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Macaronette et cie
15 mai 2016

Tiramisu vanillé fraise - framboise

En plein période des fraises, on en profite. D'autant qu'en ce moment, elles donnent un peu de gaïté et de couleur sur la table.

Certes ce ne sont pas les fraises du jardin, dont j'ai piqué quelques fleurs pour la décoration. Pour ces dernières, nous ne les aurons pas avant juillet, il faudra être patient. Alors on profite des gariguettes et autres variétés provenant de nos régions.

J'avais déjà fait un pseudo tiramisu citron-framboise, la version express du tiramisu façon Jamie Oliver, mais là j'avais envie d'une version plus proche du vrai tiramisu avec mascarpone et compagnie. J'ai pour la crème utilisée les proportions données par Christophe Felder pour son tiramisu à la fraise, que j'ai parfumé à la vanille.

Comme lui, j'aurais pu faire un tiramisu tout fraises, et il est tout à fait possible de le faire en substituant des fraises aux framboises. Mais j'aime beaucoup le côté acidulé des framboises, même si ce n'est pas encore la saison. Cela donne plus de fraîcheur que le tout fraise (biensûr c'est une question de goût).

Pour les biscuits, j'ai ici utilisé par simplicité des boudoirs. Bien évidemment pour que ce tiramisu soit un vrai tiramisu, il est préférable de prendre des pavesini que vous trouverez dans les épiceries italiennes, ou à défaut de les faire vous-même maison (la recette est ici, et c'est aussi simple à faire que des biscuits cuillers).

Un dessert facile et rapide dont il ne faut pas se priver en ce moment. Vous pourrez le faire en grand ou en version individuelle (soit en verrine, qui rendent peut-être mieux au service).
   

Tiramisu vanillé fraise - framboise
 

Ingrédients

+/- 250 g de fraises (ici des gariguettes)
200 g de framboises surgelées
25 g d'eau
80 g de sucre
le jus de 2 citrons

3 oeufs moyens
350 g de mascarpone
100 g de sucre
1 c. à café d'extrait de vanille

des boudoirs

 Réaliser le coulis de framboises :
Dans une casserole faire compoter le sucre, les framboises et l'eau pendant quelques minutes.
  Dès la 1ère ébullition, filtrer le coulis pour retirer les pépins de framboises.
Laisser refroidir.

Ajouter le jus des citrons au coulis bien mélanger.
Si besoin vous pouvez sucrer d'avantage à ce moment.
Mais attention pas trop tout de même car ce coulis liquide va vous permettre d'imbiber les boudoirs.

Préparer la crème vanillée :
Séparer les blancs des jaunes.
Blanchir les jaunes avec 80 g de sucre et l'extrait de vanille.µ
Ajouter en fouettant délicatement la crème mascarpone.

Monter les blancs en neige et les serrer avec le reste du sucre.
Incorporer les en 3 fois au mélange au mascarpone.

Montage :

Laver les fraises et les sécher.
Couper au fur et à mesure du montage quelques fraises petits dés (inutile que ce soit régulier).
Garder de belles fraises pour la décoration.

Imbiber généreusement les boudoirs dans le coulis de framboises.

Déposer une couche de boudoirs imbibés au fond du plat, puis saupoudrer de dés de fraises.
Déposer une 1ère couche de crème mascarpone, lisser.
Déposer une nouvelle couche de boudoirs imbibés, puis saupoudrer de dés de fraises.
Déposer une 2ème couche de crème mascarpone, lisser.
Déposer une dernière couche de boudoirs imbibés, puis saupoudrer de dés de fraises.
Déposer une 3ème couche de crème mascarpone, lisser. Elle devrait être moins épaisse que les 1ères.

Décorer et réserver au réfrigérateur avant de déguster (au moins 6 heures).

 

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Licence Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Sandrine CHAUVIN alias Macaronette et Cie

18 septembre 2016

Pâtes à l'amatriciana

Cela fait un moment que j'ai cette recette dans mes calpins... les pâtes à l'amatriciana ou "all'Amatriciana" ou "alla matriciana". Peut-être la recette de pâte la plus simple que je connaisse.

Je l'avais découverte il y a quelques années au travers d'un article d'Edda sur son magnifique blog de cuisine italienne "Un déjeuner de soleil" - c'est d'ailleurs sa recette que je reprend ici.

Bien que très populaire dans la cuisine romaine, cette recette n'est pas romaine. Les pâtes à l'amatriciana tiennent leur nom et leur origine d'une petite ville italienne : Amatrice dans la province de Rieti dans le Latium, devenue tristement médiatique ces derniers mois suite au terrible tremblement de terre qui a détruit la ville.
D'après ce que j'ai pu trouvé, c'est à l'origine un plat de berger, qui n'était composé que de pecorino (fromage de brebis) et de guanciale (joue de porc salée), et bien évidemment de pâtes :o). Ce n'est que bien plus tard que l'on a ajouté de la tomate, du piment, de l'ail et des oignons.

On doit vraisemblablement sa popularité dans la cuisine romaine,  grâce tout d'abord au livre "L 'Apicio moderno" écrit par Francesco Leonardi en 1790, dans lequel cette sauce est décrite, mais très certainement aussi avec l'exode rural et le commerce (mais cette théorie n'engage que moi).On notera que les pâtes à l'amatriciana sont incluses dans la liste des "agroalimentari tradizionali Prodotti italiani" (produit alimentaire traditionnel italien)

En principe, on fait les pâtes à l'amatriciana avec des spaghetti, mais libre à chacun de faire cette recette avec les pâtes qui lui plaira.

De ce que j'ai pu voir de différente façon de faire, pour faire ce plat on utilise du saindoux ou plus simplement la graisse provenant du guanciale pour faire revenir les oignons. Ici, je vous l'avoue je n'avais pas de guanciale, c'est assez compliqué à trouver si vous n'avez pas de bonne épicerie italienne près de chez vous. Alors j'ai substitué le guanciale par de la pancetta.
       

Pâtes à l'amatriciana
        

 

pour 2 personnes

Ingrédients

1 boîte de tomates concassées (environ 250 g)
200 g de pâtes - ici des casarecci ou casarecce
40 g de guanciale ou de pancetta

40 g de pecorino râpé
1/4 d'oignon (c'est facultatif mais moi j'aime)

Ciseler le quart d'oignon.
Couper le guanciale ou la pancetta en dès ou lamelles.

Dans une cocotte, faire revenir la pancetta ou guanciale pendant quelques minutes, le temps que la graisse fonde.
Ajouter l'oignon et laisse le revenir quelques minutes.

Ajouter les tomates concassées, et laisser mijoter 15 - 20 minutes.
La sauce doit devenir "crémeuse".

Pendant ce temps faite cuire vos pâtes dans de l'eau bouillante salée.
Voir le temps suivant vos pâtes.
Egoutter les pâtes, et les verser dans la sauce, et mélanger.

Servir de suite saupoudrer de pecorino râpé.

 

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24 novembre 2015

Yakwa (약과) - douceur coréenne

Pour ceux qui ne le sauraient pas de septembre 2015 à août 2016, nous fêtons l'Année France-Corée, afin de célébrer les 130 ans de l’établissement des relations diplomatiques entre notre 2 pays.

Cette année de célébration s'inscrit dans la volonté de nos 2 pays de valoriser la richesse et la diversité des échanges entre la France et la Corée du Sud. Pour cela, tout au long de l'année sont organisés des événements culturels que ce soit en France ou en Corée du Sud, et cela sans oublier les échanges autour de la gastronomie :o)
Car que ce soit en France ou en Corée du Sud, on aime manger et bien manger.

Dans ce cadre et dans la volonté de faire connaître la culture culinaire coréenne en France, j'ai la grande chance d'avoir été invitée en tant que Chef d'équipe à une Battle autour de la cuisine coréenne organisée à l'Atelier de 750 g, par le Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales coréen et la Korea AGro-Fisheries & Food Trade Corp.

Ministry of Agriculture, Food and Rural Affairs                       at 한국농수산식품유통공사

Pour cette battle, je serais accompagnée d'une super équipe : Angélique, Aude et Julien, pour tenter de percer les mystères et les secrets de cette cuisine, que je ne connais que de très loin.

La battle sera animée par Chef Damien (qu'on ne présente plus) et la Chef coréenne Ju,
qui nous expliquera les bases de la cuisine coréenne afin que nous puissions tenter cette superbe aventure de cuisiner coréen.

Bien évidemment, je vous ferrais un résumé de cette soirée et partagerais autant que possible ce que nous y aurons appris.

 Ça promet d'être gourmand :o)

En attendant, je vais partager une petite recette sucrée coréenne bien a propos pour cette fin d'année : les Yakwa (약과).

Les Yakwa font partis des Hangwa (한과), terme qui désigne les gâteaux traditionnels coréens. Il s'agit de petits gâteaux aux épices, longuement frits dans l'huile avant d'être trempés dans un sirop de miel au gingembre. Un truc addictif à souhait si vous aimez les épices !

Le terme Yakwa (약과) signifie quant à lui "médicament" en coréen. Drôle de nom pour un gâteau me direz vous, mais cela s'explique car à l'époque de la création des Yakwa (autour de Vème siècle), le miel était considéré comme un médicament et non une simple sucrerie (d'ailleurs cela a été le cas dans beaucoup de pays et on sait toujours de nos jours que le miel a de très grandes vertues médicinales).

D'après mes recherches, on retrouve la 1ère évocation des Yakwa à partir de la période Silla (période d'unification de la péninsule coréenne du VIIème au Xème siècle), époque à laquelle ils servaient d'offrande dans les 1er temples bouddhistes de Corée. Mais il semble qu'il faudra attendre la Dynastie des Goryeo (918 - 1392) pour que les Yakwa deviennent des douceurs populaires et traditionnelles.

Avant de les faire maison, je trouvais des yakwa industriels dans les magasins coréens de Paris. Ils ont alors la forme traditionnelle de fleur de chrysanthème. Cependant en fabrication artisanales ou maison, on leur donne des formes très variées et diverses... et à tout dire rien ne vaut ceux que l'on fait maison. D'autant que la recette est assez simple.

Avant de faire ce billet, j'ai testé 3 recettes quelques peu différentes : celle d'une collègue coréenne, celle de "Kimchimari" et celle "La Table de Diogène est Ronde" (un super blog de cuisine coréenne en français avec des explications vraiment très claires et intéressant - dont je vous invite d'ailleurs à lire l'article sur le cousinage entre l'Europe et l'Asie des pains d'épices).

J'avoue que c'est la version de "La Table de Diogène est Ronde" que je trouve la meilleure et plus proche de ceux mangé par ailleurs. Ils sont bien parfumés et aussi plus prochaines des autres recettes trouvées sur des sites coréens (dont cette vidéo qui vous permettra de voir comment faire même si le dialogue est en coréen).

Des petites douceurs, qui ne peuvent que vous faire craquer.
(Nota : pour ceux qui ont été au salon du blog, j'en avais préparé pou le repas du samedi avec ma tarte caramel-banane-chocolat - j'espère que cela vous a plu)
               

Yakwa (약과)
        

Pour 15-20 piéces suivant la taille de l'emporte de pièce ou des losanges que vous découperez

Ingrédients

Pour le sirop de miel au gingembre (nota j'ai doublé les quantités de sirop pour que les yakwa soient bien imbibés)

360 g de miel d'accacias
100 g d'eau
1 morceaux de 6 cm de gingembre frais

Pour la pâte

200 g de farine
40 g d'huile de sésame grillée (attention celle du rayon ou des magasins asiatiques - pas d'huile de sésame classique cela n'aura pas le même goût)
50 g de miel d'acacia
30 g de soju (소주) (alcool coréen à base de riz ou de patate douce - que l'on peut remplacer par du saké ou à défaut du vin blanc sec)
1 pincée de sel
1/4 de c. à café de poivre noir moulu
1/3 de c. à café de gingembre en poudre
1/3 de c. à café de cannelle en poudre

Huile de friture
Pignons de pin pour la décoration

Commencer par préparer le sirop de miel au gingembre :

Eplucher le morceau de gingembre et écraser pour en faire ressortir le jus.
Dans une casserole mettre l'eau et le miel et le gingembre écrasé avec son jus.
Porter à ébullition.

Préparer la pâte :

Mélanger la farine et l'huile de sésame grillée et sabler afin que toute la farine soit bien imbibée de l'huile de sésame.
Ajouter les épices (poivre, cannelle et gingembre en poudre) mélanger
et tamiser le tout pour obtenir une poudre fine.

Dissoudre le miel dans le soju (ou le saké ou le vin blanc sec)
Puis verser en 2 ou 3 fois dans la farine épicée et mélanger.
Il ne faut pas mélanger la pâte de trop, elle doit rester limite mélanger.
Malgré tout si la pâte est trop friable n'hésitez pas à rajouter un mélanger de 1 c. à soupe de miel et 1 c. à soupe de soju (voir le double),
car la pâte doit pouvoir s'étaler au rouleau.
Mais ne la travailler pas trop.

Former un rectangle avec la pâte de 1 à 2 cm. Filmer et laisser reposer au minimum 30 mn voir quelques heures.

Couper la pâte en 2 morceaux égaux et superposer les.
Etaler sur 1 à 2 cm d'épaisseur.
Couper la pâte de nouveau en 2, superposer et étaler de nouveau... refaire l'opération 2 fois de plus

Abaisser sur une épaisseur entre 0,5 mm et 1 cm.
Filmer et laisser reposer de nouveau au moins 30 mn ou plus.

Découper les yakwa soit en coupant la pâte en losange, soit comme ici avec un emporte-pièce
Rétaler la pâte qui vous reste dans ce cas pour finir la pâte.

Faire chauffer l'huile à 90°C - 100°C
Dès quelle a atteint cette température plonger les yakwa dans l'huile,
et les faire cuire à feu doux pour garder la température de l'huile autour de 100 °C.
Les yakwa vont remonter à la surface.

Les retirer de l'huile et monter la température de l'huile autour de 160°C.
Les replonger dans l'huile jusqu'à ce qu'ils soient dorés.
Egoutter sur du papier absorbant.

Et les plonger immédiatement dans le sirop et les laisser pendant au moins 2 heures, mais au mieux une nuit.
Les laisser égoutter sur une grille.

Décorer avec des pignons de pin.

A conserver dans une boîte hermétique... enfin si vous ne craquez pas pour les manger ;o)

    

Et pour accompagner les Yakwa, un petit thé au citron coréen.

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2 juin 2016

Cheesecake Matcha et sésame au tofu soyeux

Le tofu, je dirais que tout le monde connaît (quoique).

Perso jusqu'à récemment, je ne connaissais que le tofu "ferme", soit celui issu du caillage de lait de soja pressé en cube ayant une texture et au goût neutre. Ces fameux blocs blanchâtres que l'on trouve généralement dans les supermachés ou rayons asiatiques en bloc (nature, fumé...) ou pour ceux qui ont été en Asie, trempant dans des bacs remplis d'eau (comme ci-dessous à Hong Kong).

Au grè de mes itinérances sur la blogsphère, j'ai découvert le terme de tofu "soyeux". D'abord j'ai cru que c'était la même chose que le tofu dont j'avais l'habitude.
Et puis au fil des recettes que je découvrais, j'ai eu un gros doute. C'est vrai quand on connaît le tofu ferme, on voit mal comment faire une crème onctueuse avec, même en le mixant longtemps !

Bref, je suis donc partie en quête de ce fameux tofu soyeux.

La différence est essentiellement la texture, puisque le tofu soyeux est aussi fait à partir de lait de soja caillé. Il a une texture de yaourt, ce qui explique que l'on puisse en faire des crèmes.Restait à savoir où en trouver, et être sûr que ce soit du tofu soyeux. Dans les magasins asiatiques, j'hésite encore, mais dans les enseignes bio, c'est plus facile puisque c'est écrit sur l'emballage.

Une fois trouvée, il me fallait une recette. Facile sur la blogosphère, mais j'ai préféré fouiller dans ma bibliothèque culinaire. C'est ce qui m'a amené à réouvrir le livre de Laura Kié "Okinawafood", et à tomber sur sa recette de cheesecake Matcha et sésame.
Mais vous direz qu'il n'y a pas de fromage dans la recette, et moi je vous répondrais que comme on appelle parfois le tofu : fromage de soja, le titre est tout à propos.

Ici ce n'est clairement pas la texture et le goût du cheesecake classique, mais c'est un dessert à la texture assez fine et parfaitement parfumé. Il faut dire que la neutralité du goût du tofu permet de profiter pleinement du goût du thé matcha et du sésame noir.
Et pour ceux qui recherchent une recette sans, là vous serez servis, car il n'y a ni oeuf, ni gluten, ni lait !

A noter : j'ai quelque peu adapté la recette à mon goût (plus de sucre, farine d'épeautre au lieu de la farine de riz...).
           

Cheesecake Matcha et sésame
 

au tofu soyeux
   

Pour 4 cheesecakes individuels

Biscuit au sésame noir

30 g de purée de sésame noir
25 g de farine d'épeautre (ou farine de riz)
1/2 c à soupe d'huile de sésame
15 g de sucre

Préchauffer le four à 180°C.

Mélanger la purée de sésame noir, la farine, l'huile et le sucre ensemble.
Diviser la préparation en 4 portions, et répartir la pâte dans le fond des cercles à entremets.

Enfourner pour 15 minutes.
Laisser refroidir sur une grille.

Crème au matcha et au tofu soyeux

300 g de tofu soyeux égoutté
10 cl de crème épaisse au soja
1 c. à café de poudre de thé matcha
1 c. à café de poudre d'agar-agar
8 c. à soupe de sirop d'agave

Fouetter le tofu soyeux avec le sirop d'agave et le thé matcha tamisé, afin d'obtenir une crème lisse.

Dans une casserole faire chauffer la crème de soja avec l'agar-agar.
Maintenir à ébullition pendant 30 secondes.

Incorporer la crème à l'agar-agar dans la crème au tofu.

Redéposer les fonds au sésame au fond des cercles à entremets.
Répartir la crème au matcha sur les fonds.

Réserver au réfrigérateur pendant 3 heures au moins.

Démouler et décorer selon le goût (ici graines de sésame noirs et poudre de Matcha)

 

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5 janvier 2016

Pommes de terre farcies façon cottage pie

Il y a parfois des vidéos de recettes rapide qui me donnent envie.

Généralement je tombe dessus par hasard (comme tout le monde d'ailleurs) et je la garde dans un coin. Pour le coup, c'est sur la page Facebook de Proper Tasty que je suis tombée sur cette recette de pommes de terre farcies, bien alléchante à mon goût. Une version so british, de quoi arrêter que la bouffe anglaise, c'est pas bon.
Ceux qui disent cela n'ont à mon avis jamais vraiment mangé anglais !

Alors pour ce début d'année, on fait simple et gourmand.
                

Pommes de terre farcie

façon Cottage pie
     

Pour 6 personnes

Ingrédients

6 grosses pommes de terre (ici de l'Agata)
1 oignon
1 carotte

250 g de viande hachée de boeuf
50 g de petits pois
1 c. à soupe de sauce Worcestershire
1 c. à soupe de farine

1 dose de coeur de bouillon de boeuf
100 ml d'eau
sel
poivre
huile d'olive
50 ml de lait entier(voir un peu plus)
un peu d'emmenthal râpé

Préchauffer le four sous grill 200°C.

Laver et ne pas éplucher les pommes de terre.
Les faire cuire 12 minutes à la cocotte minute.

Les laisser un peu refroidir sinon elles casseront facilement pour les creuser.
Une fois cuites, couper le dessus des pommes de terre dans le sens de la longueur.
Vider les pommes de terre à l'aide d'une petite cuillère, tout en laissant un peu de chair.

Réduire la chair prélevée en purée, et ajouter le lait chaud.
Assaisonner et mettre dans une poche à douille.

Pendant la cuisson des pommes de terre :

Eplucher et ciseler l'oignon.
Laver et couper la carotte en brunoise.

Faire revenir l'oignon dans de l'huile d'olive, ajouter ensuite la carotte et laisser cuire 5 minutes.

Ajouter la viande hachée et faire revenir.
Puis ajouter la farine et bien mélanger.
Ajouter l'eau et le cube de bouillon, ainsi que les petits pois et laisser cuire 5 - 10 minutes, le temps que le jus épaississe.
Assaisonner.

   

Farcir les pommes de terre avec la préparation.
Puis refermer la pomme de terre farcie avec la purée à l'aide la poche à douille.
Saupoudrer d'emmenthal râpé, et enfourner pour 15-20 minutes.

  

     

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23 décembre 2015

Bûche forêt noire - chocolat - vanille et griottes

Il est encore temps de vous lancez dans la confection de la traditionnelle bûche de Noël :o)

Alors pour ceux qui n'auraient pas d'idée, voici une des bûches que j'avais faite l'an dernier, mais pas encore publiée. Une bûche inspirée du traditionnel Forêt noire.

Pour les inserts, j'ai simplement utilisé des moules à mini cake en silicone, comme quoi on peut tout détourner pour faire comme les grands ;o)

J'aavais fait une version avec des griottes au sirop pour avoir une bûche moins alcoolisée, mais les griottines c'est tout de même plus sympa à mon goût. Je pense que pour plaisir à tous un mélange des deux peut-être une bonne alternative.

Allez je vous laisse je vais finir de préparer la bûche de cette année.
         

Bûche forêt noire
 

chocolat - vanille et griottes
    

Pour 8 personnes  
Moule à bûche : hauteur 7 cm - largeur 8 cm et longueur 23 cm

Sirop d'imbibage à la liqueur de griottines

Ingrédients

35 ml d'eau,
50 g de sucre,
1 cuil à soupe de liqueur de griottines

Dans une casserole, mettre l'eau et le sucre,
et amener le tout à ébullition.
Ajouter l'alcool et laisser refroidir.
   

Biscuit génoise chocolat

Ingrédients

4 oeufs moyens
80 g de sucre
60 g de maïzena
20 g de farine
25 g de poudre de cacao amer
1 pincée de sel

Four à 180°C.

Séparer les jaunes des blancs.

Faire blanchir les jaunes avec le sucre, puis incorporer la maïzena et la farine.

Monter les blancs en neige avec la pincée de sel, puis incorporer délicatement dans le 1er mélange

Répartir la pâte sur une plaque couverte d'une papier cuisson sur une épaisseur de 2 - 3 mm.
Enfourner pour 10-12 minutes.

Découper dans le biscuit un morceau de la taille de la partie arrondie de la bûche
et déposer cette partie encore chaude dans le moule à bûche chemiser d'un papier rhodoïd.
Imbiber le biscuit.

Découper dans le reste de biscuit un morceau qui permettra de fermer la bûche,
et une bande plus fine qui servira de base à l'insert.
Réserver.

Bavarois au chocolat noir
   Recette issue de l'Encyclopédie du Chocolat (éd Flammarion)

Ingrédients

19 g de chocolat noir à 70%
1 feuille de gélatine 
125 ml de lait
1 jaune d'oeuf
30 g de sucre

60 g de crème liquide entière bien froide

Hacher le chocolat et le faire fondre au bain-marie ou au micro-ondes.

Faire ramollir la feuille de gélatine dans de l'eau froide.

Dans une casserole mettre à chauffer.

Parallèlement, fouettez dans un cul de poule le jaune et le sucre, jusqu'à ce qu'il blanchisse.

Lorsque le lait frémit, verser en la moitié sur le jaune blanchi, et mélanger.
Verser le reste du lait, et mettre le mélange dans une casserole, et remettre à cuire sur un feu doux.

Laisser cuire en remuant constamment en faisant un 8 avec la spatule,
jusqu'à ce que la crème atteigne 85 °C ou à la nappe.
Retirer du feu la température atteinte, et passer la crème au chinois (passoire fine) dans un récipient.

Prélever 45 g de crème anglaise pour poursuivre la recette, et y dissoudre la gélatine essorée.

Verser lentement un tiers du chocolat fondu,
et mélanger énergiquement en décrivant des petits cercles.
Incorporer ensuite un autre tiers de chocolat fondu, puis le dernier tiers.

Monter la crème liquide en crème montée.

Lorsque le mélange de crème anglaise et chocolat est environ à 45 / 50 °C, incorporer un tiers de la crème montée.
Puis incorporer le reste de crème montée.

Couler dans un insert ou des petits moules à cake comme ici.
Réserver au congélateur.

Gelée de griottes

Ingrédients :

150 g de griottes au sirop égouttées
2 feuilles de gélatines

Faire ramollir la gélatine dans de l'eau froide.

Faire chauffer les griottes et les mixer grossièrement.
Hors du feu ajouter la gélatine essorée.
Laisser refroidir, et déposer de la gelée de griotes sur le bavarois chocolat de l'insert.
Et déposer dessus une bande de biscuit et l'imbiber de sirop.

Remettre au congélateur.

 

Crème à la vanille et au rhum

Ingrédients :

4 jaunes d'oeufs
1 gousse et demi de vanille
3 feuilles et demi de feuille de gélatine
90 gr de sucre
220 ml de lait
250 ml de crème liquide entière
1 à 2 cuil à soupe de rhum brun

Mettre les feuilles de gélatine à ramollir dans de l'eau froide.

Battre les jaunes d'oeufs avec 40 gr de sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse et double de volume.

Fendre les gousses de vanille en deux et gratter les graines de vanille.
Les mettre dans le lait avec le reste de sucre et porter à ébullition.

Retirer les gousses de vanille,
et incorporer le lait bouillant dans les jaunes blanchis en fouettant constamment.

Remettre à cuire comme pour une crème anglaise,
soit jusqu'à l'obtention d'une crème anglaise ou jusqu'à 85 °C.

Retirer du feu et ajouter la gélatine préalablement essorée de son eau.
Laisser complètement refroidir.

Monter la crème liquide presqu'en chantilly, y ajouter le rhum
et incorporer la crème montée à la 1ère crème.

Montage

Griottines ou griottes égoutées préalablement

Déposer un peu de crème vanille-rhum sur le biscuit au fond du moule.
Déposer des griottines ou des griottes égouttées, et recouvrir de la crème vanille-rhum.

 Mettre l'insert congelé dedans et l'enfoncer afin que la crème vanille-rhum remonte sur les bords de l'insert.
Enfoncer sur les côtés des des griottines ou des griottes égouttées.
Recouvrir d'une couche de crème vanille-rhum pour cacher l'insert.

  

Recouvrir de gelée de griottes, puis déposer le biscuit et imbiber le.
Remettre au congélateur.

 

Crème montée 

Ingrédients

125 g de crème liquide entière
50 g de sucre glace

Monter la crème liquide presqu'en chantilly, y ajouter le sucre glace.

Démouler la bûche et retirer le rhodoïd.

A l'aide d'une spatule ou d'une poche à douille napper la bûche.
Décorer de sapins en chocolat et de cerise (griottes ou griottines égouttées).

Compter 3 à 4 heures pour la décongélation au réfrigérateur.

 

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Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie.

16 septembre 2014

Sweet table Némo - le gâteau Némo et quelques pas à pas en pâte à sucre

Et voici ma nouvelle réalisation de décors en pâte à sucre, une table de dessert entièrement dédiée à Némo (le dessin animé) pour fêter les 2 ans du fils d'un de mes cousins.

 

J'avoue que j'aime beaucoup ce personnage de dessin animé, et m'amuser à le modeler fût vraiment un plaisir. C'est l'avantage avec ce type de personnage, inutile qu'il soit parfait.

Bon j'avoue que le phénomène Némo a tout de même un côté négatif et une limite que je ne supporte pas. Ça me met un peu hors de moi d'entendre les parents, grands-parents, animateurs... appeler tous les poissons clown des aquariums "Némo"... et pire tous les poissons chirurgien bleu "Dori", "Ben ouais, la copine de Némo, quoi !".
C'est un peu comme lorsque l'on traite une anémone de mer de jolie fleur !

Allez, allez, je respire... Car ici il s'agissait bien de faire un gâteau sur le thème de Némo, le poisson clown du dessin animé du même nom. Pour être exact, pas n'importe quel poisson clown, puisque Némo est un Amphiprion ocellaris, soit un poisson clown à 3 bandes ;o)
Il faut dire qu'il existe une trentaine de poissons clown différents. Et oui tous les "Némo" ne sont pas des "Némo" ! Personnellement, je n'ai vu ceux là en vrai qu'en aquarium, et en plongée uniquement les poissons clown à 2 bandes notamment en Egypte. Trop trop beau, un de mes poissons préférés avec le synchiropus splendidus ou poisson-mandarin.

Pour ce gâteau Némo, j'ai innové, enfin presque ! Je n'ai pas fait mon traditionnel gâteau au chocolat, car j'avais envie que l'intérieur de mon gâteau rappelle les couleurs du poisson clown. Alors pour ce faire, j'ai ressorti une bonne vieille recette de gâteau au yaourt.

Et oui, LE gâteau au yaourt, celui qu'on a tous fait enfant (enfin presque tous) avec maman ou à l'école.
Chacun a sa précieuse recette dont les quantités sont plus ou moins les mêmes à quelques grammes près de farine, sucre, yaourt... Certains utilisent du beurre, d'autres de l'huile... Bref, autant de recettes que de pot de yaourt.
Je ne sais même plus d'où vient la recette que j'utilise : recette d'école, magazine quelconque, recette d'une copine, recette de maman... Tout ce que je sais c'est que c'est la recette qui me convient car je la trouve moelleuse.
Maintenant bien évidemment, pour réaliser un gâteau décoré, si vous avez votre recette ancestrale de gâteau au yaourt, au moins celle que vous aimez, faite la. Cela ne changera rien à l'affaire.

Pour un gâteau sur 2 étages, j'ai réalisé 5 gâteaux avec la recette qui va suivre : 3 colorés en orange et les 2 autres sans colorant. Les traits noirs, ou plutôt chocolat sont en ganache chocolat montée (que j'ai un peu trop fouettée, mais plus le temps de refaire).

Voilà bien évidemment, je vais faire plusieurs billets pour vous donner au fil du temps les différentes recettes de cette sweet table consacrée à Némo, et notamment quelques tuto en pas à pas pour les personnages version cupcake... Je n'ai vraiment pas eu le temps de faire de pas à pas pour les personnages du gâteau principal.

Et encore un très bon anniversaire à Rafael... qui a adoré dévorer les petits Némo ;o)
           

Gâteau Némo
       

 Gâteau au yaourt
(quantité pour 1 couche de gâteau - ici il vous faudra 3 gâteau de couleur orange et 2 natures)

Ingrédients

180 g de sucre
3 oeufs moyens
2 yaourts natures de 125 g
240 g de farine
1 c à soupe rase de levure chimique
100 g de beurre fondu
1 c à café d'extrait de vanille (ou parfum de votre choix)

Pour les versions oranges : j'ai utilisé du colorant gel orange, à doser selon l'intensité que vous souhaitez. Ajouter le petit à petit.Nota pour une version chocolat : retirer 30 g de farine et les remplacer par 30 g de cacao amer en poudre.

De préférence à faire la veille.

Préchauffer le four à 180°C.

Dans un récipient, fouetter les oeufs avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse et double de volume.
Ajouter les yaourts et mélanger.

Ajouter ensuite la farine et la levure tamisée et mélanger délicatement.
Ajouter enfin le beurre fondu et l'extrait de vanille, et mélanger de nouveau.

Ici comme dit plus haut j'ai réalisé 2 gâteaux sans colorant et 3 avec colorant.
2 des gâteaux pour la base ont été cuits dans un cercle de 25 cm
les 3 autres dans un cercle de 20 cm de diamètre, puis couper pour avoir une épaisseur identique pour les 3 étages.

Couler dans le moule et faire cuire environ 25 minutes.
Laisser refroidir sur une grille.

Ganache chocolat (pour 1 gâteau monté)

Ingrédients

120 gr de chocolat noir
160 gr de crème liquide

Couper le chocolat en petits morceaux ou le râper.

Dans une casserole, mettre la crème liquide à chauffer, et porter le tout à ébullition.

Verser de suite, la moitié de la crème chaude sur le chocolat.
Bien mélanger, puis verser le reste de crème chaude.

Mettre au réfrigérateur ou même au congélateur quelques heures.

Lorsque la crème est bien froid,
la fouetter quelques secondes afin d'obtenir une chantilly bien ferme.

Montage

Pour la base vous aurez besoin de 2 biscuits un sans colorant et l'autre orange.
Pour le gâteau du haut 1 gâteau sans colorant et 2 oranges.
          
Déposer un des disques de gâteaux sur un support, et napper le dessus de ganache chocolat.
Prenez bien soin de garder un des disques à face très lisse pour le dessus du gâteau.
Déposer un 2ème disque de gâteaux sur la ganache.

Refaire cette opération avec le 3ème gâteau pour le gâteau du dessus.    
Déposer le dernier gâteau sur le dessus en prenant soit d'avoir le côté le plus lisse sur le dessus,
et bien vérifier que les gâteaux sont bien superposés les uns par rapport aux autres.

Recouvrir l'intégralité du gâteau du reste de ganache au chocolat,
en prenant soin de bien lisser la surface afin d'avoir un support bien droit.

   

Remettre le gâteau au moins 30 minutes au frais pour que la ganache reprenne de la texture.
         

Pour couvrir votre gâteau, je vous remets ici les explications que je vous avais donné pour mon gâteau de la Reine des neiges (cela évite de les chercher). Je n'ai pas eu le temps de faire des photos de la couverture de ce gâteau spécifique... et puis la technique est la même dans les 2 cas.
           

Couverture en pâte à sucre
      

Quantité de pâte à sucre pour couvrir les gâteaux Némo de pâte à sucre :

Mon grand gâteau de base faisait environ 25 cm de diamètre pour environ 6 cm de haut : j'ai compté pour être à l'aise : 600 g de pâte à sucre
Mon plus petit gâteau du dessus faisait environ 20 cm de diamètre pour 8 - 9 cm de haut : j'ai compté pour être à l'aise : 500 g de pâte à sucre.

Ces quantités ne sont qu'indicatives. Tout dépend de votre pratique et dextérité, moi je ne couvre pas assez de gâteau pour être à l'aise avec des quantités inférieures et éviter les déchirures.

Pour d'autres tailles de gâteaux : je vous renvoie à internet où vous trouverez un tas de sites qui donnent des quantités estimées de pâte à sucre pour couvrir un gâteau suivant leur taille et épaisseur.

Avant de couvrir en pâte à sucre, il faudra recouvrir le gâteau d'une base de ganache chocolat pour le gâteau Némo (comme dans la recette ci-dessus), ce qui permettra à la pâte à sucre d'adhérer.

Pour étaler la pâte à sucre, je fleure mon plan de travail avec de la maïzena, ça évite d'y rajouter du sucre.
Mais je sais que certains préconisent de faire un mélange moitié sucre glace - moitié maïzena.
Si comme moi, vous ne maîtrisez pas la couverture de gâteau en pâte à sucre :
n'étaler pas trop finement la pâte à sucre.

 

Une fois recouvert, lisser le dessus et les bords afin d'éviter les plis, tout en faisant attention de ne pas déchirer la pâte à sucre.
De plus comme vous le voyez n'hésitez pas à repousser vers le gâteau la pâte à sucre,
et ne pas trop tirer la pâte à sucre vers le bas en lissant le gâteau
sinon vous risquez de déchirer les angles. Et là c'est difficilement rattrapable.

Après tout en repoussant la pâte à sucre vers le gâteau de découpe le long de mon gâteau en insistant sur l'angle
en passant plusieurs fois.On peut aussi utiliser un couteau, mais quand on ne maîtrise pas on a vite fait de couper trop court.

 

Une fois coupé, retirer l'excédent de pâte à sucre, et lisser de nouveau la surface et les côtés du gâteau.

Le gâteau est prêt à être décoré.

Les personnages 

Némo
        

 

Je vous donnerais dans un prochain billet un pas-à-pas pour des petits Némo pour cupcake.
   

Dory (ou Doris en français)
      

Alors à défaut de vous montrer le grand Némo, voici le pas à pas de Dory (ou Doris en français).

Ici, c'est une Dory que j'ai faite de mémoire sans la dessin de celle du dessin animée (donc pas forcément identique au dessin animé)
car je l'ai fait très rapidement la veille pour compléter le décors.
J'avoue j'avais tellement fait de petits décors que je ne voulais pas le casser la tête à faire une Dory...
... et puis finalement voici ma Dory !

 

1. Faire le corps en aplatir un boudin bleu clair de pâte à sucre en l'affinant légèrement à l'arrière.
2. Il faudra aussi affiner en épaisseur le haut arrière du corps.
Ici, je voulais un poisson qui puisse tenir debout sans pique.

   

3.  Faire un cercle de pâte de l'apaisseur de l'arrière du corps avec un bleu plus foncé.
Et redécouper à l'emporte pièce pour faire un croissant fin.
4. Ce croissant devrait vous permettre d'avoir une sorte de crête qui ferra la nageoire dorsale.
5. Découper la pointe arrière de la nageoire dorsale pour laisser un emplacement à la queue.

6. Etaler une fine coupe de pâte noire, et découper 2 profils arrières du corps du poisson.
7. Dimensionner et couper la partie avec un emporte pièce sur les 2 tâches noires.
Coller les 2 parties à l'arrière du corps.

8. Coller la nageoire dorsale et la découper aux ciseaux. Cela va lui donner un mouvement.

   

9. Marquer la bouche avec une douille.
10. Creuser la bouche.
11. Pour accentuer son visage, creuser une fossette sur le haut de la bouche (des 2 côtés biensûr).

   

12. Marquer les yeux des 2 côtés en faisant attention qu'ils soient à peu près à la même hauteur et endroit.
13. Superposer un boule de pâte blanche et une petite boule noire.
14. Appuyer pour uniformiser l'oeil. Faites de même de l'autre côté.

   

15. pour la queue : Faire un cercle de pâte jaune et couper une partie.
16. Couper ensuite en diagonale - presque la forme d'un triangle.
17. Retirer l'arc de cercle avec un emporte pièce.

 

18. A l'aide d'un pique marquer la pointe de la queue des 2 côtés en insistant sur la face du poisson qui sera visible.
19. Creuser légèrement l'arrière du poisson et coller la queue en lui donnant un mouvement d'ondulation.

   

20. Refaire un cercle de pâte jaune, et découper des parts dans ce cercle.
21. En choisir 2 de même taille, et couper la pointe de ces parts.
Puis comme pour la queue, marquer l'extérieur avec la pointe d'une pique.
22. Coller les nageoires de chaque côté du poisson, en faisant attention à la symétrie.

   

Pour finir, pour donner à la Dory un air un peu perdu et "barjot"
23. Mettre une petite boule noire de pâte dans la bouche.
24. L'étaler sur le fond de la bouche.
25. Coller au dessus de la bouche un petit boudin blanc pour faire les dents.

Enfin 2 choses que j'ai oublié de prendre en photos....

Pour surligner les yeux, j'ai mis sur le Dory du gâteau des petits arc de cercle
et juste avant la queue de minuscules triangles pour représenter les lames latérales des poissons chirurgiens.
Et oui, il ne s'appelle pas chirurgien pour rien, et ça coupe bien !
      

Pieuvre et étoile de mer
      

 

Pour la pieuvre je vous met ici le lien vers la vidéo dont je me suis inspirée.
Comme elle l'indique, même si les pieuvres ont 8 tentacules en réalité,
en modelage mieux vaut 6 pattes sinon ça fait vraiment trop.

Pour l'étoile de mer ci-dessous un pas-à-pas facile (certes cela ne donne pas une étoile parfaite mais c'est rapide)

Nota : si la pâte à sucre vous colle au main : utiliser de la maïzena
Pour coller les éléments ensemble : simplement de l'eau - mais pas trop ;o)

   

1. Tout commence bien évidemment par une étoile. Il faut une épaisseur de 5 mm
2. Marquer le centre de l'étoile.
3. Marquer les 5 branches de l'étoile.

   

4. Former les branches de l'étoile en les affinant et leur donnant un mouvement
5. Faire des petits points partout à l'aide d'un pique.
6. Marquer la place des yeux.

   

7. Pour les yeux superposer 1 boule blanche et une petite boule noire.
8. Enfoncer les yeux légèrement pour les uniformiser (attention ici j'ai mis un pru trop d'eau).
9. Faire de même pour la bouche, marquer la place de la bouche et superposer un petit boudin noir, puis une pointe de blanc.

Coraux et éponges
    

 

Pour les coraux roses : ce sont simplement des boudins où on fait un trou au dessus.
Ne les mettez pas droit, donnez leur du mouvement.

Pour les autres coraux marrons (qui sont plus des formes de vers de mer d'ailleurs)
Ce sont des roulants de pâte à sucre coupés en diagonale.

Pour le corail beige "emmenthal" ;o) et les algues : ici la vidéo dont je me suis inspirée.

On peut aussi faire des éponges avec des boules de pâtes que l'on perce de façon aléatoire.
 

Le gâteau final
         

 

Mon prochain billet contiendra quelques pas-à-pas de personnage version cupcake, dont Némo :o)

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 Contrat Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Macaronette et Cie

30 novembre 2015

Gateau Splatoon... pour l'anniversaire de mon ado

Tout d'abord, inutile de m'envoyer des messages pour me demander si je peux vous faire un gâteau de ce type : je ne vends rien, je fais ça pour le plaisir pour ma famille et mes amies, je ne suis pas cake designer... et j'avoue que je préfére la vraie pâtisserie que ce type de gâteau décoré.

Mais rien n'est trop beau pour l'anniversaire de ma grande :o)
Alors pour elle, je reprends le chemin de la pâte à sucre pour lui faire le gâteau qui lui plaira. Et cette année, le thème qu'elle a choisi pour son gâteau est Splatoon !

Pour ceux qui ne connaisse pas Splatoon : il s'agit d'un jeu sur console Wii U, une sorte de paint-ball, dans lequel s'affronte 2 équipes avec des couleurs différentes. Le but est de recouvrir la surface du sol d'un grand terrain d'encre colorée. L'équipe gagnante est celle à réussi à repeindre le plus grand territoire.
Dans ce jeu, il ne s'agit pas de peinture, mais d'encre, car les personnages sont mi-humains-mi-calamar, appelés Inkling.

Vu le thème, le gâteau ne pouvait être que coloré et amusant à faire... mais c'était sans compter la réalisation des fameux calamars !

Vu les différentes grimace de ma fille... aux grands mots, les grands moyens.

Pour réaliser la "tête" des calamars, je me suis aidée de l'amiibo (personnages de la Wii) pour réaliser les calamars et d'un kit de création de moule en silicone (de chez Silli.Creations - il existe peut-être d'autres produits similaires mais je ne les connais pas).

Ce kit permet de créer facilement, en mélangeant 2 pâtes en quantité égale, des moules alimentaires utilisables pour modeler de la pâte à sucre, du chocolat, de la pâte d'amande... en gros tout ce qui ne nécessite pas de cuisson. En 3 heures votre moule est prêt.

   

Très pratique, même si pas donné (compter 19 euros environ pour un petit kit - sur le net ! Attention, je ne suis pas sponsorisée, c'est juste un produit que j'ai trouvé pratique et que j'ai utilisé ici.). Heureusement, j'avais acheté les kits lors d'un salon où le fabricant faisait une offre promotionnelle.

Maintenant, vous pouvez très bien faire les calamars par vous même, c'est une question de modelage.

Pour la gâteau, j'avoue que je ne me suis pas cassée la tête : 1 gâteau chocolat, un gâteau vanille, fouré de pâte à tartiner chocolat-noisette et confiture de cerise.

Pour la décoration, je me suis pas mal inspirée de photos trouvées sur le net.
       

Gâteau Splatoon
         

Pour 10 - 12 personnes
Gâteau de 20 cm de diamètre pour une hauteur de 7,5 cm

Gâteau au chocolat     Recette inspirée de "Gâteau à croquer"

Ingrédients 

130 g de farine
20 g cacao amer en poudre

125 g de sucre
1/4 sachet de levure
60 ml d’huile neutre type colza ou arachide (bien évidemment ça marche aussi avec de l'huile d'olive pour parfumer)
60 ml de lait
2 œufs moyens

Préchauffer le four à 180°C

Monter les oeufs avec le sucre jusqu’à ce que la préparation double de volume et soit bien crémeuse.

Incorporer délicatement la farine, le cacao amer en poudre avec la levure tamisée,
puis incorporer l’huile et le lait
.

Verser dans un cercle de pâtisserie graissé et fariné.
Faire cuire environ 30 minutes.

Démouler et laisser totalement refroidir.

Gâteau vanille
      Recette inspirée de "Gâteau à croquer"

Ingrédients 

150 g de farine
125 g de sucre
1/4 sachet de levure
60 ml d’huile neutre type colza ou arachide (bien évidemment ça marche aussi avec de l'huile d'olive pour parfumer)
60 ml de lait
1 c. à café d'extrait de vanille

2 œufs moyens

Préchauffer le four à 180°C

Monter les oeufs avec le sucre jusqu’à ce que la préparation double de volume et soit bien crémeuse.

Incorporer délicatement la farine avec la levure tamisée,
puis incorporer l’huile, l'extrait de vanille et le lait
.

Verser dans un cercle de pâtisserie graissé et fariné.
Faire cuire environ 30 minutes.

Démouler et laisser totalement refroidir.

 Finalisation

1 pot de pâte à tartiner
1 pot de confiture de cerise (allégé)

Couper vos 2 gâteaux sur le dessus pour égaliser la surface.
Puis les couper en 2.

Déposer un cercle vanille, et étaler de la confiture de cerise généreusement.

Déposer dessus un cercle de chocolat (en gardant le cercle avec la partie lisse - dessous du gâteau à la cuisson),
et tartiner de pâte à tartiner.

Déposer un cercle vanille, et étaler de la confiture de cerise généreusement.

Déposer enfin le dernier cercle chocolat, en mettant le côté lisse sur le dessus.
Enduire tout le gâteau (dessus et côtés) avec de la pâte à tartiner.

Recouvrir de pâte à sucre.
Ici, j'ai coloré ma pâte à sucre en gris pour rappeler la couleur des terrains industriels dans splatoon qui sont gris.

Pour des explications sur comment recouvrir un gâteau de pâte à sucre : ici Vous trouverez aussi quelques conseils qui me sont propres.

Pour  la décoration, j'ai refais le passage piéton sur le dessus,  en principe dans le jeu il est interdit de mettre de l'encre à cet endroit...
comme on me l'a rappelé ;o)

Les splat de couleur sont fait à l'aide d'emporte de pièce.

Nota : tout est collé à l'eau.
Je n'utilise pas de colle alimentaire. Je trouve inutile de payer de la colle alimentaire alors que l'eau fonctionne très bien.

 
         

Explicatif pour un calamar
         

 

Prendre un morceau de pâte à sucre de la couleur souhaité du calamar et mouler la tête.
Découper les bords et l'excédent afin de retrouver la forme du calamar.

   

Découper des cercles de pâte blanche pour les yeux.
Coller les pastilles blanches et étaler la pâte dans l'orifice.
Marquer la pupille et coller une petite bille de pâte pour les yeux.
A l'aide d'un pinceau et de colorant noir : dessiner la pupille.

   

A l'aide d'un pinceau et de colorant noir marquer le bas des yeux.
Façonner les 2 tentacules, et le coller au corps avant de poser le calamar sur le décors.

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Licence Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Sandrine CHAUVIN alias Macaronette et Cie

11 mai 2016

Cuisses de grenouilles façon teriyaki (enfin à ma façon)

Cela faisait un moment que je n'avais pas trouvé de cuisses de grenouilles chez mon poissonnier préféré. Il faut dire que ce n'est pas souvent que j'en trouve, alors lorsqu'il en a j'en profite.

Pour cette nouvelle recette de cuisses de grenouilles, j'ai eu envie de ressortir la recette de sauce terriyaki de ma maman. Elle n'a rien de particulier, je ne sais pas d'où elle la tenait, mais qu'importe je vous avouerais, puisque je l'adore.

Vous trouverez très sûrement des recettes similaires sur d'autres blogs. Il faut dire que la sauce dite terriyaki n'a rien d'extraordinaire et contient quasi toujours les mêmes ingrédients aux variantes prés que chacun veut bien y apporter : miel à la place du sucre, vin blanc à la place du saké, sauce soja claire chinoise au lieu de la sauce soja japonaise... Idem pour les proportions chacun y va de ses mesures, ce que là aussi varie les plaisirs. Je vous avouerais que bien souvent je fais cette sauce au pif et qu'il m'a fallu de la discipline pour mesurer les ingrédients.

Autant de variantes que d'envie, alors ne vous privez pas.

Si vous n'aimez pas les cuisses de grenouilles, vous pouvez l'utiliser pour faire mariner et cuire du poulet, de l'agneau, du porc...

En principe, on pré-cuit la sauce avant de la badigeonner sur la viande que l'on fait griller au four ou barbecue. Ici, c'est une méthode marinée que je vous propose.   

Cuisses de grenouilles
   

façon teriyaki
    

pour 2 personnes

Ingrédients

12 paires de cuisses de grenouilles

3 c. à soupe de sauce soja
1 c. à soupe de saké (ou vin blanc à défaut)
2 c. à soupe de mirin
1 c. à soupe d'huile de sésame grillé (attention il s'agit de l'huile de sésame que l'on trouve dans les rayons asiatiques)
1 c. à café de fécule de maïs (voir un peu plus si vous aimez les sauces bien épaisses)
1 petit morceau de gingembre frais
piment d'Espelette

Découper et préparer les cuisses de grenouilles :
Couper la colonne à la base des cuisses, et couper les pattes à la base du tibia (enfin le tibio-fibula)
Séparer les cuisses en coupant au milieu.
Là il va rester un petit morceau du bas de la colonne, que vous retirez en coupant délicatement les chairs et cassant à la jointure de l'os.
C'est mieux pour les manger.

 

Préparer la sauce en mélangeant dans un récipient tous les ingrédients de la sauce ensemble.
Pour le gingembre frais, le râper et l'ajouter à la sauce.

Faire mariner à minima 30 minutes, les cuisses de grenouilles dans la sauce.

Faire chauffer une poêle et faire revenir rapidement les cuisses préalablement égouttées
dans un peu d'huile de sésame.
En fin de cuisson, verser la sauce et laisser épaissir.

Servir de suite avec du riz blanc et ici des asperges vertes juste poêlées.

 

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9 mai 2016

Mazanec - Brioche traditionnelle tchéque

Cela faisait un moment que je n'avais pas fait de brioche. Pourtant depuis que je sais en faire j'adore en faire.

C'est en allant sur le blog de Prici "La cuisine et les voyages de Pripri" que j'ai découvert cette brioche tchéque, qui m'a bien donné envie. Comme Prici le dit si bien, même si c'est une brioche de Pâques, pourquoi devoir attendre la Pâques prochaine pour tester cette brioche ?

La Mazanec est une brioche traditionnelle tchéque que l'on prépare en principe pour Pâques, ou parfois pour Noël. Cette tradition remonterait au 15ème siècle.

Elle a la forme d'un pain rond et est garnis de raisins secs ou/et de fruits secs. Vous trouverez aussi des recettes avec des garnitures variées ou contenant des épices. On trouve quelques recettes avec de la crème ou du fromage doux, il s'agit apparemment de recettes plus anciennes car la crème ou le fromage frais évité de mettre du sucre.

La surface de cette brioche est décorée d'amandes effilées. En principe avant la cuisson, il est fait une incision au couteau sur le dessus en forme de crois qui commémore le sacrifice du Christ. Je pourrais vous dire que je n'ai pas fait cette croix car ce n'est pas Pâques, mais je ne vais pas vous mentir, j'ai tout simplement oublié de le faire sur mes Mazanec !

S'agissant de la recette, j'ai repris la recette de pâtissière tchéque Iveta Fabešová, en y ajoutant un peu de beurre comme dans d'autres recettes trouvées par-ci par-là.

S'agissant de la méthode de confection de cette brioche, j'ai réutilisé la méthode que j'emploie pour mes brioches. Libre à vous de traduire la recette tchéque et d'utiliser la méthode de Iveta Fabešová bien évidemment.
         

Mazanec
         

Pour 1 brioche

Ingrédients

20 g de levure de boulanger fraîche
50 g de sucre
100 ml de lait tiède
250 g de farine T45 ou de gruau
30 g de raisins secs trempés dans 2 c. à soupe de rhum
½ sachet de sucre vanillé
1 pincée de sel
le zeste d'un ½ citron bio
2 jaunes d'œufs
75 g de beurre

1 oeuf pour la doruredes amandes effilées

Mettre les raisins secs dans un bol avec le rhum, et réserver.

Dans un récipient, dissoudre la levure de boulanger dans la moitié du lait tiédi
y mélanger 2 c. à soupe de farine prélevée sur la quantité de base, et 1 c. à soupe de sucre.
Couvrir d'un film et laisser pousser pendant 20 à 30 minutes.
La pâte va buller.

Dans le bol d'un robot avec le bras du pétrin,
mettre le reste de farine, de sucre, le zeste de citron, le sucre vanillé, le sel, les jaunes et le levain (dans son intégralité).

Pétrir à grand vitesse pendant 5 minutes afin que les ingrédients s'incorporent.
Si besoin ajouter une ou 2 cuil à soupe de lait.
Puis 10 minutes à petite vitesse.

Lorsque les ingrédients sont bien mélanger ajouter le beurre mou et pétrir pendant 10 à 15 minutes à vitesse moyenne.

Ajouter les raisins imbibés et mélanger la pâte afin que les raisins soient incorporés.

Mettre la pâte dans un récipient,
filmer au contact et laisser pointer à température ambiante environ 20 minutes.

Dégazer la pâte en aplatissant la pâte sur le plan de travail.
Bouler la pâte, filmer au contact et réserver au réfrigérateur à minima 2 heures (1 nuit c'est mieux).

Former la pâte en boule, et déposer sur une plaque de cuisson préalablement huilé légèrement.
Dorer la brioche à l'oeuf battu, et laisser pousser pendant 1 à 2 heures.

Pré-chauffer le four à 170°C.

Dorer la Mazanec de nouveau, tracer une croix sur le dessus au couteau, et saupoudrer généreusement d'amandes effilées.
Enfourner pour 25 - 30 minutes suivant votre four.

 

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27 mars 2016

Nids de Pâques vanille - framboise

Je sais qu'il est tard pour vous donner une recette de Pâques, mais si vous avez une repas demain, il est toujours temps de vous mettre aux fourneaux.

Cela faisait bien longtemps que j'avais envie de faire des Nids de Paques, ces petits gâteaux avec des filaments de crème décorés de petits oeufs de Pâques que l'on trouve chaque année traditionnellement chez les pâtissiers. Vous savez ceux qui à l'instar des bûches de Noël se compose de crème au beurre.

J'en vois déjà certains reculer d'un pas au nom de la crème au beurre. Il est vrai qu'il y a plus léger que la fameuse crème au beurre.

Loin de faire la version classique des Nids de Pâques, j'avais envie d'y mettre un peu de fruité et d'acidulé. Nous sommes en période de fraises, mais je ne voulais pas faire de fraisiers, alors je me suis rabattue sur des framboises congelées pour leur côté acidulé.

Pour le biscuit décoré, j'ai repris la recette de chez Lenôtre, que j'avais appris lors de leur atelier, et en utilisant les couleurs assez classiques de Pâques bleu, vert et rose.

Pour la crème, j'ai hésité à faire une crème mousseline, mais je pense que les filaments des nids n'auraient peut-être pas été aussi marqués. Reste que je ne pourrais pas vous le confirmer car j'ai préféré faire une crème au beurre. Certes c'est de la crème au beurre, mais maison ou avec de bon produit, c'est très bon.

Je vous laisse donc avec mon dessert de Pâques.
         

Nids de Pâques vanille - framboise
      

Pour 8 personnes

Sirop pour imbiber

Ingrédients

75 ml d'eau,
100 gr de sucre,
2 cuil à soupe de liqueur de votre choix : ici du rhum brun

Dans une casserole, mettre l'eau et le sucre, et amener le tout à ébullition.
Ajouter l'alcool et laisser refroidir.

Biscuit aux amandes décoré
   
Recette Ecole Le Nôtre

Pâte à décors

Ingrédients :

50 gr de beurre doux ramolli
50 gr de sucre glace
50 gr de blanc d'œufs (réserver les jaunes pour la crème au beurre)
50 gr de farine
du colorant (ici rose, vert et bleu)

Malaxer le sucre glace avec le beurre tempéré. Ajouter la farine, puis le blanc d'œufs.

Diviser la pâte en 3 et colorer la pâte selon votre envie (ici bleu, vert et rose).
A l'aide de poches à douille ou de cornés, dessinez sur une feuille de papier cuisson découpée à la taille de votre plaque.
Prévoyez un dessin d'une hauteur maximum de 4 cm et la longueur de vos cercle (ici 6 cm de diamètre)

Mettre la plaque au congélateur.

Biscuit aux amandes

Ingrédients :

115 gr de sucre glace
115 gr de poudre d'amandes tamisées
30 gr de farine
150 gr d'œufs entiers
100 gr de blancs d'œufs (réserver les jaunes pour la crème au beurre)
15 gr de sucre semoule
23 gr de beurre doux fondu

Préchauffer le four à 180°C (T° 5-6)

Battre le sucre glace, la poudre d'amande, la farine et les œufs entiers ensemble pendant quelques minutes.

Monter en parallèle les blancs en neige avec le sucre en poudre.

Incorporer le beurre fondu au 1er mélange. Puis incorporer les blancs en neige délicatement.

A l'aide d'une poche à douille étaler une couche de biscuit aux amandes afin de faire des bandes (environ 4 cm de hauteur)
en recouvrant la pâte à décors congelée.

Etaler le reste de pâte sur une autre plaque recouvert de papier cuisson.

Puis enfourner pour 10-15 minutes environ.

Dès la fin de la cuisson, découper les bords proprement, puis insérer dans vos cercles à pâtisserie.
Découper 12 cercles dans la plaque de pâte nature sans décors
(il vous faudra prendre le diamètre interne de vos cercles après avoir cerclé le tour avec les bandes de biscuits décorés.)

Déposer un cercle de biscuit dans le fond de chaque cercle.
Imbiber les biscuits dans les cercles.
Filmer les 6 cercles de biscuit neutre restant.
Réserver.

Gelée de framboises

Ingrédients

3 feuilles de gélatine
250 g de framboises congelées
20 g de sucre (voir plus si vous préférez les desserts assez sucrés)

Mettre à ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau froide.

Faire chauffer les framboises et le sucre quelques minutes, et écraser grossièrement.
Hors du feu ajouter la gélatine bien essorée.
Laisser refroidir à température ambiante.

Crème au beurre à la vanille

Ingrédients

100 gr de sucre
de l'eau
100 g de jaunes d'oeufs
200 gr de beurre à température ambiante
2 c. à soupe d'extrait de vanille

Mettre le sucre dans une casserole et le mouiller d'eau, faire chauffer le sirop jusqu'à 114°C.

Mettre les jaunes dans la cuve d'un robot ou un récipient, et commencer à les fouetter.
Verser le sirop à 114°C petit à petit sur les jaunes tout en fouettant,
et fouetter jusqu'à ce que le mélange double de volume et revienne à température ambiante.

Lors le mélange est à température ambiante,
tout en fouettant toujours ajouter le beurre tempéré petit à petit.

Lorsque le beurre est bien incorporer, foisonner quelques minutes,
ajouter de l'extrait de vanille petit à petit.
Mettre une partie de la crème au beurre (environ la moitié) dans une poche avec une douille à filaments.

Montage :

Déposer une couche de crème au beurre vanillé sur le fond de chaque entremets individuels.
Puis une couche de gelée de framboises.
Déposer un cercle de biscuit, et imbiber le avec du sirop.

Déposer de nouveau une couche de crème au beurre vanillé,
puis déposer 1 à 2 c. à soupe de gelée de framboise.

A l'aide de la poche à douille faire un nid en filaments sur le dessus de chaque entremets.
Décorer de petits oeufs de Pâques en sucre et en chocolat.

Réserver au rérigérateur, mais sorter les entremets une vingtaine de minutes avant la dégustation.

 

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Licence Creative Commons Tous les textes et photos contenus sur ce blog sont la propriété de Sandrine CHAUVIN alias Macaronette et Cie

13 septembre 2015

Korokke (コロッケ) - croquette de pomme de terre japonaise

Voici une nouvelle recette japonaise, que mes filles m'ont réclamé depuis qu'elles en ont mangé lors de notre périple : la korokke (コロッケ), soit la croquette de pomme de terre.

On en trouve quasi partout, dans les konbini où on vous les fait chauffer, dans les petits snacks de rue à emporter comme nous l'avions fait à Arashiyama...

... dans des restaurants self service... Bref vraiment partout. Il y a même des chaines de snack spécialisées dans la korokke. C'est très populaire au Japon où l'on mange beaucoup de friture.

   

La version traditionnelle des korokke est celle aux pommes de terre à laquelle on ajoute de la viande, mais aujourd'hui il existe une multitude de variante de korokke : au sésame noir, aux légumes, aux edamames, au poisson, au curry...

D'après ce que j'ai pu lire de-ci-delà, la korokke est apparue au Japon à la période Meiji (1868-1912), soit à partir du moment où le Japon s'est ouvert à l'étranger. Ce n'est donc pas une tradition japonaise. Après les sources ne sont pas toutes d'accord sur l'origine exacte de ces croquettes !
On peut trouver 3 origines aux fameuses korokke : l'Angleterre, les Pays-Bas (où l'on trouve les "kroket") ou la France (où l'on trouve les "croquettes" notamment de pommes de terre).

C'est une recette extrêmement simple, que l'on peut tout à fait, faire avec les enfants, et qui plaira au plus grand nombre, même à ceux qui n'aiment pas la cuisine japonaise, puisque peu typé japonais. Cela se rapproche de notre hachis parmentier mais en pané :o)

Dans ce billet, je vous propose la version traditionnelle : pomme de terre et viande. Mais je vous ferrais un billet prochainement sur une recette plus personnelle.

Pour cette recette, je me suis inspirée de plusieurs recettes trouvées sur le web, mais aussi dans le livre "Tokyo - les recettes cultes" de Maori Murota (éd. Marabout) qui est un excellent livre de la cuisine de tous les jours japonaises.
Certains mettent de la sauce soja et du mirin pour assaissonner la viande, d'autres des épices, d'autres encore ajoutent des légumes types carottes... même les proportions entre les pommes de terre et les ingrédients diffèrents d'une recette à une autre !
Bref, sur cette base vous pouvez vraiment faire ce qui vous plait !
           

Korokke (コロッケ)
   

Croquettes de pomme de terre
     

Pour 8 croquettes

Ingrédients

500 g de pommes de terre à purée (bintje, agatha...)
80 g de viande de boeuf haché
80 g de viande de porc haché
1/2 oignon
1 c. à café de noix de muscade en poudre
huile d'olive
1 noisette de beurre

2 oeufs
2 c. à soupe de farine
de la chapelure japonaise (panko)
huile de friture

Accompagnement : sauce Tonkastu, soit la même sauce que les okonomiyaki. Mais cela se mange très bien avec du ketchup ou toute sauce qui vous plaira.

Eplucher, laver et couper en gros morceaux les pommes de terre.
Les faire cuire en purée (eau froide + sel)

Une fois cuite, égoutter les pommes de terre et les écraser grossièrement.
Salé au besoin et ajouter une noisette de beurre.

Parallèlement :

Eplucher et ciseler le demi oignon.
Mélanger les viandes.
Faire revenir les oignons dans une poêle avec de l'huile, puis ajouter la viande hachée.
Faire cuire la viande en l'écrasant avec une fourchette.
Ajouter la noix de muscade, saler et poivrer.

Ajouter ce mélange à la purée de pomme de terre et mélanger.
Former les croquettes.

Faire chauffer l'huile de friture.

Paner les croquettes.
Pour cela j'aime bien la méthode vue au Japon (peut-être pas conventionnelle, mais efficace)
Mélanger l'oeuf et la farine dans un récipient.
Dans un autre récipient mettre la chapelure.
Tremper chaque croquette dans le mélange à l'oeuf puis enrober de chapelure.

   

Une fois l'huile à 180°C, faire frire les croquettes.


Déposer sur un papier absorbant.
Les manger de suite avec une petite salade et accompagner de sauce.

  

Et comme toujours pour accompagner mes billets de cuisine japonaise, un nouveau billet de mon périple japonais pour partager de nouvelles photos de Kyoto.
Ici vous trouverez aussi mon expérience d'atelier de pâtisserie japonaise, les wagashi.
(le lien est dans le titre ci-dessous)
     

Fushimi Inari Taisha (伏見稲荷大社)

 

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10 février 2016

Pets de nonne

C'est mercredi gras... Enfin "mardi gras" c'était hier ! Et oui lorsque l'on travaille, il n'est pas toujours évident de respecter les dates des évènements pour faire des recettes à propos le jour J.
Mais qu'importe car ma foi, on peut faire des beignets, des crêpes, des gaufres... tout au long de l'année après tout. Il suffit d'un peu de gourmandise.

Ici, je reviens à un de mes grands favoris en pâtisserie : la pâte à choux.

Qui dit pâte à choux et "mardi gras" ou "chandeleur", dit bien évidemment "pets de nonne". Bien évidemment vous pourrez faire des gaufres avec votre pâte à choux, si la friture ne vous donne pas envie - la pâte à choux donne des gaufres d'une légèreté incomparable comme je vous l'avais proposé il y a quelques années.

Les "pets de nonne" (ou "pet-de-nonne" puisqu'on admet les 2 écritures) aussi appelés parfois "soupir de nonne" (c'est plus élégant, mais moins parlant) ou "beignets de vent" (assez proche de la réalité, mais toujours pas parlant) sont des beignets à base de pâte à choux. Ils peuvent être parfumés à la vanille ou au zeste de citron.

Selon les ouvrages et les auteurs, j'avoue qu'il est difficile de vous donner l'origine de ces beignets au nom si évocateur. Parfois on dit qu'ils sont originaires de Touraine, parfois de Franche-Comté...

S'agissant de l'origine tourangelle, on raconte que les pets de nonne auraient été inventé par les soeurs de l’Abbaye de Marmoutier (près de Tour). L'histoire veut que l'une des religieuses aurait fait un pet dans la cuisine pendant les préparatifs du repas. Pendant que les autres religieuses s'éclaffaient de rire, l'une d'elle aurait laissé tomber une cuillerée de pâte à choux dans de l'huile chaude.

Pour une autre histoire, moins amusante mais d'actualité avec la réforme de l'orthographe (mais que fait l'Académie ?) explique que le terme de "pet" serait une erreur de mot, et qu'il faudrait parler de "paix-de-nonne". On explique alors que ces beignets soufflés et gonflés auraient été inventés par une religieuse qui, en donnant sa recette à un couvent voisin et ennemi, aurait assuré la paix ».

Allez toutes ces histoires "ne vallent pas un pet-de-nonne" selon l'expression consacrée pour le coup ;o)

Voilà ces petites histoires racontées, vous choisirez comme toujours celles que vous préférez, mais en avant pour la recette !

Certes j'aurais pu utiliser ma recette de pâte à choux classique, cela fonctionne très bien. Mais j'ai voulu innover et tester la recette de Christophe Michalak de son livre "Les meilleurs desserts de France" (éd. Grund).
Ce livre fait partie de ceux que j'ai sur les recettes sucrées de nos régions. Vous n'y trouverez pas les recettes dans la pure tradition, mais il est très intéressant et bien fait. Les recettes sont revues ou mises au goût du jour par le talentueux Chef.

Ici les pets de nonne sont parfumés au zeste de citron, cannelle et fleur d'oranger... auxquels j'ai ajouté à titre personnel un peu d'extrait de vanille.
C'est un délice léger et qui se mange sans faim.
     

Pets de nonne
  

Ingrédients

250 ml de lait entier
50 g de beurre
10 g de sucre
1 pincée de sel
1 pincée de poudre de cannelle
le zeste d'un citron bio
130 g de farine
150 g d'oeufs
1 c. à soupe d'eau de fleur d'oranger
1 c. à café d'extrait de vanille

du sucre
de l'huile de friture (de préférence de l'huile de pépin de raisin)

Dans une casserole, porter à ébullition le lait, le sucre, le beurre et le sel
avec la cannelle, l'extrait de vanille et le zeste de citron.

Retirer du feu et ajouter la farine en une fois en mélangeant à l’aide énergiquement à la spatule.
Lorsque la farine est complètement incorporée,
remettre la casserole sur le feu en remuant pendant 5 minutes, afin de dessécher la pâte.

  

Lorsque la pâte est homogène et forme une boule compacte,
la mettre dans un cul de poule, et ajouter les œufs un à un en mélangeant énergiquement à la spatule.

Faire chauffer l'huile à 160°C.

A l'aide d'une cuiller former des boules de pâtes à choux et les glisser dans l'huile chaude.
Faire cuire les beignets en les retournant de temps en temps jusqu'à ce qu'ils prennent un couleur caramel.

Egoutter sur du papier absorbant,
puis saupoudrer généreusement de sucre.

Déguster tiède.

 

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23 janvier 2016

Podig Amann - spécialité pontécrucienne (Finistère Sud)

On retourne en région pour une spécialité oubliée et perdue : le Podig Amann.

Certes je n'ai pas fait toutes les boulangeries de Bretagne, mais en tout cas une chose est sûre à Pont Croix, aucun boulanger ou pâtissier ne fait encore ce petit gâteau (pourtant il fait parti de certaines formations faites par la Chambre des métiers de Bretagne). Je n'en ai jamais mangé maison, ni même entendu parlé.

Alors comment ai-je découvert cette spécialité ? Et bien tout simplement, il y a une quinzaine d'année, lors de mon 1er séjour à Pont Croix (Finistère), en feuilletant le Guide touristique de la ville. Encore aujourd'hui, la recette est donnée dans le guide, seule véritable trace du patrimoine culinaire de la ville. Récemment, j'ai fait l'acquisition d'un livre sur les "Desserts du terroir", qui donnait lui aussi la recette des "Podic Amann de Pont Croix", mais ce livre n'est plus édité.

Et depuis tout ce temps, je n'avais jamais pris le temps de tester la recette.

Le Podig Amann est un petit gâteau à base de pâte sablée et d'une garniture proche du flan. Il est en principe cuit dans des moules dentelés à bord assez hauts. Mais je ne pourrais vous les décrire d'avantage puisque je n'en ai jamais vu en vrai. Là pour les moules, j'ai utilisé des moules à petites brioches parisiennes, qui leur donnent une jolie forme de fleur.

Je n'ai pas trouvé la traduction exacte de "Podig Amann", et ce n'est pas faute d'avoir cherché. Sauf à vous dire que "amann" que l'on retrouve dans beaucoup de noms de gâteaux bretons (dont le fameux "kouign amann") signifie "beurre" (pas de patisserie bretonne sans beurre !), la notion de podig est qu'en à elle, beaucoup plus obscure pour moi. C'est assez proche du mot "pod" qui signifie pot, mais quid du "ig" ?
Si des bretonants me lisent je suis preneuse de la traduction :o)

S'agissant de la recette, il n'est pas sûre que cette recette soit la recette originale.

En effet, comme je vous le disais il s'agit d'une recette oubliée et perdue. Vraisemblablement la recette que l'on trouve aujourd'hui du Podig Amann découle d'un concours organisé par l'office du tourisme local en 1996 afin de retrouver la recette ou tout au moins trouver une recette se raprochant de l'original. A ma connaissance, cette recette fût aussi celle utilisée lors du concours de 2012.

En l'absence de vieux grimoires, et parfois les recettes ne se transmettant pas pour garder idiotement l'ultime secret... On se contentera aujourd'hui, de la recette moderne du Podig Amann. Ce faisant, j'ai aussi modifié certains éléments de fabrication et corrigé quelques erreurs de la recette du Guide touristique (méthode de fabrication, température de cuisson, temps de cuisson...), parce que je ne voulais pas des gâteaux brûlés et surcuits.
           

Podig Amann
      

Pour 14 petits gâteaux (taille à moule à petite brioche parisienne)

Pâte sablée

125 g de beurre ramolli
125 g de sucre
1 oeuf
1 pincée de sel
250 g de farine

Garniture

400 ml de lait entier
1 gousse de vanille
50 g de beurre
100 g de sucre
125 g de farine
2 oeufs
1 c. à soupe de rhum brun

Fendre et gratter la gousse de vanille.
Faire chauffer le lait et y faire infuser les graines de vanille et la gousse de vanille fendue.
Y mettre le beurre à fondre et laisser refroidir.

Préparer la pâte sablée :

Crémer le beurre et le sucre.
Ajouter l'oeuf et mélanger de nouveau.
Tamiser la farine et le sel sur la préparation, et mélanger sans trop travailler la pâte.

Envelopper la pâte dans un film alimentaire et la mettre au réfrigérateur pour 2 heures minimum.

Préchauffer le four à 170°C.

Préparer la garniture :

Mettre dans une terrine la farine, le sucre puis les œufs, et mélanger.
Ajouter le lait-beurre vanillé petit à petit, puis le rhum et mélanger comme pour une pâte à crêpes.

Etaler la pâte sablée sur 2 à 3 mm et foncer les moules beurrés.

Remplir les petits moules avec cette crème quasi jusqu'au bord.

  

Enfourner pour 20 - 30 minutes.
Laisser refroidir sur une grille, et saupoudrer de sucre glace.

 

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16 janvier 2016

Soleil de Marcillac-Vallon

On va descendre dans l'Aveyron avec cette recette provenant d'un petit village entre Conques, Rodez et Decazeville : Marcillac-Vallon. Un village fortifié situait le long d'un coteau planté de vignes.
Je n'y suis jamais allée, mais maintenant je sais le situer sur une carte.

Cette recette n'est pas une recette de saison, puisqu'en principe c'est un gâteau fait pour la fête de la Pentecôte. Mais de nos jours, le soleil de Marcillac-Vallon comme beaucoup de spécialités locales, se consomme toute l'année.

Pour tout vous raconter, je suis tombée totalement par hasard sur cette recette, au détour d'une recherche sur internet. Je recherchais une bonne recette de fouace aveyronnaise. Cela reste dans la même région. 
Au final, j'ai abandonné la recherche d'une recette de fouace, pour tenter ce soleil. On se lancera dans la fouace une prochaine fois.

Il existe plusieurs recettes de Soleil de Marcillac-Vallon, chacune assez différentes les unes des autres. Certaines recettes donnent l'impression d'un gâteau sec et d'autre d'un gâteau plus moelleux, à la limite de la brioche.

J'ai beaucoup aimé la confection de ce gâteau, surtout en raison de sa forme. On fait au centre une étoile, avec ses branches appelées ici "oreilles" repliées vers l'extérieur, et autour une découpe que l'on appelle : les "orteils".
Le soleil est généralement parfumé à la fleur d'oranger, l'ajout des écorces de citron et d'orange n'est pas de la recette d'origine, qui semble avoir été perdu au travers des âges, mais un ajout du boulanger de Marcillac. On le décore avec du sucre casson (l'autre nom du "sucre perlé") et des amandes.

La recette que je vous donne ici est une interprétation de la recette donnée par un boulanger de Marcillac-Vallon, qui a fait une vidéo de la fabrication de ce gâteau, assez détaillé. J'y ai fait quelques aménagements personnels, libre à vous de les suivre ou pas.

La texture finale est moelleuse à l'intérieur et légèrement croustillante à l'extérieur.

D'après le site de ce boulanger, le soleil est un gâteau que l'on confectionnait pour une fête païenne lors de laquelle on bénissait les bourgeons de vigne. Les gens du village appartaient un soleil et leur vin.

Pour finir, je tiens à saluer ce boulanger (que je ne connais pas), car il est rare que les boulangers locaux donnent leur recette, vraisemblablement par peur de la concurrence ou peut-être de la ménagère ! Autant je peux le comprendre lorsque c'est une de leur création et qu'ils ne revendiquent pas que leur recette devienne un emblème de leur région ou village, qui pour moi fait entrer de facto cette recette dans le domaine public. Autant je ne comprends pas que les boulanger-pâtissiers ne donnent pas plus facilement les recettes des gâteaux traditionnels qui ne sont nullement leur invention, mais une recette de patrimoine.
Chacun son avis sur la question bien évidemment, mais personnellement je trouve cela idiot, surtout s'il s'agit de recettes locales qui ne sont pas faites dans toute la France. Car si on habite pas dans cette région ou le village en cause, il y a peut de chance que l'on fasse le déplacement pour y goûter... Et si le professionnel fait des bons produits, on testera peut-être une fois ou 2 à la maison, mais à notre époque on ira acheter par facilité chez le bon boulanger !

Donc je salue et remercie ce boulanger, et vous invite à passer par sa boulangerie pour tester le véritable soleil de Marcillac.

Bref, une recette qui permet de faire un petit tour gourmand dans nos régions.
            

Soleil de Marcillac-Vallon
         

pour 1 soleil

Pour le levain

35 g de farine de gruau
20 g d'eau tiède
2 g de levure de boulanger
1 c. à soupe de sel

Dissoudre la levure dans un peu de l'eau tiède.

Mélanger la farine et le sucre, puis ajouter l'eau et le mélange levure-eau.
Pétrir quelques minutes.
Mettre dans un récipient fermé hermétiquement et laisser fermenter 15 heures au moins au réfrigérateur.

Pour la pâte

250 g de farine
85 g de sucre
115 g de beurre mou
2 oeufs moyens
1 pincée de sel
le levain
8 g de levure chimique
5 g de levure de boulanger (ajout personnel dans la recette d'origine il n'y en a pas)
10 g d'eau de fleur d'oranger
20 g d'écorces d'oranges et de citrons confits
40 g de poudre d'amande

1 oeuf
amandes entières
sucre perlé

Couper les écorces d'oranges et citrons confits en brunoise, et laisser les dans l'eau de fleur d'oranger.

Crèmer le beurre et le sucre, puis ajouter les oeufs, le levain et l'eau de fleur d'oranger et les écorces.
Mélanger.

Ajouter la farine, le sel et les levures (chimique et boulangère),
et pétrir au crochet pendant 3 minutes.

Bouler la pâte sur un plan de travail fariné, étaler grossièrement et incorporer la poudre d'amande.
Pour cela plier la pâte plusieurs fois sur elle-même.

   

Bouler de nouveau, et étaler la pâte en cercle sur une épaisseur d'environ 1,5 - 2 cm.
Découper une croix à 6 branches dans le centre et replier les coins ou oreilles vers l'extérieur.
Découper tout le tour des petites languettes 2 par 2 et superposer les l'une sur l'autre.

   

   

Laisser pointer 1 à 2 heures recouvert d'un linge propre.

Préchauffer le four à 170°C.

Dorer au jaune d'oeuf, saupoudrer de sucre perlé et décorer d'amandes entières.

Enfourner pour 25 à 30 minutes.
Laisser refroidir sur une grille.

 

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30 décembre 2015

Champignons marron - kumquat... un dessert qui a du cachet !

Vous savez que les restaurants d’entreprise peuvent parfois être source d’inspiration ? Tout dépend bien évidemment des chefs qui s’en occupent et de leur volonté ou pas de faire des plats parfois originaux.

En l’occurrence là où je travaille, le chef pâtissier du restaurant d'entreprise n’est peut-être pas le meilleur du monde, mais il a des idées, souvent assez sympa.

Il y a quelque temps, j’avais eu l’occasion de prendre au déjeuner un champignon framboise-meringue et crumble de pistache assez sympa visuellement, que j'avais pris en photo afin de pouvoir refaire ce type d'entremets.

Bien évidemment, il n’est pas le seul à avoir cette idée d’entremets en forme de champignon. On citera la superbe bûche champignons d’Arnaud Larher, le dessert champignon du chef pâtissier d'Olivier Belin (Auberge des Glazicks, Plomodiern) autour de la fraise :

et biensûr la version de William Lamagnère, sur laquelle je suis tombée en préparant cette version.
Pour tout vous dire, j'avais mes sphères de crème de marrons au congélateur, mes meringues Suisse au four, et je manquais d’inspiration pour le glaçage des demi-sphères. La version de William Lamagnère marron - clémentine m’a conduit à piquer les kumquats confits que venait de faire mon mari ;o)

Un dessert qui a largement fait son effet, bien que je vous avoue que je l’ai un peu fait à la dernière minute. Mais j'ai déjà l'idée d'une version un peu plus aboutie...

Si vous n’avez pas de kumquats, vous pourrez les remplacer par un sirop à base d’oranges ou comme William Lamagnère par un sirop de clémentines. Le côté acidulé des agrumes se marie vraiment parfaitement avec la douceur de la crème de marron et permet de diminuer le côté sucré de ce dessert.

A noter, lorsque j’ai fait mes photos, je n’avais pas encore eu la dernière idée pour ce dessert. Idée qui m'est venue en dressant mes assiettes le soir : un simple trait de chocolat noir pour accompagner la compotée de kumquats confits.

Une idée de dessert pour le Réveillon et pour bien d’autres occasions.
           

Champignons marron - kumquat
        

Pour 6 champignons

Crème intense aux marrons

Ingrédients

190 g de pâte de marrons
90 g de crème de marrons
120 g crème liquide entière
2 feuilles de gélatine (feuilles de 2 g)
3 g de rhum brun

Mettre les feuilles de gélatine à ramollir dans de l'eau froide.

Mélanger la pâte et la crème de marrons avec le rhum.

Monter 100 g de crème liquide en crème fouettée.

Faire chauffer le reste de crème liquide et y dissoudre hors du feu la gélatine bien essorée.
Ajouter à la crème de marrons et bien mélanger.

Incorporer délicatement la crème fouettée à la crème de marrons.

Mettre la crème de marrons dans des demis cercles silicones, et laisser prendre au congélateur.
Au moins 3-4 heures.

Meringue suisse

Ingrédients

35 g de blanc d’oeufs
75 g de sucre glace

Préparer un bain-marie.

Dans un cul de poule mettre le sucre glace et les blancs d'oeufs et commencer à les fouetter.

Déposer le cul de poule sur le bain-marie et continuer de fouetter jusqu'à ce que le mélange prenne du volume et devienne brillant.

Lorsque la meringue est tiéde, continuer de fouetter hors du feu jusqu’à complet refroidissement.

Mettre la meringue dans une poche avec une douille ronde.

Sur une feuille de papier cuisson, pocher 6 pieds de champignons, et le reste en batonnets et petites perles.

Enfourner à 100°C pendant 1h30.
Laisser refroidir complétement sur une grille.

Kumquats confits
  Recette de Margot Zhang

Ingrédients :

250 g de kumquats frais
80 g de sucre en poudre
de l'eau

Nettoyer les kumquats.

Faire bouillir environ 400 ml d'eau. Une fois que l'eau boue faire tremper les kumquats dans l'eau.
Cette étape permet de leur enlever leur amertume.
Puis égoutter les.

Mettre les kumquats dans une casserole à fond épais ou un faitout.
Remplir d'eau froide afin de recouvrir les kumquats.

Ajouter 50 g de sucre, et faire cuire à feu doux sans couvrir.
Dès que l'eau devient colorée et sirupeuse : prélever du sirop pendant la cuisson (80 g)
et rajouter de l'eau pour finir la cuisson avec les 30 g de sucre restant.

Lorsqu'il n'y a presque plus d'eau et que l'eau a fait place à un sirop, arrêter la cuisson.

Garder 3 kumquats entiers par champignons (soit 18 kumquats)
Retirer les pépins des autres kumquats et mixer les avec le sirop et un peu d'eau.
Passer au tamis pour ne garder que la pulpe.

Réserver.

Glaçage kumquats

Ingrédients

70 g d'eau
30 g de sucre
50 g de crème liquide
80 g de sirop de kumquats prélevés sur les kumquats confits
40 g de chocolat blanc
2 et 1/2 feuilles de gélatine

Faire ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau bien froide.

Faire fondre le sucre dans l'eau, puis y ajouter la crème liquide et le sirop de kumquats.
Parallèlement faire fondre le chocolat blanc au bain marie ou micro-onde.

Ajouter petit à petit la 1ère préparation au chocolat blanc et bien mélanger sans fouetter.
Dissoudre les feuilles de gélatine essorées de leur eau dans le glaçage.

Attendre que le glaçage soit à 30 - 34 °C environ pour l'utiliser.

Démouler les demis sphères congelées, les placer sur une grille au dessus d'un récipient
et verser le glaçage sur les demis sphères, si besoin faites une 2ème passe.

Réserver au frais.

Finalisation

Cacao poudre
30 g de chocolat noir

 A l'aide d'un couteau, couper délicatement la pointe de la meringue et faire une petite surface plane.
Garder les morceaux et la poudre de meringue.
Déposer la demi-sphère de créme de marron et glaçage kumquats.
Saupoudrer légèrement de cacao poudre.

Faire fondre le chocolat et le mettre dans un cornet.

Dans les assiettes : faire des filets circulaires de compotée de kumquats et de chocolat fondu
Parsemer de brisures et poudre de meringue
Déposer le champignon au centre du cercle de kumquat/chocolat
Déposer les 3 kumquats confits dans chaque assiette et des perles de meringues.

 

Et la version du soir avec le trait de chocolat noir :o)

  
Je profite de ce dernier billet de l'année 2015,
  

pour vous souhaite à tous et à vos proches
  

une très belle et heureuse année 2016.

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21 décembre 2015

Entremets chocolat - orange amère... Une recette pour Bonne Maman

On continue avec les recettes pour les fêtes en cette fin d’année.

Beaucoup pensent qu'il est difficile de faire un joli et gourmand dessert pour Noël.

Alors cette fois, je vous ai confectionné une recette toute simple en utilisant une Confiture Bonne Maman. Vous savez la marque de confiture et de gelée (et pas que) avec la capsule de pot à damier, celle qu’on a plaisir à retrouver sur la table du petit déjeuner, et qui rappelle notre enfance.
Et parce que la confiture ce n'est pas que pour les tartines du matin, cela peut agrémenter un plat salé ou agrémenter un dessert.

Ici, j’ai voulu changé de la traditionnelle bûche, pour un dessert facile à faire qui associe  un bavarois chocolat et un biscuit aux amandes, de la confiture. Des choses simples qui ont un air de fête, et épateront vos convives que ce soit à Noël, mais aussi pourquoi au réveillon ou tout au long de l'année lors de bons moments en famille ou avec des amis.

Pour cela, j'ai marié le chocolat avec la Marmelade d’Oranges Amères Bonne Maman, une association classique qui fonctionne à tous les coups.

Mais rien ne vous interdit de piocher parmi les autres confitures, gelées et marmelade de Bonne Maman pour varier les plaisirs : la gelée de cassis, la confiture de framboises, la confiture de cerises, la marmelade de mandarines… et même pourquoi pas la confiture de châtaignes.
Vous pouvez retrouver tous leurs parfums ici : Bonne Maman.

Une recette de base qui vous permet tous les plaisirs selon vos goûts.
        

Entremets chocolat
      

Marmelade d'orange amère
    

Pour 6 personnes

Ingrédients

De la Marmelade d'Orange Amère Bonne Maman

Dans des petites demi-sphères ou un bac à glaçon,
mettre 2 c. à café de Marmelade d'Orange Amère Bonne Maman.

Congeler.
A noter cela va gélifier mais pas complétement congelé.

Biscuit aux amandes

Ingrédients

90 g de sucre glace
90 g de poudre d'amandes tamisées
25 g de farine
110 g d'œufs entiers
75 g de blancs d'œufs
20 g de sucre semoule

Préchauffer le four à 180°C (T° 5-6)

Battre le sucre glace, la poudre d'amande, la farine et les œufs entiers ensemble pendant quelques minutes.

Monter en parallèle les blancs en neige avec le sucre en poudre.
Et incorporer les blancs en neige au 1er mélange.

Etaler une couche de biscuit aux amandes sur la plaque recouverte d'un papier cuisson.
Puis enfourner pour 10 minutes environ.

Laisser refroidir sur grille.
Découper des 6 cercles légèrement plus petits que les cercles à entremets et 6 cercles plus petits.

Sirop pour imbiber

Ingrédients

40 ml d'eau
50 g de sucre
1 cuil à soupe de liqueur de votre choix : ici du rhum brun

Dans une casserole, mettre l'eau et le sucre, et amener le tout à ébullition.
Ajouter l'alcool et laisser refroidir.

Déposer dans le fond des cercles à entremets chemisés de Rhodoïd, un grand cercle de biscuit
imbiber le.

Mousse chocolat

Ingrédients

80 g de chocolat noir de couverture
3 feuilles de gélatines
250 g de crème liquide entière
250 ml de lait entier
50 g de jaune d'oeufs
120 g de sucre

Faire fondre le chocolat noir au bain-marie ou au micro-ondes.

Faire ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau froide.

Préparer une crème anglaise :
Dans une casserole mettre à chauffer le lait.
Parallèlement, fouettez dans un cul de poule les jaunes d'oeuf et le sucre, jusqu'à ce qu'ils blanchissent.
Lorsque le lait frémit, verser en la moitié sur les jaunes blanchis, et mélanger.
Verser le reste du lait, et mettre le mélange dans une casserole, et remettre à cuire sur un feu doux.
Laisser cuire jusqu'à ce que la crème atteigne 85 °C ou à la nappe.

Hors du feu, dissoudre les feuilles de gélatine, préalablement essorées de leur eau dans la crème anglais.

Verser lentement un tiers de la crème sur le chocolat fondu, et mélanger énergiquement en décrivant des petits cercles.
Incorporer ensuite un autre tiers, puis le dernier tiers.

Monter la crème liquide en crème montée (soit presqu'en chantilly).
Lorsque le mélange de crème anglaise et chocolat au lait est environ à 45 / 50 °C, incorporer
délicatement un tiers de la crème montée.
Puis incorporer le reste de crème montée.

Montage :

Verser une petite couche de mousse chocolat sur le biscuit dans les cercles.

Déposer le 2ème biscuit plus petit, et sur le biscuit le cube ou demi-sphère de la marmelade d'orange amère.
Verser le reste de la mousse au chocolat,
et réserver au réfrigérateur pour au moins 6 heures.

Glaçage à l'orange amère

Ingrédients

80 g de Marmelade d'Orange Amère Bonne Maman
80 g d'eau
1 feuille de gélatine

Faire ramollir les feuilles de gélatine dans de l'eau froide.

Dans une casserole, diluer la marmelade dans l'eau.
Lorsque la marmelade est dilluée, hors du feu dissoudre la gélatine essorée.
Laisser refroidir.

 Verser de la gelée sur le dessus des entremets et laisser figer au réfrigérateur.

Démouler avant de servir.
Ici décoration coqueret saupoudré de sucre glace.

 

Billet sponsorisé

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11 novembre 2015

Shāomài (烧卖)... et où apprendre la vraie cuisine Chinoise à Paris ?

Depuis le temps que certains d’en vous me suivent, vous connaissez ma passion pour l’Asie, et à vrai dire, surtout la Chine et le Japon (connaissant beaucoup moins les autres pays qui forment le continent asiatique).

Je suis toujours en quête de recettes authentiques loin de la pseudo cuisine asiatique, de vraies méthodes de réalisation pour retrouver les goûts et les bons plats que j’ai eu l’occasion de manger en Chine ou au Japon lors de mes divers voyages professionnels ou personnels dans ces magnifiques pays.

S’agissant de la Chine, car c’est bien là le sujet de ce billet. De retour de diverses missions dans le Sud de la Chine, c’est en recherchant désespérément les recettes des plats dégustés là-bas, que j’ai eu la grande chance de tomber sur le blog de Margot Zhang : « Recettes d’une chinoise » et d’échanger avec elle. Grâce à elle et à ses recettes, j’ai retrouvé les saveurs découvertes en Chine, et eu le plaisir de pouvoir les faire découvrir à ma famille.

Certes, on peut faire des recettes chez soi. Avec un peu d’expérience, on peut même arriver à un résultat correct qui égaye les papilles et le plaisir d’avoir bien fait. Mais, et oui il y a un « mais », malgré tous nos efforts, il manque toujours ce petit plus.

Ce petit coup de main qui se transmet de génération en génération, de personne à personne. Ce petit coup de main que nos parents nous transmettent lorsqu’on les regarder faire la cuisine et que l’on met la main à la pâte, qu’un ami(e) vous transmet en vous montrant la recette de famille. Ce petit coup de main que seul quelqu’un qui a baigné dans une culture culinaire différente de la vôtre, va pouvoir vous montrer ou vous expliquer. Ce petit coup de main qui fera que vous arriverez à faire une recette « comme là-bas » (en restant loin de la pub des mauvaises boîtes du commerce ;o)).

Et bien c’est ce que l’on peut apprendre auprès de Margot.

Après son blog où elle partage depuis plusieurs années, ses recettes de famille, où l'on découvre la diversité de la cuisine chinoise du Nord au Sud ou selon les fêtes de l'année, elle vient de publier un excellent livre sur les bases de la cuisine chinoise ("Chine, Toutes les bases de la cuisine chinoise", édition Mango).

Sortie de mon livre 18 Sep 2015

Mais (il y a encore un "mais" dans cette histoire) Margot ne s'arrête pas là. Elle propose aussi des cours de cuisine chinoise.

Cela fait 2 fois que je prends un cours avec Margot, et c'est juste du bonheur. Le 1er avec Kialatok, où elle a débuté les ateliers et continue à faire quelques ateliers en groupe d'une dizaine de personnes.

Aujourd'hui, Margot s'est lancée à faire des ateliers chez elle, en plus petit groupe ou en cours particulier, où elle vous accueille avec sa grande gentillesse.
Que ce soit pour débuter ou pour se perfectionner, elle propose des cours où on apprend la cuisine chinoise authentique : Bao (brioche vapeur), Xiao long bao, Zong zi..., vous savez ces plats qui font rêver. Ses cours sont des invitations au voyage culinaire, à la découverte et riches d’enseignement sur les traditions chinoises.

Déroulement d'un cours

Elle explique la ou les recettes, et surtout les produits qui vont être utilisés, ce qui permet de découvrir de nouveaux produits et de ne plus hésiter dans les magasins asiatiques.

Puis le cours commence : Margot montre comment faire et donne ses astuces : ici le cours que j'ai suivie sur les Shāomài (烧卖) à la mode pékinoise

   

   

et surtout vous faites. On apprend qu'en pratiquant soi-même et c'est bien de cette façon que les cours de Margot sont fait. On réalise soit-même, sous l'oeil bienveillant de Margot, qui aide, ré-explique au besoin, remontre... avant la récompense finale : la dégustation :o)

 

Vraiment n'hésitez pas !

Que vous soyez sur Paris et sa région ou juste de passage à Paris : Le programme des cours de cuisine de Margot est disponible sur son blog Recettes d’une Chinoise, et vous pouvez la contacter directement sur son email margotzhang@gmail.com.


Sortie de son cours, on a juste envie de refaire :o), alors une recette de Margot issue de son blog. Vous pouvez d'ailleurs retrouver d'autres variantes des shāomài dans son livre et sur son blog... Pour les secrets de la technique, n'hésitez pas à vous inscrire à ses prochains cours.
     

Shāomài (烧卖)
   

Pour 25 shāomài

Ingrédients

200 g de farine
140 ml d'eau bouillante

150 g de échine de porc haché
120 g de pousses de bambou
5 g de gingembre haché
2 ciboules chinoises
2 c. à soupe de vin jaune chinois (料酒 liàojiǔ)
2 c. à soupe de sauce de soja
2 c. à soupe d'huile de tournesol
1 c. à café d'huile de sésame grillé

Confectionner la pâte à ravioli en mélangeant l'eau bouillante petit à petit à la farine.
Former une boule, filmer et laisser reposer pendant au moins 30 min.

Rincer les pousses de bambou, les essuyer, et les couper en brunoise.
Laver essuyer et ciseler la ciboule.

Mélanger le porc avec le vin jaune chinois, les huiles, la sauce de soja,
puis ajouter les pousses de bambou en brunoise, le gingembre haché et la ciboule.
Bien mélanger et réserver.

 Fariner le plan de travail avec de la fécule de maïs ou de pomme de terre.
A l'aide d'un petit rouleau réaliser des cercles de ravioli.

Mettre une boule de farce au milieu de la pâte et rassembler les bords et pincer légèrement.
Cela forme un petit ravioli en forme de petite fleur.

  

Mettre les ShaoMai dans un panier à vapeur et faire cuire pendant 12-15 min à la vapeur.

  

Déguster de suite avec une petite sauce moitié vinaigre de riz - moitié sauce soja.

 

Pour information :

Pour ceux qui iront au Salon du Blog de Soisson (les 21 et 22 novembre prochain), Margot ferra une démonstration de cuisine Chinoise Samedi de 10h à 12h30 (au Lycée) où elle montrera la réalisation des Raviolis Guo Tie spécialité de Pékin (techniques de pliages des raviolis) et le Poulet aux noix de cajou et poivre de Sichuan  (cuisine au wok).

Une très belle rencontre en perspective à ne pas manquer :o)

Cours de cuisine chinoise de Margot Zhang :

Programme des cours disponible sur Recettes d’une Chinoise
Contact : margotzhang@gmail.com.

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26 septembre 2015

Concours Champagne des Vignerons : ma recette et peut-être pour vous la chance de gagner une bouteille de champagne

Et voici que s'ouvre la 6ème édition du concours « Champagne en cuisine » organisé par les Champagnes de Vignerons. Et cette année, j'ai de nouveau la grande chance d'y participer :o)

Crédit photo

Crédit photo : Champagnes de Vignerons

Créee en 2001 par le Syndicat Général des Vignerons de la Champagne afin de développer la notoriété des Champagnes élaborés au vignoble, la marque collective « Les Champagnes de Vignerons » regroupe tous les vignerons et unions de vignerons qui commercialisent du Champagne. Elle garantit que chaque bouteille est issue d’une exploitation familiale, les vignes sont cultivées par le vigneron lui-même et vinifiées sur son propre domaine ou au sein d’une coopérative. On les reconnait au logo ci-dessous.

Comme pour les années précédentes, le défi de ce concours consiste à élaborer une recette qui s’accorde avec un vin de champagne. Cette année, le concours est autour du Champagne rosé.

Pour ceux qui ne le savent pas, le Champagne Rosé est "obtenu à partir de deux méthodes laissées au choix du vigneron : l'assemblage (cette méthode consiste à assembler du vin rouge vinifié sous l'appellation Champagne à la cuvée de jus blanc) et la saignée ou la macération (les grains entiers de raisins noirs sont laissés en macération, jusqu'à l'obtention de la teinte désirée)".

Afin de créer une recette salée ou sucrée, qu'il s'agisse d'une entrée, un plat ou un dessert, chacun de nous a reçu trois bouteilles de champagne « Rosé ».

Notre recette sera soumise à un jury d'exception composé de :

Arnaud Lallement (Chef de L'Assiette Champenoise) : président du jury
Maxime Blin (Vigneron à Trigny, Montagne de Reims)
Geoffrey Orban (Ambassadeur français 2006 du Champagne)
Joel Falmet ( Vigneron à Rouvres Les Vignes - Côte des Bar), et

Emeline Ogier (gagnante de la 5ème édition : quidortdine.fr)

Comme l'an passé, nous n'avons pas été laché dans la nature sans quelques explications, puisque nous avons eu la chance d'être guidé dans la dégustation par les explications et conseils de Geoffrey Orban, expert en Champagne.

Pour ma part, j'ai reçu 3 champagnes rosé assez différents : celui de Hervé Dubois (producteur à Avize), celui de Pierre Boever et Fils et celui de Marcel Camille (producteur à Bragelogne Beauvoir) sur lequel s'est porté mon choix.

Ce champagne est issu de parcelles situées dans la partie la plus méridionale de la Champagne, dans la partie Sud de l’Aube et de la Côte des Bar. Il est constitué pour 100 % de pinot noir.

J'ai tout de suite été séduite visuellement par sa jolie robe claire et ses reflets pourpres. Au nez, ce sont les notes de fruits rouges, qui m'ont donné l'idée de mon dessert.

En bouche, le premier ressenti est la finesse de ses bulles et son côté fruité et légèrement acidulé.

Pour accompagner le champagne rosé de Marcel Camille, j’ai choisi de réaliser un dessert bien évidemment, vous me connaissez assez pour savoir que je suis bec sucré, et puis à la maison le temps du champagne est plus le dessert.

Pour ce dessert, j'ai choisi :

- une nage de framboises et pêches blanches à l'hibiscus, rappelant les arômes de fruits rouges du champagne. Le mariage acidulé de la framboise et de l'hibiscus sont contrebalancés par la douceur des pêches blanches pochées en sirop léger. 

- une glace au thé matcha afin de donner une touche exotique, mais surtout de tempérer l’acidité du champagne, en apportant de la douceur et un côté végétal, et

- un biscuit rose bien évidemmenent pour la couleur champagne rosé, mais surtout pour apporter une touche croquante et gourmande.

 Alors ces explications étant données, sans plus attendre la recette :
  

Nage de framboises et pêches blanches
  

à la fleur d'hibiscus,
     

glace au thé Matcha et biscuits roses
        

Pour 4 personnes

Pêches blanches pochées à l'hibiscus

Ingrédients

4 pêches blanches (de préférence bio puisqu'on les cuit avec la peau)
350 g de sucre à confiture (et pourtant au goût c'est peu sucré !)
2 c. à soupe de jus de citron
1 c. à soupe de pétales de fleur d'hibiscus séchées

La veille de préférence ou le matin si vous faites ce dessert pour le soir :

Dans une casserole, faire fondre le sucre à confiture avec 750 ml d'eau et le jus de citron.
Laver et essuyer les pêches sans les éplucher, et les plonger dans le sirop obtenu.

Laisser frémir doucement pendant 4 minutes avec les pêches,
puis les retourner et laisser de nouveau les pêches pendant 4 minutes.

Retirer du feu, et laisser les pêches marinées dans le sirop toute une nuit ou jusqu'au soir,
en les mettant au réfrigérateur lorsque c'est froid.

Glace au thé matcha

Ingrédients

250 g de crème liquide entière
200 g de lait entier
3 jaunes d'oeufs
80 g de sucre
2 ou 3 c. à café de thé matcha (selon l'intensité du goût souhaité)

Faire chauffer la crème liquide, le lait et le thé matcha.

Mélanger les jaunes et le sucre, puis ajouter la crème et le lait hors du feu
en filtrant les grumeaux éventuels de thé matcha, et remettre à cuire.
La crème sera cuite lorsque vous atteindrez 82°C ou cuisson à la nappe.

Réserver dans un récipient et laisser refroidir complétement.
Une fois la préparation bien refroidie, versez-la dans la sorbetière et faites turbiner selon les indications de votre appareil.
Transférer la glace dans un récipient que l'on peut fermer hermétiquement.
Conserver au congélateur.

Biscuits roses
Pour 6 biscuits de la taille de financiers

Ingrédients

1 oeuf moyen
50 g de sucre en poudre
1 c. à café d'extrait de vanille
45 g de farine
20 g de fécule de maïs
1/4 de c. à café de levure chimique
du colorant rose framboise
sucre glace

Préchauffer le four à 180 °C.

Séparer le blanc du jaune.

Blanchir le jaune avec le sucre et l'extrait de vanille.
Ajouter le colorant et le blanc d'oeuf et fouetter jusqu'à ce que la préparation double de volume.

Incorporer délicatement la farine, la fécule de maïs et la levure chimique préalablement tamisées.

Remplir des moules types à financiers.
Saupoudrer de sucre glace et laisser quelques minutes avant d'enfourner pour 10-15 minutes selon votre four.

Démouler et déposer sur une grille. Saupoudrer généreusement de sucre glace.

Pour la réalisation de la recette, couper avant qu'ils ne refroidissement 4 des biscuits roses en diagonale.

Nage de framboises et pêches à l'hibiscus

Ingrédients

Les pêches pochées et leur sirop à l'hibiscus
200 g de framboises fraîches de préférence
30 g de beurre doux

Eplucher les pêches blanches, retirer le noyau et couper les en quartiers (soit 8 morceaux).

Prélever 400 g de sirop de pêches à l'hibiscus et filtrer le.
Le faire réduire légèrement et le monter au beurre (cela donne du moelleux au sirop).
Ajouter les framboises et les quartiers de pêches blanches, les cuire environ 1 minute.
Il faut que les framboises ne s'écrasent pas.

Dresser la nage et les fruits dans 4 assiettes.
Décorer chaque assiette, d'un pétale d'hibiscus, d'une boule de glace au the Matcha et d'un biscuit.

  


     

Maintenant à vous de tenter votre chance

pour gagner du Champagne de Vignerons

ça vous dit ?
        

Les Champagnes de Vignerons proposent 2 jeux pour tenter de gagner soit une bouteille, soit une caisse de champagne, et je vais vous expliquer comment tenter votre chance :o)

La 1ère chance est ici même et peut vous permettre de gagner une bouteille de Champagne de Vignerons :

Pour cela rien de plus simple, laissez-moi un commentaire en me racontant une de vos anecdotes autour du champagne

Vous avez du 26 septembre au 29 octobre minuit,
pour me raconter votre anecdote au travers d'un commentaire sur ce billet.
Je sélectionnerais ensuite le / la gagnant(e).

Attention pour participer : vous devez me laisser me raconter une anecdote pas un simple commentaire, une adresse mail valide, habiter en France métropolitaine et surtout me donner votre adresse postale dans les meilleurs délais une fois sélectionné(e).

La 2ème chance peut vous permettre de gagner une caisse de bouteilles de Champagne :

Pour cela, il vous suffit de vous rendre sur le site des Champagnes des Vignerons

et de voter pour ma recette !

Merci d'avance et surtout bonne chance à vous tous :o)

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20 juin 2015

Travers de porc mijoté - recette japonaise du Chef Hiromitsu Nozaki

Comme vous le savez pour accompagner mes billets sur le Japon, que vous retrouverez sur mon blog photo "Par le viseur de l'objectif", j'essaie d'accompagner ces billets d'une recette locale.

Cette fois, il s'agit bien d'une recette japonaise, mais pas une spécialité de l'étape sur laquelle je vous ai fait un billet : Himeji.

Nous n'y avons fait qu'une étape de quelques heures le temps de visiter le château et les jardins... donc pas assez de temps, pour vraiment y découvrir une spécialité locale.
Cependant je ne voulais pas vous laisser sans une recette japonaise pour rester dans le thème et l'esprit. Alors je me suis tournée vers un livre que j'adore, un vrai livre de cuisine japonaise, qui sort des éternels sushi, maki, brochettes (tepaniaki)... ou des livres de cuisine pseudo japonaise ! Quoi qu'il commence à y avoir des vrais livres de cuisine japonaise dans les rayons.

Ce livre n'est autre que "Le livre de la vraie cuisine japonaise" (éd. Chêne). C'est l'un des livres de cuisine les plus vendus au Japon, qui a été traduit en français, il y a quelques années. Il regroupe des recettes de Chefs japonais : Hiroshi Fukuda, Koichiro Goto, Eiji Ishikawa, Wataru Kawahara, Hirohisa Koyama, Yoshihiro Murata, Himomitsu Nozaki et Masamotsu Takahashi.

Un livre culte qui constitue une bible de la véritable cuisine japonaise.

J'en profite aussi pour sortir des recettes sucrées pour une recette salée de travers de porc que j'aime beaucoup. La viande est fondante et parfumée. 

Pour rendre la viande fondante, comme dans la recette chinoise de Filet mignon de porc Char Siu, on utilise de la pâte de soja : fermentée pour les Chinois que l'on appele "furu", et de la pulpe pressée pour les japonais : appelé "okara" (que l'on trouve dans les épiceries japonaises ou coréennes sur Paris).

 

Une recette japonaise qui change.

Travers de porc mijoté

du Chef Hiromitsu Nozaki

Pour 5 personnes

Ingrédients

500 g de travers de porc (préféré la partie où il y a moins d'os) ou de lard avec beaucoup de chair.
100 g d'okara (pulpe pressée de soja)
1/2 daikon (radis blanc japonais)
le vert d'un poireau
1 morceau de 4 cm de gingembre frais
420 ml d'eau
60 ml de saké (que l'on peut remplacer par du vin chinois Shaoxing)
1 c. à soupe de sucre
30 ml de sauce soja
60 ml de mirin
1 tige de Bok-choy ou ici du vert de blette

Accompagner avec de la moutarde

Couper finement le gingembre frais.
Eplucher et couper le daikon en rondelle de 2 cm d'épaisseur et tailler les bords.
Faire cuire le bok-choy à la vapeur.

Faire dorer le morceau de travers de porc dans une poêle non huilée en commençant par le côté gras.
Jetter la graisse au fur et à mesure.
Il faut que toutes les faces soient dorées.

Plonger la viande dans de l'eau bouillante pour retirer la graisse. Resortir la viande.

Dans une marmite, porter à ébullition le porc, 2 l d'eau et l'okara.
Couvrer et laisser mijoter 1h à 1h30 à feu doux.

Précuire les rondelles de daikon départ eau froide non salée.
Assez la cuisson lorsque les rondelles deviennent transparentes. Il faut qu'elles restent fermes.

Lorsque la viande est fondante, arrêtre la cuisson, et plonger la viande dans l'eau.
Porter à ébullition et sorter de la viande, puis la couper en morceaux de 2 cm d'épaisseur.

Dans une marmite propre, mettre les daikon, la viande,
les 420 ml d'eau, le saké, le sucre, la moitié de la sauce soja, le mirin, le vert de poireau et faire chauffer à feu moyen.
Maintenir la température autour de 90 °C et faire mijoter pendant 20 - 25 minutes.

Ajouter le reste de sauce soja et le gingembre.
Recouvrir d'un papier cuisson avec des trous et faire mijoter encore 5 à 10 minutes.

Dresser les assiettes et ajouter le bok-choy, et accompagner de moutarde.
Accompagner ici de riz japonais complet.

 

Et pour accompagner ce billet, un nouveau billet de mon périple japonais pour partager quelques photos du château d'Himeji
et des jardins de Koko-en, lors d'une pause de quelques heures lors de notre départ pour Kyoto.

Himeji

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28 mai 2015

Sot-l'y-laisse de dinde aux abricots et épices

Bon je sais que vous attendez plus de moi des recettes sucrées... mais je ne mange pas que des gâteaux loin de là ;o) Alors de temps en temps un peu de recettes salées, ça fait pas de mal.

Pour le coup le sucré n'est pas très loin... puisque voici une recette salée... sucrée, faite sur un coup de tête parce que je ne savais pas quoi faire un midi pour mes filles et la copine...

Un petit plat simple s'inspirant de la tajine aux abricots et amandes... faites avec ce que j'avais et pour finir un lot de sot-l'y-laisse, parce qu'à la maison, ça ne se laisse pas du tout.

Les petites recettes simples comme on les fait à la maison, juste pour le plaisir de ne pas faire qu'un steack haricot ;o)

Sot-l'y-laisse de dinde
 

aux abricots et épices
 

Ingrédients

environ 15 sot-l'y-laisse de dinde
1 oignon
250 g d'abricots secs
50 g de sucre
30 g de beurre
1 c. à café de poudre de cannelle
1/2 c. à café de poudre de gingembre
1 c. à café de grains de coriandre
1 c. à café de grains de cumin
piment d'Espelette
huile d'olive
sel, poivre

Mettre le abricots secs dans une casserole avec le sucre, la cannelle en poudre, le beurre et un demi verre d'eau.

Porter à ébullition et laisser cuire à feu doux quelques minutes.

Eplucher et ciseler l'oignon, le faire revenir dans une cocotte avec de l'huile d'olive.
Ajouter la poudre de gingembre, le cumin et la coriandre,
puis les sot-l'y-laisse de dinde préalablement salés et poivrés et les faire revenir quelques minutes.

Puis ajouter les abricots et leur sauce, et 1 verre d'eau.
Laisser mijoter jusqu'à ce que la sauce soit sirupeuse.

Ajuster l'assaisonnement - saupoudrer de piment d'Espelette.
Servir avec du riz (ici du riz complet) ou de la semoule.

 

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4 février 2015

Pizza façon mexicaine ou Tortilla pizza... à faire avec les enfants ou pour les urgences

Ici, rien à voir avec les pizzas italiennes, "si ce n'est la garniture", et rien à voir non plus avec la cuisine mexicaine, "si ce n'est la base de tortilla".

J'imagine que comme moi, il vous arrive de ne pas avoir envie de passer des heures derrières les fourneaux (et oui ça m'arrive :o)). On rentre tard du boulot, on est fatigué, pas en forme... ou juste pas envie. Le souci, c'est qu'on ne peut pas se tourner et dire à la maisonnée.... "La cuisine est fermée !" Sauf à souhaiter la révolution à la maison ou la visite des services sociaux ;o) !!

Bref, c'est dans ces moments là qu'on regarde l'intérieur de son réfrigérateur et qu'on se demande quoi faire ! Et c'est dans un de ces moments que je me suis souvenue des tortillas pizza croisées sur des blogs et sites anglosaxons... Qui va faire la cuisine avec maman ?

Là, c'est super simple et faisable avec les enfants, à tel point que si vos gamins sont bien motivés et amusés... c'est vous qui mettez les pieds sous la table le temps de vous faire servir :o) (enfin à minima vous allez gérer le four et la cuisson, sauf si vous voulez la version carbonisée... mais c'est une autre histoire).

Ici, il suffit des ingrédients de base : tortilla, fromage à fondre type mozarella, sauce tomate.... le reste c'est selon l'envie et le contenu des placards ou du réfrigérateur.
On installe les gamins devant le plan de travail et on les laisse faire les tortilla pizza selon leur envie ou votre commande (c'est amusant de les voir jouer au serveur qui prend la commande). Et le tour est joué.

Plus qu'une recette, une idée pour se simplifier la vie ! et amuser vos enfants.
     

Pizza façon mexicaine
         

Tortilla - pizza
      

Pour 4 tortillas pizza

Ingrédients

4 tortillas de blé
1/2 bloc de mozarella ou de la scarmoza
1 oignon
1/2 poivron rouge
1 petite boîte de concentré de tomate
1 c. à soupe rase d'origan en poudre
des olives noires
des tranches de chorizo (doux ou fort selon votre goût)
des morceaux d'ananas (ici 1/4 d'ananas Victoria frais)
huile d'olive
sel, poivre

Eplucher et émincer l'oignon.
Laver, épépiner et couper en lamelles le demi poivron rouge.
Faire revenir le tout dans un peu d'huile.

Couper le fromage en très fines tranches.

Allumer le four sur grill à 200 °C

Mélanger le concentré de tomate avec 1 c. à soupe d'huile d'olive, l'équivalent de la boîte de concentré en eau
sel, poivre et l'origan.

Poser les tortillas sur une plaque de cuisson.
Répartir la sauce tomate sur les tortillas, puis répartir le mélange oignon-poivron.

  

Déposer des tranches de fromages.
Puis le chorizo, les olives noires et les morceaux d'ananas.

Enfourner au grill pour 5 à 10 minutes en surveillant.

Déguster de suite

  


 

Et le petit dessin du jour, en cette période de crêpes.... un petit dessin de Mam Zic de Kaléï

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5 octobre 2014

Crevettes sautées huiles d'olive, tomates cerises relevées de piment d'Espelette

A produit d'exception, recette toute simple pour en garder toute la saveur.

J'ai la chance d'avoir un excellent poissonnier, de ceux qui ont et aiment les bons produits, et chez qui parfois, je trouve des produits rares dans nos contrées de banlieues parisiennes.

En effet, je crois que c'est bien la 1ère fois que je trouve de la crevette bouquet vivante, tout droit arrivée de Bretagne. L'occasion était trop belle, et ce même à ce prix là.
C'est clair c'est chère : 59 euros le kilo, mais bien souvent en les trouve jusqu'à 80 euros le kilo imaginez ! Cher, mais pas tant que cela si on compare le prix au kilo des crevettes de Madagascar cuites (53 euros le kilo) ou les crevettes roses non triées (45 euros le kilo)... Bien évidemment, on trouve aussi de la crevette d'élevage à 15 - 25 euros le kilo, mais on ne parle alors plus du même produit.

Mais qu'est-ce qui explique ce prix et cette rareté ?

Tout d'abord, la crevette bouquet est fragile, elle n'aime pas voyager. Sa durée de vie se compte en jours, voir en heures après sa pêche. Cela implique des conditions de conservation compliquée... et surtout un taux de perte énorme si le poissonnier ne les vend pas dans les 24 heures. pour vous dire, entre le moment où nous étions au marché et le moment de rentrer à la maison et de les faire cuire, certaines vivantes au départ avaient déjà succombé.
Etant donné que nous sommes face à un crustacé, le temps court et compte. Hors de question de les stocker pour les manger le lendemain, cela aurait été trop tard.

En terme de goût, cela n'a rien à voir avec les crevettes déjà cuites, que l'on a l'habitude de trouver dans le commerce, et qui n'ont bien souvent aucun goût, sauf celui de la sauce qu'on y ajoute.

Je suis partisante du "je préfère ne pas en acheter plutôt que d'acheter un produit pas bon". C'était l'occasion de déguster un bon produit, et je l'ai saisi. Pendant que certains achètent le dernier Ipod... moi je me fais des plaisirs gustatifs. Chacun son truc, comme on dit.

Bref, quand on trouve ce type de crevette que faire ?

Alors vous trouverez souvent des indications sur une cuisson à l'eau bouillante entre 2 à 3 minutes en comptant 3 l d'eau par kilo de crevettes. Si les crevettes sont grosses, pourquoi pas. Mais lorsqu'elles sont petites, j'ai préféré suivre les conseils de mon poissonnier, en optant pour une cuisson sautée à la poêle avec un peu d'huile d'olive.
Âme sensible... étant donné qu'il s'agit de crevettes vivantes, la cuisson sautée est un peu cruelle... mais pas plus que de manger une huître vivante en lui ayant versée du vinaigre ou du citron dessus ou que de mettre un crabe a cuire dans l'eau bouillante. Une fois péchée, je préfère les voir dans mon assiette qu'à la poubelle où elles seraient alors mortes en vain ! Tout cela pour dire qu'en les cuisant sauté, certaines n'hésiteront pas à sauter de la poêle.

Quelques ingrédients pris selon l'inspiration dans la cuisine plus tard... nous avions notre repas du midi. Un délice :o)
           

Crevettes sautées
       

huile d'olive, tomates cerises et piment d'Espelette
        
         

Pour 2 personnes

Ingrédients

300 g de crevettes bouquet vivantes de préférence
1 oignon rose de Roscoff
1 petite gousse d'ail
150 g de tomates cerises
Quelques feuilles de persil plat ciselées
Huile d'olive
Fleur de sel
Piment d'Espelette

Eplucher et émincer l'oignon rose.
Eplucher et hacher l'ail.
Lave, essuyer et couper les tomates cerises en 2.

Dans une poêle ou un wok, faire chauffer l'huile d'olive et y faire revenir l'oignon émincé.
Ajouter l'ail laisser revenir quelques secondes.
Puis ajouter les crevettes (attention, elles ne sont bien évidemment pas d'accord)

Faire sauter l'ensemble quelques minutes le temps que les crevettes prennent une couleur rougeatre.
Saler et assaisonner au piment d'Espelette.
Parsemer de persil plat ciselé.

 

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25 février 2015

Connaissez-vous le quinoa français ?..... et biensûr une recette : Quinoa façon chili ou quinoa à la mexicaine

Après une 1ère recette de quinoa en voici une 2ème, mais avec du quinoa « cultivé » en France, et plus exactement en Anjou.

Et oui, on cultive le quinoa en Anjou, j’en étais surprise moi-même lorsque j’ai appris cela, puisqu'avec les recherches que j'avais fait sur cette petite graine pour ma 1ère recette, j'avais lu partout qu'on ne pouvait le cultiver que dans les Andes. Alors lorsqu'on m'a parlé du quinoa français, bien évidemment il fallait que je teste.

Cela semble être une culture bien établie en France maintenant, pourtant encore peu connue. La variété cultivée en France est le chenopodium quinoa, la même que dans les Andes. De quoi aller faire un petit tout un de ces jours en Anjou pour voir cette culture de plus près lorsque l’occasion se présentera aux beaux jours.

 

A l’époque de mon 1er billet sur le quinoa, ma recette avait donné lieu à la maison à une discussion intéressante sur la culture du quinoa, ce qui m’avait amené à faire quelques recherches sur le sujet. D’autant que le quinoa est devenu assez commun dans notre alimentation, pour preuve on le trouve très facilement dans les rayons de nos supermarchés généralement dans le rayon bio ou équitable, et de plus en plus avec le boulghour et autres céréales. Cependant, je vous le rappelle le quinoa n'est absolument pas une céréale, c'est une herbacée :o)

Bio ou équitable, s’agissant du quinoa, comme je vous l’avais raconté dans mon précédent billet, le sujet a fait couler de l’encre. Et ce n’est pas près de s’arrêter.

Sur ce débat, je vous avais à l’époque invité à lire une étude intéressante sur la culture du quinoa, qui montrait que même si la culture du quinoa est équitable et de ce fait, fait vivre une multitude de petits producteurs locaux, sa popularité en Europe, et notamment en France (puisque nous sommes le 1er consommateur en Europe), en fait grimper la demande, ce qui pose une problématique écologique non négligeable, au regard de la culture intensive qui s’en fait pour répondre à la demande, dont résulte l’appauvrir des sols jusqu’à les rendre stériles.

Mais là n’est pas l’unique souci, la demande croissante et l’aubaine que nous Européens nous représentons pour ces pays avec notre fameux pouvoir d’achat (même si en baisse), a fait tripler pour les populations locales le prix du quinoa, aliment principal de certaines peuplades en Bolivie qui l'appellent « chisiya mama », soit « mère de tous les grains ».

Alors la culture française du quinoa serait-elle la solution miracle ? Bien évidemment, il n’y a pas de réponse parfaite à cette question… et loin de moi de prétendre détenir la vérité sur le sujet. Par contre, voici quelques pistes de réflexion.

Libre à vous de vous faire votre propre idée et philosophie sur le sujet car la réponse oui et non à la fois !

Oui, parce que cette culture locale va désintensifier la culture dans les Andes, ce qui peut faire espérer que les terres seront à moyen terme préserver.

De plus, si la demande européenne diminue, peut-être que les prix reviendront normaux localement, ce qui permettra de nouveau aux locaux de s’en fournir et donc de se nourrir.

Maintenant on pourrait opposer que la culture en Europe est moins bio qu’en Bolivie et qu'elle prend un part de marché aux producteurs des Andes ?

Pour les « bios extrêmes », il faut savoir qu’en France la culture n’est certes pas qualifiable de bio. Cependant même si elle n’est pas «certifiée bio », il s’avère qu’à ce jour aucun produit phytosanitaire n’est homologué pour cette culture. En conséquence à ce jour, on cultive le quinoa en France sans utilisation de produits phytosanitaires, ce qui revient à une culture à minima raisonnée, même si pas bio.
L’autre avantage écologique de cette culture plus proche de chez nous, même si elle n’est pas bio : c’est qu’elle évite le transport en avion, et réduit ainsi l’indice carbone. Et là, c’est important pour notre chère planète.

Cependant, reste un difficile dilemme : faut-il arrêter d'acheter du quinoa de Bolivie et couper une source de revenu aux producteurs locaux ou continuer d'en acheter avec le risque de stérilité des sols qui verront un jour cette culture s'éteindre. Et oui, le sujet demeure encore et toujours entier !
Enfin, faut-il mettre à mort une production naissante en France, qui pourrait permettre à certains agriculteurs de gagner leur vie ?

Comme quoi rien n’est parfait dans ce monde. Tout est une question de mesure. Personne j'aime bien l'idée d'acheter des produits venant de plus près et encourager les initiatives.

Sur ces considérations, je vous laisse avec une recette de quinoa aux saveurs d’Amérique Centrale que vous trouverez sur le net sous diverses appellations : quinoa à la mexicaine, chili de quinoa… que m’ont inspiré les diverses versions trouvées sur le net, notamment chez Peanut butter runner, La cuisine d’Anna et Olivia, Cooking Classy

Par contre je n'ai utilisé aucune de leur recette, j'ai en fait repris ma recette de Chili con Carne dans laquelle la viande est remplacée par le quinoa, avec un ajout de maïs pour la couleur.

Un plat qui plaira aux végétariens, qui remplaceront le bouillon de boeuf par un bouillon de légumes :o)
         

Quinoa façon chili
       

ou quinoa à la mexicaine
        

pour 4 personnes

Ingrédients

200 g de quinoa d'Anjou
1 oignon
1 poivron vert
1 gousse d'ail
1 boîte de tomates concassées
1 petite boîte de haricots rouges
1/2 boîte de maïs grain
1 c à café de cumin en grain
1 c à café de coriandre que l'on concassera
1 c à café de poudre de paprika doux
1 c à café d'origan
1 feuille de laurier
1/2 c à café de thym
de la poudre de chili - à vous de voir pour la quantité en fonction de la force que vous voulez donner à votre plat
1 cube de bouillon de boeuf
250 ml d'eau
1 morceau de sucre
quelques feuilles de coriandre fraîche
de l'huile d'olive
sel

Eplucher et ciseler grossièrement l'oignon.
Laver, essuyer, vider des pépins et couper le poivron en petits morceaux
Eplucher et hacher l'ail.

Faire chauffer un peu d'huile dans une cocotte, y faire revenir légèrement le cumin et la coriandre.
Ajouter l'oignon et le poivron et les faire suer quelques minutes sans les faire griller.

Ajouter le reste des épices, l'ail, les tomates concassées, l'eau, le cube de bouillon, le sucre et le quinoa.
Saler et laisser cuire environ 15 minutes à petit feu après reprise de l'ébullition,
puis ajouter le maïs et les haricots rouges.

Laisser cuire de nouveau 10 minutes - vérifier la cuisson du quinoa.
Parsemer de coriandre fraîche ciselé avant de déguster.

Vous pouvez ajouter à la dégustation un peu de fromage râpé dessus, si vous le souhaitez.

 

et pour fêter le retour de Charlie hebdo, le petit dessin de ce mercredi de Pierre Kroll

A lire dans le dernier Charlie Hebdo (jetez y un coup d'oeil au moins), l'article de Chahla Chafiq (comme quoi dans Charlie il n'y a pas que de la caricature, mais des textes bien écrits et intelligents).

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12 janvier 2015

Galette des rois crème d'amande au caramel et pommes ou la galette des rois bretonne ;o)

Voici que je reprends la plume... ou plutôt le clavier. Ce billet aurait dû être publié le 7 janvier dernier, mais je ne pouvais pas.

Je vous avoue que ces événements m’ont profondément affectée.

Je suis profondément attachée aux valeurs de notre République, de notre démocratie, de notre liberté d’opinion, de pensée et d’expression, qui me permettent notamment d’écrire ici ou sur les réseaux sociaux, ce que je souhaite sans censure, sauf celles édictées démocratiquement et légalement par la loi, et non par les barbares sans foi ni loi.

Je m'interroge sur notre société, où régne tant d'intolérance, d'obscurantisme, d'extrêmes, de communautarismes... où des idées et discours d'un autre temps progressent. Où plus personne ne comprend que nous avons la chance de vivre dans un pays où nous avons un vrai droit de vote démocratique, où nous avons de grandes libertés (pensées, expressions, opinions...)... alors que d'autres de par le monde n'ont pas cette chance.

Aurions-nous fait "un pas en avant", et serions-nous en train de faire "deux pas en arrière" pour reprendre la formule de Lénine ? Est-ce le prix pour ancrer le réellement progrès de notre société ?

En reprennant le clavier, je m'interroge comme beaucoup sur la suite à donner à tout cela, à la façon de faire que ces événements qui nous ont rassemblé autour d’une même cause (même si les sales gosses de Charlie Hebdo nous auraient peut-être renvoyé dans nos buts face à la récupération politique, idéologique de leurs dessins que je déplore, n'oublions pas que ce ne sont pas les seules victimes de cette abomination), ne s’arrête pas avec la fin de la période de deuil national, des actualités ou des discussions sur les réseaux.

Comment revenir au quotidien car la vie continue, et elle le doit, sans pour autant lâcher le morceau.

J’ai honte aussi car j’aurais dû prendre le crayon (le clavier) plutôt, dès qu’en grandissant j’ai compris ce qu’étaient les attentats, attaques, assassinats de journalistes, dessinateurs, philosophes, hommes/femmes politiques, hommes/femmes du quotidien… sous le coup de quelques barbares ou idéologies.

Il faut bien dire que c'est plus confortable d'être derrière son clavier et ses fourneaux !

Je n'ai pas de réponse à ce jour.

J'aimerais juste que la nature humaine ne reprenne pas totalement le dessus chez moi, pour ne pas juste me recaler sur mon confortable quotidien... J'aimerais trouver le moyen à mon niveau d'éviter ces "deux pas en arrière" pour donner un meilleur avenir à mes enfants loin de la peur et de l'obscurantisme politique, religieux ou idéologique.

J'aimerais que l'esprit du dimanche 11 janvier perdure toujours.

Crédit photo : inconnu

Voilà maintenant, c'est sur cette interrogation et non réponse, que mon blog reprend. Voici le billet que je voulais publier la semaine dernière.

 

Oui je sais dans mon dernier billet sur la Rosca de Reyes mexicaine, je vous racontais que je ne voulais pas faire de galette atypique cette année... mais quand un challenge se présente... Je saute dessus.

En fait, le challenge est venue lorsque je me suis mise à refeuilleter le livre d'Eric Jubin sur le blé noir, et que j'ai voulu tester sa pâte feuilletée au sarrasin. Une pâte feuilletée au sarrasin, mais quelle idée ?

En effet, c'est étonnant de pouvoir faire une pâte feuilletée avec de la farine de sarrasin, sans y ajouter un substitut du gluten !

La farine de sarrasin est une farine sans gluten comme vous l'aurez compris, et donc sans élasticité, ce qui la rend généralement assez difficile à travailler. Hors pour la pâte feuilletée, il y a besoin à minima d'un peu d'élasticité pour assurer le feuilletage. Cette élasticité va éviter que la pâte n'éclate lorsque le beurre libérant son eau sous forme de vapeur à la cuisson soulévera les feuilles.

Attention, je tiens à vous préciser de suite, que cette expérience n'est en rien liée chez moi à la volonté d'obtenir une recette sans gluten ! Je laisse cela aux blogs spécialites du « sans gluten ». Personnellement je ne suis pas une spécialite des allergies et intolérances alimentaires, et suis bien incapable de vous répondre à ce sujet. Je serais bien irresponsable de le faire sans maîtriser le sujet, sauf à vouloir faire mon intéressante !

L'expérience est plus ici liée à ma curiosité au regard de ce que j'ai appris lors de ma formation CAP Pâtissier ;o) De plus, j'adore le goût très prononcé du sarrasin.

En pleine réalisation de pâte feuilletée classique pour les galettes traditionnelles, un peu plus un peu moins... il fallait que j'essaie. D'autant que pendant mes essais, j'ai eu l'idée d'une garniture bretonnante :o)

Dans le préambule de la recette, Eric Jubin indique que l'on peut faire cette pâte feuilletée uniquement avec de la farine de sarrasin, afin d'avoir une pâte feuilletée sans gluten... mais il précise aussi que cela devient une pâte très délicate à travailler, et qu'il faut en maîtriser la technique.

Mon 1er essai a été de suivre la recette à la lettre : la pâte n'a pas développée. Cela ressemblait plus à une pâte brisée.... C'est sûr je ne m'attendais pas à un feuilletage comme la recette traditionnelle, mais tout de même un peu de feuilletage.

A ce stade, je confirmais donc que c'était technique ! J'ai beau savoir faire la pâte feuilletée avec différentes recettes... avec la farine de sarrasin, ça devient une pâte assez difficile à réaliser.

Cependant, ma garniture étant trouvée... Je ne voulais pas m'avouer vaincue ! J'ai refais un essai avec la recette d'Eric Jubin... si lui y arrive pourquoi pas moi ! Je fais tellement de pâte feuilletée classique (inversée ou pas)...

Le 2ème essai avec la même recette a été aussi décevant ! Grrrrrrrrrrr :o((

 

J'ai dû saupoudrer de sucre glace le dessus ayant craqué !!

Je vous avoue que j'étais heureuse en parallèle d'avoir des galettes classiques bien feuilletées pour ne pas désespérer ! J'ai encore la technique ouf ! Mais comment faire ?

Je me suis retournée vers les pro... qui après quelques bonnes blagues comme quoi c'est possible de faire des galettes à la farine de sarrasin, reste à savoir ce que l'on entend par galettes ;o))), m'ont confirmé ce que je pensais.
Pendant ce temps, je continuais mes essais... tout en échangeant sur la théorie pâtissière des farines avec et sans gluten. D'ailleurs j'en profite pour leur transmettre ici mes remerciements : Milles mercis :o)

Au final, j'ai réussi à vaincre la pâte feuilletée au sarrasin.

Oh pas au point de faire une pâte feuilletée 100 % sarrasin, ce sera pour d'autres essais. Mais à minima de quoi avoir une pâte feuilletée au goût de sarrasin, qui m'a permis de faire ma galette de roi bretonnante :o)

Mais pour cela, j'ai repris une des recettes de pâte feuilletée classique en jouant sur les proportions de farine de sarrasin.

A ce stade de mes essais (détrempes à 40 %, 30 % et 20% de sarrasin sur la quantité de farine de froment initiale), au-delà de 20 % de farine de sarrasin, la pâte feuilletée est vraiment trop fragile.
Je pense qu'au-delà de 20 %, il est nécessaire d'ajouter un substitut pour compenser le peu de gluten (type gomme guar, gomme xanthane, agar-agar...)... mais là ce sera pour d'autres essais.

Voici donc ma galette des rois sarrasin et garniture bretonnante :o))
        

Galette des rois au sarrasin
 

crème d'amande au caramel beurre salé
     
et pommes
   

Pâte feuilletée au sarrasin

Ingrédients

200 gr de farine de froment
50 g de farine de sarrasin
5 gr sel
125 gr d'eau
+
175 gr de beurre sec ou beurre de tourage

Préparer d'abord la détrempe en mélangeant ensemble : la farine de froment, la farine de sarrasin, le sel, l'eau froide.

Envelopper d'un torchon propre humidifié ou d'un film et réserver au réfrigérateur pendant 1 heure minimum.

Préparer le beurre de tourage ou sec :
le mettre dans un film alimentaire ou coincé dans du papier cuisson
et l'attendrir afin de lui donner la forme d'un carré d'1 cm d'épaisseur.
Votre beurre doit être maniable, mais pas ramolli.

Sortir la détrempe et la mettre en forme de croix avec une surépaisseur au milieu.
Envelopper le beurre de tourage.

Et faire des tours... pour cela je vous renvoie à mon pas-à-pas en image.

Crème d'amande au caramel beurre salé et pommes

Ingrédients

100 g sucre
80 g crème liquide
40 g beurre salé
½ c. à café de fleur de sel

60 g de poudre d'amande
35 g de beurre doux
40 g de sucre
1 oeuf moyen
10 g de maïzena

3 pommes type reinettes clochard ou Belchard, ou Golden

Faire un caramel brun avec le sucre
(pour cela faire fondre le sucre à sec dans une poêle ou casserole et laisser brunir sans brûler)
Dès que la couleur est celle du caramel, déglacer avec la crème liquide, et faire cuire quelques minutes
Ajouter le beurre salé et la fleur de sel.
Réserver.

Travailler le beurre doux pommade.
Mélanger le beurre avec le sucre et incorporer l' oeuf.
Ajouter la poudre d'amandes et la maïzena, et bien mélanger.
Ajouter 5 c. à soupe du caramel.

Eplucher les pommes, les vider et les couper en tranches.
Les faire cuire à sec à la poêle, juste pour les attendrir et pré-cuire.
Laisser les bien refroidir complétement.

Finalisation

1 jaune d'oeuf
1 fève

Etaler deux morceaux de pâte feuilletée au sarrasin et découper 2 cercles de pâte,
dont l'un légèrement plus grand que celui qui vous servira de fond.

Mettre la plus petite découpe de pâte feuilletée sur une plaque de cuisson.
Recouvrir d'une couche de crème d'amande au caramel beurre salé, en laissant 1 cm de bord,
puis déposer les tranches de pommes cuites.
Finir en rajoutant par dessus le reste du caramel beurre salée.

  

Ne pas oublier pas la fève !

Couvrir le bord à l'aide d'un pinceau avec de l'eau froide, et déposer dessus le 2ème cercle de pâte feuilletée.
Souder en appuyant vers l'intérieur pour ne pas laisser échapper la garniture.
Badigeonner d'une couche de jaune d'oeuf coupé avec un peu d'eau.

Puis mettre la galette au réfrigérateur pour au moins une 1/2 heure.

Préchauffer le four à 180 °C.

Avant de mettre au four, faire un dessin sur le dessus avec la pointe d'un couteau, et remettre une couche de jaune d'oeuf.

Enfourner pour 30 - 40 minutes.
Laisser refroidir ou tièdir sur une grille

 

On voit que le feuilletage n'est pas aussi beau qu'une pâte feuilletée pur froment... Il y a encore du travail ;o)

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