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Macaronette et cie
12 juin 2012

Agneau à la sauce BBQ et aux épices

Comme je le dis souvent, il y a des plats que l'on voit sur le net, et qui nous font saliver, rien qu'à en lire la composition et à en voir les photos.

Et bien, c'est exactement ce qui s'est passé avec le plat que présentait Riri Cuisine... J'avoue que j'adore son blog, il y présente souvent des plats aux saveurs d'ailleurs, comme je les aime, et qui donnent envie de voyager dans l'assiette et en vrai. Ce qui est le cas pour cette recette, qu'il a rapporté de Malaisie.

Donc sans plus attendre, hop je passe chez le boucher prendre de l'agneau. Et me voici devant les fourneaux.

Je vous dis rien de l'odeur d'épices qui régnait dans ma cuisine, pendant toute la préparation... de quoi vous donnez encore plus faim.
Une vraie évasion dans un pays lointain.

Pour la recette, j'ai juste augmenté un peu la quantité de viande, de pulpe de tomate (que je n'ai pas mixée au final), et ajouté une cuiller à soupe de concentré de tomates.

Je confirme ce que Riri Cuisine explique dans son billet, la sauce BBQ donne une saveur très agréable et inattendue à ce plat, et se marie à merveille avec le mélange d'épices.

A refaire très vite, car de l'avis de mes convives, (et du mien) : c'est un délice.
         

Agneau à la sauce BBQ et aux épices
             

            
Pour 4 personnes

Ingrédients

500-550 gr d'agneau (viande à tajine - épaule...)
250 gr de pulpe de tomates
1 cuil à soupe de concentré de tomates
2 oignons
l'équivalent d'1 cuil à soupe bombée de gingembre frais
3 gousses d'ail
3 cuil à soupe de sauce BBQ
Huile végétale (pour moi de l'huile de colza, car neutre en goût)
2 cuil à soupe de coriandre fraîche ciselée
1 cuil à café de graines de coriandre
1 cuil à café de graines de curry
1/2 cuil à café de graines de fenouil
1/2 cuil à café de graines de cumin
1/4 de cuil à café de piment d'Espelette
Sel
Poivre
          

Eplucher et hacher finement le gingembre frais et les gousses d'ail.

Eplucher et émincer les oignons.

Couper la viande d'agneau en gros cubes (ici environ 2-3 cm).

Dans un mortier, piler les graines de coriandre, de cumin et de fenouil,
et ajouter le reste des épices.

Dans un wok ou une cocotte, faire chauffer un peu d'huile végétale,
et y faire revenir les morceaux d'agneau pour qu'ils soient bien colorés.
Réserver.

Remettre un filet d'huile et y faire revenir l'ail et le gingembre hachés.

Dès coloration, ajouter les oignons émincés, bien mélanger et mettre sur feu moyen.

Ajouter l'équivalent de 3 cuil à soupe d'eau,
couvrir et laisser cuire à feu doux pour "caraméliser" les oignons (compter environ 5 min).

Ajouter ensuite les morceaux d'agneau, les épices, mélanger,
et ajouter la pulpe de tomates et le concentré de tomates.
Saler, poivrer, et ajouter de l'eau afin de recouvrir la viande.

Couvrir et laisser cuire 45 min.

Ajouter enfin la sauce BBQ et la coriandre fraîche ciselée, et éventuellement un peu d'eau si besoin.
Laisser cuire encore environ 30 min.
La viande doit devenir fondante, et la sauce doit épaissir.

Servir avec du riz basmati (ou du riz japonais).
            

   


parchemin
 : 

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24 mars 2012

Porc Hong Shao 红烧肉 hóng shāo ròu

J'avais découvert ce plat en Chine pour la 1ère fois. Mes interlocuteurs chinois étaient très fiers  lors du repas d'expliquer d'où venait certains plats, et pour celui-ci, de nous expliquer que ce plat était le plat préféré  de celui que l'on surnommait le Grand Timonier, soit Mao ZeDong (soit le 1er président de la République Populaire de Chine).

C'est d'ailleurs grâce à cet indice qu'en posant la question à Margot Zhang, celle-ci n'a pas eu de mal à m'indiquer quel était le plat dont je recherchais la recette.

Je vous préviens tout de suite, c'est une recette très riche, puisqu'à base de poitrine de porc, que l'on va longuement faire cuire dans une sauce à base de sauce soja (d'où le nom de Hong Shao, soit "cuire dans de la sauce de soja").

Ami(e)s des régimes et de la diététique... ne passaient pas votre chemin pour autant.  En effet, cette recette peut se faire avec toute sorte de viande de porc, comme de l'échine qui sera bien évidemment moins gras que la poitrine de porc.
On trouve aussi une variante appelée Hong Shao Paigu ( ou 红烧排骨 hóng shāo pái gǔ), qui se fait de la même mannière mais avec du travers de porc.

Bien évidemment, parce que je sais qu'avec ses recettes, c'est sans surprise, sauf celui d'être super bon, j'ai ici testé la recette de Margot Zhang, encore une fois trouvée sur son magnifique blog Recettes d"une chinoise.

Cette version de Hong Shao n'utilise pas d'épices, mais vous trouverez d'autres recettes qui ajoutent notamment de l'étoile de badiane.

Pour réaliser cette recette, vous aurez besoin de 2 sortes de sauces soja :

La 1ère sauce soja dite "claire" (à droite sur la photo) : la sauce soja est fabriquée à partir d'un mélange de graines de soja torréfiées et fermentées, d'eau et de sel marin.
La sauce soja claire est celle que l'on trouve facilement partout, même dans nos supermarchés. Elle sert à saler les préparations chinoises ou asiatiques.

La 2ème sauce soja est dite "noire" (à gauche sur la photo) : c'est la même sauce que la sauce soja claire, mais elle est fermentée beaucoup plus longtemps.
On ne la trouve que dans les magasins asiatiques. Attention, malgré sa couleur, elle n'est absolument pas similaire à la sauce soja japonaise.
(D'ailleurs en chinois, elle se nomme "老抽", lǎochōu, dont "lǎo" ou "" signifie "vieux, ancien" - En Chine, il n'est pas rare d'appeler quelqu'un de plus âgé que soit "lǎo" - chez nous ce serait insultant, là-bas c'est une marque de respect, puisque la personne âgée est celle qui a le savoir, la sagesse...)

En plus des sauces soja, vous aurez aussi besoin de vin de Hua Diao (aussi appelé vin de riz ou vin jaune).

Ce n'est absolument pas un vin comme nous nous l'entendons. C'est une boisson alcoolisée issue de la fermentation du riz., qui sert dans pas mal de préparation de marinade. Elle fait environ 14 % de volume d'alcool.
Maintenant la question est-ce que cela peut se boire comme le vin ? Et bien, c'est vendu dans le rayon alcool des supermarchés asiatiques. Personnellement je vous dirais que cela peut se boire, mais ce n'est pas à mon goût.

Maintenant que les ingrédients sont réunis et présentés, voici la recette.

Un vrai délice. A refaire puisqu'on me le réclame.
         

Porc Hong Shao

红烧肉

hóng shāo ròu

 

   
Pour 3 personnes

Ingrédients :

500 gr de poitrine de porc (ou d'échine de porc)
1 cuil à soupe de sauce soja noire
2 cuil à soupe de sauce soja claire
150 ml de vin jaune chinois (vin de ShaoXing)
250 ml d'eau chaude

20 gr de sucre candi
1 cuil à soupe de vinaigre de riz blanc (facultatif)
10 gr de gingembre frais
         

Eplucher et couper en fine lamelle le gingembre frais

Couper la poitrine de porc en énormes lardons (d'enrivon 2 cm x 2 cm en gardant l'épaisseur de la poitrine)

Mettre de l'eau dans une casserole et la porter à ébullition.

Jeter les morceaux de poitrine de porc dans l'eau bouillante,
et laisser bouillir pendant 2 min. 

Pendant ce temps faire chauffer une poêle wok.

Bien égoutter la viande, et les mettre dans le wok bien chaud.
Faire dorer les morceaux de poitrine.
Lorsqu'ils sont bien dorés, ajouter les sauces soja noire et claire et mélanger.

Puis ajouter le vin de riz, l'eau chaude, afin qu'ils recouvrent la viande complètement.
Ajouter le gingembre et le sucre candi,
et laisser mijoter à feu doux et à couvert pendant 1 heure environ.
Il faut que la viande devienne bien tendre.

Mélanger de temps en temps.

En fin de cuisson, augmenter le feu de la cuisson au plus fort, afin de faire réduire la sauce.  

Quand il n'y a presque plus de sauce au fond du wok,
déglacer avec le vinaigre de riz blanc,
et arrêter tout de suite la cuisson. 

Servir de suite avec un riz blanc.
          

  

  

 parchemin :   Porc_Hong_Shao

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30 juin 2013

Sauce salade aux sésames japonaise

Cela fait un moment que ce billet est prêt (depuis l'an passé à vrai dire), mais je n'ai jamais eu le temps de le partager. Alors comme je viens récemment de refaire de cette délicieuse sauce, j'en ai profité pour ressortir mon brouillon, et  enfin le publier.

La première fois que j'ai mangé de cette sauce, c'était à titre de test. Un collègue de mon mari lui avait apporté un bocaux de sauce réalisée par sa femme japonaise afin de voir ce que nous en pensions... Et là, j'avoue que notre avis a été plus que positif.

A tel point que j'en ai demandé la recette.

Comme je vous l'expliquais cette recette de sauce m'a très gentiment été donnée, et je la remercie encore de m'avoir dévoilé sa recette, et encore plus de me permettre de la partager ici.

Des sauces aux sésames dans les magasins japonais de Paris vous en trouverez des tas, c'est clair. Des plus ou moins réussies. Mais une fois que vous aurez goûté celle-ci... Vous arrêterez d'acheter celle du commerce quelle qu'elle soit.

Cette sauce est un délice qui accompagne autant les germes de soja, que les carottes rapées, que la salade verte... En gros, je suis devenue une inconditionnelle.

Pour la faire, j'utilise des graines de sésames grillées que je trouve dans les magasins coréens ou japonais du quartier près de Pyramides, ils ont un goût très sympa. Mais vous pouvez utiliser des graines de sésame non grillées, que vous grillerez un peu au four quelques secondes afin d'en développer le goût. Attention surtout à ne pas les brûler, cela va très vite.

Maintenant, je vous laisse la tester.
           

Sauce salade aux sésames japonaise
      

          
Ingrédients

30 g de sésames grillées
1/2 oignon
1/2 carotte
1 morceau d'ail
350 ml d'huile (ici de colza, car neutre en goût)
100 ml de vinaigre blanc
100 ml de sauce soja japonaise
30 - 50 g de sucre

Hacher finement l'oignon, la carotte et l'ail.

Puis ajouter l'huile, le vinaigre, la sauce soja, les sésames grillées et le sucre
et mixer jusqu'à l'obtention d'un mélange homogène.
Tous doit être finement mixer.

Conserver au réfrigérateur dans une bouteille ou un bocal bien fermé.
A conserver 1 à 2 semaines.

Ici avec une salade de pousses de soja, quelques carottes rapées et de la salade émincée accompagnée de crevettes.
         

               

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10 février 2012

Crumble pomme, ananas, banane au poivre de Sichuan

Allez je repasse au sucré parce que c'est que vous préférez... et moi aussi après tout ;o)

Voici une recette de crumble que j'avais envie de tenter depuis pas mal de temps, et dont l'idée me trottait dans la tête depuis la recette de crêpes sucrées et fourrées aux fruits et poivre de Sichuan que j'avais faites l'an passé pour la chandeleur.

Jusqu'alors je n'avais pas eu le temps de la réaliser.

Et puis l'occasion s'est présentée, en testant et corrigeant la recette de crumble d'un livre que j'avais offert à quelqu'un pour Noël : "La cuisine pour les Nuls", recette qui  n'avait pas été un succès...
Ce que je confirme ! Franchement rien qu'à la lecture de la recette, on voit que c'est pas bon ! Si toutes les recettes de ce livre sont de ce type... l'éditeur devrait le revoir, car cela risque de décourager les bonnes volontés cuisinières !

Bref, cette info étant passée sur l'ouvrage en question...

Nous avons corrigé la recette avec "la pas si nulle que cela en cuisine", puisqu'elle a réussi à faire la pâte feuilletée et la galette maison ! Bravo ! Car c'est d'un autre niveau que le crumble tout de même.

Et nous sommes arrivées toutes les deux à une recette de crumble pas si mal que ça, et que j'ai utilisée pour réaliser ce crumble.

Pour la partie fruitée, je vous avoue que le poivre de Sichuan (qui n'est nullement un poivre en tant que tel, mais un cousin des agrumes) se marie merveilleusement bien avec des fruits. C'est pour moi une association dont je ne me lasse pas.
Là aussi, pas de secret, il faut du bon poivre de Sichuan, et sans partenariat quelconque, celui de Roellinger est juste comme celui que j'ai pu mangé en Chine.
A noter qu'à la cuisson avec les fruits, le poivre de Sichuan perd son côté anesthésiant qui lui donne cette impression de poivre, pour ne garder que son parfum.

                    

Crumble pomme, ananas, banane

au poivre de Sichuan


                  
Pour 4 crumbles individuels
 
Ingrédients
 
Pour la pâte de crumble
(il devrait vous en rester un peu à mettre au congélateur)
 
150 gr de farine
125 gr de poudre d'amandes
125 gr de beurre pommade
60 gr de sucre (un peu plus si vous préférez un crumble bien sucré - en général, je diminue bien le sucre)
1 gr de fleur de sel

Pour les fruits

2 belles pommes (type Chanteclerc ou Pinklady)
1 ananas victoria
1 banane
2 cuil à soupe de jus de citron
2 cuil à soupe de sirop d'érable ou 3 cuil à soupe de sucre roux
1 cuil à soupe de poivre de Sichuan

Préchauffer le four à T6 (180°C).

Dans un récipient, mélanger la farine, le sel, la poudre d'amande et le sucre.

Ajouter le beurre pommade en petits cubes
et mélanger à la main de façon à former une pâte grumeleuse ou sableuse.

Réserver la pâte à crumble au réfrigérateur pour au moins 1/2 heure.

Pendant ce temps :

Retirer la peau de l'ananas et retirer ensuite les yeux avec un couteau.
Couper l'ananas en petits dès (d'environ 1cm)

Eplucher la banane et la couper en dès de même taille que l'ananas.

Eplucher et vider les pommes et couper les en morceaux de même taille.

Mettre tous les fruits dans un saladier avec le jus de citron et mélanger.

Ajouter le sirop d'érable ou le sucre et le poivre de Sichuan.
Mélanger et verser dans un moule ou des moules individuels préalablement beurrés.

Émietter la pâte à crumble au dessus des fruits de façon à les recouvrir.

Mettre au four et laisser cuire 25 minutes.
Couvrir d'une feuille de papier d'aluminium et cuire encore 20 minutes.

Servir tiède avec une boule de glace vanille.

 

 parchemin :  Crumble_pomme_ananas_banane_au_poivre_de_Sichuan

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29 décembre 2011

Toasts de Noël

Toujours dans le menu de notre repas de Noël, voici les idées de petits toasts réalisés pour l'occasion.

J'ai voulu des toasts qui changent de l'ordinaire, et permettent à mes invités de goûter des goûts et produits nouveaux et atypiques.
        

Mes 1ers toasts devaient être des toasts classiques saumon / citron, mais au final...
          

Toasts de saumon et citron caviar

Sur un morceau de pain polaire,
tartiner un peu de fromage frais (ici du Saint Moret),
parsemé légèrement d'aneth.

Déposer un morceau de saumon fumé,
et quelques grains de citron caviar.

J'ai eu la chance le samedi matin de trouver, chose rare, quelques citrons caviar chez mon primeur. Alors j'en ai profité.

Le citron caviar (ou Citrus (ou Microcitrus) australasica) est un minuscule citron de couleur vert ou brun, originaire d'Australie et dont la particularité provient de sa pulpe, qui a la forme des grains de caviar, d'où son nom (et son prix !  Cela reste bien moins cher que le caviar tout de même. Et l'avantage c'est qu'à la pièce il ne pése pas lourd).

Les grains déposés sur le morceau de saumon éclatent en bouche avec un parfum entre le citron et le pamplemousse, et une grande acidité.
Ici, j'ai aussi ajouté un morceau de son zeste, qui lui a un goût très particulier et différent du fruit.

      


Mes 2èmes toasts étaient fait à partir du foie gras réalisé lors d'un atelier avant la Noël, chez Alain Cirelli. Ce foie gras fût un délice dont nous avons pu profiter tout le week-end.
        

Toasts de foie gras et yuzu confit

Sur un morceau de pain de mie grillé
un morceau de foie gras maison
et quelques morceaux d'écorces de yuzu confites maison.

Je suis là aussi restée dans les agrumes avec l'association du foie gras au yuzu. J'avais trouvé du yuzu frais, il y a quelques temps dans une boutique du quartier japonais de Paris (près de Pyramide).

Le yuzu est un agrume très à la mode, qui nous vient d'Asie. Croisement entre un citron et une mandarine, il a une couleur jaune, et un goût incomparable. Il est plus facile d'en trouver le jus, mais il est possible d'en trouver des frais dans les boutiques japonaises.

Dans le yuzu, tout se mange et s'utilise.
J'ai récupéré le zeste, le jus et le reste d'écorce une fois zestée. J'ai coupé cette dernière en morceau et l'ai fait cuire avec du sucre et de l'eau pour la confire. Un délice !


Et voici mes derniers toasts, toujours avec du foie gras, mais un fruit qui reste dans l'acidulé, mais change des agrumes : la canneberge.
         

Toasts de foie gras

et confiture de canneberges

Sur un morceau de pain de mie grillé
mettre un peu de confiture de canneberges
et déposer dessus une fine tranche de foie gras maison.

Les canneberges ou cranberry sont de plus en plus connues chez nous sous forme de jus ou séchées. A la période de Noël, on peut de plus en plus trouver des baies de canneberges fraîches. C'est la période où j'en profite pour faire un peu de stock afin d'en faire de la confiture ou en congeler pour des gâteaux.

La canneberge ou cranberry (son nom anglais) est une grande airelle d'Amérique du Nord. On peut en faire la culture dans nos jardin, mais je vous avoue que notre canneberge ne donne guère plus de 2 ou 4 baies par an... C'est pas génial pour en faire quoi que ce soit !
La canneberge est très riche en vitamine C et a des propriétés antioxydantes.
Sous forme de gelée ou de confiture, elle peut se manger telle que ou avec de la viande, notamment la volaille (dont la dinde).

Pour réaliser la confiture de canneberge, j'ai mis 1/4 du poid d'eau de mes fruits et utilisé du gelsuc (50 gr pour 100 gr de fruit et d'eau).
         

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19 novembre 2011

Eclair chocolat-clémentine et butternut confite aux épicé

A l'instar du croquant de choux fleur à l'estragon et tagliatelle de saumon fumé de Claude, qui fait un petit clin d'oeil au challenge culinaire auquel nous avions participé dans l'équipe de Sylvia, voici mon clin d'oeil .

De mon côté, j'ai choisi le côté sucré avec l'asssociation de saveur qui avait été proposée par Angélique lors du  challenge : chocolat-clémentine-potiron, pour en faire une version d'éclair.

J'ai, avec la recette de mes éclairs chocolat-caramel et marshmallow, fait participer ces deux recettes au concours sur les éclairs organisé par Christophe Adam.
J'avoue c'était rien que pour le fun, ce concours étant ouvert tant aux professionnels qu'aux amateurs. Et puis le mail est tombé il y a quelques jours....
Waouh !  J'ai la chance de voir une de mes recettes sélectionnée pour la 2ème phase du concours,  et donc je vais participer à la phase de dégustation auprès du chef pâtissier himself et les autres membres du jury.

Je vous avoue que rien que cela c'est déjà méga chouette, et c'est surtout la super méga angoisse !
Je vais être dans un stress max et dans mes petits souliers.... mais c'est une expérience sympa et très impressionnante.

Bref, après cette petite histoire voici la recette d'éclair que je présenterais peut-être (puisque je ne sais pas encore laquelle des deux, a été sélectionnée).
         

Eclairs chocolat -clémentine

et butternut confite aux épices

Pour la pâte à choux
(recette de Christophe Adam, issue du livre « Eclairs ! »)

Ingrédients

16 cl d’eau
3 gr de sucre
70 gr de beurre en petits morceaux
3 gr de sel
15 gr de poudre de lait
90 gr de farine
3 œufs entiers

Préchauffer le four à 180° C (T°6)

Dans une casserole, porter à ébullition l’eau, le sucre, le beurre et le sel.
Ajouter la poudre de lait, et faire bouillir de nouveau.

Retirer du feu et ajouter la farine tamisée petit à petit en mélangeant à l’aide d’un fouet.

Lorsque la farine est complètement incorporée,
remettre la casserole sur le feu en remuant à l’aide d’une spatule pendant 5 minutes,
a
fin de dessécher la pâte.

Lorsque la pâte est homogène et forme une boule compacte,
la mettre dans un cul de poule,
et ajouter les œufs un à un en mélangeant énergiquement à la spatule.

Mettre la pâte dans une poche à douille,
et pocher les éclairs sur une plaque de cuisson recouverte d’une feuille de papier cuisson.

Enfourner pour 25 minutes.

Sortir et laisser refroidir sur une grille.

Crème pâtissière chocolat-clémentine

Ingrédients

1/4 de litre de lait
3 jaunes d'œufs
60 gr de sucre semoule
20 gr de maïzena ou de farine
50 gr de chocolat noir à pâtisserie
le zeste d'une clémentine

Mettre le lait dans une casserole et porter à ébullition.

Parallèlement, dans un grand bol fouettez les jaunes et le sucre,
jusqu'à obtenir un mélange blanchâtre.

Incorporer délicatement la maïzena ou la farine, aux œufs, sans trop travailler la pâte.

Hors du feu, verser le lait bouillant sur le mélange en fouettant doucement.

Verser le mélange dans la casserole et faire cuire 1 à 2 mn en fouettant continuellement.
Attention, il ne faut pas laisser re-bouillir.

 Hors du feu ajouter le chocolat en petits morceaux et le zeste de clémentine;
 et le mélanger jusqu'à qu'il soit totalement fondu.

Mettre la crème dans un cul de poule,
et frotter  la surface de la crème avec un peu de beurre.

Laisser refroidir à température ambiante.

Butternut aux épices confits

 Ingrédients : 

400 gr de chair de butternut
100 gr de sucre semoule
5 cl d'eau
1 pointe de 5 épices

Eplucher et couper la chair de butternut en brunoise très fine.

Mettre la chair dans une casserole assez large avec le sucre, l'eau et les épices.
Faire cuire comme un risotto afin de faire confire la butternut.
Elle doit rester croquante et devenir translucide, cela prend environ 10 minutes.
Si besoin ajouter quelques cuillères à soupe d'eau.

Laisser refroidir.

Ajouter à la butternut confite la crème pâtissière chocolat - clémentine.

Glaçage orange

5 cuil à soupe de fondant blanc
quelques gouttes de colorant orange
3-4 gouttes d'eau

Mettre le fondant, l'eau et le cacao au bain-marie,
et le faire fondre tout en le mélangeant.

Glaçage chocolat

2 cuil à soupe de fondant blanc
1/2 cuil à café de cacao amer en poudre
2 gouttes d'eau

Mettre le fondant, l'eau et le cacao au bain-marie,
et le faire fondre tout en le mélangeant.

Finition et glaçage

Pour chaque éclair procéder de la manière suivante.

Remplir une poche à douille munie d'une douille à remplissage,
de la crème butternut épicée - crème pâtissière..

Prendre un éclair, et à l'aide de la douille à remplissage,
pratiquer 1 trou à une extrémité ou sous l'éclair (soit la partie plate),
et remplir l'éclair de crème pâtissière de façon uniforme.

Tremper le dessus de l'éclair dans le fondant orange pour le couvrir, en laissant couler l'excédent.

A l'aide d'une poche à douille munie d'une douille fine, faire es zigzag avec le fondant chocolat.

Et poser l'éclair sur un plat.

Réserver au réfrigérateur et à consommer sous 2 jours.

>Nota : je me suis amusée à prendre des photos en lumière naturelle et d'autres en éclairage artificiel.
Comme quoi on peut obtenir des effets très différents et tout aussi sympa à mon goût.

 parchemin :  Eclair_chocolat_-_clémentine_et_butternut_confit aux épices

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1 novembre 2011

Caille confite dans l'huile d'olive et jus tranché aux capres et olives

Comment ça je regarde parfois Master chef ? Et oui, comme beaucoup, cela m'arrive.

Même si certains aspects de cette émission ne me plaisent pas : les coupures de pubs, les coupures suspens, la voix-off qui raconte n'importe quoi (comme faire frire à l'eau des oignons !! Y ferait mieux de se taire si c'est pour raconter des C.... ies grosses comme lui !), le côté mélo, le côté cliché.... 
D'autres aspects me plaisent bien : la créativité des candidats, le côté concours, les conseils des chefs (eux au moins y racontent pas de bêtises... Mais dommage que certaines de leurs recettes ne soient données que partiellement !)... un peu (beaucoup) jalouse de leur possibilité d'apprendre auprès de certains chefs (mais pas du tout de l'aspect people et télé que je leur laisse)... 

Certains jeudi soir, j'avoue que cela m'arrive de regarder. Et si je n'ai pas vu l'émission, ça m'arrive d'aller voir si des recettes me tentent. Mais là, les photos ne donnent pas toujours envie, et ne rendent vraiment pas justice à certains plats ! Et dire que c'est fait par une grande chaîne de télé, qui peut se payer un bon photographe !

C'est comme ça que je suis tombée sur cette recette de Flora Mikula, réalisée lors d'une des épreuves sous pression par les candidats. Loin de la pression et de l'aspect visuel de ce plat (la photo du site de Masterchef n'est vraiment pas géniale, ni attrayante du tout !), ce qui m'a intrigué c'est la cuisson des cailles confites dans de l'huile.

Alors je l'ai testée.
C'est un peu long à faire, il m'a fallu top chrono, 1h45 pour réaliser le tout et servir dans les assiettes (Bon je sais, c'est mort pour Masterchef ;o), mais j'avais tout de même 4 cailles à désosser et non pas qu'une ! Na !). Et comme le disent les chefs dans l'émission, il faut suivre la recette telle qu'indiquée.

Je passe sur les panissses. D'abord, je ne savais pas ce que c'était avant l'émission et je pense que je me suis bien plantée sur la façon de faire. Enfin, c'était pas mauvais, mais ça ne ressemble pas du tout à ce que j'ai pu trouvé sur le web par la suite. A refaire avec une recette plus détaillée.

Pour ce qui est de la cuisson des cailles confites à l'huile, j'avais peu que cela soit vraiment trop gras. 1 ,5 l d'huile c'est pas rien ! Mais au final, c'est pas si gras et vraiment pas mal, même s'il est assez fastidieux de déssosser les cailles sans les déchirer.
Quant à la sauce, elle était très bonne.

Côté visuel, pas évident de faire quelques choses de beau avec ces ingrédients... Pour une cuisine du sud, ça manque de couleur à mon goût, et puis n'est pas grand chef qui veut ;o) s'agissant du dressage.

Enfin voilà le résultat d'une recette à tester, et à refaire à l'occasion.
           

Caille confite dans l'huile d'olive

et jus tranché aux câpres et olives

Pour 4 personnes

Ingrédients

4 cailles
1, 5 l d'huile d'olive
4 gousses d'ail
3 brins de thym
2 feuilles de laurier
sel et poivre

Pour les panisses :

1 l d'eau
300 gr de farine de pois chiche
sel
10 cl d'huile d'olive
de la farine pour les rouler avant la cuisson

15 gros câpres à queue (j'en ai mis plus que dans la recette originale)
50 gr d'olives noires
50 gr d'olives vertes
4 tomates séchées confites (j'avoue en avoir mis plus aussi)

Pour le jus de caille :

3/4 l de fond de volaille (3/4 l d'eau chaude + de fond déshydraté - quantité selon la marque que trouverez)
10 cl de vin blanc
1 carotte
1 oignon
10 gousses d'ail
3 brins de thym
 
2 feuilles de laurier

Pré-chauffer le four à 150 °C (T° 5)

On commence par préparer les cailles :
en leur coupant la tête à la base du coup et les ailerons.
Réserver le cou et les ailerons pour la préparation du jus.

 

Petite anecdote de préparation, une de mes cailles avaient des oeufs en formation à l'intérieur.
C'est la 1ère fois que j'en trouve.

Passer les cailles au chalumeau,
puis mettre les cailles sur le vendre et couper le long de la colonne vertébrale de chaque côté
afin de retirer la colonne tout du long (façon crapaudine).
Réserver la colonne pour le jus.

Vider les cailles et essuyer l'intérieur.

On va passer à la partie délicate de la préparation des cailles :
il faut enlever les côtes plates des cailles sans abîmer la chair
pour cela il vous faudra un couteau bien aiguisé.
Réserver les côtes plates pour le jus.

Placer les cailles désossées dans un plat allant au four
et les arroser avec l'huile d'olive afin de les immerger totalement.
Eplucher et émincer l'ail.
Repartir l'ail, le thym, et le laurier dans le plat.
Saler et poivrer.

Mettre à confire au four pendant 55 minutes.

Pendant ce temps, on va préparer le jus de caille :
Faire revenir et bien colorer dans une casserole, avec un peu d'huile d'olive
 les morceaux de carcasses (cou, ailerons, colonne et côtes).

Eplucher et tailler la carotte, l'oignon et les gousses d'ail en mirepoix.
Ajouter le mirepoix aux carcasses, et laisser revenir quelques minutes.

Déglacer au vin blanc, et laisser réuire de moitié.

Ajouter le fond de volaille, le thym et le laurier,
donner une ébullition et laisser réduire de moitié à feu moyen.

Préparation du panisse :

Mettre l'eau, l'huile d'olive et le sel dans une casserole.
Delayer la farine de pois chiche dans cette eau froide.

Puis porter à ébullition,
et sans cesser de remuer faire épaissir le mélange.
Il faut que cela soit bien épais.
Passer le mélange au tamis ou au mixeur.

Rectifier l'assaisonnement : sel et poivre.
Puis mouler dans un moule recouvert de papier cuisson.
Mettre au congélateur pendant 20 minutes (ou plus !)

Préparer le jus de câpres, olives et tomates :

Couper les câpres en 2 dans le sens de la longueur en gardant une partie de la queue.
Couper les olives noires en 2
Dénoyauter les olives vertes et émincer les.
Couper les tomates en petits dés.

Passer au chinois le jus de caille dans une casserole.
Ajouter à ce jus les câpres, les olives et les tomates.
Laisser mijoter à feu moyen jusqu'à obtenir une consistance sirupeuse.
Garder au chaud.

Pour finir :

Faire chauffer de l'huile de friture dans une casserole,
il faut que l'huile soit bien chaude.

Démouler la panisse sur une planche à découper,
et couper des panisses en batonnets de 1,5 cm d'épaisseur et 6 cm de long comme une frite.
Rouler les frites de panisse dans de la farine de pois chiche,
et les faire frire.

Egoutter sur du papier absorbant et assaisonner de sel.

Détacher les cuisses et les suprêmes de caille.

Déposer les panisses fris dans une assiette,
et placer les cuisses et suprêmes à cheval sur les panisses.
Arroser généreusement du jus de câpres, olives te tomates.
Assaisonner au sel et poivre.

On peut mettre des feuilles de roquette pour décorer, mais je n'en avais pas.

 

 

 parchemin :  Caille_confite_dans_l'huile_d'olive_et_jus_tranché aux câpres_et_olives

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30 octobre 2011

Pumpkin pie

Demain le 31 octobre, pour les anglo-saxons, ce sera Halloween, et pour nous la veille de la Toussaint. Ces deux fêtes, bien qu'étant issue d'une même tradition catholique, ne sont pas fêtées de la même manière.

Plus festive dans les pays anglo-saxons, Halloween est symbolisée par une citrouille creuse pour servir de lanterne, découlant de la légende irlandaise de Jack-O-Lantern.
Le soir du 31, les enfants (et les adultes) se déguisent en sorcières, fantômes, démons... en tout genre. C'est un moment de fête, où les enfants font du porte à porte sur un air de "Trick or Treat" :

"Trick or treat !
Smell my feet !
Give me something good to eat !

If you don't, I don't care
I put a lettuce in your hair.

Trick or treat, trick or treat
I love candy oh so sweet..."

Le "Trick or Treat" découlerait de croyances druides, selon lesquelles les morts joueraient des tours ("trick") aux vivants, causant la panique et la destruction la nuit d'Halloween. Le moyen de les apaiser est alors de leur donner de la nourriture ("treat").

Chez nous, la Toussaint, soit le 1er novembre, est la fête de tous les saints, se fêtant la veille du jour de la commémoration des morts. Cette commémoration permet d'obtenir la délivrance ou soulage des âmes du purgatoire. En pratique, c'est le jour où on va honorer la mémoire de nos morts en fleurissant les tombes des cimetières de chrysanthèmes.

Deux fêtes de même origine, et pourtant deux façons très différentes de la fêter.

En France, il y a quelques années Halloween était à la mode. Mode commerciale me direz-vous, mais qu'est-ce qui ne l'est pas ? Mais on sent bien que ce n'est pas vraiment dans nos traditions, vu le peu de succès.

Il n'empêche que cette idée d'en faire un moment festif, plus qu'un moment de deuil, me plaît bien. C'est une façon d'apprivoiser cette part terrible qui fait partie de la vie, de la dénoircir un peu. Alors depuis que j'ai mes filles, chaque année, nous creusons la citrouille et préparons des gâteaux. Et cela ne nous empêche pas de nous souvenir, bien au contraire.

Pour ce qui est des traditions culinaires de la période, je n'en connais aucune de chez nous. Alors je me tourne vers les sites anglo-saxons pour l'occasion, qui sont prolifiquent sur le sujet.

Cette année, très en retard sur pas mal de chose, j'ai fait simple avec une Pumpkin pie ou tarte à la citrouille, dont j'ai prise la recette chez Chic et Gourmand.
Pour la pâte sablée, je l'ai remplacée par une pâte linzer de Christophe Michalak arrangée à ma manière (soit j'inverse les quantités de beurre et de farine - sinon ça marche pas !). Il reste que cette pâte linzer est assez fragile, et que j'ai eu de la casse au démoulage. Mais je la trouve bien meilleur qu'une pâte sablée classique.

J'avoue que cette tarte à la citrouille s'est transformée chez nous, non en carrosse, mais en tarte au potimarron. Mais n'importe quel type de courge ferra l'affaire.
           

Pumpkin Pie

Pour 6 - 8 personnes (moule de 20 cm de diamètre)

Pour la pâte Linzer
    recette issue du livre "Les desserts qui me font craquer" de C. Michalak
    à défaut faire une pâte sablée classique

Ingrédients

125 gr de beurre
45 gr de sucre glace
3 gr de sel
10 gr de jaune d'oeuf
175 gr de farine
30 gr de fécule de maïs
du zeste d'orange

Cuire le jaune d'oeuf dans une boîte plastique au micro-onde
(ou à couvert car sinon le jaune explose dans le micro-onde - j'ai testé ;o))

Passer le jaune cuit au tamis fin dans un récipient,
ajouter la farine et la fécule tamisées.

Ajouter le sel, le sucre glace, le zeste d'orange et le beurre coupé en petits morceaux.
Mélanger tous les ingrédients,
et bien malaxer jusqu'à ce que le mélange devienne homogène.

Mettre au réfrigérateur pour au moins une 1/2 heure.

Pré-chauffer le four T°7 (200°C)

Pour la pâte au potiron ou potimarron
   Recette : Chic et Gourmand

Ingrédients

500 gr de purée de potiron ou potimarron (réalisée en faisant cuire le potimarron à la vapeur et passer au tamis afin d'obtenir une purée bien fine)
420 gr de lait concentré non sucré
50 - 80 gr de sucre (suivant ce que vous aimez en sucre)
2 oeufs
1 cuil à café bombée de cannelle en poudre
1/2 cuil à café de gingembre en poudre
1 cuil à café d'épices à pain d'épices
1/2 cuil à café de sel
1 cuil à soupe bombée de farine

Mettre dans un grand récipient, la purée de potimarron/potiron,
la farine, les épices, le sucre, le lais concentré, le sel, et les oeufs.

Mélanger le tout au fouet.

Beurrer et fariner un moule à tarte assez haut.

Ressortir la pâte linzer et l'étaler sur un plan de travail fariner sur une belle épaisseur.
Recouvrir le moule à tarte,
et verser le mélange à base de potiron.

Enfourner pour 10 minutes,
puis baisser le four à 160-180 ° C et laisser cuire 25 minutes.
(ça c'est la cuisson dans mon four,
alors vérifier la cuisson à l'aide d'un couteau à partir de 20 minutes de cuisson
le gâteau et cuit lorsque la point du couteau ressort propre).

Laisser refroidir dans le moule.
Démouler délicatement et déguster à température ambiante.

 

 parchemin :  Pumpkin_Pie

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16 octobre 2011

Croustillant de pieds de porc

Que les choses changent et évoluent vite !

J'ai des souvenirs d'enfance (pourtant pas si vieux) d'éleveurs de porcs du côté de Villejuif, pour ceux qui connaissent un peu la banlieue Sud-Est de Paris (qui est depuis des années en pleine transformation !), soit aux portes de Paris côté Porte d'Italie.
Et oui, aux portes de Paris dans les années 70, il y avait encore quelques petits élevages de porcs, héritage des montées d'immigrants auvergnats sur Paris (les bougnats n'étaient pas tous vendeurs de vin et de charbon !).

Toute petite (même si ce ne sont que des souvenirs estompés de toute petite fille), j'ai eu la chance de connaître, au fond d'une impasse un petit élevage de cochons, situé au niveau de la station de métro Villejuif - Léo Lagrange (Ligne 7).
Aujourd'hui, cette impasse (l'impasse Brive du nom d'amis de mes grand-parents et propriétaires des lieux à l'époque) n'existe plus, la modernisation du quartier y a préféré les immeubles modernes, les bureaux vitrés et le supermarché.
C'est l'évolution vers la modernité.

Certes depuis longtemps, ces élevages des portes de Paris avaient été repoussés plus loin de la Capitale avec l'accroissance des villes et de la population... et puis un élevage de porcs sous les fenêtres, c'est pas forcément vendeur pour l'immobilier. D'autant que nous autres citadins, nous avons souvent tendance à oublier que pour remplir nos étals et donc nos assiettes, il faut bien des élevages, des champs... en gros, des paysans !
On est encore loin de la génération spontanée dans l'assiette - fort heureusement d'ailleurs.

Bref, tout cela pour dire que les recettes à base de cochon ont fait partie pendant longtemps d'une partie de culture culinaire familiale, et ce, de toutes ses parties : de la queue au groin. Au-delà des viandes "nobles" (échine, poitrine, jambon, travers...), j'ai des souvenirs de pâté de tête, d'oreilles en gelée, de pieds de porc... que j'avais du mal à manger étant petite, mais qu'en grandissant j'ai appris à apprécier.
Comme on dit "Tout est bon dans le cochon, sauf le cri" (quant au cri, je confirme ayant vu "tuer le cochon" à la ferme : le cochon a un cri puissant, il faut dire que dans la même situation : on le comprend).

L'autre jour, en faisant mes courses dans le supermarché du coin, je suis tombée sur des pieds de porc... et bien évidemment, sinon je ne serais pas en train de faire ce billet, j'en ai pris.
De là, j'aurais pu appeler ma grand-mère et lui demander une recette, mais j'ai souvenir que mon mari n'avait pas énormément apprécié les recettes traditionnelles !

Ne restez plus qu'à trouver une recette plus contemporaine. Et là sans hésiter, je suis passée voir chez Cécile du blog Balade gourmande de Cécile, parce que je sais qu'elle a quelques recettes de bistrot.
Biensûr, j'ai trouvé mon bonheur, puisqu'elle a revisité une recette de croustillant aux pieds de porc de Stéphane Reynaud (chef du restautant Villa 9trois) issue de son livre "La cuisine bistrot".

J'ai suivi la méthode de Cécile, en ajoutant juste une petite touche personnelle avec des pistaches concassées. Pour la forme, j'ai préféré une forme en "pastilla" afin de faire des entrées individuelles ou même servir de plat principal.

C'est vraiment une recette très gouteuse et parfumée. Je pense qu'elle peut faire  passer un peu mieux la texture des pieds de porc, très gélatineuse, à ceux qui habituellement n'aiment pas trop. Pour ceux qui aiment, on retrouve le côté gélatineux tout de même et plein de saveur.
                 

Croustillant de pieds de porc

Pour 3 personnes

Ingrédients

2 pieds de porc
2 oignons
3 feuilles de lauriers, un beau brin de thym
6 grains de poivre
6 clous de girofle
2 échalotes
30 gr de noisettes décortiquées
20 gr de pistaches émondées
quelques branches de persil plat
quelques branches de coriandre fraîche
24 feuilles de bricks
du beurre fondu ou de l'huile d'olive

Si vos pieds de porc sont 1/2 sel, les faire dessaler dans de l'eau froide pendant 2 heures.
En changeant l'eau à mi-temps.

Mettre les pieds de porc dans une cocotte, avec les oignons épluchés et piquer des clous de girofle,
le laurier, le thym et les grains de poivre.
Couvrir d'eau et laisser cuire pendant 3 heures.

Retirer les pieds de porcs et les désosser entièrement.
Couper la chair finement.
Ici, j'ai haché grossièrement la moitié de la chair et couper le reste en petits morceaux.

Hacher les échalotes avec les oignons cuits avec les pieds de porc
(en ayant retirer les clous de girofle préalablement).

Hacher grossièrement les noisettes et les pistaches.
Le mieux étant de les hacher au couteau, ce qui permet l'avoir des morceaux.

Mélanger les pieds de porc, les oignons, les échalotes, les pistaches et les noisettes.

Hacher le persil plat et la coriandre,
et les ajouter à la farce.

Saler et poivrer et vérifier l'assaissonnement.
Réserver.

Pré-chauffer le four à 200 °C (T°8).

Retirer les feuilles de protection des feuilles de bricks
les superposer et découper 2 types de cercles :
1 plus grand que vos moules (ici j'ai utilisé des moules à crème brûlée),
et un autre de la taille des moules.

Huiler ou beurrer généreusement 4 grandes feuilles par moules,
les disposer moitié dans le moule, moitié à l'extérieur afin de pouvoir rabattre les feuilles
pour les refermer sur la farce.

Beurrer 1 petite feuille par moule et déposer la au fond du moule.

Recommencer la 1ère opération avec 4 grandes feuilles,
mais en les déposant afin qu'elles chevauchent les autres à leur croisement.

Beurrer de nouveau un petit cercle et le déposer eu centre.

Garnir généreusement de farce.

Beurrer 2 petits cercles par moule et les déposer au dessus de la farce.

Refermer les grandes feuilles de brick qui débordent des moules sur la farce.
N'hésitez pas à huiler ou beurrer afin de bien coller les feuilles.

Enfourner 20 minutes.

Servir de suite avec une salade et une bonne vinaigrette.

 

parchemin :  Croustillant_de_pieds_de_porc

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22 octobre 2011

Rigatonis au pesto sicilien

Vous connaissez tous (ou presque) le pesto. Enfin, il faut dire le "pesto genovese" pour être plus précis, soit le délicieux mélange pour accompagner les pâtes, à base de pignons de pin, basilic, ail, parmesan et huile d'olive, qui a pour origine la ville de Gênes, capitale de la Ligurie, au Nord de l'Italie.

Mais saviez-vous qu'il existe différents pesto en Italie ?

Lors d'un cours de Sylvia (Savoirs et Saveur) que j'ai suivi au Cookcoon, j'ai découvert grâce à elle, le "pesto savonese", qu'elle nous a appris et dont elle donne la recette sur son blog.
Comme son nom l'indique, le pesto savonese est originaire de la ville de Savone, autre grande ville de la Ligurie. Il se prépare aussi à base de basilic, ail, parmesan, huile d'olive et pignons de pin, mais on y associe en plus du persil et de la sauge. Ce qui lui donne un goût très frais.

Comme le dit Sylvia, il est très dommage qu'il ne soit pas plus populaire par chez nous.

Voilà qu'au détour d'une émission de Jamie Oliver passée sur Cuisine TV, j'ai découvert que les siciliens ont eux aussi leur pesto. Alors ni une ni deux, il fallait que je teste cette nouvelle sorte de pesto.

J'en ai profité d'ailleurs pour acheter le nouveau livre de Jamie Oliver sur la cuisine express. Quand Jamie Oliver sort un livre sur la cuisine en 30 minutes chrono, et qu'en testant un de ses menus, on arrive bien à 30 minutes... plus d'excuse pour ne pas faire la cuisine !

Mais revenons au pesto sicilien, ce dernier est fait avec la même base que les autres pesto classiques : basilic, huile d'olive, ail et parmesan, mais pour les restes c'est très différent.

Comme Jamie Oliver, je l'ai utilisé pour accompagner des rigatonis (pâtes originaires de Rome), qui sont des pâtes en forme de très gros macaronis rayés, qui ont l'avantage de se remplir généreusement de sauce. 

Allez maintenant la recette, juste le temps de faire cuire les pâtes et votre pesto sera prêt à servir !
                                         

Rigatonis au pesto sicilien

Ingrédients

1 paquet de rigatonis
40 gr de parmesan
100 gr d'amandes émondées
du piment frais (selon votre goût - personnellement je l'ai remplacé par du piment doux, parce sinon cela ne passe pas avec les enfants)
1 beau bouquet de basilic frais
1 gousse d'ail (pas trop grosse)
3 - 4 filets d'anchois et un peu de l'huile qui les accompagne
un filet d'huile d'olive
300 gr de tomates cerises + 4 tomates par personne pour la décoration.
sel, poivre
2 cuil à soupe de vinaigre de Xérès (option personnelle - pour avoir un côté acide)
un peu de piment d'Espelette (option personnelle : pour remplacer un peu les piments)

Mettre les pâtes à cuire dans de l'eau bouillante salée
et laisser cuire selon la durée indiquée sur la paquet.

Mettre tous les autres ingrédients dans un mixer,
et hop mixer (facile non !)
plus au moins finement selon que vous préférez une sauce fine ou avec des morceaux.

Lorsque les pâtes sont cuites, préléver une tasse de jus de cuisson.
Egoutter les pâtes,
et les remettre dans la casserole,
ajouter le pesto et mouiller avec du jus de cuisson.

Mélanger et servir de suite
avec des tomates cerises coupées en déco et du parmesan râpé.

 

Au prochain billet,
je vous donne la recette du tiramisu express,
dessert qui accompagne ce plat et qui se prépare le temps de faire chauffer l'eau.

 parchemin :   Rigatonis_au_pesto_sicilien

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8 octobre 2011

Joues de porc comme un osso bucco

Je suis une fan des viandes en sauce et mijotées.
Cela me vient de ma maman, je pense, qui faisait de merveilleux boeuf bourguignon, boeuf carottes, couscous, curry diverses et variés, .... et un délicieux osso bucco.

Elle avait débusqué sa recette d'osso bucco dans le livre "Le tour du monde en 170 recettes" de Raymonde Charlon (éd Hachette), et c'était juste à chaque fois un régal absolu. Il faut dire qu'elle avait aussi le tour de main pour tout réussir, celui qui fait de la cuisine de nos mamans nos madeleines de Proust. 

Dans cette recette, la viande devient fondante, et rien que la sauce par elle-même, est à garder pour agrémenter des pâtes.

J'ai ici repris sa recette (sans le gremolata), mais cette fois en remplaçant la viande d'osso bucco par des joues de porc pour changer un peu, et parce que c'est un morceau de viande peu courant très économique et qui se prête très bien au plat en sauce.

En souvenir de ma maman, qui m'a transmis cette passion de la cuisine, m'a appris les bases et que je retrouve au travers de chacune de mes préparations.
               

Joues de porc comme un osso bucco

Pour 6 personnes

Ingrédients

12 joues de porc
100 gr de beurre
2 cuil à soupe de farine
1 branche de céleri
4 oignons moyens
2 carottes
1 grosse boîte de tomates concassées
1 gousse d'ail
1 cuil à soupe d'origan
1/2 cuil à café de thym émietté
2 feuilles de laurier
1 lamelle de zeste de citron jaune
20 cl de vin blanc
1 tablette de bouillon de boeuf
sel
poivre

Eplucher et hacher les oignons.
Eplucher, laver et râper les carottes.
Laver et couper en brunoise la branche de céleri.

Fariner les joues de porc.

Faire chauffer le beurre dans une cocotte, et y faire revenir les joues de porc de tous les côtés.

Ajouter les oignons hachés,
et faire dorer pendant 5 minutes.

Ajouter ensuite le céleri, les carottes, les tomates concassées, l'ail écrasée, l'origan, le thym,
le laurier, le zeste de citron et la tablette de bouillon de boeuf émietté.
Saler et poivrer.
Mouiller le tout avec le vin blanc et 10 cl d'eau environ.
Amener à ébullition en remuant,
couvrir et laisser mijoter à feu doux environ 1h00, en remuant de temps en temps.
Ajouter de l'eau si nécessaire.

Déguster avec des pâtes.
Le mieux est de le préparer la veille, car c'est vraiment meilleur réchauffé.

 

parchemin :  Joues de porc comme un osso bucco

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13 mai 2012

Salade de fleur de bananier

Mais que va-t-elle encore nous chercher là ?
C'est peut-être la question qui vous est venue en tête en découvrant le titre de mon billet.

Et bien oui, la fleur du bananier se mange !

J'ai découvert la fleur de bananier à l'époque où j'étais encore étudiante, et que nous allions souvent avec ma mère dans le quartier asiatique de Paris. Il existait un petit restaurant asiatique, fermé aujourd'hui (Dommage !), qui proposait une carte avec des plats très atypiques, dont une succulente et étonnante salade de fleur de bananier.

Pendant des années, nous avons recherché une recette, mais en vain à l'époque. Et puis l'idée d'en faire m'a quittée, jusqu'à ce que je découvre que les supermarchés asiatiques vendent de la fleur de bananier. Restez à trouver une recette !

La fleur de bananier est celle du bananier fruit, celui qui nous donne les bananes (et donc surtout pas les bananiers d'ornement !).
        

Ici, une fleur de bananes d'une plantation à Madelena do Mar - Madère

            
A dire vrai, ce ne sont pas exactement les fleurs de bananier qui se mangent, mais les bractées du bourgeon du bananier, soit les "feuilles" de couleur violette qui recouvrent et protègent les fleurs qui forment ce que l'on appelle une "main" (comme sur les photos ci-dessous).

On ne mange que les bractées centrales, soit celles qui sont les plus tendres et les plus claires en couleur. Garder cependant, les bractées de l'extérieur (les plus jolies), qui vous permettrons d'obtenir de belles coupelles à service.
     


    

J'aurais du mettre un "s" sur le titre des photos ci-dessus et ci-dessous, car toutes les petites pointes jaunâtres
sont des fleurs ! C'est ce qui donnera le fruit : la banane.
Ici, une vidéo pour vous apprendre à ouvrir les fleurs de bananes, pour la décoration.
       

            
Donc ça se mange, reste à savoir de quelle manière.

Ne vous fiez pas aux sites qui disent que c'est compliqué à préparer, c'est plutôt simple à faire. Par contre, c'est vrai qu'il est très difficile de ne pas laisser s'oxyder les bractées une fois coupées. Cela donne un aspect particulier, mais le goût n'en est pas pour autant altéré.
On peut manger les fleurs de bananier telle que, sans les faire blanchir à l'eau bouillante, mais personnellement je les préfère blanchies. Question de goût.

Ma recette est librement inspirée de la recette de Nhut Huynh, chef d'un restaurant vietnamien en Australie nommé "Snake bean" et surtout auteur du livre "Little Vietnam" consacré à la cuisine vietnamienne (en anglais uniquement et dont une nouvelle édition est prévue pour juin 2012). Sur son nom, je vous met le lien pour la vidéo où il montre la préparation de la fleur de bananier.

Bon, si vous ne trouvez pas de fleur de bananier ou n'avez pas envie d'en faire vous même, il est possible d'en manger au Suko Thaï, excellent petit restaurant thaïlandais dans le 13ème arrondissement de Paris (découvert grâce à une collègue - bises à toi si tu me lis).

Mais fait maison, c'est tellement bon... et puis cela fait une entrée très originale, qui étonne bien en général.
                 

Salade de fleur de bananier
       

               
Pour 2 - 3 personnes

Ingrédients

1 belle fleur de bananier
1/2 carotte
1/4 de salade iceberg
20 feuilles de menthe fraîche
1/4 de botte de feuille de coriandre fraîche
3 branches de basilic thaï (attention aucun rapport avec le basilic classique - ne pas en mettre si vous n'en trouvez pas)
1/2 oignon rouge
1 blanc de poulet
20 cl de lait de coco
une vingtaine de cacahuètes
du piment frais ou en paillette

1/2 jus de citron
sel

Pour la sauce :

5 cuil à soupe de nuoc nam
le jus d'un citron et demi
1 cuil à soupe de pâte de tamarin (ou de la confiture ou du sirop de tamarin peut très bien faire l'affaire, dans ce cas n'ajoutait pas de sucre avant d'avoir goûté)
1 cuil à soupe de sucre roux
           

Couper le poulet en petits morceaux, et le faire cuire dans le lait de coco avec un peu de sel.
Puis le retirer du lait de coco (que l'on utilisera pas pour la suite).
Réserver.

Emincer finement la salade iceberg.

Eplucher, couper en deux et émincer finement l'oignon rouge.

Laver, essorer et ciseler finement les herbes : menthe, coriandre et basilic thaï.

Eplucher, laver et râper la demi carotte.

Si vous utilisez du piment frais : laver et hacher le (en retirant les petites graines).

       
Préparation de la fleur de banane :

Retirer les 1ères bractées de la fleur de bananier, afin de ne conserver que les bractées centrales.

Parallèlement à cela faire chauffer de l'eau.

             Couper la fleur en deux, retirer la partie dure centrale en forme de triangle
et le plus de bébés bananes,
et émincer finement les bractées.

Les mettre immédiatement dans de l'eau fraîche avec le jus de citron et 1 pincée de sel,
afin d'éviter au mieux qu'elles ne s'oxydent.
Les parties correspondant aux bébés bananes vont alors être faciles à jeter,
leur goût n'a pas grand intérêt (s'il en reste ce n'est pas grave).

Une fois l'eau chaude,
faire blanchir 30 secondes environ les bractées émincées dans l'eau,
puis les plonger dans de l'eau froide, afin de les refroidir.

Egoutter les bien, et les mettre dans un saladier.
Ajouter les autres ingrédients préparés avec les bractées :
les carottes, les herbes ciselées, l'oignon, la salade, le poulet cuit, le piment,
et mélanger.

Puis préparer la sauce, en mélangeant:
la sauce nuoc nam, le jus de citron, la pâte de tamarin et le sucre roux.

Verser la sauce sur les légumes et mélanger,
saupoudrer avec les cacahuètes légèrement grillées à la poêle.

Manger frais ou à température ambiante.
        

Ici, je l'ai servi en utilisant les feuilles externes de la fleur de banane,
en formant une sorte de bateau.
     

   


            

parchemin :  Salade_de_fleur_de_bananier

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8 septembre 2011

Eclair chocolat - caramel et marshmallows

Après l'excuse gourmande des chouquettes, comme promis voici la 2ème recette réalisée à base de pâte à choux : un éclair.

L'éclair est lui aussi un des grands classiques de la pâtisserie à base de pâte à choux. On le doit aussi à Marie-Antoine (dit "Antonin") Carême. Il semble qu'avant 1850, les éclairs étaient appelés pain à la duchesse ou petite duchesse. Par contre, je n'ai rien trouvé sur la raison de ce changement d'appelation.

L'éclair est généralement couvert d'une couche de fondant coloré et parfumé, ce qui permet de nos jours d'en trouver de toutes les couleurs suivant leur parfum. On est loin des uniques parfums de vanille, chocolat et café très classique. De nos jours tous les goûts sont permis, et on en trouve même des versions salées.
Si vous souhaitez faire des choux salés, il faut juste retirer le sucre de la recette de la pâte à choux.

Ici, je vais rester dans le classique sucré.

A la base, j'avais prévu de faire juste des éclairs au chocolat, mais ayant beaucoup aimé le côté caramel dans le Baulois, et ayant encore de la crème de caramel... c'était l'occasion.
Les marshmallows sont arrivés sur un coup de tête en ouvrant le placard où se trouvait mon sucre perlé pour mes chouquettes... Je suis tombée sur mon paquet de mini marshmallows, qui de leur sourire naïf me disaient intérieurement : et nous !
(Je vous mets un lien vers un test sur le marshmallows très instructifs ;o), et qui explique la raison pour laquelle j'ai craqué sur les marshmallows)

Et voilà... encore plus gourmand que l'éclair au chocolat classique.
    

 Eclair chocolat - caramel

et marshmallows

Pour 10 éclairs grande taille - 16 moyens
Temps de réalisation : 1h00 - 1H30

Pâte à choux
              Recette de Lenôtre

Ingrédients

250 ml d'eau
1 pincée de sel
15 gr de sucre
100 gr de beurre doux
125 gr de farine tamisée
4 oeufs entiers

Pré-chauffer le four T°7-8 (200°C)

Dans une casserole, porter à ébullition l'eau, le sel, le sucre et le beurre en morceaux.

Lorsque le mélange bout ajouter en 1 fois la farine tamisée,
et mélanger vigoureusement au fouet.

Remettre le tout sur le feu,
et assécher la pâte en mélangeant cette fois avec une spatule.

Mettre le tout dans un cul de poule,
et ajouter les oeufs un à un en incorporant bien l'oeuf à chaque fois au mélange.

Mettre la pâte dans une poche à douille (douille 12)
et dressez la pâte en long sur environ 12 cm.
S'il vous reste de la pâte à choux, vous pourrez la finir en chouquettes.

Enfourner pour 10-13 minutes à 200°C (T 7 - 8).
Puis finir d'assécher la pâte en baissant la température du four à T°4 pendant 10-15 minutes de plus.

Laisser refroidir sur une grille.

Crème Pâtissière chocolat - caramel

Ingrédients : 

1/2 litre de lait
120 gr de chocolat noir à pâtisserie (65% de cacao minimum) 
6 jaunes d'œufs
120 gr de sucre semoule
40 gr de maïzena
2 grosses cuillers à soupe de crème de caramel au beurre salé

Faire bouillir le lait. 

Parallèlement, dans un grand bol fouettez les jaunes et le sucre,
jusqu'à obtenir un mélange blanchâtre. 

Incorporer délicatement la maïzena tamisée, aux œufs battus,
sans trop travailler la pâte.

Hors du feu, verser le lait bouillant sur le mélange en fouettant doucement. 

Verser le mélange dans la casserole,
et faire cuire 1 à 2 mn en fouettant vigoureusement. 
Attention, il ne faut pas laisser rebouillir. 

Hors du feu ajouter le chocolat en petits morceaux;
 et le mélanger jusqu'à qu'il soit totalement fondu.

Mettre la crème dans un cul de poule,
et frotter  la surface de la crème avec un peu de beurre, afin d'éviter que ne se forme une pellicule sèche.
Laisser refroidir à température ambiante.

Lorsque la crème est à température ambiante,
ajouter 2 grosses cuil à soupe de crème de caramel au beurre salé.

 Glaçage chocolat

5 cuil à soupe de fondant blanc
1 cuil à soupe de cacao amer en poudre
3-4 gouttes d'eau

Mettre le fondant, l'eau et le cacao au bain-marie,
et le faire fondre tout en le mélangeant.

Garder le fondant au bain-marie pour le garder fluide.
S'il vient à durcir alors que vous n'avez pas fini le glaçage, le remettre à chauffer.
S'il devient vraiment trop dur, vous pouvez ajouter 1 ou 2 gouttes d'eau.

Finition et glaçage

des petits marshmallows ou des gros coupés en 4

Pour chaque éclair procéder de la manière suivante.
Il faudra le faire un à un pour chacun, sinon vos marshmallows ne tiendront pas.

Remplir une poche à douille munie d'une douille à remplissage,
de la crème pâtissière chocolat-caramel.

Prendre un éclair,
et à l'aide de la douille à remplissage,
pratiquer 1 trou à une extrémité ou sous l'éclair (soit la partie plate),
et r
emplir l'éclair de crème pâtissière de façon uniforme.
L'éclair est rempli lorsque vous le santez gonflé dans votre main.

A l'aide d'une cuillère, prélever du fondant au chocolat
et l'étaler sur toute la longueur de l'éclair.
Faites attention ici car il faut mettre le fondant petit à petit pour éviter qu'il ne coule.

Disposer des marshmallows immédiatement sur l'éclair avant que le fondant n'ait pris totalement.
Et poser l'éclair sur un plat.

Réserver au réfrigérateur et à consommer sous 2 jours.

 

 parchemin :  Eclair_chocolat_-_caramel_et_marshmallows

drapeau_anglaisEnglish version of recipe : 

Cette recette participe au concours "A chacun son éclair" du blog de Cuisineaz.com

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12 août 2011

Poncha de Maracujà et les levadas de Madère

J'étais restée dans mon dernier billet sur une devinette concernant cet objet

Je vous avoue que la 1ère fois que j'ai vu cet objet à Madère, j'ai pensé comme certains d'entre vous, à une sorte de cuillère à miel ou à huile... et puis bien évidemment curieuse comme je suis sur tout ce qui concerne la cuisine, j'ai fini par demander ce que pouvez être cet instrument êtrange. 
Et sans nulle doute : il m'en fallait un absolument.

Donc sans plus attendre : il s'agit d'un Caralhinho Mexelote. Vous me direz avec le nom nous voici bien avancé, alors je vais vous expliquer.

Le Caralhinho Mexelote est un "mixeur" à boisson en bois de fabrication artisanale (le lien vous montrera comment on le sculpte).
Son importance provient du fait qu'il sert à confectionner le fameux poncha, dont j'avais évoqué le nom à la fin de mon billet sur le pudim de veludo. Mais on vous dira aussi qu'il peut servir à mixer la limonade maison ;o)

Voilà le mystère est levé, mais je vais garder certaines de vos idées, dont celles d'en faire un embout pour faire des formes de tréfles dans des gâteaux, que je trouve très sympa.

Le Poncha, est avec le vin de Madère, une des boissons typiques et populaires, préparée avec de l’aguardente de canna, de miel ou de sucre et de citron ou du fruit de la passion.

Le Poncha aurait pour origine une boisson apportée au 18ème siècle à Madère par les marins britaniques, appelée "panch", qui est une boisson découverte aux Indes par les marins britanniques au 16ème siècle. Le mot  "panch" signifie «cinq», pour les cinq ingrédients du punch indien ou arak, soit : thé, citron, cannelle, sucre de canne et alcool. Boisson indienne que je vous avez déjà évoquée dans mon billet sur les Punschrullar (le punsch suédois découlant lui aussi de l'arak - comme quoi le monde est petit !).

On peut trouver le Poncha tout fait

mais mieux, on peut le faire maison en utilisant de l'aguardente de canna (eau de vie de canne), qui est une variante de rhum blanc (désolée pour les puristes), obtenue par une distillation de canne à sucre.

La recette de Poncha au fruit de la passion que je vous donne ici et celle que nous avons goûté en tout 1er à Madère, elle est issue du livre de Julio Pereira : "Gastronomie de Madère".

Bien évidemment, elle est à consommer avec modération, surtout lorsque l'on sait que l'aguardente de canna est entre 40 - 50% vol !

Poncha de maracujà

  

Ingrédients

2 fruits de la passion (personnellement j'en ai mis 4, car ceux que l'on trouve chez nous sont souvent petits et peu fournis en pulpe)
1 cuil à soupe de sucre (ici , j'ai fait local avec un sucre rapporté de Madère)
25 cl d'aguardente (que l'on peut remplacer par du rhum blanc)

Verser dans une carafe ou un pichet mesureur la pulpe des fruits de la passion et le sucre,
à l'aide du Caralhinho Mexelote ou à défaut d'une cuillère en bois assez grosse mélanger le tout
jusqu'à ce que le sucre soit complétement dissous.

Ajouter l'aguardente ou le rhum blanc,
et mélanger de nouveau jusqu'à obtenir une liquide crémeux.

Servir bien frais.

  

 parchemin :  Poncha_de_maracujà

drapeau_anglaisEnglish version of recipe :  Poncha_de_maracujà

Voilà maintenant que vous étes confortablement installés et avant que l'alcool n'est fait son effet... Voici de nouvelles photos de Madère, où cette fois, je vous emméne en randonnée sur le bord des levadas.

Les levadas sont des canaux d'irrigation creusés ou créés à flanc de montagne typique de l'île de Madère. Il existe plus de 1400 km de levadas sur l'île. Leur construction parfois périlleuses a débuté au 15ème siècle et la plus récente a été construite en 1970. Au Parque tematico da Madeira, on peut voir une exposition de photo sur la façon dont elles ont été construites, avec des travailleurs accrochés par de simple corde sur des tombants de centaine de mètre. Je vous met ici un lien pour voir de ces photos.

Certaines sont totalement praticables et aménagées pour permettre de magnifiques et époustouflantes randonnées, mais ce n'est pas le cas de toutes les levadas.
Celles que nous avons faites, étaient praticables avec des enfants en bas âges, à condition de faire attention. Mais certaines levadas ne sont pas faisables avec des enfants, et requièrent des capacités physiques dignes de la haute montagne. Donc il faut bien se renseigner avant de partir.

Voici deux exemples de levada que nous avons parcouru :

Levada Do bom sucesso près de Funchal 

C'est la 1ère randonnée que nous avons fait, et pas forcément la plus jolie. Elle commence au téléphérique du jardin botanique de Funchal et longe la levada Do bom sucesso pour arriver en pleine ville près du jardin des orchidées de Funchal.


Cette randonnée est donnée pour 2h10, mais avec des enfants en bas âge compter 1 heure de plus, en raison de la dénivelée montante et descendante importante par la suite. Elle est bien marquée et se fait sans souci, même si parfois on a l'impression d'être en pleine nature sauvage. Elle a l'avantage aussi d'être très ombragée, ce qui n'est vraiment pas un luxe.

 

Elle commence par une balade en forêt,
puis par une montée et une descente assez longue sur des escaliers de rondins de bois.
Et enfin à la traversée d'un pont, on arrive sur les bords de la levada.

On marche à partir de là soit sur le muret de la levadas (comme sur la photo ci-dessus),
soit sur un petit chemin au bord.
Le passage est sécurisé, mais il faut tout de même faire attention,
car il y a entre 100 et 200 mètres de hauteur.

 

La levadas se termine en ville en passant d'abord aux bords de micro jardins
où nous avons fait une sympathique rencontre, puis entre les maisons de la ville.

Pour contraster, voici à mon sens avec la balade de la Pointe de San Lourenzo, la plus belle balade de levada à faire avec des enfants.

Levada de Caldeirao verde

Toute proche de Santana, c'est une balade très facile car elle n'a quasi aucune dénivelée et franchement on s'en prend plein les yeux. C'est spectaculaire !

Elle est donné pour 4h30, mais pareil avec de jeunes enfants il faudra compter plus car elle est assez longue puisqu'aller-retour elle fait 12 kilomètres. Mais elle peut faire passer une magnifique journée d'explorateurs en herbe en la sectionnant avec des haltes piques-niques ou 4 heure.
Très important, il vous faudra prendre des lampes de poche, car il y a 4 petits tunnels à passer, dont on ne voit pour certains pas la sortie (attention aux têtes !). Je dis bien petits tunnels, car dans certaines randonnées de levadas, on trouve des tunnels de plusieurs kilomètres de long (dont celui de Caldeirao inferno qui fait 2,5 km - mais on n'a pas testé car cette randonnée est beaucoup périlleuse à entreprenre avec des enfants).

Nous l'avons débuté au niveau du parking du Rancho Madeirense (sur la route du Pico Ruivo à partie de Santana). C'est un centre d'équitation et d'hébergement fait de petites maisons typiques que je vous avais montré dans mon précédent billet. (Aucun avis sur l'hébergement car nous étions en location ailleurs).

A partir du Rancho Madeirense, il faut prendre la direction du Parque das Queimadas via un chemin de randonnée au travers de la forêt.
A vous dire la vérité, cette partie là n'a rien d'exceptionnelle : c'est une balade en forêt, et vous pouvez sans rien y perdre commencer la randonnée à partir du Parque das Queimadas, où on peut se garer en voiture.

Le Parque das Queimadas est constitué de jolies maisons à toit de chaume,
et à noter c'est le seul endroit où vous trouverez des toilettes ;o)
On peut y pique-niquer parmi les oiseaux qui, habitués au passage des visiteurs,
n'ont pas peur de venir vous chiper du pain.
Personnellement, vu la longueur de la randonnée qui suit, mieux vaut faire la pause pique-nique plus loin.

 

A gauche : Ce sont des Isoplexis sceptrum ou digitales de Madère, puisqu'elles en sont endémiques.
Ce sont de veritables arbustes, qui peuvent atteindre 2 mètres de haut facile. Celles-ci sont au pied d'une des maisons de Parque das Queimadas, mais si vous étes attentifs, on en voit pendant la balade.
(très haut sur les parois - je vous ai mis une photo plus loin)
Bon, vous pourrez aussi en voir au Jardin exotique de Roscoff, qui pour les amateurs, en vend des plants.

Passer la mare aux canards de Queimadas, on arrive sur le début de la véritable randonnée vers la cascade de Caldeirao verde.

Ici, impossible de se perdre : il n'y a qu'un chemin longeant la levada entre la montagne et le bord ou le vide !
Pour certains passages, on est heureux qu'il y ait pas mal de végétations pour ne pas voir la hauteur (le passage est toujours protégé à ces endroits - le souci était le croisement avec d'autres randonneurs pas toujours évident), pour d'autres endroits c'est un chemin en bord de montagne n'ayant rien d'impressionnant.

à droite : des digitales de Madère à flanc de montagne.

 

Et du point de vu paysage, lorsque l'on arrive au niveau de la vallée de la Ribeira Grande, c'est simplement spectaculaire !

Et le moment super sympa avec les enfants, c'est la tranversée des tunnels à la lumière de la lampe électrique ! Cela devient un vrai chemin d'explorateur ;o)

 

Et au bout du chemin, la récompense c'est la cascade gigantesque de  Caldeirao verde
avec une eau limpide, mais gelée !
Si vous regardez bien en bas à droite de la photo, il y a des gens, ce qui permet d'avoir une idée de la taille.

Après avoir grignoter un morceau et profiter de l'endroit :
il ne reste plus qu'à reprendre le même chemin pour rentrer.
Pour les plus expérimentés et si vous n'étes pas en fin de journée,
c'est de là que part la randonnée de Caldeirao inferno,
dont rien que le nom est parlant (des piles de rechange sont impératives à cause du tunnel de 2,5 km)

 

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24 juillet 2011

Lapas grelhadas

Me voici de retour de Madère pour une petite et courte halte avant de repartir pour une dernière semaine, mais je voulais partager une recette qui nous a beaucoup plu à Madère et que j'ai pu réaliser plusieurs fois sur place : le Lapas grelhadas.

Le Lapas, est plus connu chez nous sous le nom de patelle ou de bernique (bernnig pour les "bretonant"), que l'on décrit souvent comme le chapeau chinois accroché sur les rochers en bord de mer.
Les patelles de Madère ne sont pas de la même espèce que celle de nos côtes.

La patelle de Bretagne à Audierne

patelles

Le Lapas de Madère sur la plage de rochers de Machico

lapas

Les lapas ou patelles sont des mollusques gasteropodes vivants souvent en colonie, et qui peut être assimilé à une "vache de mer", car elle se nourrit en broutant les algues sur les rochers. Par contre, la patelle revient toujours à son point de départ lorsqu'elle s'est nourrie, ce qui crée pour les plus anciennes un creux dans la roche (ici pour une photo impressionnante du phénomène).

lapas 2

Sur la photo, on distingue clairement le pied et la bouche,
munie de deux tentacules tactiles sur lesquelles se situent les yeux.

Elle vit entre 5-7 ans lorsqu'elle vit dans l'estran et 20 ans si elle vit plus haut sur la côte. En conséquence, mieux vaut prendre les patelles situées dans l'estran pour les déguster .

Vous trouverez sur l'excellent blog de Cuisine de la mer un très bon article sur la patelle et une recette de chez nous (parce que chez nous aussi ça se mange ! Il n'y a plus qu'à tester la semaine qui vient).

Le lapas grelhadas est une recette classique à Madère à laquelle on ne peut pas échapper pendant un séjour sur l'île, et qui vaut le détour pour la curiosité, mais aussi pour le plaisir de préparer des produits locaux, lorsque comme nous, on est en location.
Le lapas est aussi dégusté aux Açores et vous retrouverez chez Elvira une recette des açores assez similaire à celle que l'on m'a donné à Madère.

Nous achetions nos lapas au célébre marché de Funchal, Mercado dos Lavradores, connu pour ses étalages de fruits et légumes, et pour son marché aux poissons (ce dernier moins fréquenté par les touristes qui restent la plupart du temps en haut de l'escalier !).

marché    marché 2

Marché aux fruits et légumes

A noter que pour les légumes, les fruits classiques comme les bananes, les tarifs sont équivalents aux autres magasins et marchés de l'île. Par contre, pour les fruits plus exotiques, comme la poire-melon, les fruits de la passion,... c'est clairement de l'arnaque en terme de prix !

marché de légumes 2    marché de légumes

Marché aux poissons

marché aux poissons

En venant au marché le matin, c'est un bonheur pour le poisson frais, et notamment l'espada, poisson sabre local, qui même s'il n'a pas une tête de porte bonheur, fait parti de la gastronomie locale avec un plat délicieux le filet d'espada à la banane et fruit de la passion.
Là aussi, comme peu de touristes achétent du poisson, les tarifs sont corrects !

espada

espada 2

L'espada est aussi bon simplement grillé à la maison (à droite),
    
espada grillé    espada risotto

qu'en risotto au restaurant Riso Risottaria del Mondo, à Funchal (à droite).

(Riso Risottaria del Mondo : Restaurant dédié au riz du monde entier des amuses-bouches aux desserts.
Le cadre est magnifique et mérite le détour surtout le soir avec sa vue sur l'océan (attention réservation conseillée).
La cuisine est très bonne, le poisson bien cuit, avec le bémol que la cuisine n'est pas forcément à la hauteur du cadre somptueux et des prix pratiqués. Malgré tout c'est magnifiquement servi et sans conteste une bonne adresse du côté de la rue Santa Maria et du quartier historique de Funchal, très très au dessus des restaurants à touristes qui pululent dans le quartier.)

Mais revenons à la recette locale de ce billet : les Lapas grelhadas.

J'ai testé deux versions que l'on m'a données, au four et à la poêle, et c'est la recette à la poêle qui est la plus simple à réussir et surtout qui évite de faire sécher les lapas.
   

Lapas grelhadas

lapas 8

Pour 2 personnes

Ingrédients

24 lapas ou patelles
1 belles gousses d'ail
du beurre doux
du citron

Nettoyer les lapas à l'eau.
(certes cela va leur retirer leur côté très iodé, mais cela évite de manger de la roche !)

lapas nettoyés

Eplucher et hacher grossièrement l'ail.

Déposer les lapas dans une poêle.

Parsemer les lapas d'ail et mettre un bon morceau de beurre dans chacune d'elle.

laps 10   ail

Puis faire cuire pendant 3 à 5 minutes à feu moyen.
Les lapas vont petit à petit se décoller de leur coquille, ce qui signifie qu'ils sont cuits.

lapas 5    lapas 6

Les dernières photos de lapas grelhadas ont été prises au restaurant. Je n'avais pas assez de lumière le soir dans l'appartement pour avoir de beaux détails.

Déguster les lapas avec du citron ou sans,
accompagnés de bière ou d'un petit vin rosé portugais bien frais.

bière

La bière de Madère est la Coral, dont il existe plusieurs sortes, mais la plus populaire est la blonde à gauche de la photo. La Coral tonica est une bière noire, de type stout (comme la Guinness irlandaise ou la Tellen Du bretonne).

Pour les plus jeunes (et les autres aussi) à Madère, il faudra tester le Laranjada, une boisson gazeuse au goût d'orange, plus vieille que le coca-cola (elle a été lancée en 1872 !).

laranjada

 parchemin :  Lapas_grelhadas

drapeau_anglaisEnglish version of recipe :  Lapas_grelhadas

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3 juillet 2011

Petits rouleaux poireau-carotte

Cette recette découle d'une entrée mangée au restaurant de mon entreprise. J'avais trouvé l'idée de faire des rouleaux type rouleaux de printemps, avec des feuilles de poireaux assez originale.

Il ne me restait plus qu'à essayer de faire une version maison avec les ingrédients de mes placards. Bien évidemment, il m'est apparu comme une évidence de faire une sauce type asiatique, en raison de la forme de ces rouleaux.
Mais pour en avoir refait dernièrement une vinaigrette classique dy type de celle que l'on utilise pour les poireaux en salade, convient très bien.

C'est super simple à faire, ça se prépare à l'avance et présente bien. Et surtout en cette saison, c'est très agréable, frais et léger.

  

Petits rouleaux poireau-carotte

rouleaux poireau carotte 2

Ingrédients

3 beaux poireaux (essentiellement pour permettre d'avoir de belles feuilles)
3 belles carottes (ou 5 moyennes)

1 cuil à soupe d'huile de sésame
3 cuil à soupe de vinaigre de riz (ou du vinaigre blanc)
3 cuil à soupe de sauce soja
poivre japonais (ou du poivre)

Eplucher, laver et raper les carottes.

Retirer le vert et les racines des poireaux, ainsi que la 1ère feuille.
Laver les.

Faire chauffer de l'eau dans une grande cocotte.

Découper les poireaux dans la longueur, afin de récupérer des feuilles entières de poireaux.
Mettre les feuilles à cuire dans l'eau bouillante, pendant 10 minutes.

Couper en petits batonnets un de reste de poireaux.

Mettre les carottes râpées et les batonnets de poireaux avec un peu d'eau
à cuire à feu doux dans une casserole.
Cela prend une dizaine de minute.
Ne les laisser surtout pas brûler, il faut que l'eau soit quasi toute évaporée.

Retirer les feuilles de poireaux avec un écumoir,
et les passer sous l'eau froide pour en arrêter la cuisson.
Eponger les feuilles entre les feuilles de papier absorbant.

poireau feuille

Pour faire la sauce mélanger ensemble dans un ramequin,
l'huile de sésame, la sauce soja et le vinaigre.

Retirer les carottes et poireaux dans une bol,
et mélanger avec un peu de sauce et du poivre.

Etaler une feuille de poireau (ou plusieurs l'une à côté de l'autre),
la feuille doit faire environ 7 - 8 cm.
Mettre de la farce de carotte-poireau sur un des bords.
Rouler la feuille de poireau autour de la farce comme une cigarette.

Laisser refroidir à température ambiante.

Servir recouvert du reste de sauce.

rouleaux poireau carotte 3      rouleaux poireau carotte 6

rouleaux poireau carotte 5

 parchemin : Petits_rouleaux_poireau_-_carotte

drapeau_anglaisEnglish version of recipe : Leek-carrot_rolls

Pour finir une histoire qui finit bien 
"On trouve de tout au rayon légumes de nos supermarchés !"

Voici une dame sauterelle trouvée au rayon salade,
et que nous avons récupéré afin de la remettre en liberté dans le jardin ;o)

Avant d'être récupérée par mes filles, elle a bien failli finir à la poubelle ! 
En effet, le personnel des supermarchés de nos grandes villes n'ont que faire de ces petites bêtes
incommodantes parait-il pour la clientèle !

Pour nous "remercier", elle s'est laissée prendre au jeu de la séance photos.

sauterelle

 

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22 juin 2011

Takoyaki

Voilà une recette encore une fois japonaise, qui va me permettre d'utiliser une poêle un peu spéciale, et de vous faire découvrir des produits atypiques.

Pour vous faire rire, j'ai acheté cette poêle dans le quartier indien à Paris.
J'étais à la recherche de ce type de poêle depuis pas mal de temps, pour faire des gâteaux danois que j'adore, appelés "Æbleskiver", dont je vous donnerai la recette un autre jour.
Au final, une fois trouvée, je l'ai utilisée pour la 1ère fois en faisant une recette japonaise :o)

po_le___trou

Maintenant, il ne me reste plus qu'à trouver la recette indienne pour laquelle elle était vendue. Si vous la connaissez : je suis preneuse !

Bref, revenons à notre recette du jour.

Les takoyaki (たこ焼き - "tako" grillé pieuvre et "yaki" pieuvre grillé - Merci Ming d'avoir corrigé) sont une spécialité d'Osaka, à base d'une sorte de pâte à crêpes, cuite en forme de boulette et garnie de morceaux de poulpe ou pieuvre comme son nom l'indique.
Elles sont recouvertes d'une sauce spéciale (okonomiyaki ou tonkatsu), de mayonnaise, de nori (aonori), de gingembre et aussi de bonite séchée (malheureusement en rupture de stock chez mon fournisseur habituel en ce moment).

sauce
Vous trouverez deux vidéos trouvées sur le net : ici montrant leur confection dans un kiosque au Japon, et surtout ici montrant leur confection maison.

Si vous souhaitez en manger sur Paris, je ne connais que le restaurant Aki, rue Sainte Anne, surtout connu pour ses okonomiyaki, qui propose des  takoyaki sur leur carte. Attention, ce restaurant excellent et pas très cher, est toujours plein le midi !
Par contre, leur takoyaki ne ressemblent quasi pas à ceux fait maison.

Le recette que je vous donne ici, est inspirée de deux recettes trouvées sur le net celles d'A vos baguettes (super site pour la cuisine japonaise, et qui est celle de la vidéo) et celle de Déboramia.

Pas évident la 1ère fois pour obtenir des boules bien sphériques, mais très vite... ça marche :o)

A manger chaud - c'est meilleur.

Takoyaki

Takoyaki_4

Ingrédients

200 gr de farine (si vous trouvez la pâte trop liquide ou trop difficile à travailler à la cuisson pour faire des boules, vous pouvez ajouter 50 gr de farine en plus)
250 ml d'eau
60 ml de lait
1 cuil à soupe de dashi instantané (ou un sachet - ici pour le billet où je vous en parlais - on peut le remplacer par une cuil à soupe de fumé de poisson)
2 œufs
3 cuil à soupe de ciboulette ou cébette ciselée
2 cuil à soupe de gingembre rouge mariné (pas obligatoire)
2 cuil à soupe de sauce soja
1 cuil à café de mirin (on peut s'en passer)
1 cuil à café de levure chimique

2 bras de poulpes
du nori en paillettes (aonori)
des flocons de bonite (katsuobushi)
de la sauce tonkatsu ou sauce à okonomiyaki
de l'huile

Couper le gingembre mariné si nécessaire en petits dès très fins.

Mélanger tous les ingrédients de la pâte ensemble
afin d'obtenir une pâte de la consistence d'une pâte crêpe.
Si ce n'est pas le cas vous pouvez rajouter un peu d'eau.

Couper le poulpe en petits morceaux,
et le faire pré-cuire environ 10 mn à l'eau, en commençant la cuisson à l'eau froide.

Faire chauffer la poêle à trous et l'huiler dès qu'elle est bien chaude.

Verser de la pâte dans chaque trous jusqu'à ras bord, et y mettre un morceau de poulpe.
Dès que la pâte commence à peine à cuire et qu'elle est encore liquide,
commencer à la retourner d'un quart de tour,
et ainsi de suite afin d'obtenir des petites boules.
Cela va très vite.

Une fois bien doré, mettre dans une assiette.
recouvrir généreusement de sauce à okonoyaki, puis de mayonnaise.
Saupoudrer des paillettes de Nori, quelques morceaux de gingembre mariné,
et de la bonite séchée (malheureusement je n'en avais pas !)

Servir de suite bien chaud.

Takoyaki_2      Takoyaki

parchemin  Takoyaki

drapeau_anglaisEnglish version of recipe : Takoyaki

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8 mai 2011

Flan au lait et à la fraise + Tag - prix

Je suis toujours à la recherche de petit dessert tout simple, "préparable" à l'avance et rapidement.

Comme en ce moment, c'est la pleine saison des fraises, j'avais envie de changer de la traditionnelle panna cotta (même si j'adore ça, il faut savoir varier les plaisirs - quoique cela ne m'empêchera pas de vous donner bientôt une version de panna), et peut-être à cause de la chaleur actuelle, je n'avais pas non plus envie de faire un gâteau trop compliqué et long (et oui !).

Alors de ci de là, j'ai trouvé une recette très sympa chez Tabimobi, que j'ai quelque peu adaptée à ma façon.

Un petit dessert tout simple et particulièrement de saison : frais et léger.

 

Flan à la fraise

 

flan___la_fraise_3

Ingrédients

300 ml lait
50 ml de crème liquide entière
150 gr de fraises
3 feuilles de gélatine
3 cuil à soupe de sucre vanillé

quelques fraises pour décorer

Laver et retirer la queue des fraises.

Les mixer légèrement avec la crème liquide
(il faut qu'il reste des morceaux).
Réserver dans un grand bol.

Faire ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau bien froide.

Faire chauffer le lait, et y faire fondre le sucre vanillé.
Lorsque le lait commence à bouillir, hors du feu y faire dissoudre la gélatine ramollie.

Verser sur le mélange fraise-crème liquide, et mélanger.

Répartir la préparation dans des ramequins (4 ou 5) et laisser refroidir.
Mettre au réfrigérateur pour 4 heures au moins, le temps que le flan prenne.

Décorer avec des fraises avant de servir.

flan___la_fraise_5

    fraises_3      flan___la_fraise_8

flan___la_fraise_4

parchemin  Flan_à_la_fraise

 

drapeau_anglaisEnglish version of recipe : Strawberry_flan

 

Tag - Prix

 

Je voulais profiter aussi de ce billet pour remercier énormément les copinautes qui m'ont gentiment offert le prix :

 

64312042

 

 Céline du blog Il était une fois ... la kuisine de Céline et Prici du blog La cuisine et les voyages de Pripri.

 

Merci les filles !

  

Je l'offre à toutes et tous les autres que je visite régulièrement ou non, ou que je découvrirai bientôt.

 

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5 mai 2011

Karē raisu ( カレーライス) - Riz au curry à la japonaise

Voici un nouveau plat typique et très populaire au Japon : le riz au curry ( カレーライス) ou karē raisu. On le qualifie parfois de plat national.

N'importe quoi me direz-vous ? Le curry : c'est un plat indien.

Et bien pas forcément, et j'en veux pour preuve la taille du rayon "curry" dans les épiceries japonaises !

Le curry a été introduit au Japon à l'ère Meiji (1868-1912) par les soldats britanniques, à l'époque où l'Inde était une colonie britannique.
La marine impériale japonaise l'aurait adoptée de la British Navy, et depuis cette époque, dans la marine japonaise, le riz au curry est le plat du vendredi !
Ce plat est devenu extrêmement populaire dans les années 60 au Japon, époque où on a pu commencer à l'acheter en "supermarché", et avec la création de restaurants dits "Curry house" où on peut manger pour pas cher le riz au curry
. On dit aussi que c'est le plat préféré des petits japonais.
Vous trouverez chez O-cha to Wagashi un billet très instructif sur le sujet ou ici une vidéo de la recette du riz au curry présentée par une japonaise vivant en France.

De mon côté, l'envie de manger du riz au curry japonais m'est venue de la lecture d'un manga : Happy d'Urasawa Naoki (un des meilleurs mangaka actuel).

Happy

Ce manga très sympathique raconte l'histoire de Miyuki Umino, qui élève ses frères et soeurs depuis la mort de ses parents, et tente de rembourser la dette contractée par son grand frêre auprès de yakuza en jouant au tennis.
Dans tous les épisodes, elle leur prépare tous les jours du riz au curry (par manque d'argent)... de fil en aiguille, et l'épicerie japonaise (Kioko) étant en face de la librairie de manga (Komikku) : 
j'ai craqué ! J'ai traversé la rue pour acheter du curry.

La 1ère fois que j'ai acheté du curry japonais, je m'attendais, comme dans les boutiques indiennes, à trouver de la poudre de curry... mais pas du tout.
En fait, le curry japonais se présente en cube type bouillon cube (avec un aspect de tablette de chocolat) ou en préparation toute prête.
Il en existe à tous les goûts, du doux à l'épicé, à la cannelle pour les enfants... en gros 2 mètres linéaires sur 2,5 mètres de haut de variétés... c'est à s'y perdre.

curry

curry_2

Personnellement, je prends la version en cube, celle où c'est vous qui choisissez le type de viande, les légumes... et surtout les quantités souhaitées de vos ingrédients préférés.

Il parait que les japonais mélangent des cubes de différentes marques pour faire leur curry maison et le parfumer encore plus. Je n'ai pas encore essayé cette technique, mais pourquoi pas.

Si vous étes juste de passage à Paris et voulez en déguster un dans le quartier de l'Opéra, les restaurants de Ramen... proposent en général des riz au curry.
Personnellement, j'aime bien ceux de Sapporo à l'angle de la Rue Sainte Anne et Rue Thérése... qui m'avait permis de voir que ma recette correspondait bien en goût.

Le riz au curry est vraiment très rapide à faire, et très parfumé. Par contre l'aspect visuel n'est pas l'élément essentiel de ce plat.

Pour la recette qui va suivre, j'ai fait mon riz au curry au poulet, mais vous pouvez utiliser de la viande de porc ou même de boeuf.
On peut aussi faire des Udon au curry... mais ce sera pour un prochain billet !

 

Riz au curry à la japonaise

 

riz_au_curry_5

Ingrédients

4 blancs de poulet
4 carottes
4 pommes de terre
2 oignons
750 ml d'eau
1 barquette de roux de curry japonais
de l'huile de colza (parce qu'elle n'a pas de goût)

Eplucher et émincer les oignons.

Couper les blancs de poulets en petits cubes ou en lamelles.

Eplucher, laver et couper en cubes les carottes et les pommes de terre.

Dans un faitout, mettre de l'huile,
et y faire revenir les oignons et morceaux de poulets jusqu'à ce que les oignons brunissent.

Ajouter les carottes et pommes de terres en cubes.

Puis ajouter l'eau,
et porter à ébullition.

Laisser mijoter 25 minutes à feu doux.

Ajouter les cubes de curry japonais,
et mélanger pour le faire dissoudre.
Remettre à mijoter 5 -10 minutes.

Servir avec du riz japonais ou un riz rond.
Eviter le riz basmati ou le riz long, un riz qui absorbe la sauce est plus indiqué.

  riz_au_curry_6      riz_au_curry_7

 

riz_au_curry_3

 

parchemin Riz_au_curry_à_la_japonaise

 

drapeau_anglaisEnglish version of recipe : Japanase_rice_curry

 

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7 août 2013

Macarons Chocolat blanc et Amandes - Orange

Et bien cela faisait longtemps pour les macarons ! Et comme j'ai un billet qui traine depuis pas mal de temps, les vacances me donnent l'occasion de le sortir.

Il y a parfois des idées de parfum qui me viennent en cherchant d'autres recettes, qui n'ont strictement rien à voir avec ce que je fais sur le moment, mais qui anticipe d'autres recettes futures ! Il y a tant de recettes que j'ai envie de tester ! Mais finalement pas assez de testeurs...

Comme je voulais refaire une tentative de coques blanches de macarons, je me suis dit pourquoi pas piquer l'idée des ingrédients au calisson et en agrémenter une ganache au chocolat blanc ! (Attention ces macarons datent d'avant l'émission, donc pas de lien)

Je n'ai pas repris tous les ingrédients dans ma recette, car au moment où l'envie de macarons m'est venue, je n'avais pas de melon confit sous la main ! Ce fût donc une ganache à la poudre d'amande et l'extrait naturel d'orange. 
Au final, nous sommes très loin des calissons d'Aix, mais une bonne surprise de parfum pour des macarons. Cependant la prochaine fois, j'ajouterais tout de même du melon confit haché dans la ganache pour faire plus calisson.

Bien évidemment ici, il faut aimer l'amande, car entre la poudre d'amande pour les coques et dans la ganache : on n'est pas loin de tourner amande !

Quant à la couleur des coques : c'est mieux, mais pas encore tout à fait ça. J'ai ici utilisé de la poudre alimentaire à blanchir ou colorant blanc - qui me laisse dubitative. Il faut dire que c'est un produit acheter dans les boutiques d'art créatif et culinaire. 
En effet, bien que mes photos ne le montrent pas, ce serait mentir de dire que les coques étaient parfaitement blanches.
         

Macarons
      

Chocolat blanc et Amandes - Orange 
   

          
Coques de macarons
- Recette trouvée ici.

Ingrédients

125 gr de poudre d'amandes
125 gr de sucre glace
125 gr de sucre en poudre (divisé en 2 x 62,5 gr)
90 gr de blancs d'oeufs
Colorant blanc 

Tamiser ensemble la poudre d'amande et le sucre glace.

Dans un récipient (ou de préférence le bol d'un robot), mettre les blancs d'oeufs et 62 gr de sucre en poudre,
et monter les blancs en neige à petite vitesse.

Lorsque les blancs sont montés et prennent une consistance ferme,
rajouter le reste du sucre en poudre.
Continuer à monter les blancs à petite vitesse, jusqu'à l'obtention d'une meringue française
(il faut que la meringue soit ferme et forme un bec lorsque vous sortez le fouet).

Mettre cette meringue dans un cul de poule ou un saladier,
verser l'intégralité de la poudre d'amande et du sucre glace sur la meringue et le colorant.

Incorporer délicatement les poudres à la meringue.

Une fois bien incorporer sans avoir fait tomber les blancs, puis macaronner.
Il s'agit d'un mouvement de va et vient vigoureux, qui fait retomber la pâte en la rendant brillante.

Une fois que votre pâte forme un ruban (c'est-à-dire qu'elle ne coule pas en se déchirant),
la mettre la pâte dans une poche à douille.

Dresser en petits tas de la taille souhaitée sur une plaque couverte de papier cuisson.

Laisser sécher vos coques non cuites +/- 20 minutes.

Pendant ce temps, pré-chauffer votre four T°5 (160°C).

Enfourner 11 minutes

Laisser refroidir les coques de macarons.
      

Ganache Chocolat blanc et Amande - Orange et coeur de melon confit

Ingrédients

150 gr de chocolat blanc de couverture
120 gr de crème liquide
40 gr de poudre d'amande
quelques gouttes d'extrait naturel d'orange

Dans une casserole, mettre la crème liquide à chauffer, et porter le tout à ébullition.

Verser de suite et en 3 fois, la crème chaude sur le chocolat blanc.
Bien mélanger afin que le chocolat soit totalement fondu,
et ajouter la poudre d'amande et l'extrait d'orange.

Mettre au réfrigérateur quelques heures.

Lorsque la crème est bien froide,
fouetter la légèrement au fouet électrique 1 minute maximum,
puis mettre la crème dans une poche à douille et fourrer les macarons.

Les garder 24 heures au moins au frais avant de les manger,
ils n'en seront que meilleurs.
       

  

       

parchemin :

drapeau_anglaisEnglish version of recipe : 

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26 mars 2011

Mousse de citron accompagné de kumquats confits et thé matcha

En ce moment, je suis dans ma période agrume, orange, pamplemousse, clémentine... mais aussi et surtout agrumes atypiques.

Habituellement, j'utilise cette recette de mousse de citron trouvée sur le blog d'Amuse-bouche pour réaliser des gâteaux ou simplement présentée en verrine. Cette recette de base m'a permis de faire des mousses avec des tas de fruits à tendance liquide : orange, pamplemousse, fruit de la passion... et même avec des jus de fruits que l'on ne trouve pas au rayon frais chez nous.
Ce qui m'a ouvert des perspectives très intéressantes ;o)

Cette fois, j'ai voulu changer d'agrumes pour expérimenter les petits nouveaux dernièrement découverts lors de mes escapades de la pause déjeuner.

Près du bureau se trouve le quartier japonais de Paris (soit proche de l'Opéra Garnier), et j'aime bien y aller pour trouver des produits japonais ou coréens très atypiques, voir même étranges pour nous occidentaux.

Après le kumquat (pas si atypique que cela tout de même puisque l'on peut en trouver dans nos supermarchés), je me suis arrêtée sur un jus de citron particulier : le jus de citrus depressa, appelé aussi citron d'Okinawa.

jus_de_citrus_depressa

Comme son nom l'indique, il s'agit d'un citron provenant de l'île d'Okinawa au Japon et que l'on trouve aussi apparemment à Taiwan.
D'après mes recherches, en dehors du jus, je ne pense pas que l'on puisse trouver des citrons d'Okinawa frais en France. Alors pour connaître son goût, je me suis laissée tenter par une petite bouteille de pur jus trouvée chez Kioko à Paris. 

Son goût est très intéressant et particulier, entre le cédrat et le citron, mais en bien moins acide et plus doux que nos citrons jaune ou vert. 
Il peut se boire tel que avec du sucre, mais vu son prix en France, les quantités vendues rendent cette boisson très onéreuse !
On peut aussi l'utiliser pour faire des sauces d'assaisonnement à salade, l'utiliser dans des préparations culinaires salées ou sucrées en remplacement du citron, mais attention vous ne retrouverez pas le côté acidulé du citron.

Ici, il me fallait une idée pour utiliser ce jus, et j'ai donc décidé d'en faire une mousse, accompagnée de kumquats confits (recette ici) et de biscuits.
Pas vraiment un tiramisu, mais dans le visuel c'est très similaire.

Bien évidemment pour ceux qui ne trouveront pas ce citron particulier (mais c'était l'occasion de vous le faire découvrir), pas de souci car la recette de base de cette mousse se fait avec du citron jaune classique, et même de l'orange.

Dans cette recette, le mariage des saveurs est assez bon : le citron d'Okinawa étant doux, c'est le kumquat qui apporte le côté acidulé. Quant au thé Matcha, il apporte du goût au biscuit, le côté encore plus japonisant, mais surtout une jolie couleur.

Mousse de citron d'Okinawa

accompagné de kumquats confits 

et thé matcha

mousse_citron_Okinawa_4

 

Pour 4 personnes

 

Kumquats confits

 

J'ai repris la recette présentée précédemment (ici) et issue du blog Recettes d'une chinoise.

Ingrédients :

400 - 500 gr de kumquats frais,
100 gr de sucre en poudre (voir moins si vous les aimez plus acides),
de l'eau

Nettoyer les Kumquats et les mettre dans un récipient.

Faire bouillir environ 800 ml d'eau.
Une fois que l'eau boue faire tremper les kumquats dans l'eau.
Cette étape permet de leur enlever leur amertume.
Puis égoutter les.

Mettre les kumquats dans une casserole à fond épais ou un faitout.
Remplir d'eau froide afin de recouvrir les kumquats.

Ajouter le sucre,
et faire cuire à feu doux sans couvrir.

Lorsqu'il n'y a presque plus d'eau et que l'eau a fait place à un sirop,
arrêter la cuisson.

Pavesini imbibés au thé Matcha



Pour le biscuit, j'ai utilisé la recette de Pavesini : ici et issue du blog Cindystar.
C'est donc mon 1er essai d'utilisation des Pavesini dans un dessert : résultat : c'est clair plus de tiramisu sans Pavesini !

Ingrédients

150 gr de farine,
30 gr de maïzena,
130 gr de sucre,
3 oeufs,
de la vanille (pour moi 2 cuil à café de sucre vanillé),
20 gr de sucre en poudre
 (Au final, il serait préférable de prendre un sucre cristal soit avec des grains plus gros que le sucre classique)

Monter les oeufs avec le sucre,
jusqu'à l'obtention d'un mélange bien mousseux
(comme si vous faisiez des blancs en neige)

Tamiser ensemble la farine, la maïzena et le sucre vanillé,
et incorporer le tout délicatement aux oeufs montés.

Mettre la pâte obtenue dans une poche à douille.

Sur une plaque recouverte de papier cuisson, 
former des petits biscuits longs à la douille.

Mettre la plaque au réfrigérateur pendant une dizaine de minutes.
Cela va vous permettre de pré-chauffer le four à 180 °C (T°6).

Sortir du réfrigérateur,
et saupoudrer les biscuits de sucre cristal.

Enfourner pendant 5 mn à 180 °C,
puis baisser à 160°C
et laisser cuire encore 4-5 minutes de plus.

Sortir et laisser refroidir les biscuits sur une grille.

Puis j'ai préparé le mélange au thé Matcha pour imbiber les biscuits :
pour cela, j'ai mélangé 1 cuil à soupe de thé Matcha à de l'eau bouillante, le tout avec une cuil à café de rhum brun.

Mousse au citron ou ici au citron d'Okinawa
Basée sur une recette du site d'Amuse-bouche (ici) 

Ingrédients :

 

70 ml de jus de citrons d'Okinawa (ou de citron jaune) 
2 œufs
2 feuilles de gélatine
50 gr de sucre
100 gr de crème entière liquide

Faire ramollir la gélatine dans de l'eau froide.

Mettre le jus des citrons dans uns saladier inox,
avec les jaunes d’œufs, 45 gr de sucre et les zestes.
 

Chauffer au bain marie
et mélanger constamment jusqu’à ce qu'à obtenir
une consistance crémeuse,
cela prend environ 10 minutes. 
 

Ajouter la gélatine ramollie dans l’eau froide,
laisser chauffer encore 1 minutes
puis retirer du feu et laissez tiédir.
 

Fouetter la crème liquide en chantilly,
réserver-la au frais.
 

Battre 2 blancs d’œufs en neige avec une pincée de sucre.
Lorsque les blancs commencent à mousser,
ajouter le sucre restant,
et continuer de battre jusqu’à ce qu’ils deviennent bien fermes.
 

Incorporer la chantilly à la crème au citron
puis les blancs d’œufs en neiges

Montage



Déposer au fond du ramequin du kumquats confits,
et un peu de jus de cuisson des kumquats.



Déposer ensuite un morceau de biscuit,
que l'on imbibera de thé matcha.



Recouvrir de mousse au citron.



Déposer de nouveau du biscuit imbibé de thé matcha.

Saupoudrer de poudre de thé matcha.



Déposer du kumquats confits coupés en petits morceaux,
et recouvrir de nouveau de mousse au citron.



Finir en saupoudrant de poudre de thé matcha.



 mousse_citron_Okinawa

 

mousse_citron_Okinawa_2

 

mousse_citron_Okinawa_3 

 parchemin Mousse_de_citron_d'Okinawa accompagné de_Kumquats confits_et_thé_matcha

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29 avril 2011

Petites séries de financiers : nature - pain d'épice - thé au citron coréen

Dernièrement dans mon entourage, il y a eu des plaintes comme quoi je ne faisais plus de financiers !

Moi, je réponds : c'est vrai mais je fais plein d'autres choses.

Et puis, je me suis souvenue que moi aussi parfois je fais la même réflexion à certaines personnes de mon entourage pour des recettes que j'adore qu'ils fassent, mais que je n'ai plus le plaisir de manger de nouveau, parce que comme moi, ils testent pleins d'autres recettes...

Alors, je me suis lancée dans une série de financiers.

Je reprends ma recette classique de base : le financier à l'amande nature sans rien... et me voici à faire une 1ère série nature, puis une 2ème... et pendant que la 2ème cuit... je me dis que c'est un peu triste de ne les faire que nature ! Et me voici à ouvrir mes placard à la rechercher du ou des parfums à ajouter à ma pâte.

Et les gagnants sont : épices à pain d'épice et thé au citron Coréen

Voici tout d'abord ma recette de base pour les financiers aux amandes.
Cette préparation permet de faire une quarantaine de financiers dans des petits moules ronds (j'avoue que je n'ai pas LE moule pour financier, mais ils sont tout aussi bon ;o)).

 Financiers aux amandes

Financiers_aux_amandes 

Ingrédients :

 

300 gr de sucre glace
120 gr de poudre d'amandes
120 gr de farine
1 cuil à café de levure chimique
320 gr de blancs d'œufs 
180 gr de beurre fondu

 

Allumer le four T°6 (180 °C)

 

Tamiser dans une terrine le sucre glace, la farine,

la levure et la poudre d'amandes.

 

Ajouter les blancs d'œufs et bien mélanger.

 

Lorsque le mélange est homogène,
ajouter le beurre fondu encore tiède.

 

Beurrer et fariner le moule ou la plaque à muffins ou tartelettes.

 

Remplir les petits moules,

et saupoudrer d'amandes effilées si vous le souhaitez.

Faire cuire pendant 12-15 mn (vérifier au couteau).

 

Démouler
et laisser refroidir sur une grille.

 

Financiers_aux_amandes_2

 

Cette 1ère version nature étant faite, voici comment procéder par la suite pour faire les financiers aux épices de pain d'épice.

 

Ici, j'ai utilisé un mélange tout prêt d'épices à pain d'épice acheté dans un magasin spécialisé dans les épices et mélanges d'épices (Epices Roellinger).

 

_pices___pain_d__pice

 

A dire vrai, leur mélange n'est pas le meilleur que j'ai trouvé pour le pain d'épice.

 

On peut bien évidemment substituer à la poudre de pain d'épice, toute sorte d'épice (notamment le safran dont j'avais fait une version ici, cannelle, anis vert, chocolat, thé vert...)

 

Financiers

 

aux épices de pain d'épice

 

financier_pain_d__pice_2

  

Ingrédients complémentaires :

 

1/3 de la pâte de financier
1 ou 2 cuil à café d'épices à pain d'épice
3 cuil à soupe de miel d'accacia 

Avant de répartir la pâte de financier dans les moules,
ajouter les ingrédients complémentaires à la pâte.
 

Remplir les petits moules.

 

       Faire cuire pendant 12-15 mn (vérifier au couteau).

 

Démouler
et laisser refroidir sur une grille.

 

financier_pain_d__pice

 

Voici enfin la dernière version de mes financiers du jour. C'est ceux j'avoue que nous avons préféré : les financiers au thé au citron coréen.

 

C'est un thé traditionnel en Corée, que m'avez fait découvrir un collègue. Pourtant lorsque vous aurez vu la photo qui suit vous serez étonné de la forme de ce dernier.

 

th__citron

 

En effet, ce thé au citron coréen n'est pas exactement un thé au sens propre. D'aspect cela ressemble beaucoup à de la marmelade, mais très concentrée.

 

Le thé au citron est un thé au cédrat et au miel, très délicatement parfumé soit sans la lourdeur du goût du miel. C'est vraiment une boisson très intéressante et agréable.
Pour le préparer, rien de plus simple : on met quelques cuillères, selon le goût, de cette "marmelade" dans de l'eau chaude... et c'est prêt.

 

th__citron_2

 

On trouve d'autres parfums de ce "thé" au gingembre, au coing...


On peut le trouver dans les supermarchés asiatiques ou les épiceries coréennes (telle que ACE, rue Sainte Anne à Paris) ou sur le net (mais sur le net c'est hors de prix - quasi le double du prix en boutique, sans les frais de port ! Pour une idée de prix : au-delà de 6 - 7 euros : c'est beaucoup trop cher.)

 

A manger tel que, en marmelade, je ne l'ai jamais fait, car le goût est très prononcé. Mais j'ai eu envie d'en mettre dans mes financiers. Et franchement, c'est une réussite.
A tester de nouveau, mais avec les autres thés coréens ou de la marmelade anglaise.

 

Financiers 

 

au thé au citron coréen

 

financier_au_th__citron_cor_en

 

Ingrédients complémentaires :

 

1/3 de la pâte de financier 
4 cuil à soupe de thé au citron Coréen (à remplacer par de la marmelade d'orange ou de citron)

Avant de répartir la pâte de financier dans les moules,
ajouter le thé citron à la pâte.
 

Remplir les petits moules.

 

       Faire cuire pendant 12-15 mn (vérifier au couteau),
en milieu de cuisson ajouter sur le dessus un morceau de citron.

 

Démouler
et laisser refroidir sur une grille.

 

financier_au_th__citron_cor_en_2

 

parchemin Financiers_-_recette_de_base

 

drapeau_anglaisEnglish version of recipe : Financiers_-_basic_recipe 

 

Vos versions de financiers à partir de cette recette :

 

Financiers cerises de Kiki

 

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1 février 2011

Crêpe fourrée aux pommes-bananes-ananas et poivre de Sichuan + TAG

Demain c'est la chandeleur et le 3 février sera le nouvel an chinois, alors pourquoi ne pas marié les deux ?

Cette idée de garniture n'est pas de moi. Elle découle de crêpes mangées à la crêperie "Les ateliers gourmands" à Ploermel (dont je vous avez parlé ici). J''ai tenté de me souvenir des ingrédients et de refaire une version à ma manière n'ayant pas la recette de la crêperie en question.

J'aime beaucoup le poivre de Sichuan, bien que je trouve que celui qu'on achète en France, est très insipide par rapport à ceux que j'ai pu goûter en Chine.
Contrairement à ce que son nom peut laisser à penser, le poivre de Sichuan n'est pas un poivre. Cette épice issue d'un arbuste appelé "clavalier", qui fait partie des
rutacés. C'est donc un lointain cousin des agrumes, aussi étonnant que cela puisse paraître.

Il est utilisé en Chine, pour ce que j'ai eu l'occasion d'essayer là-bas, comme une épice pour parfumer des plats de viandes ou de poissons, et pour faire un plat que j'adore de haricots sautés (si quelqu'un connaît la recette des haricots sautés au poivre de Sichuan : je suis preneuse.)

Outre les plats salés, j'utilise le poivre de Sichuan en pâtisserie pour parfumer des ganaches ou gâteaux au chocolat noir.
Le poivre de Sichuan se marie parfaitement avec le chocolat. A tel point, que certains chocolatiers ont crée des chocolats au poivre de Sichuan (comme Jean-Paul Hévin avec son assortiment de "chocolats dynamiques" à tester absolument).

Le poivre de Sichuan s'accommode aussi très bien avec les fruits, auquel il donne un goût très atypique et très agréable.

Pour la pâte à crêpes, j'ai repris la recette d'une grand-tante que je vous avais donné l'an passé (ici), et qui est vraiment excellente.

Crêpe fourrée aux pommes-bananes-ananas

et poivre de Sichuan

cr_pe_ananas_pommes_Sichuan_5

Crêpes façon Tante Marinette
Pour 12 crêpes faites à la billic

Ingrédients :

200 gr de farine

30 gr de sucre

1 pincée de sel

2 oeufs + 1 jaune d'œuf

1/2 litre de lait ou de bière (personnellement je mets moitié-moitié)

50 gr de beurre fondu

1 cuil à soupe de rhum

Mettre la farine dans un saladier avec le sucre et le sel.

Ajouter les oeufs et le jaune.

Commencer à mélanger au fouet.

Ajouter petit à petit le lait ou la bière en mélangeant bien.

Ajouter ensuite le beurre fondu et le rhum.

Laisser reposer 1 heure à température ambiante, avant de faire les crêpes.

Garniture pommes-bananes-ananas et poivre de Sichuan

Ingrédients :

2 pommes type Belchard ou Golden
1 ananas Victoria
1 ou 2 bananes
1 cuil à soupe de poivre de Sichuan
4 à 5 cuil à soupe de miel d'acacia
le jus d'un citron
un peu de beurre

Eplucher et couper les pommes en petits cubes.

Eplucher et couper la banane en petits cubes.

Mettre les morceaux de pommes et de bananes dans un saladier,
et mélanger avec le jus du citron.

Eplucher, retirer les yeux et couper l'ananas en petits cubes,
que l'on ajoutera aux autres fruits.

Ajouter le poivre de Sichuan, et le miel.
Mélanger et laisser macérer pendant la préparation des crêpes.

cr_pe_ananas_pommes_Sichuan

Faire chauffer le beurre dans une poêle,
et y faire compoter les fruits avec le poivre et le miel.
Il faut que les fruits soient cuits, sans pour autant devenir de la purée.

Servir chaud dans les crêpes.

J'ai accompagné mes crêpes avec une chantilly aromatisée à la vanille.
Crème liquide fouettée en chantilly avec du sucre vanillé.

cr_pe_ananas_pommes_Sichuan_3

cr_pe_ananas_pommes_Sichuan_4

cr_pe_ananas_pommes_Sichuan_2

parchemin Crêpe_fourrée_aux_pommes-ananas-bananes_et_poivre_de_Sichuan

Tags

Par manque de temps, je n'ai pas pris le temps de répondre aux derniers tags de fin 2010 et de ce début d'année, et j'avoue que j'ai perdu le papier sur lequel j'avais noté les références des blogs.

Alors pour ceux et celles qui m'avaient tagés pendant cette période, je vous remercie beaucoup, mais surtout je m'excuse de ne pas y avoir répondu. J'espère que vous ne m'en voudrez pas.

Je ne sais pas si de bonnes résolutions peuvent être prises sur le sujet ! Enfin, je ferais mon possible.

Tout cela pour remercier :

Ma copinaute Boljo du blog L'Atelier de Boljo qui m'avait taggé en fin d'année dernière.

Merci beaucoup, surtout pour les propos si sympa que tu as tenu sur moi, ça me touche énormément, d'autant que c'est réciproque. Je suis heureuse que 2010 m'est permis de te rencontrer par blog et messagerie interposés.

Mamiechat du blog Ma passion la cuisine, d'avoir pensée à moi pour son tag de ce WE.
Son blog c'est la cuisine de nos mamies, celles qu'on a plaisir à retrouver pour trouver du réconfort, pour se faire chouchouter.

Je vais donc répondre aux questions de vos tags :

1) Quand vous étiez petite, que repondiez-vous à la question : et toi, que veux-tu faire quand tu seras plus grande ?

Aux antipodes de ce que je fais aujourd'hui, je voulais m'occuper de poissons et surtout de requins ! C'était un peu l'âme à la Cousteau. Enfin, parce certains aspects côté requins, je suis parfois servie !

2) Quels ont été vos BD et dessins animés préférés ?

En BD : Tintin.

En dessins animés : Capitain Flam, car il n'était pas de notre galaxie....

3) Quels ont été vos jeux préférés ? Les légo !

4) Quel ont été votre meilleur anniversaire et pourquoi ?

Tous ! Pour souffler les bougies biensûrs et faire la fêtes.

5) Qu'est-ce que vous auriez absolument voulu faire que vous n'aviez pas encore fait ?

Beaucoup trop de choses ;o)

6) Quel était votre premier sport préféré ? L'équitation.

7) Quelle était votre première idole de musique ?

Un groupe pas de mon âge ! A l'époque, où mes copines écoutaient Chantal Goya et Dorothée : moi j'aimais Police et Téléphone.

8) Quel est le plus beau cadeau de Noël (ou équivalent) que vous avez reçu ?

Alors là je ne sais pas quoi répondre, y en a un paquet ;o)

Bon, alors à mon tour de tagger quelques uns d'entre vous (dur dur parce que ma liste est longue !) :

- Pripri du blog "La cuisine et les voyages de Pripri"

- Trinidad du blog "Les petits plats de Trinidad"

- Cécile du blog "Balades gourmandes de Cécile"

- Coco du blog "Coconut"

- Antoine du blog "Cook'n Jazz"

- Nadine du blog "En cuisine avec Nadine"

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24 janvier 2011

Christmas pudding trifle

Vu le nom de la recette de ce billet, vous allez me dire que je suis très en retard et que ce n'est plus trop de saison. Certes, certes...
...mais ici, ce n'est pas vraiment une recette de Noël, mais plutôt une recette du type : "Que faire avec les restes de Noël ?"

Pour ceux qui m'ont suivi, vous n'avez pas oublié peut-être, que j'avais préparé début décembre un Christmas pudding dans la plus pure tradition britannique avec la recette de Jamie Oliver, et qu'il fallait attendre à minima 1 mois avant de le déguster pour Noël. Et j'ai bien dis à minima, car plus on attend meilleur il est.

C'est d'ailleurs pour faire cette recette que j'avais gardé une partie du Christmas pudding, quiencore maintenant reste excellent même tout seul.

Cette recette est dérivée de celle de Tristan Welch, chef britannique, qui dirige la cuisine du restaurant de Launceston Place à Londres.

Vous me direz "la cuisine anglaise..." certes, certes mais moi je l'aime bien ! 
De plus, Tristan Welch fait partie de la jeune génération des chefs de talent. Il a fait ses armes dans de grands restaurants londoniens (et oui, il y en a !), mais surtout en France, à Rhodes d'abord, puis dans certains des restaurants de notre capitale, et notamment à
L’Arpège chez Alain Passard (comme Fumiko Kono dont je vous ai déjà présenté quelques recettes ici et ).

Au fil de la préparation de ce dessert, ma question reste de savoir pour quelle raison, Tristan Welch a appelé ce dessert un trifle ? Parce qu'il n'est composé que de crème anglaise et de pudding avec une touche de crème fouettée sur le dessus. En effet, dans la recette originale pas de fruit, ni de gelée. Etonnant pour un trifle !

Personnellement, j'ai ajouté des quartiers de clémentine et de la mandarine impériale à la recette de base. Et j'ai au final fait ce dessert en plusieurs versions : en petit ramequins avec et sans crème fouettée, et en pots avec de la crème fouettée.
J'avoue que ma préférence va à la version en petits ramequins, car on peut en reprendre pour faire la gourmande, et parce qu'il n'en reste pas moins que ce petit dessert contient du Christmas pudding.

Une fois cuit, ce dessert ressemble plus à une petite crème améliorée qu'à un trifle, mais peu importe parce que c'est vraiment excellent !

Je vous conseille le recette de crème anglaise de Tristan Welch : parce que maintenant je peux dire que c'est à ce jour la meilleure recette que j'ai trouvée. Elle est bien moins sucrée que celle que j'avais faite pour mon précédent trifle et bien plus onctueuse.

Christmas pudding trifle

Xmas_trifle_11

Pour 4 petits ramequins et 3 pots

Ingrédients

200 gr de Christmas pudding
Si vous n'avez pas de pudding maison ou ne souhaitez pas en faire, vous pouvez très bien utiliser du pudding acheté en épicerie fine (pour Paris au La Fayette Gourmet ou à l'épicerie anglaise) ou quelques fois, on arrive à en trouver dans les grandes surfaces. L'autre possibilité est de substituer au pudding de la brioche.

5 clémentines,
de la mandarine impériale (compter 1 à 2 cuil à café par ramequins),
des amandes effilées,
de la crème anglaise
dont la recette suit ci-dessous,
de la crème liquide entière pour la crème fouettée

Pré-chauffer le four T° 3 (110°C)

Eplucher les clémentines
et retirer la fine peau des quartiers au maximum.
Réserver.

Crème anglaise selon Tristan Welch

Ingrédients

300 ml de lait,
200 ml de crème liquide,
6 jaunes d'oeufs,
70 gr de sucre,
1/2 gousse de vanille,
un peu de noix de muscade

Mettre le lait et la crème dans une casserole,
avec les grains de la gousse de vanille et de la noix de muscade râpée.
Et faire chauffer jusqu'au début d'ébullition.

Pendant ce temps, battre les jaunes avec le sucre
jusqu'à ce que le mélange blanchisse.

Lorsque le lait-crème commence à bouillir,
verser le sur le mélange aux jaunes d'oeuf dans le récipient,
et mélanger constamment.
Ne pas remettre la crème à re-cuire,
parce qu'en fait elle va finir de cuire au four.
Par contre, s'il faut en reste faite la cuire à feu doux jusqu'à 80°C
pour faire une vraie et délicieuse crème anglaise.

Répartir dans des pots ou ramequins allant au four des morceaux de pudding,
et les quartiers de clémentines,
et verser un peu de mandarine impériale dessus.

Verser ensuite de la crème anglaise jusqu'à tout recouvrir.

Et enfourner pour 30 minutes.

Xmas_trifle

Sortie du four laisser les ramequins totalement refroidir.

Si vous êtes gourmand,
vous pouvez la manger telle que une fois froide,
parsemée d'amandes effilées.

Xmas_trifle_2

Mais le summum, le "must" !

C'est de la servir avec de la crème fouettée sur le dessus,
et parsemé d'amandes effilées
préalablement légèrement grillées à la poêle.

En pot pour les gourmands :

Xmas_trifle_10

au en ramequin pour une fin de repas tout aussi gourmande.

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Pour donner un côté croustillant, Tristan Welch parseme la crème avec des biscuits amaretti écrasés grossièrement avant de mettre la crème fouettée. Je m'en suis passée car je n'en avais pas !

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2 janvier 2011

Miroir Passion - chocolat au lait

Et nous voici en 2011 et c'est l'occasion pour moi de vous présenter la recette du gâteau préparé et mangé lors du Réveillon, juste après minuit !

S'agissant du dessert pour la fin d'un repas copieux, dont voici le menu :

m_nu_2011_r_veillon

il me fallait un dessert léger.

Je ne sais pas pour vous, mais comme j'adore faire les desserts, je trouve désolant le moment du dessert des repas de fêtes très copieux, lorsque plus personne n'a faim et que certains annoncent (à juste titre parfois) : "Juste un petit bout !"

Alors j'essaye de faire des desserts légers, des desserts qui passent tout seul.... et là c'était parfait !

Je me suis ici inspirée du Miroir de l'Encyclopédie de la gastronomie française, mais en en modifiant l'intégralité de la recette ! (2011 ne va pas me changer sur cet aspect ;o)). Au final, je n'ai gardé que le parfum du fruit de la passion pour une des mousses, mais en utilisant ma recette de mousse habituelle (celle de l'Encyclopédie avec ses 10 blancs d'oeufs m'a parue louche, j'avoue).

Quant à l'association des parfums passion - chocolat au lait, il découle de macarons achetés chez Pierre Hermé au mélange de parfums !

Cette recette m'a permis aussi d'apprendre la différence entre la mousse de fruit et le bavarois !

Ce qui distingue les deux, c'est que le bavarois est fait à partir de crème anglaise (ouf maintenant je sais la faire), et la mousse pas. Au final, cette recette m'a permis d'apprendre que comme beaucoup, j'ai usage d'appeler "bavarois", ce que je devrais appeler mousse à tel ou tel fruit ou parfum ! Je ne vais pas corriger mes anciens billets, mais à l'avenir je ferrais plus attention.

Pour mon miroir Passion - chocolat au lait, j'ai utilisé les deux techniques. Au final, la mousse a tendance à mieux tenir que le bavarois, mais les textures sont très proches.

Miroir Passion - chocolat au lait
         

Pour un gâteau de 10 personnes et 6 petits gâteaux

Biscuit joconde
Recette issue de l'Encyclopédie du Chocolat (éd Flammarion)

Ingrédients

2 oeufs entiers,
3 blancs d'oeuf,
65 gr de sucre glace,
65  gr de poudre d'amande,
25 gr de sucre semoule,
25 gr de beurre fondu,
25 gr de farine

Pré-chauffer le four T°7/8 (220°C)

Tamiser le sucre glace et la poudre d'amandes,
on obtient alors un tant-pour-tant.

Ajouter les 2 oeufs entiers,
et monter au fouet électrique ou au robot jusqu'à l'obtention d'un ruban.
La pâte doit devenir crémeuse et presque doubler de volume.

Faire fondre le beurre au micro-ondes.

Incorporer la farine tamisée, puis le beurre fondu.

Monter les blancs en neige à petite vitesse.
Une fois montée, continuer à fouetter et ajouter progressivement les 25 gr de sucre.
Continuer de fouetter quelques minutes.
On obtient alors une meringue française.

Incorporer délicatement les blancs monter en meringue à la pâte.

Sur une plaque recouverte de papier cuisson, étaler la pâte obtenue sur une épaisseur de 3 - 5 mm.

Enfourner pour 6 - 8 mn.

Dès la fin de cuisson, laisser refroidir sur une grille.
Réserver.

Lorsque le biscuit est froid, on va le découper à un diamètre ou une taille
d'un centimètre plus petit que le cercle à pâtisserie que l'on utilisera pour monter le gâteau.

 

Sirop au Pousse Rapière

Ingrédients :

75 ml d'eau,
100 gr de sucre,
2 cuil à soupe de liqueur de Pousse Rapière (ou de sirop de fruit de la passion ou d'un autre alcool)

Dans une casserole, mettre l'eau et le sucre,
et amener le tout à ébullition.
Ajouter la liqueur de Pousse Rapière et réserver.

Le Pousse rapière est un apéritif du Sud-Ouest gascon : c'est ici un clin d'oeil à mon oncle qui vit dans cette région.
Cet apéritif est composé de liqueur de pousse rapière et un vin sauvage (ou vin mousseux, qui peut se remplacer avec un crémant ou un mousseux doux) : c'est un apéritif très agréable et délicieux.
       

Bavarois au chocolat au lait
Recette issue de l'Encyclopédie du Chocolat (éd Flammarion)

Ingrédients

190 gr de chocolat au lait à dessert 40 %, (150 gr si vous le faites au chocolat noir)
6 gr de feuilles de gélatine (soit 3 feuilles),
350 gr de crème anglaise (dont je vous redonne la recette ci-dessous),
450 gr de crème liquide entière bien froide

Hacher le chocolat au lait et le faire fondre au bain-marie ou au micro-ondes
(si vous le faites fondre au micro-onde, il faudra le faire très progressivement
pour éviter qu'il ne brûle, vous risqueriez d'avoir des "grumeaux")

Faire ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau froide.

Crème anglaise
        Recette issue de l'Encyclopédie de la gastronomie française (éd Flammarion)

Ingrédients :

1/2 litre de lait
5 jaunes d'oeufs
1/2 gousse de vanille
250 gr de sucre

Dans une casserole mettre à chauffer le lait et la gousse de vanille,
que l'on aura préalablement fendu et gratter les graines.
On peut une fois chaud, laisser infuser la vanille,
ce qui implique de refaire chauffer le lait par la suite.

Parallèlement, fouettez dans un cul de poule les jaunes et le sucre, jusqu'à ce qu'ils blanchissent.

Lorsque le lait frémit, verser en la moitié sur les jaunes blanchis, et mélanger.
Verser le reste du lait, et mettre le mélange dans une casserole,
et remettre à cuire sur un feu doux.

Laisser cuire en remuant constamment en faisant un 8 avec la spatule,
jusqu'à ce que la crème atteigne 85 °C (à vérifier au thermomètre de cuisine).
Retirer du feu la température atteinte,
et passer la crème au chinois (passoire fine) en la versant dans un saladier.

Prélever 350 gr de crème anglaise pour poursuivre la recette.

Utiliser une petite partie des 350 gr de crème anglaise pour dissoudre les feuilles de gélatine,
préalablement essorées de leur eau.

Puis ajouter le tout au reste des 350 gr de crème anglaise.

Verser lentement un tiers du chocolat au lait fondu,
et mélanger énergiquement en décrivant des petits cercles.

Incorporer ensuite un autre tiers de chocolat au lait fondu, puis le dernier tiers.

Monter la crème liquide en crème montée (soit presqu'en chantilly).

Lorsque le mélange de crème anglaise et chocolat au lait est environ à 45 / 50 °C,
incorporer délicatement un tiers de la crème montée.
Puis Incorporer le reste de crème montée.

Une fois, le bavarois au chocolat au lait prêt, on va commencer la 1ère étape de montage du gâteau.

Déposer le cercle de biscuit joconde découpé sur le plat de service.

Imbiber le biscuit avec le sirop au Pousse Rapière.

Poser sur le biscuit, un cercle à pâtisserie plus petit que le gâteau final,
et le remplir du bavarois sur environ 3 cm d'épaisseur.

Il vous restera du bavarois au chocolat au lait, que vous pourrez utiliser pour faire des petits gâteaux ou remplir des verrines. Cette mousse se congéle très bien.

Mettre le gâteau au congélateur, afin de faire prendre le bavarois.
       

Mousse fruit de la passion

Ingrédients :

400 gr de crème liquide entière
400 gr de purée de fruit de la passion (acheté dans les magasins spécialisés ou sur le net)
3 - 4 blancs d’œufs
100 gr de sucre
30 ml d’eau
9 feuilles de gélatine

Faire ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau très froide.

Mettre la purée de fruit de la passion dans une casserole, et la faire chauffer.

Lorsque la purée est chaude ajouter la gélatine ramollie bien essorée.
Laisser refroidir à température ambiante.

Faire une meringue italienne :

Verser le sucre et l’eau dans une casserole, et porter à ébullition jusqu'à 118°C.

Pendant ce temps montez les blancs d’œufs en neige.

Versez le sirop de sucre bouillant sur les blancs d’œufs montés en neige
tout en continuant de fouetter au minimum.
Continuer de battre à grande vite jusqu’à refroidissement.

Ajoutez délicatement cette meringue à la purée de fruit de la passion.
Et laisser refroidir.

Monter la crème presqu'en chantilly
et ajouter-la au mélange de fruit de la passion délicatement.

Sortir le gâteau du congélateur,
et retirer le cercle à pâtisserie entourant le bavarois au chocolat au lait.

Mettre autour du gâteau le cercle à pâtisserie plus grand,
et verser la mousse de fruit de la passion.
Il faudra bien prendre soin d'insister sur les bords afin que la mousse comble bien les creux.

Remettre le gâteau au congélateur afin de faire prendre la mousse.
           

Nappage au fruit de la passion

Ingrédients :

100 gr de purée de fruit de la passion
25 gr de sucre
1 feuille de gélatine

Mettre la feuille de gélatine à ramollir dans de l'eau très froide.

Dans une casserole faire chauffer la purée de fruit de la passion et le sucre.
Hors du feu, ajouter la gélatine ramollie dans l’eau froide, et laisser refroidir.

Sortez le gâteau du congélateur ou réfrigérateur, versez le nappage obtenu sur le dessus du gâteau.

Remettre le gâteau au réfrigérateur pendant au moins 6 heures.

Démouler, et réserver au réfrigérateur jusqu'à dégustation.
        

Ici, pour avoir un entourage parfait : J'ai fait un tour en chocolat blanc, que j'ai tempéré en le faissant fondre et chauffer jusqu'à 45-50 °C, puis refroidir jusqu'à 26-27 °C puis rechauffer jusqu'à 28-29 °C.

J'ai ensuite fait une bande de papier rhodoïd de la hauteur de mon gâteau, et étaler en fine couche dessus, le chocolat blanc tempéré. Laisser sécher quelques minutes, puis avant qu'il ne prenne, entouré mon gâteau avec.

Avec le reste du chocolat blanc, j'ai fait quelques mendiants - comme quoi rien ne se perd.
           

 



Et en version : gâteaux individuels

   
parchemin Miroir_Passion_-_chocolat_au_lait

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