautionner leur choix. Il ne faut pas se mentir si demain on me proposait un produit ou équipement qui m'intéresse, ou qu'on me proposait de gagner de l'argent via mon blog, je ferrais comme tout le monde. Les principes que l'on se pose, ont toujours des limites. Tout de même, je crois que j'aurais du mal à parler d'un produit qui ne me plaît pas ou m'a déplu.

Bref, ceci étant dit voici tout de même une petite critique du système.

On me propose de temps en temps ce que j'appelerais des partenariats commerciaux. Ces partenariats consistent en général pour une marque de vous envoyer des produits gratuitement à charge pour le blogueur de faire un ou 2 billets de promotion.

En général, dans ces cas là, il n'est pas question pour le blogueur de dire ce qu'il pense du produit ! Non, on vous demande juste de recevoir les produits en cause, de faire une recette de votre choix même si le produit ne vous plaît pas, et lors de l'édition du billet de faire la pub en citant le nom de la marque, apposant le logo...
Dans ce cas, pas de retard admis, pas de désistement possible quelle que soit la raison... il y a des marques qui tannent les blogueurs pour publier le billet, et ce même si les blogueurs en cause ne sont pas des professionnels et qu'ils prennent sur leur temps libre pour le faire (et oui on est tout de même une grande majorité à travailler et à avoir une vie en dehors du blog !)

En gros pour la marque ou l'enseigne en cause : tout bénéf ! C'est moins cher que de payer une page ou un encart de pub dans un journal ou magazine, sur une page web, de faire un spot publicitaire sur un panneau extérieur ou pour la télévision... et la marque en cause se fout totalement que vous aimiez ou pas le produit !

Perso, c'est le type de propositions auxquelles je ne réponds pas. (PS : ce billet vaut réponse aux 2 dernières marques qui m'ont écrit dans ce sens :o))

Et puis, il y a les autres marques, celles qui font envoyer des produits via des agences de comm ou en direct, en précisant que vous n'avez aucune obligation, et que votre avis les intéresse, ou sans rien dire du tout...

Ici, c'est le cas. Comme d'autres blogueurs, j'ai reçu il y a pas mal de mois, un colis d'une agence avec des produits de la marque Ker Cadélec avec un livret de recette lié à leurs produits. On ne me demandait rien !
Depuis tout ce temps, je n'ai fais aucun billet, et j'avoue que l'on a bien profité du paquet. Malgré cela aucune relance, rien. Pas de mail me disant on vous a envoyer des produits pourquoi vous ne faites pas de billet... Et pourtant j'aime bien cette marque.

Et puis l'autre jour en faisant les courses, je suis tombée sur le Rondement Bon de Ker Cadélec, et je me suis souvenue d'une recette du livret.
      

           
J'avoue que j'aime bien cette marque de gâteau : 1) c'est Breton - ça y est vous avez compris pourquoi j'en parle..., 2) c'est sans huile de palme et 3) leurs gâteaux sont assez réussis.... Donc je me suis lancée dans la confection de ce moelleux au citron mi-commerce, mi-maison (il faut pas abuser, j'aime trop cuisiner pour ne pas faire mon curd maison).

Juste une petite critique dans la recette du livret, en dehors du fait que je préfère faire mon lemon curd maison (mais vous pourrez l'acheter aussi tout fait), le gâteau aurait mérité d'être un peu imbibé d'un sirop de citron, mais c'est un goût perso.
     

Moelleux au citron
        

         
Ingrédients :

1 gâteau Rondement Bon - version originale de Ker Cadélac (ou si vous souhaitez un gâteau maison faites un quatre-quart)

Pour le Lemon Curd maison :

150 gr de jus de citron moitié jaune / moitié vert
le zeste d'un demi citron jaune et d'un demi citron vert
150 gr de sucre
180 gr d'oeuf entier
20 gr de Maïzena ou de poudre à crème

Pour la meringue italienne :

50 gr de blanc d'oeuf
100 gr de sucre
35 gr d'eau

Dans une casserole, mettre tous les ingrédients (garder un peu de zeste pour la décoration),
et bien mélanger afin de bien dissoudre la maïzena.

Mettre la casserole sur feu doux et fouetter le temps que la crème de citron épaississe.
Laisser refroidir complément.

Lors le lemon curd est froid, couper le gâteau en deux.
Napper le cercle de gâteau du bas d'une bonne couche de lemon curd,
et poser l'autre morceau de gâteau dessus.

Préparer la meringue italienne, en mettant le sucre et l'eau à chauffer.
Dès que le sirop atteint 100 °C, commencer à fouetter les blancs en neige.
Dès le que sirop est à 114 °C et que les blanc ont monté, verser le sirop sur les blancs en neige,
et fouetter jusqu'à complet refroidissement.

Mettre une couche de meringue au citron sur le dessus du gâteau,
et dorer au chalumeau, ou en mettant le gâteau quelques minutes dans le four fonction grill.
     

   

          
parchemin :  

drapeau_anglaisEnglish version of recipe :               

 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie

29 mars 2013

Tarte au chocolat de Pâques

Ce week-end c'est Pâques alors c'est clair qu'il sera chocolaté :o)

Rien de bien original vous me direz, mais cette année je n'ai pas eu le temps de chercher une recette originale de Pâques dans les traditions de nos régions ou d'ailleurs.

Par contre, c'est en trouvant, il y a quelques jours des petits bonbons en forme de petits lapins, que m'est venue l'idée de faire une tarte au chocolat... En plus, ces petits lapins allaient parfaitement bien avec mes bonbons carottes ;o)

Cette tarte est à base de ganache chocolat. On ne peut pas faire plus chocolat que cela.Je n'en mangerais pas des tonnes, mais la texture est sympa. Par contre, j'ai ajouté un peu de miel à la ganache afin de la sucrée et d'adoucir l'amertume du chocolat noir.

Je vous souhaite à tous et à toutes une excellent week-end, et surtout de très bonnes fêtes de Pâques.
    

Tarte au chocolat de Pâques
     

Pour 6 - 8 personnes

Recette fiche CAP

Pâte sucrée

Ingrédients

200 gr farine
100 gr beurre pommade (soit à température ambiante)
100 gr sucre glace
40 gr oeuf entier
3 gr sel

Dans un récipient ou dans la cuve du robot avec la feuille, crémer le beurre pommade avec le sucre glace.

Ajouter la farine et l'oeuf et mélanger du bout de doigt ou à vitesse moyenne dans le robot.

Rassembler la pâte et l'aplatir légèrement.
Filmer et réserver au réfrigérateur pendant au minimum 1 heure.

Etaler la pâte et foncer un cercle à tarte de 22 cm déposer sur une feuille de papier cuisson sur une plaque.
Remettre la pâte au réfrigérateur pour 30 minutes minimum.

Pré-chauffer le four T° 6 (180°C)

Piquer le fond de tarte et recouvrir d'un cercle de papier cuisson et de billes de cuisson ou haricots.
Faire cuire à blanc 12- 15 minutes.

Laisser refroidir sur une grille.

Ganache chocolat noir

Ingrédients

300 gr de crème liquide entière
225 gr de chocolat noir
50 gr de beurre
1 cuil à soupe de miel d'accacia (optionnelà

Porter la crème à ébullition avec le miel.

Mettre le chocolat dans un récipient et vers la crème bouillante dessus,
mélanger avec une maryse en décrivant des petits cercles, mais sans fouetter le mélange.

Ajouter le beurre en morceau, et faire dissoudre dans la ganache chocolat.

Lorsque le mélange est homogène, verser de suite la ganache dans le fond de tarte cuite,
et réserver au frais jusqu'à la prise de la ganache.

Décorer avec des bonbons de Pâques.

A conserver au frais et sortir au moins 30 minutes avant dégustation.
          

 


          Vos versions de la recette :

Une tarte tout chocolat pour plus de gourmandise chez Chris du blog la Cuisine de Chris

 parchemin : 

drapeau_anglaisEnglish version of recipe : 

 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie

7 février 2013

Pancakes Chocolat - oranges

Très en retard pour les crêpes.... Bouh j'en ai même pas fait cette année ! Mais bon, des crêpes on peut en faire toute l'année.

Je vous propose toute de même ici une recette de pancakes... Allez c'est presque des crêpes, non ? :o)

Nous faisons régulièrement des pancakes classiques natures. Vous savez ceux sur lesquels on peut mettre tout ce que l'on veut. Hummmm pour le petit déjeuner ou le goûter à la maison, c'est top.
En plus, ça fait manger mes confitures maisons ;o)

Et puis parfois, j'improvise des versions agrémentées avec ce qui me tombent sur la main ou l'envie du moment. J'avoue, c'est pas toujours une franche réussite, comme mes pancakes à la crème de sésame blanc... (je sais même pas si je vous en parlerais, mais je compte tenter de nouveau...).

Bref, la version qui suit découle d'une envie du moment pour le goûter.
          

Pancakes Chocolat - orange
      

         
Pour 8-10 pancakes

Ingrédients :

150 gr de farine
4 cuil à soupe de sucre
1 cuil à café de levure chimique
3 cuil à soupe de cacao amer en poudre
1 cuil à café d'extrait d'orange
1/4 d'écorce d'orange confite
1 oeuf + 1 blanc
25 cl de lait
1 cuil à soupe d'huile de colza
1 pincée de sel.

Couper l'écorce d'orange confites en tout petits morceaux.

Dans un saladier, mélanger ensemble la farine, le sucre et la levure.

Dans un autre récipient, battre l'œuf entier avec l'huile et le lait.

Ajouter progressivement les liquides au mélange sec,
en faisant attention à ne pas faire de grumeaux.
Vous devez obtenir une pâte homogène, mais pas totalement liquide.

Ajouter le cacao amer, l'extrait d'orange et les dès d'écorces d'oranges confites,
et mélanger de nouveau.

Battre le blanc d'œuf en neige bien ferme avec une pincée de sel.
Puis incorporer le blanc en neige à la pâte.

Faire cuire à la poêle bien chaude.

Retourner le pancake lorsqu'il commence à faire des trous,
et que la pâte commence à prendre.

Saupoudrer de sucre glace.

   

 Un bon thé et pour plus d'orange encore nous les avons dégusté avec de la confiture d'oranges amères.

         
parchemin :   Pancake_Chocolat_-_orange

drapeau_anglaisEnglish version of recipe :               

 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie

 

19 janvier 2013

Verrines de mousse d'avocats et saumon aux perles de citron et poivre

Voici une des petites verrines, très simple à faire, faites pour un repas de fêtes.

En mousse, c'est une façon différente de manger l'avocat, même si je trouve qu'au final, le résultat n'est pas très mousse comme je l'entend.

L'avocat est assez fade en goût une fois mixé, donc je vous conseille de ne pas hésiter à bien l'assaisonner afin de bien relever son goût... tout en goûtant pendant la préparation (on a quelque fopis des surprises... ça sent le vécu, non ?)

La petite touche sympa a été les perles de citron et poivre trouvé en supermarché, qui donne un aspect cuisine moléculaire (sans avoir à transformer votre cuisine en labo de chimie... perso, après avoir tenté un peu de cuisine moléculaire, je vais laisser ça à ceux qui aiment).

C'est devenu très à la mode, ces petites perles de saveur, surtout sucrées à mettre dans les coupes de champagne ou certains cocktails.

Ici, bien évidemment pas de perles  sucrées, mais des perles au jus de citron et au poivre.

Dans la forme c'est une bonne alternative au citron caviar dont je vous avez parlé l'an dernier, que je trouve très hors de prix, et pour lequel il faut avoir de la bonne qualité pour avoir un goût bien marqué (sinon déception garantie).
           

Verrines de mousse d'avocats
    

et saumon aux perles de citron et poivre
     

          
Pour une douzaine de verrines (mais cela dépend de la taille de vos verrines biensûr)
Recette de mousse d'avocat trouvé sur Cuisine Plurielle

Ingrédients :

Tranches de saumon fumé à l'aneth
Perles de citron et poivre (à défaut de la pulpe de citron saupoudrer de poivre noir)
2 avocats
le jus d'un citron vert
10 cl de crème liquide
1 feuille de gélatine
sel
piment d'Espelette (selon votre goût)

Faire tremper la feuille de gélatine dans de l'eau froide.

Eplucher, retirer le noyau des avocats, et mixer la chair
et y ajouter le jus de citron, sel et piment d'Espelette.

Garder quelques cuillers de crème, et monter le reste en chantilly.

Faire chauffer le crème liquide non montée,
et y ajouter la feuille de gélatine essorée de son eau, pour la dissoudre.

Ajouter la crème mélangée à la gélatine, à la purée d'avocat.
Puis incorporer la crème montée.

Remplir les verrines de mousses d'avocat, et réserver au réfrigérateur au moins 3 heures.

Couper les tranches de saumon en morceaux, et les disposer sur la mousse d'avocat.

Déposer des perles de citron et poivre.
A défaut vous pouvez mettre de la pulpe de citron jaune et un peu de poivre.

Et réserver au frais jusqu'au moment de servir.
         

      


        
parchemin :

drapeau_anglaisEnglish version of recipe : 

 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie

21 novembre 2012

Cookies dindes pour Thanksgiving

Demain 22 novembre sera un jour important pour les américains qui se réunissent en famille pour célébrer Thanksgiving autour de la traditionnelle dinde et pumpkin pie.

Thanksgiving est aussi important que Noël outre-Atlantique, puisque c'est une journée d'action de grâces (à l'origine 3 jours) pour remercier les indiens et le Ciel d'avoir aider les premiers colons ou pélerins (suivant le point de vu) de survivre sur le sol d'Amérique du Nord.

Pour rappel, lorsque les Père pèlerins en 1620 quittèrent l'Angleterre à bord du Mayflower, pour fuir les persécutions, et débarquèrent du côté de Plymouth dans le Massachusetts, nombre d'entre eux souffraient du scorbut et de la faim.
Ce qui a permis le développement de la colonie et la survie des premiers colons, fût l'aide apportée par les autochtones, soit les indiens (et plus particulièrement les Wampanoags), qui leur offrirent de la nourriture et de l'aide pour chasser et cultiver le maïs.

Un an après le débarquement du Mayflower, on célébra une action de grâce de 3 jours, où les colons invitèrent les indiens en guise de remerciement pour leur aide, autour d'un repas notamment composé de dindes sauvages. C'est ainsi bien plus tard que le dernier jeudi du mois de novembre a été proclamé depuis 1863 par Lincoln, jour de fête nationale, soit Thanksgiving.

Chez moi, point de dinde ;o), mais on en profite cette année pour s'amuser à faire des cookies dinde, dont j'ai trouvé la forme sur le site Formula Mom. C'est pour cela que j'avais acheté les Candy Corn (avant d'en faire maison).

Des cookies amusants à faire avec les enfants :o)

Alors avec un peu d'avance : Joyeux Thanksgiving pour ceux qui le fêtent :o)

                

Cookies Dinde
      

 

         
Ingrédients

300 gr de sucre roux
250 gr de margarine
1 oeuf
375 gr de farine
quelques gouttes d'extrait de vanille
1/2 cuil à café de cannelle en poudre
1 pincée de sel
1/2 sachet de levure chimique

Préchauffez votre four à température 140°C (T° 4 - 5).

 Dans un récipient ou le bol du robot, mélangez bien le sucre et le beurre ramolli.

 Ajoutez l'œuf, l'extrait de vanille et la cannelle, et mélangez.

Par ailleurs mélanger ensemble, la farine, la levure et le sel, et ajouter ce mélange sec en 3 fois à l'autre mélange.

Prélever de la pâte à cookies, 
former une boule et la poser sur une plaque recouverte de papier cuisson.
Aplatir légèrement la boule.

Enfourner pour 15 - 20 minutes d'après le livre.
Mais si vous les souhaitez bien moelleux ne les laisser cuire que 12 minutes à T°5 ou 15 à T°4.

Laisser refroidir sur une grille.

Décoration :

10 gr de chocolat de couverture
des candy corns
3 cuil à soupe de sucre glace
colorant orange
colorant vert
quelques gouttes d'eau

Faire fondre le chocolat au micro-onde.

Répartir le sucre glace dans 2 récipients,
l'un avec un peu de colorant vert, l'autre du colorant orange.
Ajouter quelques gouttes d'eau afin d'obtenir une crème épaisse.
Si cela devient trop liquide, il vous suffit d'ajouter du sucre glace.
      

Puis décorer vos cookies comme suit :

1. faire un arc de cercle de chocolat fondu.
2. y coller les candy corn
3. faire des boules de glaçage vert assez épais pour faire les yeux
         

4. à l'aide d'un piquet faire les pupilles avec du chocolat fondu.
5. dessiner un V pour le bec avec du glaçage orange
6. Dessiner les pattes avec du glaçage orange.

Conserver dans une boîte en fer.
      

   

  

  parchemin : 

drapeau_anglaisEnglish version of recipe : 

 

 

Happy Thanksgiving

 

May the good things of life be with you and your family.

 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie

24 novembre 2012

Royal au chocolat

Voici un classique de chez classique : le Royal au chocolat ou Trianon.

Moi qui aime faire des recherches sur les recettes ou les produits que je présente sur mon blog, et bien là je suis bien embêtée ! Je n'ai rien trouvé sur l'origine de ce gâteau ni dans mes livres de pâtisserie, ni sur le web. C'est comme si ce gâteau était arrivé dans notre tradition de pâtisserie française, comme par magie.
Enfin pour gâteau au chocolat, la magie c'est pas idiot :o)

Et pourtant on le connaît plus ou moins, de près ou de loin chez les pâtissiers, dans les grandes surfaces... Un vrai succès, mais sans histoire (?). Dommage, moi qui aime à apprendre, et à partager les histoires souvent amusantes que je trouve.
Et bien là je ne partagerais que le recette ;o)

J'avais déjà fait une version de royal chocolat-orange au début de mon blog avec une association de recettes de blogueuses. Mais là, pour ce royal au chocolat, j'ai mélangé d'autres recettes : Dacquoise aux amandes de chez Lenôtre et Mousse au chocolat à la crème anglaise de Valrhona.

Même s'il a plu à ceux qui l'ont mangé tel que : pur chocolat. Perso, j'y ajouterais bien la prochaine fois quelques framboises dans la mousse chocolat pour donner un côté fruité.
         

Royal au chocolat
        

        
pour 6 - 8 personnes

Dacquoise aux amandes
   Recette Ecole Lenôtre

Ingrédients

220 gr de blancs d'oeufs
80 gr de sucre semoule
190 gr de poudre d'amande
190 gr de sucre glace

Monter les blancs en neige à petite vitesse,
puis ajouter le sucre et augmenter la vitesse afin de serrer les blancs.

Tamiser ensemble la poudre d'amande et le sucre glace ce qui vous donne un "tant pour tant".

Incorporer le temps pour temps dans les blancs en neige.

Mettre la pâte dans une poche avec une douille de 11.
Sur une plaque de cuisson recouverte d'un papier cuisson;
et former un cercle de dacquoise un peu plus grand que la taille de votre cercle à entremet (ici 22 cm).
Avec le reste de pâte faites de petits biscuits ou des boudoirs.

Saupoudrer généreusement de sucre glace.
Enfourner pour 2 mn à 200°C puis baisser la température du four à 170°C,
et finir de cuire environ 10 - 12 minutes.
(attention pour les petits gâteaux car il vont cuire plus vite).

Laisser refroidir sur une grille.

Découper dans le cercle de dacquoise, la taille de votre cercle à entremet,
ce qui permettra d'avoir une belle découpe et bordure.
Mettre le fond de dacquoise au fond du cercle à entremet.
Ici, si vous le pouvez mettre une feuille de papier rodhoïd dans le cercle en plus,
ce qui permettra une démoulage plus propre.

Réserver.

Croustillant pralinoise

Ingrédients

100 gr de pralinoise (ou mieux du pralin mais alors inutile de mettre de la poudre de pralin)
20 gr de pralin en poudre
40 gr de crèpes dentelles

Concasser les crèpes dentelles.

Faire fondre la pralinoise au micro-onde,
et ajouter la poudre de pralin et les crèpes dentelles.
mélanger et étaler de suite sur la dacquoise afin d'avoir une fin couche sur le biscuit.

Réserver au frais.
       

Mousse au chocolat noir crème anglaise
    Recette issue de l'encyclopédie du chocolat (éd Flammarion)

Ingrédients

325 gr de chocolat noir à 70 % ou 360 gr de chocolat noir à 60 %
2 jaunes d'oeufs
25 gr de sucre semoule
130 ge de lait entier
600 gr de crème liquide entière

Hacher le chocolat et la faire fondre au micro-onde
(en plusieurs fois sur position décongélation afin de ne pas le brûler).

Préparer une crème anglaise :

Dans une casserole à fond épais, mélanger les jaunes et le sucre.
Ajouter le lait et 150 gr de crème liquide.
Faire cuire à feu doux en remuant jusqu'à obtenir une cuisson dite à la nappe.
Plus simple la crème doit atteindre une température de 82-84°C.

Verser tout de suite la crème dans un autre récipient et mixer quelques secondes avec un mixeur-plongeur.

Verser lentement 1/3 de crème anglaise sur le chocolat,
et mélanger en formant des cercles.
Puis faire de même avec un autre 1/3, puis le dernier.

Mixer de nouveau le mélange afin de prolonger l'émulsion.

Monter le reste de la crème liquide en crème mousseuse (soit presque en chantilly).

Lorsque le mélange chocolat est descendu à 45/50°C,
incorporer 1/3 de la crème mousseuse, puis finir d'incorporer le reste de la crème mousseuse.

Verser la mousse au chocolat sur le croustillant pralinoise
et réserver au réfrigérateur pour 12 heures.
        

              
Démouler et décorer selon votre envie.

Ici, j'ai saupoudré de la poudre de cacao amer sur le dessus, et entourer de morceaux de chocolat noir.

Ici, j'ai réalisé des tuiles de chocolat dans des moules à plaque de chocolat pour la décoration des bûches de Noël.
Pour cela, il faudra tempérer le chocolat noir et le laisser figer.
        

   

 parchemin : 

drapeau_anglaisEnglish version of recipe : 

 

Vos versions de la recette :

 

Chez RDV aux Mignardises (un blog que j'adore) - avec une magnifique version au riz soufflé

 

Chez My girly popotte - version glacée

 

Chez Cuisinons en Couleurs - une jolie version avec une décoration de fingers bi-colore.

 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie

2 septembre 2012

Marmelade de rhubarbe au poivre de Voatsiperifery

Enfin ! J'ai trouvé une recette qui me permet d'utiliser le poivre de Voatsiperifery, que j'avais trouvé il y a quelques mois dans la boutique à épices de Roellinger à Paris.
J'ai fait toute une collection de différents poivres venant de sa boutique, et je n'avais pas encore eu l'occasion de tester celui-ci.

Le poivre de Voatsiperifery, aussi appelé piper borbonense ou poivre sauvage de Madagascar, est un vrai poivre sauvage provenant du sud de Madagascar. Son nom en malagasy signifierait fruit (voa) du tsiperifery.
          

            
Il ne se cultive pas, on ne le trouve qu'à l'état sauvage sur des lianes de 10 à 20 mètres, qui poussent sur les arbres de la forêt tropicale. De ce que j'ai pu lire de-ci de-là, sa cueillette uniquement faite à la main, est difficile et dangereuse.
C'est un poivre à queue dont les grains sont de couleurs différentes allant du rouge au noir. Son goût est plus doux et moins épicé que le poivre classique, même si plus persistant en bouche. Après vous dire quelles notes de saveurs vous y trouverez... j'ai lu beaucoup de chose, mais je n'ai pas trouvé le qualificatif qui convienne à mon ressenti, et je ne suis pas forte à ce jeu là.

Il se marie bien avec les viandes, les crustacés et les fruits, comme ici la rhubarbe. A l'avoir goûté, je pense l'utiliser avec des fraises à la prochaine fois.

Mais revenons à la recette. C'est en me baladant sur le net que je suis tombée sur la recette de marmelade de rhubarbe d'Anne-Sophie Pic, aromatisée à ce délicat poivre.

C'est une marmelade étonnante en goût, qui nous a énormément plu.
Par contre, j'ai ajouté un peu d'agar-agar à la recette afin d'obtenir une marmelade qui se tienne plus (elle était beaucoup trop liquide à mon goût. Il faut dire que de faire un sirop en parallèle de la rhubarbe, alors que cela rend déjà plein d'eau...).

Bref, une belle découverte gourmande.

A manger en tartine (mais oui) mais aussi avec du fromage blanc, de la faisselle ou du fromage frais.
         

Marmelade de rhubarbe
     

au poivre de Voatsiperifery
     

         
pour 1 pot

Ingrédients

5 tiges de rhubarbe (pas trop grosses)
25 cl d'eau
75 gr de sucre (ici du gelsuc)
1 cuil à café de poivre de Voatsiperifery
1 cuil à café d'agar-agar (optionnel)

Laver et éplucher les tiges de rhubarbe (en gardant les épluchures).

Mettre les épluchures avec l'eau et le sucre et porter à ébullition.
Je l'ai laissé bouillir environ 5 minutes.
Puis sortir du feu et laisser infuser.

Filtrer pour récupérer le sirop,
et le mettre dans une casserole et porter à frémissement.

Ajouter les tiges de rhubarbes coupées en petits tronçons,
et laisser cuire entre 10 - 15 minutes (jusqu'à ce que la rhubarbe commence à se défaire).

2 minutes avant la fin de la cuisson ajouter l'agar-agar et remuer jusqu'à la fin de cuisson.

Sortir du feu et ajouter le poivre de Voatsiperifery concassé.

Saler légèrement et mettre au frais.
J'ai évité de mettre du sel, parce que c'était bon tel que.
Et j'ai mis dans un pot fermé et retourné.
      

 

                    
parchemin :   Marmelade_de_rhubarbe_au_poivre_de_Voatsiperifery

drapeau_anglaisEnglish version of recipe :  Rhubarb_marmalade_with_voatsiperifery_pepper

 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie

26 avril 2013

Breizh Float (ou la version bretonne du Coke Float !)

Ici, plus une expérience qu'une véritable recette... Quoique ! Enfin, il ne faut pas regarder la composition, sauf à avoir envie de se faire peur ! Cependant si vous avez des enfants ou des ados, c'est typiquement le truc qui peut les faire rire.

J'ai goûté mon 1er coke float, lors d'un séjour linguistique aux Etats-Unis, soit lorsque je devais avoir 16 ans ! A l'époque, c'était très "fun".... à déguster devant un bon film de série B et un grand pot de pop corns bien gras et sucrés.

Bref aujourd'hui, je me demande qui a bien pu avoir cette idée saugrenue de mettre de la glace dans du cola ! Enfin venant des US, on ne s'étonne plus de grand chose.

Donc pour amuser mes filles pour 4 heures, je me suis lancée dans la réalisation de coke float... Enfin de Breizh float, puisque j'avais au frais quelques bouteilles de Breizh Cola "Le cola du phrare Ouest", soit le concurrent breton de la célébre marque, qui a su détrôner le coca dans l'ouest de la France.
A noter que la célébre marque américaine n'est pas toujours très fair play avec son concurrent de l'ouest breton, qui soit dit en passant est le cola que nous préférons maintenant ! A quand sa vente en masse dans nos commerces parisiens ?
Revendication lorsque tu nous tiens ;o)

Pour revenir à cette expérience, ce n'est pas une histoire de goût. La glace n'apporte rien au cola, et vis-versa le cola n'apporte rien à la glace... C'est plus amusant qu'autre chose.

J'ai fait des photos de toute la transformation de la boisson, cela ne prend que quelques minutes et c'est assez spectaculaire ! Par contre, je vous déconseille de le mélanger pour dissoudre totalement la glace dans le cola... Sinon, je ne suis pas sûre que vous appréciez à sa juste valeur ce cocktail détonnant !
A noter : la réaction chimique est la même avec le cola de la marque américaine connue dans le monde entier.

Enfin ! Ci-dessous l'expérience en images ;o)

Have fun !
         

Breizh float

ou la version bretonne du Coke float
     

Ingrédients :

un grand verre de Breizh cola (ou de Coca-cola) - ici du Hep Sukr, donc sans sucre - mais avec du cola sucré ça fonctionne de la même mannière
une boule de glace vanille

Verser du cola dans un grand verre jusqu'à un peu plus de la moitié (pas plus !)
    

Ici, il y en avait un peu trop !

Déposer la boule de glace sur le cola.
Certains diront de faire le contraire - c'est moins drôle côté phénomène.
     

servir et attendre quelques secondes ;o) 

Ci-dessous la transformation en images...

          
Boire de préférence à la paille, mais noter que la glace va se cristalliser ce qui la rend rigolotte à manger à la cuillère.
           

           
Maintenant voilà ce qui se produit, si comme une de mes filles, vous mélangez le coke float...
        

 

La boisson "déphase", le soda perd sa couleur et c'est la mousse et la glace qui prennent la couleur.
Le soda n'a alors quasi plus aucun goût.
     

Pour finir amateurs d'expérience, voici quelques liens sur des vidéos montrant la réaction de mentos dans du cola... à faire dans le jardin du voisin ;o). On a bien évidemment testé dans le jardin, c'est aussi très spectaculaire.

L'expérience de base

Expérience en groupe chez nos amis Belges !

La voiture propulsée !

Quelques vidéos d'explication de la réaction chimique ici et .

Et en prime : en Bretagne, on sait faire la même chose mais avec que des produits naturels : le cidre ;o)
       

J'espère que ce billet vous a fait autant rire que moi !

Promis !

Je reviens la prochaine fois avec des recettes plus sérieuses ;o)

                    
 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie

21 août 2012

Confiture de prunes du jardin

Il est des fruits que j'achéte rarement, et dont je ne fais jamais de confiture. Mais cette année, ma grand-mère étant partie en vacances, m'a demandé de venir cueillir les prunes de son jardin afin de ne pas les laisser perdre.

Chose faite... seulement voilà que faire avec toutes ces prunes ?

1) les manger telle que, ça oui ! même si nous n'en achetons pas, on apprécie assez ces petits fruits, et

2) vu la quantité... en congeler, certes, certes, mais mon congélateur n'est pas forcément extensible

Alors quoi d'autre ? Et bien, pourquoi pas

3) en faire de la confiture.

Je ne saurais vous dire de quelle variété sont les prunes du jardin. Juste mûres, elles sont verdâtres, et plus elles mûrissent, plus elles tirent sur le jaune.

Ni mirabelle, ni reine-Claude, juste des petites prunes vertes - jaunes, qui font de la bonne confiture maison.
          

Confiture de prunes du jardin

           
Ingrédients :

500 gr de prunes (poids sans les noyaux)
1/2 paquet de gelsuc (pour moi la version allégée)
         

Laver et dénoyauter les prunes, et les couper en morceaux.

Mettre dans une bassine à confiture ou une casserole à fond épais
les morceaux de prunes avec le sucre.

Mélanger et laisser reposer 1/2 heure.

Porter à ébullition,
et laisser cuire 3 minutes environ après le 1er bouillon.

Retirer l'écume s'il y en a, et mettre la confiture de suite en pot.

Fermer les pots, et les retourner immédiatement jusqu'à complet refroidissement.
Cela permet de les stériliser.
       

                   
parchemin :  

drapeau_anglaisEnglish version of recipe : 

 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie

 

<< < 10 20 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 > >>